La finance solidaire profitera-t-elle de la crise pour s’imposer dans le paysage financier ?

22 Septembre 2009
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Avec la crise financière, les épargnants ont commencé à se demander : a quoi sert mon épargne ? Que finance-t-elle ? Et les réponses auxquelles ils sont confrontés ne semblent pas les réjouir. Pour répondre à ces nouveaux besoins, de nouveaux produits se développent.



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Aux États-Unis, seulement 20 % des Américains font confiance au système financier. Désormais, les petits porteurs veulent plus de transparence. Face à ces nouvelles revendications, la finance solidaire a un rôle à jouer.

En effet, elle permet de donner un sens à la finance en la rattachant à un projet ayant une utilité sociale. C’est déjà le cas pour le livret A qui sert à financer les logements sociaux. Mais la finance solidaire va plus loin en proposant d’investir dans des économies solidaires : entreprises d’insertion à l’emploi, aides à la personne, projets écologiques. Elle peut se faire soit sous forme d’investissement dans un projet d’utilité sociale, soit sous forme de don. Dans ce dernier cas, l’épargnant donne une partie des intérêts à une ONG ou une entreprise solidaire qu’il peut choisir.

La finance solidaire est le petit poucet de la finance. En France, les encours représentent, en 2008, 400 millions d’euros. Bien peu en comparaison des 180 milliards d’euros de l’épargne traditionnelle. Mais elle se développe de façon impressionnante. Désormais, « la finance solidaire est capable de proposer les mêmes produits que la finance traditionnelle, aussi bien des placements financiers que des produits bancaires » explique Laurence Moret, responsable développement de la Mission financements solidaires alternatifs du Crédit Coopératif.

Pour y voir plus clair dans tous ces nouveaux produits, l’association Finansol, fondée en 1995, propose un guide des différends fonds, placements et épargnes qui remplissent les conditions. L’engouement est tel que les grandes banques françaises commencent à lorgner dessus. Elles souhaitent montrer qu’elles ne sont pas uniquement mues par des motivations économiques. BNP Paribas a ainsi créé un fonds commun d’épargne solidaire pour ses salariés. Certains y voient seulement de la communication, d’autres préfèrent y voir un début de changement.

Toujours est-il que la finance solidaire a le mérite de revenir aux sources de la finance, c’est-à-dire une finance rattachée à l’économie réelle et non dématérialisée. Malheureusement pour nous, la finance solidaire est l’arbre sain qui cache une forêt malade.



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