Les dirigeants d'entreprise moins optimistes en 2015

23 Janvier 2015
Rémi Lepage
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Les dirigeants font preuve de moins d'optimisme que l'année dernière quant aux perspectives de croissance économique mondiale. Ils sont 37 % à estimer que celle-ci sera meilleure en 2015, contre 44 % l'année dernière. En outre, 17 % des dirigeants anticipent un ralentissement de la croissance économique mondiale – cette part a plus que doublé par rapport à l’an dernier (7 %).

Les Etats-Unis, premier relai de croissance

Les États-Unis deviennent le premier relais de croissance pour les douze prochains mois, plaçant le pays avant la Chine pour la première fois depuis cinq ans. Pour 38 % des dirigeants, les États-Unis font partie des trois principaux relais de croissance – hors pays domestique-, comparé à 34 % pour la Chine, 19 % pour l'Allemagne, 11 % pour le Royaume-Uni et 10 % pour le Brésil.

Les dirigeants sont donc plus optimistes dans les pays matures que l’année dernière : le Royaume-Uni prend la place du Brésil, l’Allemagne conserve sa 3ème  position, le Japon prend la place de la Russie, et l’Australie fait son entrée dans le Top 10.
 

Les principales préoccupations

Si l’excès de réglementation arrive en tête des préoccupations des dirigeants, citée par 78 % d'entre eux, les menaces qui progressent le plus fortement depuis l’année dernière sont les cybermenaces et l'insuffisante sécurité des données (+13 points), la rapidité  du progrès technologique (+ 11 points), la pénurie de talents (+ 10 points), ainsi que les nouveaux concurrents (+8 points) et l’évolution du comportement des consommateurs (+8 points). De nouvelles menaces apparaissent également, notamment l'incertitude géopolitique (qui inquiète 72 % des dirigeants interrogés),  l'instabilité sociale (60 %), et le taux de chômage (49%).

Parmi les tendances considérées comme de véritables ruptures sur le marché, l’augmentation du nombre de concurrents est citée par 61% des dirigeants, juste après les changements réglementaires, cités par 66% d’entre eux. Selon Bernard Gainnier, président de PwC France & Afrique francophone : « Nous vivons aujourd’hui dans un véritable chaudron concurrentiel. La concurrence n’a plus de frontières, de nouveaux acteurs issus de secteurs différents ouvrent des brèches et remettent en cause les business modèles existants. La technologie, parmi d’autres facteurs, favorise la désintermédiation, qui oblige les entreprises à revoir drastiquement leur position concurrentielle et leurs métiers. Cela implique de nouer de nouveaux partenariats, et de rechercher des compétences nouvelles. »

Les trois leviers pour gagner en compétitivité

1- La transformation digitale :

L'émergence des technologies numériques a bouleversé le fonctionnement des entreprises. En effet, 58 % des dirigeants sont préoccupés par la rapidité des évolutions technologiques, alors qu'ils n'étaient que 47 % l'année dernière. D’après Bernard Gainnier : « Les dirigeants ont conscience que le digital impose de revisiter les business modèles et de repenser l’expérience client, devenue omni-canale. Ils doivent placer la technologie au cœur de leur activité afin de créer de la valeur pour leurs clients. La diffusion d’une culture digitale permettant d’insuffler une attitude de start up dans les grands groupes est un enjeu de poids pour gagner en agilité.»

2- Renforcer les partenariats :


Lorsque les entreprises ne disposent pas des technologies nécessaires, elles vont les chercher ailleurs, via des partenariats. Ainsi, 51 % des dirigeants interrogés déclarent qu'ils noueront des joint ventures ou des alliances stratégiques dans les douze prochains mois. En France, ce chiffre est encore plus élevé, puisqu’il atteint 63%. Les dirigeants travaillent –ou envisagent de travailler- avec leurs fournisseurs (69 %), leurs clients (66%), les réseaux professionnels (53%) et le milieu universitaire (32 %).

3-  Diversité et adaptabilité des talents :

Alors que les dirigeants s'efforcent de relever le défi de la pénurie des talents, 81 % déclarent être à la recherche d'un éventail plus large de compétences. C’est pourquoi près des deux tiers des entreprises (64 %) ont mis en place des stratégies de promotion de la diversité – une diversité entendue au sens large, puisque parmi les compétences recherchées, les dirigeants citent à la fois des experts en technologie, des personnes qui savent créer et d’autres plus opérationnelles, des profils spécialistes comme des généralistes. L’un des mots clés est l’adaptabilité des talents : ceux qui savent moduler leur façon de travailler au gré des circonstances sont particulièrement recherchés.


Rémi Lepage

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