Dette : "les sacrifices humains" continuent

27 Août 2012
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Durant l’été 2010, Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2008, mettait en avant, dans sa chronique du New York Times, les dangers d’une politique économique basée uniquement sur la rigueur. "L'élite des responsables politiques agissent comme les prêtres d'un culte antique, exigeant que nous nous livrions à des sacrifices humains pour apaiser la colère de dieux invisibles. Oui, on parle de sacrifices. Il faudrait que ceux qui doutent de la souffrance causée par les coupes claires dans les dépenses regarde les conséquences catastrophiques des programmes d'austérité en Grèce et en Irlande", écrivait-il.

Deux ans pour rien

Dette : "les sacrifices humains" continuent
Selon lui, "ces dieux invisibles" sont les investisseurs sur le marché des emprunts d'État. Il remet surtout en cause leur influence sur les décisions des États et l’impact final que cela a sur l’économie et sur les hommes. Selon lui, la réduction des déficits en vue de lutter contre la dette publique n’est pas la priorité des pays occidentaux. Ils doivent avant tout se concentrer sur la reprise et sur l’emploi. Il souligne d’ailleurs que, malgré un déficit record, les États-Unis continuent d’emprunter à des taux historiquement bas.

Deux ans plus tard, la situation n’a malheureusement pas changé. Et logiquement, son discours reste le même, dans une tribune publiée par la RTBF : "Les déficits n’ont pas réussi à produire cette hausse prévue dans les taux d’intérêt et cela nous montre quelque chose d’important à propos de la nature de nos problèmes économiques. (…) Alors, que se passe-t-il ? La réponse principale réside dans le fait que voici ce qui se produit lorsque l’on a un "effet de levier en sens inverse", dans lequel tout le monde essaie de faire reculer sa dette au même moment. Les emprunts du secteur immobilier ont plongé ; les entreprises gardent leur argent liquide au chaud parce qu’elles n’ont aucune raison d’investir davantage puisque les ventes ne sont pas au rendez-vous ; et il en résulte que les investisseurs sont prêts mais n’ont nulle part où aller, ou du moins aucun endroit où mettre leur argent."

« Ne pas être obsédé par des déficits à court terme »

Il poursuit son argumentation : "ils achètent donc la dette des états, même à des taux de retour très bas, car ils n’ont pas d’alternative. De plus, en rendant l’argent accessible de façon si bon marché, ils supplient, dans les faits, les états de leur donner encore plus de dettes. Ainsi, l’on devrait exaucer le vœu des états, et ne pas être obsédé par des déficits à court terme. Mise en garde obligatoire : oui, nous avons un problème de budget à long-terme et l’on devrait se préoccuper de ce problème, notamment en reprenant les rênes des dépenses de santé. Mais c’est tout bonnement fou de licencier des enseignants et d’annuler des projets de rénovation d’infrastructures à une époque où les investisseurs offrent des financements à taux zéro ou à taux négatifs."




1.Posté par La_rebelle le 31/08/2012 22:54

Et, si l'on décidait d'une fin anticipée de l'euro ?

Décider d’une fin anticipée de l’euro ?, par Nouriel Roubini
http://www.les-crises.fr/decider-fin-euro/

Je suis OK, car je ne peux plus voir l'euro, tout comme je ne peux plus supporter cette Europe.

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