La Formule 1 n’est plus aussi performante

17 Janvier 2011
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Entré en 2005 dans le monde très fermé de la Formule 1, avec le rachat de Jaguar Racing, Red Bull avait pour ambition de faire de la marque une référence du milieu. Cinq ans plus tard, ont peut dire que le pari est réussi. L’an dernier, Red Bull Racing a vu son pilote de 23 ans, Sebastian Vettel, devenir le plus jeune champion du monde. En 2010, le constructeur avait un budget de 149 millions d’euros, contre 197 pour Ferrari et 194 pour Mercedes.

Cette ascension a été possible car les concurrents sont devenus plus faibles à cause du retrait de nombreux sponsors ou de certains constructeurs. Il y a deux ans l’hémorragie ne faisait que commencer. "Pour moi, la F1 de 2011 est revenu 20 ans plus tôt... au début des années 90 : De petites équipes et peu de constructeurs" constate Jarno Trulli, pilote de Formule 1. Et oui, la crise est passée par là.
La Formule 1 n’est plus aussi performante

Article publié pour la première fois le 21/01/2009

Dans les sports mécaniques, on ne compte plus les abandons. Après Honda en Formule 1 début décembre, la liste n’a cessé de s’allonger : Subaru et Suzuki pour le championnat du monde des rallyes et Kasawaki de la moto GP. Le motif est simple : économiser de l’argent pour faire face à la crise financière. Kasawaki ne s’en cache pas et a annoncé pouvoir économiser 32 millions d’euros par an grâce à sa décision.

Désormais, la question que tout le monde se pose est : les constructeurs américains suivront-ils le pas de leurs homologues japonais ? Si c’est le cas, l’avenir des sports mécaniques s’annoncent compromis. Seule une baisse des coûts pourraient sauver les courses autos et motos. Et les réductions de budget commencent déjà à se multiplier. Mitsubishi a annoncé vouloir réduire de 30 % son budget pour le Dakar 2009.

Des économies de plus de 80 millions d'euros par an

Du côté de la F1, on pense déjà à modifier les règles afin que les investissements soient moins importants pour les écuries. En 2010 serait ainsi instauré l’utilisation d’un moteur standard, soit une économie de près de 80 millions d’euros pour chaque concurrent.

Mais l’engouement pour les sports mécaniques devrait réussir à les sauver. Car l’investissement en termes marketing reste toujours efficace. Une simple cure de régime devrait donc suffire aux sports mécaniques de survivre. Espérons que le régime ne dure pas trop longtemps.



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