"Toucher aux allégements de charges, c'est le monde à l'envers"

1 Septembre 2010



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"Nous sommes tous en train de sortir de la crise, mais le virage est délicat. J'ai vu pendant la crise à quel point les chefs d'entreprise ont su faire face à l'effondrement des carnets de commandes tout en maintenant le plus possible les effectifs. Il faut soigner le gisement des TPE, qui crée l'essentiel des emplois. Le gouvernement doit donner un signal très fort aux entreprises pour que le chômage ne remonte pas, en n'augmentant pas les prélèvements obligatoires. Toucher aux allégements de charges en pénalisant les entreprises qui versaient un treizième mois à leurs salariés, c'est le monde à l'envers.

(…) Si les charges sur les bas salaires restent plus élevées en France qu'ailleurs malgré les allégements de charges, cela signifie que ces allégements de charges, loin d'être une niche, doivent être considérés comme partie intégrante du barème des cotisations sociales. Et ne cherchez pas quel effort serait à partager entre les entreprises et les ménages, c'est une mauvaise façon de poser le problème. Il faut seulement se demander comment encourager au maximum l'entreprise car c'est le seul acteur qui puisse tirer tout le monde vers le haut. Il ne faut donc pas augmenter les prélèvements obligatoires ni sur les ménages ni sur les entreprises
" a déclaré Laurence Parisot, la présidente du Medef, dans une interview accordée aux Echos.

"Une réduction des dépenses publiques est inévitable"

Alors que le Medef ouvre aujourd’hui son université d’été, Laurence Parisot en profite pour mettre en garde le gouvernement contre une éventuelle hausse des charges patronnales. Pour la présidente de l'organisation patronale, une telle mesure conduirait à une hausse sensible du chômage. "La mise en ordre de nos finances publiques passe donc nécessairement par une réduction des dépenses" prévient Laurence Parisot.