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Les Français encore plus attachés au système de protection sociale et de santé pendant la crise sanitaire

3 Mai 2022
Rémi Lepage
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La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie une étude concernant l’opinion des personnes résidant en France métropolitaine sur les politiques sociales et de santé fin 2020, en plein cœur de la crise sanitaire. Cette étude, auprès de 4000 personnes interrogées en face à face, met en évidence leur attachement au système de protection sociale avec des opinions contrastées selon le profil des enquêtés : les personnes vulnérables attendent davantage du système de protection sociale, tandis que les groupes socialement favorisés en ont une vision plus individualiste. Les résultats soulignent également le soutien des personnes interrogées aux structures de soins et aux professionnels de santé, notamment les infirmiers.

Une demande de protection sociale accrue durant la crise sanitaire

Fin 2020, au cœur de la pandémie de Covid-19, les personnes interrogées dans le cadre du Baromètre d’opinion de la DREES sont davantage préoccupées par la santé des Français que les années précédentes et plus de la moitié estime que celle-ci s’est détériorée au cours des dernières années. Même si les trois quarts des enquêtés se considèrent en bonne santé, la moitié d’entre eux se disent inquiets à l’idée de ne pas pouvoir être bien soignés en cas de grave problème de santé. Dans ce contexte, les répondants à l’enquête soutiennent davantage l’intervention de l’État en matière économique et sociale en 2020 que par le passé et confirment leur attachement au modèle de protection sociale et au système de santé.

Ils sont de plus en plus nombreux à souscrire à l’opinion qu’« il n’y a pas de raison de limiter les dépenses de santé car la santé n’a pas de prix » (72 % fin 2020), qu’il est normal que l’on dépense plus pour la santé (77 %) et qu’il est plus important de maintenir au niveau actuel les prestations et remboursements d’assurance maladie que de réduire le déficit de la Sécurité sociale : 64 % partagent cet avis en 2020 contre 61 % en 2019 et 53 % en 2015. Cette hausse est davantage marquée entre 2019 et 2020 pour les personnes âgées de 30 à 49 ans, les employés et les indépendants. De plus, quand les questions mentionnent explicitement et spécifiquement le contexte de crise sanitaire, l’adhésion au système français de protection sociale est encore plus élevée.

Une demande de protection sociale plus marquée parmi les personnes vulnérables

Une personne sur deux ayant connu une dégradation de sa situation financière considère que, dans le contexte de crise, l’État n’intervient pas assez dans le domaine économique et social, contre une sur quatre pour celles dont la situation s’est améliorée. De la même façon, 28 % des personnes ayant perçu des prestations de solidarité (minima sociaux, allocations logement) dans les douze mois précédant l’enquête jugent que le financement de la protection sociale durant la crise est insuffisant, contre 16 % parmi celles qui n’ont bénéficié d’aucune prestation et 12 % parmi celles ayant perçu des revenus du patrimoine (actifs financiers ou location de biens immobiliers). Les jeunes et les familles monoparentales soutiennent davantage un renforcement de l’État providence et un niveau de protection sociale important que les autres catégories de population.

Fin 2020, la satisfaction à l’égard de la qualité des soins médicaux offerts augmente, que ce soit pour les structures hospitalières ou pour la médecine de ville. Cette hausse contraste avec une tendance à la baisse ces dernières années, notamment pour les services d’urgences (de 46 % en 2019 à 54 % en 2020, soit un niveau proche de celui de 2014). Neuf personnes sur dix se disent satisfaites des soins procurés par les infirmiers et plus du tiers pense qu’il n’y en a pas assez, soit dix points de plus qu’en 2019. Malgré ce soutien à l’égard du système de soins, six personnes sur dix continuent de penser que le système de Sécurité sociale coûte trop cher à la société et huit sur dix partagent l’idée que les dépenses de santé sont trop élevées car le système n’est pas bien géré.



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