Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité

Dubaï, too big to fail ?

30 Novembre 2009
Notez

La semaine dernière, Dubaï effrayait les marchés financiers. Les bourses s'étaient effondrées craignant à nouveau un effet domino. Mais que l'on se rassure, Abu Dhabi ne laissera pas tomber son petit frère.



Dubaï, too big to fail ?
L'annonce du non remboursement des dettes de Dubaï a semé un vent de panique sur les bourses. La faillite d'un État serait-elle possible ? Voilà qui a de quoi inquiéter à l'heure où l'ensemble des pays industrialisés s'endette massivement.

Mais que l'on se rassure, l'effondrement de la Bourse relève, dans ce cas, du pure fantasme. Car, si l'effondrement d'un État souverain est rarissime, celui de Dubaï est encore moins envisageable. Il dispose en effet un atout de poids : soin voisin Abu Dhabi qui fait également parti des Émirats arabes.

Échanges de bons procédés

Voisin au petit soin qui craint qu'une faillite de Dubaï remette en cause la dynamique de la région. Pour éviter cela, Abu Dhabi s'est dit prêt à mettre la main à la poche. On ne sait pas encore le montant mais il dispose de moyens quasi illimités. L'aide d'Abu Dhabi ne sera d'ailleurs pas une première. Il avait déjà déboursé 10 milliards en février dernier pour aider Dubaï.

Pour faire cela, il dispose de réserves pétrolières qui représentent près de 8 % des réserves mondiales. Mais depuis quelques années, Abu Dhabi a su se diversifier en s'imposant dans la sphère financière. Adia, le fonds souverain d'Abu Dhabi, est le plus important du monde, avec des actifs évalués à 650 milliards de dollars avant la crise. Un montant à revoir bien sûr à la baisse. Néanmoins, cela laisse de la marge.

Surtout lorsque l'on compare aux besoins de Dubaï. L'an prochaine, le service de la dette de Dubaï s'élèvera à 13 milliards de dollars. Mais cette main tendue ne se fera pas sans contrepartie. Qu'exigera Abu Dhabi de son voisin ? Il en profitera surement pour s'infiltrer au capital des nombreuses infrastructures qui se sont développés et qui font défauts à Abu Dhabi. Le Dubaï Port est le quatrième port de conteneurs de la planète. De quoi expliquer sa générosité. Et oui, rien n'est gratuit en affaires.



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter






Regroupement de crédit sur rachat-credit-entre-particulier.com
La loi Hamon






Facebook
Twitter
Viadeo
Mobile
Rss

Inscription à la newsletter








Lexique de Sciences économiques et sociales


À vous de jouer...

Vous aimez écrire ? décrypter l'actualité économique ? et donner votre point de vue ? Alors soumettez vos articles à Économie et société. Pour cela, envoyez vos propositions à redaction@economieetsociete.com


Mentions légales :

Éditeur : Économie et société - SIREN : 804 336 667 - Siège social : 55 avenue Gambetta 78400 CHATOU - Tél. : 01 75 26 57 97 - Directeur de la publication : Vincent Paes
Hébergeur : SAS OVH - 2 rue Kellermann BP 80157 59100 Roubaix - Tél. : 09 72 10 10 07
Date de création : 3 septembre 2017 - Tous droits réservés (2007-2023)