ECONOMIE ET SOCIETE

"Chérie, c’est la fin. Je ne pourrai m’acheter qu’une Ferrari cette année"

11 Février 2010
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"Chérie, c’est la fin. Je ne pourrai m’acheter qu’une Ferrari cette année"
Outre Atlantique, les patrons des Wall Street font grise mine. Pour redorer leur blason, les banques d’affaires ont décidé de diminuer massivement les bonus dédiés à leur dirigeant. Pour une fois, elles communiquent aisément sur ce genre de chose. Le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein ne touchera ainsi « que » neuf millions de dollars. Cette somme est entièrement constituée de titres à versement différé. On est bien loin des 100 millions de dollars anticipés par la presse.

Doit-on pour autant être satisfait ? Certes, les primes sont en baisse mais il y avait de la marge. Pour le président de Goldman Sachs par exemple, la prime s’est effondrée de 91 % par rapport à 2008 où il avait empoché la modique somme de 68 millions de dollars dont 40 % en numéraire. Rassurez-vous, il a de quoi voir venir. Sa fortune en titres Goldman Sachs est estimée aux alentours d’un demi- milliard de dollars.

Ses petits copains ont connu les mêmes baisses. Le PDG de JP Morgan, Jamie Dimon, a obtenu, en plus de son salaire annuel d'un million de dollars, un bonus de 16,5 millions de dollars de primes en titres et options. Mais soyez sûr que lui aussi fait des efforts. Sa prime est en baisse de 43 % par rapport à 2008. Pour certains PDG, la prime a même complètement disparu. Le directeur général de Citigroup, Vikram Pandit, ne reçoit aucune rémunération depuis le sauvetage de la banque à l'automne 2008.

On ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs

Pour Barack Obama, ces petits gestes ne sont pas suffisants. Il continue à affirmer son indignation contre les banquiers d’affaires qui continuent à se rémunérer de « primes obscènes alors que 10 % des Américains sont sans emploi ». Il fait bien de le rappeler puisque ce sont ceux qui ont créé la crise qui continuent à se goinfrer pendant que le peuple paye le prix fort. Mais, comme on dit, on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs.

Ainsi, si votre patron diminue votre prime de moitié ne râler pas. Vous n’êtes pas les seuls. Les PDG des banques d’affaires américaines souffrent aussi. Forcément, votre montant ne fera pas aussi bling-bling. Vous passerez de 1 000 à 500 euros. Il faudra choisir entre les cours de sport de vos enfants et vos vacances...



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