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 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-15T22:40:35+02:00</updated>
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   <title>TAFTA : une nouvelle fuite révèle les ambitions climaticides de l'Union européenne</title>
   <updated>2016-07-12T17:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/TAFTA-une-nouvelle-fuite-revele-les-ambitions-climaticides-de-l-Union-europeenne_a2406.html</id>
   <category term="Europe" />
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   <published>2016-07-12T16:44:00+02:00</published>
   <author><name>Rémi Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le texte, commenté dans une note d'analyse disponible <a class="link" href="https://www.collectifstoptafta.org/l-actu/article/tafta-une-nouvelle-fuite-revele-les-ambitions-climaticides-de-l-union">ici</a>  , confirme nos craintes : le TAFTA privera la puissance publique des instruments de contrôle et de réglementation nécessaires à la protection de l'environnement et la lutte contre les dérèglements climatiques. Aucun mécanisme de sauvegarde ou dérogatoire ne figure dans le projet de chapitre écrit par la DG Commerce afin de permettre la primauté du droit international de l'environnement sur celui du commerce et l'investissement, en particulier s'agissant de la lutte contre les dérèglements climatiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Levée des limitations des exportations de gaz naturel américain vers l'Union européenne</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/9835040-15900019.jpg?v=1468335199" alt="TAFTA : une nouvelle fuite révèle les ambitions climaticides de l'Union européenne" title="TAFTA : une nouvelle fuite révèle les ambitions climaticides de l'Union européenne" />
     </div>
     <div>
      Composé de neuf articles et de deux annexes, le document atteste notamment de l'ambition de l'UE d'obtenir la levée de toutes les limitations des exportations de gaz naturel américain vers l'Union européenne. Il comporte deux autres volets notables : <br />   <br />  - un volet réglementaire relatif aux standards, réglementations et inspections dans le domaine des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. <br />  - un volet de « coopération » entre les parties concernant le commerce et l'investissement dans le domaine de l'énergie et des matières premières : négociations internationales, mesures de parties tiers conduisant à des distorsions, auto-certification par les entreprises... <br />   <br />  Or à travers ce texte, de nouvelles menaces se font jour pour la planète et pour la santé publique. En effet s'il devait être inséré dans le traité transatlantique, un tel chapitre aurait pour conséquence la suppression des limites à l'exportation d'énergies fossiles, et l'incitation à leur extraction et leur commercialisation, sans considération des implications écologiques d'une telle évolution : pollutions hydriques, atmosphériques, risques multipliés par le développement de nouvelles infrastructures et par l'allongement du transport... La spécificité du gaz naturel américain renforce ces risques : il s'agit de gaz de schistes, au bilan carbone au moins équivalent à celui du charbon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les énergies propres également touchées</b></div>
     <div>
      L'application d'un tel texte remettra également en cause d'un certain nombre de dispositifs de soutien à la production d'énergies propres, tels que les engagements de rachat d'électricité verte, ou encore la préférence donnée aux producteurs locaux/communautaires d'énergies renouvelables. Enfin il légitimera la préférence progressive aux dispositifs d'auto-réglementation des entreprises dans le domaine de l'efficacité énergétique et des matières premières : adieu les audits énergétiques imposés aux entreprises et au bâti, les mécanismes obligatoires d'étiquetage, ou encore l'interdiction formelle de commercialiser des appareils trop énergivores. Face à ces menaces, le texte ne propose aucun mécanisme de sauvegarde ou de protection du climat et de l'environnement qui permettrait aux signataires du TAFTA de faire valoir l'impératif écologique et climatique pour s'abstraire de certains de leurs engagements, ce alors que l'Accord de Paris fixe des objectifs contraignants qui l'exigeront. <br />   <br />  Faute de disposition contraire, le mécanisme de règlement des différends Investisseur-État risque d'ailleurs bien de couvrir toutes les dispositions incluses dans ce texte. Les poursuites déclenchées par des multinationales dans des affaires liées à l'énergie et à l'extraction minière représentent près du tiers du total des plaintes en arbitrage déposées auprès du CIRDI. C'est une manne colossale, de plus en plus recherchée par le business de l'arbitrage. Et plusieurs cas européens emblématiques rappellent les risques immédiats qu'encourent les États : Vattenfal I et II c. Allemagne, Gabriel Resources c. Roumanie, Engie SA, GDF International SAS and Engie International Holdings c. Hongrie, sans compter les dizaines de plaintes déposées contre l'Espagne et l'Italie après qu'elles aient du renoncer, pour des raisons budgétaires, à leurs programmes de rachat d'électricité verte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
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   <title>​Brexit : une chance à saisir pour refonder l’Europe</title>
   <updated>2016-07-08T12:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/​Brexit-une-chance-a-saisir-pour-refonder-l-Europe_a2401.html</id>
   <category term="Europe" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/9814751-15860615.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-07-07T11:21:00+02:00</published>
   <author><name>Daniel Gerino</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est une aubaine pour les autres places financières du continent mais la France engluée dans ses problèmes structurels risque de ne pas saisir cette opportunité historique. Le Brexit va surtout permettre de refonder une Europe défaillante sur de meilleures bases.     <div>
      La Grande Bretagne est aujourd’hui dans une tourmente plus politique qu’économique et financière. En effet, le pays fait face aux méfaits des politiques irresponsables et des promesses irréalistes. Les phénomènes sociétaux sont souvent plus visibles dans les pays anglo-saxons et particulièrement lors de chocs évènementiels. Mais le pragmatisme britannique n’a pas tardé à refaire surface en proposant un dumping fiscal aux entreprises basées sur leur territoire, passant le taux d’IS à 15% (contre 33% pour la France). Cette mesure n’est pas anodine car elle permettra de combler le manque actuel de visibilité sur l’avenir du pays par un avantage financier très important.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Passer à côté d’une opportunité historique</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/9814751-15860615.jpg?v=1467972418" alt="​Brexit : une chance à saisir pour refonder l’Europe" title="​Brexit : une chance à saisir pour refonder l’Europe" />
     </div>
     <div>
      La sortie de l’UE va retirer de facto aux banques la possibilité de traiter l’euro, elles devront donc se retourner vers une place éligible et de mon point de vue Dublin pourrait servir de base arrière aux établissements concernés. Ils bénéficieraient ainsi d’un environnement anglo-saxon, d’une stabilité fiscale et d’un taux d’IS tout aussi avantageux. Le risque pour la France est de passer à côté d’une opportunité historique. Mais comment être attractif quand on déclare « mon ennemi c’est la finance », quand la fiscalité est aussi forte, quand l’environnement fiscal est changeant et quand le pays se crispe (et bloque les transports) à chaque évolution nécessaire. <br />   <br />  Difficile de rivaliser. Je pense que nous risquons de payer aujourd’hui nos blocages et erreurs à répétition. Selon les plus récentes déclarations, peu d’établissements envisagent de rapatrier leurs équipes hors UK, mais c’est sans doute encore un peu trop tôt pour se prononcer. <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/%E2%80%8BBrexit-l-Europe-en-panne-_a2395.html">La Bourse anglaise a plutôt mieux résisté au Brexit que les places continentales.</a>  L’indice large UK a plus souffert que l’indice resserré nettement moins tributaire du marché britannique (plus lié aux valeurs matières premières). Les places boursières européennes ont davantage souffert, marquant bien le sentiment de défiance vis-à-vis de l’UE et plus particulièrement de la zone euro.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un choc qui produit de la volatilité à court terme</b></div>
     <div>
      Depuis le 23 juin, le véritable danger pourrait être une anticipation excessive d’un déplacement du centre de gravité financier hors UK, provoquant une chute de l’immobilier donc de l’effet richesse qui provoquerait une déflagration sur la croissance. Le « worst case scenario » pourrait être une chute plus marquée du sterling, une intervention de la BOE qui relèverait ses taux pour soutenir le Sterling, provoquant un surcout immédiat pour l’ensemble des ménages anglais qui sont déjà fortement endettés. S’en suivrait une panne de la consommation et donc la récession. Nous ne croyons pas à ce scénario. Le marché a rapidement réalisé que la sortie de la Grande Bretagne ne se ferait pas rapidement, laissant le temps aux politiques et à la Commission européenne d’envisager le schéma le moins pénalisant pour l’UE. <br />   <br />  A court terme, la principale conséquence est la montée des incertitudes provoquant une forte hausse des volatilités en général. La sortie de l’Angleterre est un choc important pour l’Europe et conduit à s’interroger sur la pérennité de la reprise en Zone Euro. Tous les acteurs ont privilégié la ZE depuis le début d’année à tort. Pris à contrepied ; les investisseurs doivent effectuer des réallocations dans leurs portefeuilles. De plus, les hedges funds restent présents et accroissent leurs positions contre le sterling. Les fondamentaux des entreprises vont reprendre le dessus mais il faut cependant être prudent et actionner des mécanismes de couverture de portefeuille par options, l’achat de dettes souveraines de bonne qualité faisant office de coffre-fort.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une clarification bienvenue</b></div>
     <div>
      Selon moi, ce Brexit est une chance à saisir car l’Angleterre a plutôt été un symbole et parfois un cheval de Troyes pour l’UE plus qu’un véritable partenaire. A toute chose malheur est bon, cela va clarifier les relations avec le UK renforcer l’axe France Allemagne qui semblait ces derniers temps se placer plutôt du côté Allemagne/ Angleterre. L’Europe telle qu’elle s’est faite ces dix dernières années n’a pas rempli ses missions. Les crises n’ont pas été évitées et la convergence en matière politique, fiscale, sociale, de défense, de R&amp;D et d’éducation n’a pas abouti. Charge à nous d’exiger une Europe plus proche des peuples, moins castratrice, créant un élan de croissance grâce aux nombreux atouts disponibles. <br />   <br />  Il s’agit de la zone la plus riche au monde, celle qui a un déficit publique moyen de seulement 2%, qui a une balance des paiements courants les plus excédentaires, un système de santé et de retraite parmi les plus évolués au monde, des infrastructures sans pareil et un système éducatif envié de tous. Il faut un président européen connu du grand public, présent, davantage de transparence au niveau des élus et moins de réglementation européenne dont les transpositions vont bien au-delà de nos règlementations nationales. Enfin « armer » la Banque européenne d’investissement (BEI) de tous les moyens dont elle dispose pour redéployer des projets d’avenir tels que les énergies propres, les autoroutes de l’information, une informatique européenne, le stockage de l’énergie, les biotechnologies etc. Tout ce qui fait et fera les emplois de demain. <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur :</strong> <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/La-France-source-d-optimisme_a2322.html">Daniel Gerino </a>  est président et directeur de la gestion de Carlton Sélection et stratégiste d’Intersélection.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Comment sortir de l'euro ?</title>
   <updated>2013-08-19T12:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Comment-sortir-de-l-euro_a1651.html</id>
   <category term="Macroéconomie" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/5778740-8614541.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-08-19T12:06:00+02:00</published>
   <author><name>Louis Peretz</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le bilan de la monnaie commune et unique est connu : la suppression des frontières financières qui depuis  son institution  définitive en 2001, a permis aux grandes entreprises et multinationales de progresser. Mais la concurrence libérée entres celles-ci a exacerbé leur compétitivité, au détriment de l’emploi. La crise n’en est pas responsable en totalité : la croissance en Europe était déjà en perte de vitesse. La cote de l’euro fort a entraîné des délocalisations. Les entreprises exportatrices en souffrent  également : le recours à la dévaluation d’une monnaie qui n’est plus nationale n’étant pas possible, l’export  est freiné, donc l’emploi diminue dans toute la zone, accentuant la crise.  Le « dumping social »  de l’importation des produits achetés à bas prix grâce à l’euro, fait disparaître certaines catégories d’entreprises et crée là aussi le chômage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La finance, la grande gagnante</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/5778740-8614541.jpg?v=1376908895" alt="Comment sortir de l'euro ?" title="Comment sortir de l'euro ?" />
     </div>
     <div>
      Les petits pays sans grandes ressources naturelles, avant leur entrée dans la zone euro, n’avaient pas les moyens d’importer les produits (voitures, énergie, matières premières, etc.) fabriqués dans les pays à forte économie. La monnaie unique devenue forte leur a permis d’y accéder. D’où leur désir, comme semblent le dire les sondages, de rester dans la zone euro. Mais maintenant la facture se présente sous la forme d’une dette souveraine colossale difficile à payer.       <br />
              <br />
       Les ouvertures des frontières, depuis les disparitions de l’octroi, ont toujours profité à certaines entreprises puissantes au détriment d’autres plus faibles. En revanche,  la finance, partie prenante permanente dans les échanges, a profité de la liberté accrue des mouvements monétaires pour  s’enrichir en accompagnant le système. Mais si ce rendement ralentit comme c’est le cas depuis des décennies. Les banques spéculent plus facilement en s’éloignant de l’investissement en entreprises devenu moins profitable cause de la concurrence. Elles prêtant aux États depuis qu’il a été interdit à ceux-ci, par les traités européens, d’emprunter à leurs banques centrales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une sortie progressive</b></div>
     <div>
      Malgré cela, nos oligarques et économistes orthodoxes poussent des cris d’orfraie quand quelques opposants au système actuel osent dire qu’une sortie de l’euro serait souhaitable (Fredéric Lordon, dans le Monde diplo d’août 2013). Ce serait la catastrophe. Curieusement ils ne disent pas en quoi ni pour qui. Par exemple pour la Grèce, ce serait la ruine. Même la population espère l’éviter. Comme si ce n’était pas déjà le cas. Que disent leurs dirigeants ? La drachme ressuscitée n’aurait plus de valeur. Et alors ? Les grecs ne pourraient plus acheter de quoi manger ? Non plus  s’habiller parce que tout serait plus cher à cause de l’inflation ? Également peur de celle-ci. Sans savoir que celle-ci, inhérente à la croissance, n’est pas aussi redoutable que l’on croit. Peur de l’isolement, mais mal informée : indépendance financière ne veut pas dire autarcie.       <br />
              <br />
       Arrêtons ce type de raisonnement basé sur la peur de l’inconnu. Une monnaie a une valeur purement conventionnelle qui est établie par l’usage. Si par exemple on remplaçait en Grèce, l’euro par l’euro-drachme, ou toute autre nom de monnaie, il suffirait qu’on se réfère à l’ancienne monnaie, l’euro,  pour lui attribuer une valeur.  La sortie de l’euro devra se faire progressivement. Il faudra se calquer sur le même scénario, mais à l’envers, que celui qui l’a introduit entre 1999 et 2001.  Reprendre les mêmes dispositions par étapes de façon à éviter le seul risque de panique qui surviendrait  en cas de précipitation, chacun faisant la queue aux guichets bancaires par peur de se trouver désargenté pour ses besoins courants.  Pour éviter ce risque irrationnel, il faudra donc expliquer officiellement la démarche qui consistera dans un premier temps à ne s’occuper que de l’économie réelle, celle qui concerne la monnaie nécessaire aux achats quotidiens. Par exemple en France, on fera fabriquer des espèces libellées en euro francs ou en francs. Le premier libellé étant destiné à montrer que la nouvelle monnaie reste encore reliée à l’euro.  Supposons que la Grèce re-fabrique en interne sa monnaie qu’elle appellerait donc drachme ou euro-drachme.  Elle serait décrétée officiellement comme équivalente, dans un premier temps à l’euro, encore en circulation. Les prix seront  sans changement pour la population.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cohabitation</b></div>
     <div>
      Dans un premier temps l’euro cohabitera donc pendant une durée probable de un an nécessaire à son remplacement progressif effectué par les banques. Il sera également procédé à son remplacement dans les comptes courants des particuliers et des entreprises. Cette opération pouvant s’actualiser sans précipitation, le temps d’effectuer la modification dans les programmes informatiques. Je rappelle que dans l’ancien temps, des monnaies différentes ont cohabité en France, telles que la livre, le franc, l’écu. Que le franc Pinay a remplacé les anciens francs en enlevant simplement deux zéros, 5 francs nouveaux valant 500 francs anciens. Mesure qui avait pour but de diminuer l’inflation en donnant psychologiquement plus de valeur à cette nouvelle monnaie. Bien entendu, au fur et à mesure que les euros disparaissent des comptes bancaires, ils seront automatiquement retirés des comptes de la BCE. Ce type d’opération a lieu de toute façon en permanence pour ajuster les variations des flux monétaires par le trésor public.       <br />
              <br />
       Reste le risque, donné comme catastrophique de l’existence de la monnaie en euro à l’étranger appartenant à ceux qui en fait n’en ont donc pas besoin à l’intérieur. Puisque  cet argent n’est pas utilisé pour la circulation interne rien ne se passe non plus. Certes il peut être mis en réserve, en retenant d’éventuels investissements productifs à plus ou moins long terme, ce qui peut ralentir la croissance. Ce qui est déjà le cas dans de nombreux pays de la zone euro, dont évidemment la Grèce. Concernant la croissance, le pire est déjà là pour de nombreux pays. Le risque de fuite des capitaux que certains évoquent  comme catastrophique dès l’annonce du retour à une monnaie nationale, est de toute façon sans incidence immédiate dans l’économie réelle, car ils ne sont pas investis  sur place  dans le circuit productif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pas de pertes</b></div>
     <div>
      Cette monnaie n’existe que sur les marchés financiers.  Placée dans des comptes extérieurs elle ne pourra probablement plus réintégrer des comptes nationaux qu’avec des pénalités annoncées comme pouvant dépasser le niveau de la future dévaluation. Ce qui serait dissuasif pour ceux qui seraient enclins à procéder à ce type d’opérations. Bien entendu, pour les investissements et les besoins financiers à moyen et long  terme, les banques résidentielles fourniront la monnaie nécessaire, au besoin après nationalisations, à des taux  qui sur ordre de la banque Centrale nationale, détachée de la BCE qui ne gère que l’euro, permettront la relance rapidement. Il sera alors peut-être nécessaire de transgresser les articles de l’U.E qui l’interdit. Sortir de l’U.E  de facto ou à l’aide de l’article 50 n’aurait guère d’incidence. Tous les pays européens n’en font pas partie. A noter que la G.B semble se diriger vers cette voie.        <br />
       Dettes       <br />
              <br />
       Quant aux remboursements des emprunts internes libellés en euros, il n’y a aucune raison pour que les emprunteurs  et prêteurs subissent des pertes du fait de la parité des deux monnaies. Rembourser les dettes externes venant à échéance  se ferait encore en euros un certain temps puisque celui- ci aurait encore cours. Les argentins, il y a une décennie, ont refusé de rembourser les dettes externes ce qui les a renfermé des années dans  une autarcie difficile qui ne lui permettait plus d’importer certaines produits indispensables, matières premières et énergie aux prix avantageux précédents. Ajustage difficile parce que trop brutal. Concernant les mouvements monétaires externes impliquant des remboursements de dettes souveraines à court terme, il suffirait d’un accord amiable pour les annuler purement et simplement, par un jeu d’écriture, évidemment accepté par les banques centrales des créanciers. Mettre dans la colonne adéquate (Actif) des bilans bancaires, la somme due comme étant, fictivement, remboursée ne léserait personne. La banque n’a rien perdu, elle récupère son argent intégralement dans ses comptes, le débiteur de son côté est quitte. Un simple jeu d’écriture qui ne lèserait personne. Bien entendu, il faudrait que la banque centrale du pays concerné accepte cette dérogation à la règle d’un non remboursement. Ce bonus de faux remboursement anticipé renforcerait aussitôt  les réserves des prêteurs. Certaines banques, encore fragiles, seraient ainsi renflouées. Elles pourront ainsi facilement supporter une perte de valeur des remboursements des intérêts futurs.  Mais à choisir entre ce manque à gagner, plus ou moins fort, et celles dues aux restructurations acceptées ou celles des menaces de pertes parfois totales, donc  sous la pression de non remboursements…       <br />
              <br />
       Rien  ne vaudrait de prendre ce type de dispositions à l’avance pour éviter des mouvements financiers intempestifs. Ces accords pourraient être entérinés par les banques centrales des pays européens, y compris la BCE de façon à en contrôler l’usage. Accord évident pour la Grèce et certains pays de la zone sud de l’Europe en difficulté de remboursements, donc mal notés par les agences de notation, ce qui accentue leurs difficultés. Dès cette opération effectuée, les notes seront automatiquement remontées, ce qui permettrait de nouveaux emprunts à des conditions moins draconiennes. La « troïka » n’imposerait plus des mesures absurdes qui rendent exsangue le pays concerné. Il est entendu que ces négociations porteront sur les volumes des sommes dues, à plus ou moins court terme, de façon à éviter les excès de masse monétaire disponible qui risquerait d’entraîneraient une forte inflation, si, trop importantes, elles étaient brutalement réinvestie en monnaie nationale circulante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dévaluations</b></div>
     <div>
      Dans un premier temps rien ne serait modifié sur les marchés  intérieurs.  Que se passerait-t-il alors au sujet des produits importés ? Concernant les échanges du commerce extérieur,  ils devront être  négociés  pays par pays pour aboutir à une dévaluation moyenne éventuelle  qui n’aurait lieu qu’en fin d’opérations.  Je rappelle que jusqu’à cette date, toutes les opérations extérieures continuaient à se faire en euro entre les entreprises concernées. Pour connaître la valeur réciproque de deux monnaies des pays étrangers, il faut comparer la puissance économique, donc le pouvoir d’achat de l’une et l’autre. On compare le prix des produits de la nourriture et tous produits courants. Le seul impératif est de ne pas ajuster dans la précipitation.  Si les producteurs et commerçants de chaque pays  prennent le temps d’étudier les prix moyens des catégories jugées indispensables  auxquels ils devront être échangés, rien ne se passera d’anormal au moment de la disparition de l’ancienne monnaie.       <br />
              <br />
       Après accord entre les pays, on aboutira ainsi à une dévaluation moyenne qui sera valable pour tous, quitte après un certain temps expérimental, de procéder à un ajustement précis. Ceci étant valable pour les pays à économe classée comme moyenne ou faible. En effet, si les dévaluations qui ont eu lieu dans le passé ont toujours été effectuées sous la pression de l’inflation interne qui rendait la monnaie faible à l’étranger,  actuellement le processus est inversé. L’inflation presque nulle. Le niveau de la dévaluation implique une amélioration du commerce extérieur, d’autant plus que la cote de l’euro commencera à baisser dès l’annonce de la sortie d’un premier pays décidé à sortir de sa zone. Le maître mot étant « de la mesure » dans les actions qui font bouger les flux financiers, il n’y aucune raison que des ajustements destinés à de nouveaux équilibres entre les pays de l’Europe provoquent la moindre catastrophe.  La zone euro pourrait subsister entre pays du Nord qui semblent, pour le moment, s’en accommoder. Les pays qui sortiront de la zone euro rejoindront ainsi la dizaine de ceux qui n’y sont pas entrés. Les spécialistes et les oligarques qui tiennent à l’existence de la monnaie unique, et crient à l’autarcie si l’on veut s’en séparer, sont-ils conscients qu’en réalité ils font le jeu de la finance ? Celle-ci qui tout naturellement joue son propre jeu en cherchant le meilleur gain en taux d’intérêt, serait ainsi pour la première fois contrôlée, au niveau des Etats, et pourrait revenir aux gains en investissements productifs dans l’entreprise au bénéfice, cette fois de l’emploi.       <br />
              <br />
       N.B : Pour ceux que le développement de cette technique monétaire intéresse, comme celle en général de l’économie financière : « En finir avec les crises et le chômage » Edilivre.com
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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