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Le don, plus qu'une question de générosité

10 Octobre 2019
Rémi Lepage
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A l’heure où le secteur associatif s’interroge sur les moyens à mettre en oeuvre pour pérenniser son action, alors que les pouvoirs publics restructurent les leviers de générosité, l’Observatoire du Don en Confiance révèle que le don n’est pas qu’une affaire de générosité. Dans un contexte marqué par une montée de la défiance tant vis-à-vis des institutions que dans la sphère privée, il permet d’envisager et de comprendre les dynamiques et les motivations qui sous-tendent la générosité des Français.
 

Une confiance stable et des attentes fortes

Globalement et de manière significativement stable depuis plus de dix ans, les Français ont confiance dans les associations et fondations faisant appel aux dons (55 %). Celles-ci sont perçues comme des acteurs plus à même de se saisir de certains enjeux de société que les pouvoirs publics ; près d’un Français sur deux (47 %) considérant que leur action permet de compenser les failles de l’action publique.

  

Le manque de confiance, plus gros frein au don que le manque d’argent

La raison principale pour laquelle les Français ne donneraient pas à une association ou une fondation est le manque de confiance à l’égard de l’utilisation des fonds (62 %), ceci avant même le fait de ne pas disposer des ressources suffisantes (57 %). Ceci met en lumière que le don n’est pas uniquement lié à la générosité : la confiance en est la clé. Et quand ils n’ont pas confiance, c’est avant tout sur la destination des dons (pour 33 % de ceux n’ayant pas confiance) et sur la crainte d’arnaques et de détournements (31 %) que portent les doutes des Français.
 
 

La confiance en l’avenir, décisive pour le don

Le donateur se caractérise par une vision du monde particulière : un sentiment de confiance en l’avenir et d’intégration dans la société. A l’inverse, le non-donateur témoigne davantage de sentiments plutôt négatifs à l’égard de son avenir et de la société en général. Ainsi, donner n’apparaît pas comme une simple question de générosité : cela traduit aussi une confiance et un investissement dans la société.

La confiance se mérite et le contrôle des associations et fondations faisant appel aux dons y contribue largement. Ainsi, près de 8 Français sur 10 estiment qu’un organisme en charge du contrôle de l’action de ces organisations permettrait de limiter les abus ou les scandales et d’améliorer leurs pratiques et leur gestion. C’est le rôle du Don en Confiance depuis 30 ans, qui contrôle près de 100 associations et fondations sur des principes de transparence, de recherche d’efficacité, de probité et désintéressement, et de respect des donateurs ; une mission qui inciterait par ailleurs près de deux tiers des Français à faire davantage de dons.

 
Méthodologie de l’étude

L’étude a été réalisée du 27 août au 3 septembre en ligne auprès d’un échantillon de 2 000 personnes représentatives de la population française de plus de 18 ans. Représentativité par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants : sexe, âge, profession de l’interviewé, région et catégorie d’agglomération.



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