Le commerce de détail continue de souffrir

31 Octobre 2014
Rémi Lepage
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Selon l’INSEE, l’activité des détaillants marque le pas pour la seconde année consécutive. Une tendance confirmée par la 20ème édition de l’étude de référence Chiffres et Commentaires publiée par la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA).



En 2013, selon l’INSEE, les ventes TTC du commerce de détail et de l’artisanat commercial (boulangeries, pâtisseries, charcuteries) atteignent 489 milliards d’euros TTC. Comme l’année précédente, elles restent orientées à la baisse en volume (-0,7%). Autre constante : les ventes sont plus dynamiques dans le secteur non alimentaire (+0,2 %) que dans l'alimentaire (-1,5 %).

Le résultat moyen enregistre un recul de 1,1 %

Les ventes des magasins d'alimentation spécialisée et d'artisanat commercial diminuent de 1,8%, à un rythme un peu moins important qu'en 2012. Dans le commerce et la réparation automobile, la tendance est identique : les ventes reculent de 3,3%, après une année 2012 particulièrement difficile (-6,6%). « La baisse générale d’activité que l'on constate est bien évidemment relative à la crise, à la baisse du pouvoir d'achat et à la montée constante du chômage. Autre constat d'évidence, la grande distribution, les grandes enseignes plutôt situées dans l'entrée et le bas de gamme, exposées à une concurrence "farouche" et permanente, influent sur ce résultat négatif » analyse Francis PALOMBI, président de la Confédération des commerçants de France.

L’étude statistique menée par la FCGA sur les exercices clos en 2013 de 200 000 entreprises du commerce de détail, de l’artisanat commercial, des services et du bâtiment artisanal confirme cet essoufflement et offre une photographie chiffrée complète de l’économie du secteur. 75 professions appartenant à 11 grandes familles professionnelles sont passées au crible de l’analyse de la Commission des études économiques de la FCGA. Premier enseignement : toutes activités confondues, le chiffre d’affaires des petites entreprises régresse de 0,4 % en 2013, tandis que le résultat moyen enregistre un recul de 1,1 %. Sur les 11 secteurs d’activité analysés, seulement deux affichent un volume d’activité en progression : le transport (+1,8 %) et le commerce de détail alimentaire (+1,1%).

L'équipement de la personne dans le rouge

L’équipement de la personne (-3,5%), l’équipement de la maison (-2,7%) et le secteur culture et loisirs (-2,2%) sont particulièrement affaiblis par la baisse des dépenses de consommation des ménages. Selon l’INSEE, les détaillants en autres équipements du foyer (meubles, électroménager...) souffrent d’une conjoncture immobilière morose.

Le faible dynamisme du pouvoir d’achat est également peu propice à l’acquisition de biens durables. Moins atteints, mais tout de même dans le rouge : les services (-1,2%), l’hôtellerie-restauration (-0,7%), la beauté-esthétique (-0,2%) et l’artisanat du bâtiment (-0,2%) sont néanmoins aussi dans le rouge.

Des revenus nets en chute

Les résultats courants nets* des petites entreprises sont fortement impactés par la dégradation de l’activité. Les trois plus fortes baisses de bénéfices concernent :
- L’équipement de la personne : - 7,4 %
- L’équipement de la maison : - 4,2 %
- L’hôtellerie-restauration : - 3 %

La beauté-esthétique (-2,3%), la culture et les loisirs (-2%), les services (-1,2%) et le commerce de détail alimentaire voient également leurs marges fondre. Deux secteurs seulement engrangent des bénéfices supplémentaires : la santé (+2,2%) et les transports (+1%).

Le palmarès des revenus

Sur le podium des professions qui gagnent le plus en 2013, on trouve :
- les pharmaciens d'officine: 146 500 €
- Les opticiens:66 800 €
- Les ambulanciers et les taxis-ambulances : 55 585 €

Et aussi… Les prothésistes-dentaires (47 300 €), les débitants de tabacs-jeux-journaux (44 800 €), les cafetiers et débitants de tabacs-jeux (43 500 €), les bouchers (39 000 €)…

En bas de tableau, les trois professions qui gagnent le moins sont :

- Les coiffeurs à domicile..................................................................... 10 500 €
- Les toiletteurs animaliers................................................................ 12 200 €
- Les exploitants de mercerie........................................................ 14 100 €

Et aussi… Les parfumeries (15 000 €), les pressings (15 800 €), les salons de coiffure (17 300 €), les magasins de cadeaux et souvenirs (18 000 €).


Rémi Lepage

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