Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité
Economie et société
ECONOMIE ET SOCIETE

Le KYC des banques et la lutte contre la fraude financière

13 Septembre 2022
Cyril Drianne
Notez



On estime que 2 000 milliards de dollars liés à la criminalité financière se déversent chaque année dans le système bancaire. Par définition, le KYC en banque, Know Your Customer est la première ligne de protection d’une banque ou d’un fournisseur de services financiers contre la fraude financière. En réponse à l’augmentation des profits tirés de l’infiltration de la criminalité dans le système bancaire, les régulateurs ont renforcé leurs mesures de conformité et appellent désormais les entreprises à adopter des solutions RegTech innovantes, telles que la vérification d’identité, comme meilleure pratique pour la conformité KYC.

QU’EST-CE QUE LE KYC DANS LES BANQUES ET POURQUOI EST-IL IMPORTANT ?

KYC désigne la procédure que les banques entreprennent pour vérifier la validité de l’identité d’un client. Les procédures KYC comprennent des éléments tels que la vérification de l’identité, le contrôle des personnes politiquement exposées (PPE), la détection des visages, ainsi que la vérification des documents et la biométrie. Le KYC est d’une importance capitale pour les banques et les institutions financières en France, car elle garantit qu’elles ne font pas affaire avec des clients impliqués dans le blanchiment d’argent et la criminalité financière.

 

Les prestataires de services financiers jouent un rôle clé dans la lutte contre la prolifération de l’argent sale dans le système financier mondial. Ainsi, il est impératif pour tous les prestataires de services financiers de comprendre ce qu’est le KYC dans le secteur bancaire.

Lorsque les banques ou les institutions financières ne respectent pas leurs obligations de connaissance client, elles s’exposent à de lourdes amendes et pénalités. En 2020, environ 20 milliards d’euros d’amendes ont frappés les banques et  institutions financières pour leurs manquements en matière de KYC. Le maintien d’un respect strict de la conformité KYC est nécessaire, non seulement pour éviter d’énormes pénalités financières, mais aussi pour éviter les dommages coûteux à la réputation associés aux scandales de blanchiment d’argent.


QUELS SONT LES DOCUMENTS ET LA RÉGLEMENTATION KYC POUR LES BANQUES EN FRANCE ?

La souscription initiale d’un client n’est que la première étape de la conformité KYC des banques. La Diligence Raisonnable du client est ensuite effectuée sur une base continue. En fonction du niveau de risque qui a été déterminé lors de l’onboarding, la fréquence et l’intensité des contrôles KYC bancaires sont ajustées. En outre, le niveau d’évaluation du risque du client est pris en compte dans la surveillance continue de la lutte contre le blanchiment d’argent, les règles en matière AML devenant plus strictes pour les clients les plus risqués.

 

Les procédures KYC des banques visent à trier les clients en fonction de leur risque relatif pour les besoins des services bancaires et financiers. Les documents KYC fournissent aux banques les preuves nécessaires à la vérification de l’identité et à l’évaluation du niveau de risque du client. La complexité des documents requis augmente pour toute banque ou institution financière souhaitant opérer à l’échelle mondiale. Chaque pays, et chaque juridiction au sein d’un pays ont des exigences différentes en matière de documents, et également des langues différentes. En réalité, cela revient à examiner des milliers de documents dans des centaines de langues, une tâche qui dépasse largement les capacités d’une équipe KYC humaine. Pour les institutions financières qui souhaitent se développer à l’échelle mondiale, une solution KYC basée sur l’IA, telle que la signature électronique qualifiée reposant sur l’identification vidéo, est devenue le moyen le plus simple et le plus rentable de maintenir la conformité.


LES DÉFIS KYC POUR LES BANQUES

Alors que les réglementations bancaires relatives au Know Your Customer s’intensifient en réponse à l’augmentation de la criminalité financière, il en va de même pour les banques et les institutions financières qui cherchent à remplir leurs obligations de connaissance client et de conformité. La tension pour tous les fournisseurs de services financiers est d’adhérer à des mesures KYC de plus en plus strictes, tout en maintenant une relation rapide  et fluide avec les clients.

 

L’année dernière, quatre entreprises britanniques sur dix ont annulé leur relation avec leurs fournisseurs financiers en raison de la lourdeur et de la longueur des procédures de diligence pratiquées. En exploitant stratégiquement la technologie KYC, les banques et les prestataires de services financiers peuvent automatiser les aspects les plus coûteux en matière de diligence  et se concentrer sur l’amélioration de l’expérience client.

Aujourd’hui, tenter d’atteindre la conformité KYC pour les banques en interne, tout en développant son propre produit dans un domaine de plus en plus concurrentiel, est devenu une point clé. La capacité à maintenir une excellente expérience client peut faire la différence entre gagner ou perdre de précieux clients. L’exploitation des mesures avancées de KYC, qui utilisent une procédure d’authentification en deux étapes devient la norme du secteur. Avec l’essor des solutions alimentées par l’IA et l’automatisation du KYC pour les banques, le secteur s’est orienté vers l’externalisation de ces procédures vers des fournisseurs tiers pour les accompagner dans leurs défis à venir.

A propos de l'auteur : Cyril Drianne est country manager France chez Electronic IDentification.

 



Cyril Drianne

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter






Regroupement de crédit sur rachat-credit-entre-particulier.com
La loi Hamon






Facebook
Twitter
Viadeo
Mobile
Rss

Inscription à la newsletter








Lexique de Sciences économiques et sociales


À vous de jouer...

Vous aimez écrire ? décrypter l'actualité économique ? et donner votre point de vue ? Alors soumettez vos articles à Économie et société. Pour cela, envoyez vos propositions à redaction@economieetsociete.com


Mentions légales :

Éditeur : Économie et société - SIREN : 804 336 667 - Siège social : 55 avenue Gambetta 78400 CHATOU - Tél. : 01 75 26 57 97 - Directeur de la publication : Vincent Paes
Hébergeur : SAS OVH - 2 rue Kellermann BP 80157 59100 Roubaix - Tél. : 09 72 10 10 07
Date de création : 3 septembre 2017 - Tous droits réservés (2007-2022)