BCE : Mario Draghi rassure les marchés

5 Juillet 2013
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Comme souvent, Mario Draghi a réussi son tour d’équilibriste. L’objectif de la nouvelle réunion mensuelle de la Banque Centrale Européenne n’était pas aisé : rassurer (une fois de plus) les marchés financiers, alors que l’aversion au risque s’est récemment accrue avec les secousses politiques au Portugal, mais aussi garantir la continuité de la politique monétaire européenne au moment où la Réserve Fédérale américaine se prépare à un resserrement progressif.

Un peu de confiance

BCE : Mario Draghi rassure les marchés
Le patron de la BCE est parvenu à redonner confiance aux marchés, qui ont immédiatement réagi. Pourtant, pas d’annonce notable quant à une évolution de la politique de la BCE, pas de mesure supplémentaire en faveur d’un quelconque mouvement des taux directeurs, tandis que le déclenchement d’éventuels rachats d’actifs, dans le cadre du programme OMT, n’est pas à l’ordre du jour. Mais les propos de Mario Draghi ont tout simplement suffi à apporter davantage de visibilité aux investisseurs.

Pour preuve l’indice CAC 40 a rebondi de +2.9% aujourd’hui, à l’instar des principaux indices européens. Conscient de l’impact d’une communication positive et d’une forte lisibilité des intentions de la BCE sur les marchés, Mario Draghi a confirmé que la politique de la BCE se démarquait bel et bien de celle de son homologue américaine, compte tenu d’un contexte macroéconomique sensiblement différent de part et d’autre de l’Atlantique. Nous sommes donc encore loin d’un éventuel resserrement monétaire et d’une future hausse de taux en Europe, d’autant que le risque est plutôt déflationniste qu’inflationniste.

Pas encore de sortie de crise formelle

Tout au contraire, par la voix de son président, la BCE a assuré que sa politique monétaire resterait laxiste « aussi longtemps que nécessaire », c’est-à-dire soutenue par des taux directeurs encore proches de zéro pour de longs mois (le principal taux directeur est actuellement à 0.5%, un point bas historique). Se gardant bien de déployer formellement le programme OMT, Mario Draghi a néanmoins implicitement confirmé que ce dispositif de réserve restait à disposition des pays les plus en difficulté. La ligne directrice de la BCE est logique et assez finement adaptée à l’état de santé de la zone euro.

Avec une Europe en rémission, dont la reprise économique est encore très graduelle, la stimulation monétaire reste plus que nécessaire. Si les signaux de stabilisation de l’économie se multiplient, entre éloignement du risque systémique et d’implosion monétaire, amélioration globale des conditions de financement des Etats et avancées non négligeables dans les réformes structurelles que mènent les économies du sud depuis trois ans, on ne peut pas encore parler de sortie de crise formelle. Malgré l’assouplissement monétaire, le phénomène de « crédit crunch » (pénurie de l’offre de crédit bancaire) reste une menace dans les pays dits « périphériques ». Par conséquent, la prochaine étape de la BCE pourrait être d’élargir davantage sa politique de collatéraux pour soutenir les crédits aux PME.

À propos de l'auteur : Fabrice Cousté est directeur général de CMC Markets France, l'un des principaux courtiers en CFD dans le monde.




1.Posté par www.crisemajeure.fr le 12/07/2013 20:16

La BCE, comme toutes les autres banques centrales occidentales, n'a plus de marge de manœuvre pour la simple raison que depuis 2008 les bilans de ces institutions ne sont plus composés que d'actifs toxiques http://economie.trader-finance.fr/actif+toxique/
et d'actifs douteux http://lecercle.lesechos.fr/abecedaire/a/221133711/actif-douteux
ceux que les banques centrales acceptent de prendre à leur compte en échange d'argent tiré du vacuum (rotative offset à imprimer de la fausse monnaie légalement 24/24) sans aucune contrepartie d'actifs tangibles (l'or par exemple). C'est donc un coffre de pacotille dans lequel sont stockés 1- les anciennes obligations souveraines (bons du Trésor) dont les banques commerciales ne veulent plus, ayant plus que tout besoin de liquidités en raison de la récession et des critères imposés par Bâle III d'ailleurs sans cesse repoussés par le milieu bancaire pris au dépourvu 2- les obligations émises récemment par les Etats, mais très peu souscrites par les opérateurs des marchés financiers.

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