I

1 Décembre 2009
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I

Idéal- type

L’idéal type ne prétend être ni la description d’un phénomène historique concret, ni l’expression des lois essentielles régissant ce phénomène, mais simplement un instrument conceptuel construit par le savant pour rendre la réalité concrète intelligible rationnellement.

L’élaboration de l’idéal type passe par trois étapes :
- abstraction, sélection et recomposition des faits
- combinaison des éléments les plus significatifs en un ensemble cohérent
- amplification des traits les plus caractéristiques du phénomène étudié.

Le passage par l’idéal type constitue une problématisation de la réalité que l’on questionne.

Idéalisme

La réflexion part du monde des idée : « le logos ». Le monde des idées a une existence en soi et il est même pour Platon une réalité supérieure à la réalité du monde sensible qui en grande partie illusoire. Dans cette perspective, on accède à la connaissance vraie par la Raison et par le langage puisque ce dernier est l’expression des Formes.

Identité

Dubar se refuse à distinguer identité collective et identité individuelle, intégrant l’apport freudien de la dualité de l’identité : identité pour soi et identité pour autrui.

On peut distinguer différente approche pour définir et comprendre le terme d’identité :

- l’identité comme un double processus d’autodéfinition et une hétéro identité portant sur le statut et le rôle.
- Conception objectivisme: identité comme un donné. 2 traditions: racisme (biologique) et culturaliste au sens idéologique (et non anthropologique): emprisonnement au groupe d’un point de vue culturel. Critique: fixité.
- Conception subjectiviste: inverse: pense l’identité comme un sentiment «L’homme pluriel» Bernard Lahire: pluralise les espaces de socialisation, tourné vers psychologie. Critique: manque de quintessence.
- Conception relationnelle: très répandue (Marx Elias) Se divise en deux groupes: tout au plan individuel (philosophie et sociologie), on se pose en s’opposant à ce qui n’est pas soi (Simmel): «en soi» à «pour soir». Le conflit permet ce passage: crée cohésion. ET au plan collectif: en sociologie identité n’existe pas ce qui existe se sont des identifications: on s’identifie à ce qui n’est pas soi: statut, rôle inconscient.

Individu

L’agent empirique, présent dans toute société, qui est à ce titre la matière première de la sociologie.

L’être de raison, le sujet normatif des institutions. C’est une représentation idéelle et idéale que nous avons.

Comment caractériser les regroupements d’individu ? En termes formels, on distingue divers type de regroupements, selon l’intensité des relations qui unissent les individus :
- l’agrégat (simple juxtaposition d’individu)
- la catégorie (qui est un regroupement statistique par caractéristiques communes, même sil es individus ne se connaissent pas et ne sont pas juxtaposés (ex. Les PCS)
- le groupe, qui est caractérisé par une forte nécessité des relations.

Cette typologie est utile pour penser la place et le sens de la position de l’individu dans la société.

Individualisme

Vision de Durkheim : "L’homme est devenu un Dieu pour l’homme et comme chacun de nous est quelque chose de l’humanité, chaque conscience individuelle a quelque chose de divin et se retrouve ainsi marqué d’un caractère qui le rend sacré et inviolable aux autres. Tout l’individualisme est là." L’individualisme et les intellectuels, 1898.

Inégalités

Peut porter sur : le revenu ; chances, intergénérationnelles, hommes/ femmes.

Inégalités de revenu : 20% des plus riches touche 4,4 fois plus que 20% des plus pauvres.
Inégalités intra- catégorielles : remet en cause le degré de pertinence des PCS.
Inégalités nécessaires au développement économique ?

La notion d’inégalité est liée à l’individualisme, forme sociale et conception morale apparue en Europe à partir du siècle des Lumières et de la révolution française. (Cf. Louis Dumont). En effet, dans les sociétés traditionnelles, les différences sont institutionnalisées (clan, castes et ordres) et justifiés par un ordre méta- physique (la tradition, la religion..) alors qu’avec l’individualisme les différences deviennent des différences non justifiées des inégalités. Les sociologue se sont demandés comment interpréter ces inégalités : doit-on parler de classe (réalité forte, contrainte de la structure sur l’individu) ou e de strates (nominalisme : c’est l’observateur qui démarque les individus entre lesquels il n’existe que des différence de degré.

Contrairement à la différence, l’inégalité implique jugement de valeur et échelle d’appréciation.

Individualisme méthodologique

Expliquer un phénomène collectif, c’est toujours analyser ce phénomène comme la résultante d’un ensemble d’actions, de croyances ou d’attitudes individuelles. On retrouve cette idée dans Essai sur l’individualisme de Raymond Boudon.

Les trois notions fondamentales de l’individualisme méthodologique sont :
- la notion d’émergence, corollaire de la notion d’agrégation.
- La notion de modèle, procédure indispensable de simplification face à la multitude des cas de figure singuliers.
- La notion de rationalité, liée au postulat de motivation compréhensible.

Plutôt que de vouloir choisir entre une méthode individualiste et méthode holiste, il semblerait plus juste de distinguer différents niveaux d’analyse correspondant à différents niveaux de généralité des faits. Chacune éclaire un plan de la réalité, la compréhension totale d’un phénomène social réclame leur mise en œuvre solidaire.

Institution

"Tout individu est pris dans une institution » dont il accepte l’autorité du fait qu’elle s’inscrit dans la durée, qu’elle est le résultat « d’un consentement social tacite », la société est au fond, dans sa conception « un enchevêtrement d’institutions » et dont l’Etat est le garant en tant qu « institution des institutions".

Institutionnalisme

Blau et Kahn, dans Institution and laws in labour market, 1999, propose cette définition : "lois, programmes, conventions qui peuvent gêner le comportement des marchés du travail et entraîne que le marché du travail fonctionne différemment qu’un marché spot."

Intégration

Durkheim : groupe social intégré dans la mesure où ses membres sont interaction, partage les mêmes valeurs et ont des buts communs.

Les formes d’intégration : Selon Robert Castel, l’intégration dans les sociétés cadastrées (Ancien Régime) repose sur :

- une intégration de type horizontal (appartenance à une communauté)
- une intégration de type vertical (rapport vassalique)
- intégration par les corporations.

Intégration économique

Les cinq degrés de l’intégration selon Bela Belassa dans the theory of economic integration, 1961 :

- zone de libre échange, les pays membres suppriment toutes les entraves mutuelles au libre échange
- union douanière, au désarmement douanier s’ajoute une politique commune, le tarif extérieur commun (TEC)
- union économique, marché commun complété par une harmonisation des politiques économiques. Cette étape exige l’union monétaire, i.e une monnaie commune émise par une autorité supra nationale
- intégration locale: unification politique.

Internationalisation

Autres articles
Adda, dans La mondialisation de l’économie et Lafay, Comprendre la mondialisation.

1- Commerce international: biens
2- IDE: production
3- Entreprise réseau: finance, globalisation.

Au fur et à mesure de ces trois étapes, la firme se détache de plus en plus de la nation.

Investissement

Il faut distinguer deux horizons pour comprendre l’investissement :
- le court terme: élément de la demande: porteur d’instabilité pour l’économie (accélérateur)
- le moyen terme: l’investissement devient un facteur d’offre. (renforce les capacités de production).

Les enjeux de l’investissement : à court terme l’investissement peut ou non l’activité parce qu’il est un élément de la demande ; à moyen terme, il est irremplaçable parce qu’il desserre la contrainte qui limite l’offre.

Pour investir, il faut deux conditions :

- que le taux d’utilisation du capital soit à son maximum (i.e: le capital est utilisé au maximum de ses capacités)
- perspective de débouchés dans le futur: demande anticipée est suffisante.

Quels sont les déterminants de l’investissement ?
- demande anticipée
- taux d’intérêt (via la rentabilité de l’investissement)
- le profit (passe et futur via respectivement l’autofinancement et anticipation.) Pas facteur décisif mais permet juste d’éviter les limites fixées par la banque (imperfection des marchés financiers)
- salaire (distinguer les impacts macro et microéconomiques)
- les anticipations, incertitude.


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