Le climat continue-t-il à se réchauffer ?

21 Novembre 2013
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Aujourd’hui, le réchauffement climatique paraît s’essouffler un peu. Il y a consensus chez les scientifiques et le GIEC pour admettre que les températures mondiales ont cessé d’augmenter depuis 1997, il y a 16 ans. Et voilà que l’océan arctique, dont on prévoyait qu’il libèrerait un passage navigable dès cet été, a vu au contraire sa banquise augmenter de 60 % en un an, comme le montre ces deux photos de la NASA :

La banquise a augmenté de 60 % en un an !

Et puis il y a des phénomènes qui paraissent franchement contradictoires avec la théorie du réchauffement par effet de serre du CO2 émis par la combustion des énergies fossiles. Par exemple, depuis l’arrêt du réchauffement en 1997, le rythme des émissions de ce gaz carbonique n’a jamais été aussi élevé, ce qui aurait dû augmenter la chaleur générée. Mais alors, où serait passée cette chaleur ? Le GIEC dit dans des courants marins profonds, non localisés à ce jour. Voilà qui contredirait la loi d’Archimède, l’eau chaude, moins dense, remontant à la surface (c’est le mécanisme du courant Gulf Stream : il se réchauffe dans le golfe du Mexique, voyage en surface jusqu’au Groenland, où il se refroidit, ce qui le fait plonger en profondeur pour son retour aux tropiques).

Et il y a eu dans l’histoire de nombreuses variations de températures, que l’on ne peut pas corréler au taux de CO2. Les carottages récents de l’Antarctique ont permis de comparer les taux de CO2 et la température au cours des 800 000 années passées. Tous les 100 000 ans, pour des raisons astronomiques (variation de l’excentricité de l’orbite elliptique terrestre), les taux de CO2 et la température augmentaient, mais pas dans la séquence attendue par les tenants de l’effet de serre: c’est d’abord la température qui augmentait, et 800 ans plus tard le CO2 par suite du dégazage de la mer sous l’effet de son réchauffement. Or si la théorie d’effet de serre du CO2 était vraie, cette augmentation du CO2 aurait dû générer un nouveau réchauffement, puis nouveau dégazage …etc, c’est-à-dire un emballement du climat qui n’a pas eu lieu.

Une relation non linéaire

Et puis, il y a ces deux études de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon – CNRS, superbement ignorées par le GIEC :

Étude 1 :

Extrait : « Ainsi, l'effet de serre naturel est principalement dû à H2O et CO2. Compte tenu des concentrations actuelles de ces gaz dans l'atmosphère, aux longueurs d'onde considérées, l'absorption du rayonnement est totale. Une augmentation de concentration de ces gaz ne conduit pas alors à une augmentation proportionnelle de l'absorption (la relation n'est pas linéaire). Ceci explique que le doublement du gaz carbonique de 350 ppmv (parties par million en volume) à 700 ppmv ne conduise qu'à un apport d'énergie supplémentaire de 4 W/m2 alors que l'effet actuel (qui correspond à un passage de 0 ppmv à 350 ppmv) est d'environ 50 W/m2. »

Le taux de CO2 a augmenté de 35% depuis 150 ans, avec une augmentation des températures de 0,6°C. On considère généralement que la combustion totale des énergies fossiles restantes conduira à un doublement du taux actuel de CO2, ce qui correspondrait, en prolongeant la tendance récente à une augmentation de température de 1,8°, si c’est bien l’augmentation de CO2 qui est responsable du réchauffement. C’est la différence de température entre Paris et Lyon, tout à fait supportable, donc.

Etude 2 :

Evolution du taux de CO2 au mésozoïque. Ce taux était d’un facteur 20 (par rapport au taux actuel) au début du trias, et a décru jusqu’à 5 en fin de crétacé, époques correspondant aux dinosaures, qui ont vu non pas une extinction de la vie végétale et animale, mais au contraire une forte vitalité. Il est clair qu’un doublement du CO2 aura un effet bien moindre que sa multiplication par un facteur de 5 à 20. Les prévisions apocalyptiques que l’on entend sont donc une supercherie.

Encore des incertitudes

En fait, la teneur en CO2 décroit tendanciellement depuis l’origine de la terre, et a atteint à notre époque un niveau très bas : sans les émissions des volcans de la dorsale océanique, la vie sur terre s’éteindrait par insuffisance de CO2 pour les plantes (actuellement, on injecte ce gaz dans des serres en Hollande pour augmenter la production).

Aujourd’hui, à vrai dire on ne sait pas avec certitude si un réchauffement ou un refroidissement sont en cours. Mais si l’on continue à subir des hivers plus froids, la foi du charbonnier sur le réchauffement risque d’être ébranlée. Il existe un scénario de la NASA prédisant à court terme un refroidissement qui risque de créer le « chaos » au niveau mondial, par baisse de la production agricole, résultant surtout d’une baisse de la pluviométrie, due à la diminution de l’évaporation des océans … à nous faire froid dans le dos ! (Si ce genre de prévision était fiable, on pourrait délaisser la lutte contre le réchauffement, en investissant dans des systèmes d’irrigation ; ce qui ne doit pas nous détourner de la nécessité de réduire la combustion des énergies fossiles, dont les quantités sont finies, et qui sont utiles pour fabriquer bien des produits).



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