Défense : "Un budget de 31,4 milliards d'euros"

12 Juin 2013



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"En clair, la participation de la Défense à l'effort de redressement des comptes publics égale l'inflation. J’ai obtenu cet effort en faveur de la défense de haute lutte. Je n'ai pas commencé les arbitrages lourds, nous sommes dans la phase préparatoire des arbitrages. Aucun programme majeur ne sera supprimé, dans l'état de mes informations, j'espère que je n'aurais pas à arbitrer autrement.

"Les recettes exceptionnelles seront au rendez-vous"

(…) J'ai besoin de 1,3 milliard en 2013, je les ai, et j'ai besoin de 1,8 milliard en 2014, je les aurai. Les recettes exceptionnelles seront au rendez-vous. Qu'il y ait des cessions d'actifs potentielles dans les recettes exceptionnelles, cela me semble une hypothèse possible mais c'est complètement indépendant", a déclaré Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

Après avoir été longtemps menacé, le budget de la défense pour les trois prochaines années devrait être maintenu au niveau actuel, soit 31,4 milliards d'euros. Pour maintenir ce niveau de 31,4 milliards, Jean-Yves Le Drian avait demandé 1,3 milliard de recettes extra-budgétaires en 2013, et 1,8 milliard en 2014, puis 2015 et 2016. Soit 6,7 milliards d'euros au total, dont 5,4 milliards pour les trois prochaines années.

Le ministre a également rappelé que la loi de programmation militaire (LPM), qui échelonnera les crédits de défense pour les années 2014-2019, contiendrait une clause de révision à l'été 2016, pour tenir compte de l'évolution des perspectives économiques. Il espère que cette clause lui permettra d'obtenir de nouveaux crédits si l'économie se redresse mais concède qu'il "y a un risque" dans le cas contraire. Les recettes exceptionnelles qu’il mentionne font référence à d'éventuelles ventes de participations de l'Etat dans des groupes publics. L'État détient ainsi 27 % des groupes Thales et Safran, 12 % d'EADS, la maison-mère d'Airbus, 74 % du groupe naval DCNS et, enfin, 100 % de Nexter, le constructeur du char Leclerc.