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 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-07T03:27:40+01:00</updated>
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   <title>À l’hôpital, un recours faible à l’intérim mais en nette hausse depuis six ans</title>
   <updated>2023-09-15T17:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/A-l-hopital-un-recours-faible-a-l-interim-mais-en-nette-hausse-depuis-six-ans_a3488.html</id>
   <category term="Société" />
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   <published>2023-09-15T17:45:00+02:00</published>
   <author><name>Rémi Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le champ de l’emploi intérimaire correspond exclusivement aux contrats de mission d’intérim entre intérimaires et établissements de travail temporaire, tels que définis par le code du travail. Il existe d’autres formes de recours à des emplois temporaires dans le secteur hospitalier, en particulier dans la fonction publique, via des recrutements directs de « gré à gré », des vacations et des sociétés de recrutement, mais celles-ci ne sont pas prises en compte ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'appel aux infirmiers intérimaires augmente le plus fortement</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/75239283-52643521.jpg?v=1694794102" alt="À l’hôpital, un recours faible à l’intérim mais en nette hausse depuis six ans" title="À l’hôpital, un recours faible à l’intérim mais en nette hausse depuis six ans" />
     </div>
     <div>
      En six ans, le taux de recours du <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Revenu-des-medecins-liberaux-une-hausse-de-19-par-an-en-euros-constants-entre-2014-et-2017_a3253.html">secteur hospitalier </a> aux intérimaires des entreprises de travail temporaire s’accroît régulièrement, hors période d’urgence sanitaire : il passe de 0,2 % fin mars 2017 à 0,4 % fin mars 2023. En particulier, l’appel aux infirmiers intérimaires augmente fortement depuis début 2021 : au 1er trimestre 2023, il est plus important que pour les autres personnels soignants ou le personnel médical, dans le public (0,7 %, contre 0,2 % et 0,2 % respectivement) et dans le privé (1,5 %, contre 0,8 % et 0,3 %). Toutefois, toutes filières professionnelles confondues, le taux de recours à l’intérim reste faible dans les hôpitaux du public comme du privé début 2023 : il atteint respectivement 0,3 % et 0,8 %, contre 1,7 % en moyenne dans l’ensemble du secteur tertiaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Les formations aux professions de santé en 2021</title>
   <updated>2022-11-09T11:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Les-formations-aux-professions-de-sante-en-2021_a3355.html</id>
   <category term="Société" />
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   <published>2022-11-09T11:43:00+01:00</published>
   <author><name>Rémi Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une nette hausse du nombre d’inscrits et un taux de réussite qui retrouve son niveau avant crise sanitaire.     <div>
      <p style="color: #393939; font-size: 14px; font-family: 'Arial'; line-height: 20px; text-align: justify; margin: 0;"><strong>La Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques (DREES) met à disposition les données actualisées sur les formations aux professions sanitaires en 2021, issues de son enquête annuelle auprès des écoles qui dispensent ces formations. Une hausse de 5 % du nombre d’inscrits dans les formations aux professions sanitaires qui concerne particulièrement les ambulanciers et les aides-soignants</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5 % de plus sur un an</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/68636020-48243441.jpg?v=1667992704" alt="Les formations aux professions de santé en 2021" title="Les formations aux professions de santé en 2021" />
     </div>
     <div>
      En 2021, 169 533 élèves et étudiants, dont 85 % de femmes, étaient inscrits dans l’une des 1 318 formations aux professions sanitaires en France métropolitaine et dans les départements et régions d’Outre-mer (DROM). C’est 5 % de plus par rapport à l’année passée. Parmi eux, 94 895 sont en formation d’infirmier (toutes années de scolarité confondues), et 30 673 en formation d’aide-soignant. Ces deux formations représentent 74 % du nombre d’inscrits en 2021 dans les 16 disciplines sanitaires du champ de l’enquête. La hausse du nombre d’inscrits s’observe dans toutes les formations, sauf chez les psychomotriciens qui enregistrent une faible diminution (-0,2 %). Cette hausse est particulièrement prononcée chez les ambulanciers (+17 %) et les aides-soignants (+12 %). Les inscrits en formation d’infirmiers progressent plus modérément (+ 4 %), toutefois le nombre d’inscrits en première année de formation d’infirmiers augmente plus fortement (+ 9 %). Le nombre de places offertes à ces trois professions en tension a en effet été fortement augmenté en 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le taux de réussite au diplôme retrouve son niveau de 2019, après une hausse d’un point en 2020</b></div>
     <div>
      <p style="color: #393939; font-size: 14px; font-family: 'Arial'; line-height: 20px; text-align: justify; margin: 0;">Le taux de réussite diminue de 93,4 % en 2020 à 92,6 % en 2021, et retrouve son niveau de 2019 après la forte hausse observée en 2020. L’année 2020 a été une année particulière avec la crise sanitaire, les formations ont été très perturbées tant au niveau des cours que des stages d’application. Ce phénomène a été notable pour les formations d’aide-soignant (augmentation du taux de réussite de 2 points en 2020, puis baisse de 2 points en 2021) et d’ergothérapeute (augmentation du taux de réussite de 5 points puis baisse de 5 points en 2021). Le taux de réussite au diplôme d’État d’infirmier recule moins fortement qu’il n’avait augmenté en 2020 (augmentation du taux de réussite de 2 points en 2020, puis baisse de 1 point en 2021). L’évolution inverse a cependant été constatée pour les auxiliaires de puériculture, avec une diminution du taux de réussite de 5 points en 2020, suivie d’une hausse de 5 points en 2021. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Un nombre de diplômés qui varie très fortement dans certaines des disciplines interrogées</b></div>
     <div>
      Le nombre de diplômés des professions sanitaires s’élève à 65 627 en 2021, en hausse de 2 % par rapport à 2020. La situation est toutefois très contrastée selon les professions. Chez les pédicures-podologues, le nombre de diplômés continue de baisser fortement : -8 % de 2020 à 2021, alors qu’il avait déjà baissé de 23 % entre 2019 et 2020. À l’inverse, chez les ambulanciers, il progresse de 20 % en 2021, en lien avec la forte hausse des inscrits, après une baisse régulière depuis 2017. Le nombre de diplômés techniciens de laboratoire médical et de préparateurs en pharmacie hospitalières enregistre également une hausse de 17 %. Celui des diplômés aides-soignants progresse (+7 %) mais à un rythme plus modéré que le nombre d’inscrits : la plupart des rentrées dans les formations d’aide-soignant ayant lieu au deuxième semestre, les élèves entrés en 2021 seront principalement diplômés en 2022. Le nombre de diplômes d’infirmiers continue de diminuer en 2021 (-4 %) : la formation d’infirmier durant 3 ans, la hausse d’inscrits en 2021 se répercutera sur les diplômés de 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> 12 % des étudiants ont été mobilisés dans le cadre de la réserve sanitaire dans le cadre de la crise sanitaire liée à la Covid-19 en 2021</b></div>
     <div>
      <p style="color: #393939; font-size: 14px; font-family: 'Arial'; line-height: 20px; text-align: justify; margin: 0;">En 2020 et en 2021, les écoles de formations sanitaires ont été interrogées au sujet de la participation de leurs étudiants à la réserve sanitaire dans le cadre de la crise sanitaire liée à la Covid-19. 15 % des formations ayant répondu à cette question (63 % des formations) sont concernées en 2021 (après 44 % en 2020). Au sein de ces formations ayant eu des étudiants mobilisés pour la réserve sanitaire, la moitié des étudiants y ont participé (après 34 % en 2020). Au total, cela représente 12 % de l’ensemble des étudiants inscrits dans une formation ayant répondu à la question (18 % en 2020). <br />    <p style="color: #393939; font-size: 14px; font-family: 'Arial'; line-height: 20px; text-align: justify; margin: 0;">&nbsp; <br />  L’ensemble des données sur les formations aux professions sanitaires en 2021, avec un historique remontant pour certaines séries jusqu’en 1966, sont accessibles sur le site data.drees dans le jeu de données « La formation aux professions de santé ». Elles contiennent, au niveau national et régional le plus souvent, des informations, déclinées par diplôme, sur le nombre d’établissements de formations, de candidats, d’inscrits, dont ceux en première année, de places financées, de diplômés et de validation des acquis de l’expérience (VAE), la part de femmes et d’hommes parmi les inscrits et parmi les diplômés, etc. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Suicide : comment mesurer l’impact de la crise sanitaire ?</title>
   <updated>2022-09-08T11:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Suicide-comment-mesurer-l-impact-de-la-crise-sanitaire_a3331.html</id>
   <category term="Société" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/67219399-47584435.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-09-07T11:38:00+02:00</published>
   <author><name>Antoine Balduino</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie le cinquième rapport de l’Observatoire national du suicide depuis sa création en 2013. Pour la première fois, ce rapport présente les premiers effets de la crise sanitaire liée au Covid-19 en matière de risque suicidaire.     <div>
      <strong>Dès mars 2020, la santé mentale de la population française s’est globalement dégradée sous l’effet de la crise sanitaire. Concernant le suicide, deux phénomènes importants peuvent être distingués avec des effets différents selon l’âge et le sexe des individus. Le premier concerne la baisse des décès par suicide et des recours aux soins pour lésions auto-infligées en population générale lors des deux confinements de 2020. Le second phénomène date du deuxième semestre 2020 et se caractérise par une hausse très marquée des gestes suicidaires chez les adolescentes et les jeunes femmes. Ce phénomène a perduré au moins jusqu’au premier semestre 2022 et appelle à la vigilance dans cette sous-population.</strong><strong> Des travaux de recherche et des recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) convergent pour recommander une prévention globale du suicide des jeunes, s’appuyant sur un réseau d’acteurs entre lesquels des liens doivent être établis pour permettre un repérage des risques et une prise en charge coordonnée. Centré sur l’impact de la pandémie de Covid-19 sur le suicide, ce cinquième rapport de l’Observatoire national du suicide est composé de deux dossiers thématiques et de 18 fiches.</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des gestes suicidaires en baisse au début de la pandémie, malgré une santé mentale qui décline</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/67219399-47584435.jpg?v=1662631263" alt="Suicide : comment mesurer l’impact de la crise sanitaire ?" title="Suicide : comment mesurer l’impact de la crise sanitaire ?" />
     </div>
     <div>
      &nbsp;  <p style="color: #393939; font-size: 14px; font-family: 'Arial'; line-height: 20px; text-align: justify; margin: 0;">Les gestes suicidaires ont diminué au début de la pandémie, malgré une augmentation des troubles anxio-dépressifs et des difficultés de sommeil. Les décès par suicide ont baissé respectivement de 20 % et 8 % durant les deux confinements de 2020 par rapport aux années précédentes. Les passages aux urgences et les appels aux centres anti-poison pour auto-intoxication ont aussi diminué pendant le premier confinement et au cours de l’été 2020 par rapport aux années précédentes. Les hospitalisations en court-séjour pour lésions auto-infligées, utilisées pour estimer le nombre d’hospitalisations pour tentatives de suicide, baissent également de 10 % en 2020 par rapport à la période 2017-2019. Selon la revue de littérature présentée dans ce rapport, cette baisse du nombre de gestes suicidaires s’observe dans la plupart des pays à revenus élevés ou moyens. Ce résultat suggère que certains aspects de la crise sanitaire, et tout particulièrement les épisodes de confinement, ont pu atténuer ponctuellement le risque suicidaire. Le sentiment de partage d’une épreuve collective, le moindre accès à certains moyens létaux, une surveillance accrue par les proches et une grande adaptation du système de soins psychiatriques peuvent expliquer ce phénomène. Cependant, si l’on considère les 15 mois écoulés de début janvier 2020 à fin mars 2021, le nombre global de décès par suicide, leur répartition selon l’âge ou le lieu du décès ne paraissent pas avoir été affectés par la pandémie. En France, sur cette période, 11 210 décès par suicide, dont 75 % concernent des hommes, ont été dénombrés grâce à un algorithme d’identification automatique des suicides dans les certificats de décès. Le chiffre annuel correspondant, non définitif, est ainsi légèrement inférieur à la moyenne observée au cours de la période 2015-2019 et semble s’inscrire dans la tendance à la baisse observée depuis le milieu des années quatre-vingt. <br />    <p style="color: #393939; font-size: 14px; font-family: 'Arial'; line-height: 20px; text-align: justify; margin: 0;">&nbsp; <br />    <p style="color: #393939; font-size: 14px; font-family: 'Arial'; line-height: 20px; text-align: justify; margin: 0;">En novembre 2020, selon l’enquête Epicov, 2,8 % des 15 ans ou plus déclarent avoir pensé à se suicider au cours des douze derniers mois (2,5 % des hommes et 3,1 % des femmes). Cette proportion varie significativement selon les caractéristiques sociodémographiques et les comorbidités des individus, notamment en la défaveur des femmes, des personnes dans une situation financière difficile, de celles présentant un handicap, des syndromes anxio-dépressifs, des comportements boulimiques ou des symptômes évocateurs du Covid-19. Les individus jeunes sont également significativement plus touchés : 5,0 % des 15-24 ans (3,6 % des hommes et 6,4 % des femmes de cette tranche d’âge) sont concernés, contre 1,3 % des personnes âgées de 75 ans ou plus (0,9 % des hommes et 1,6 % des femmes de cette tranche d’âge). <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une forte hausse du nombre de gestes suicidaires chez les jeunes</b></div>
     <div>
      Que ce soient pour les mineurs, les adolescents ou les jeunes adultes, et particulièrement pour ceux de sexe féminin, les travaux scientifiques montrent des taux de symptômes anxieux et dépressifs particulièrement élevés dès le début de <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Les-Francais-encore-plus-attaches-au-systeme-de-protection-sociale-et-de-sante-pendant-la-crise-sanitaire_a3282.html">la crise sanitaire</a>, avec des pics pendant les épisodes de confinement. À partir de la fin 2020, un fait nouveau apparaît avec une augmentation très marquée des recours aux soins pour pensées et gestes suicidaires chez les adolescentes et les jeunes femmes. Ces évolutions accentuent des tendances préexistantes à la crise sanitaire. La plus grande vulnérabilité psychologique des jeunes face à la crise sanitaire a agi comme un facteur de risque supplémentaire à une santé mentale dégradée et aux conduites suicidaires, dont la crise du Covid-19 a joué un rôle d’accentuation et de révélateur. <br />  &nbsp;  <p style="color: #393939; font-size: 14px; font-family: 'Arial'; line-height: 20px; text-align: justify; margin: 0;">Dans ce contexte, des recherches financées par l’Observatoire national du suicide soulignent que la prévention du suicide auprès des jeunes fonctionne quand elle est systémique, c’est à dire quand les différentes ressources s’articulent et se renforcent. Les résultats de ces recherches invitent également à interpréter le geste auto-infligé à la lumière de la trajectoire de l’individu plutôt que comme un acte isolé. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Une forte différenciation sociale du risque suicidaire</b></div>
     <div>
      Ce rapport contient présente également une analyse inédite sur les conduites suicidaires en fonction des caractéristiques socio-démographiques, et en particulier du niveau de vie. L’appariement de l’échantillon démographique permanent (EDP) au Système national de données de santé (SNDS), exploité dans le rapport, permet d’analyser les tentatives de suicide en population générale, tout en apportant un éclairage inédit sur les inégalités socio-économiques. Sur des données antérieures à la crise sanitaire, un écart très marqué des taux d’hospitalisation pour lésions auto-infligées en fonction du niveau de vie est observé : ces taux sont plus élevés chez les plus modestes et plus faibles chez les plus aisés. Ce gradient est visible à quasiment tous les âges, et s’estompe seulement aux âges élevés. Pour tous les niveaux de vie, les femmes sont particulièrement vulnérables entre 15 et 19 ans mais plus particulièrement pour celles appartenant aux 25 % des ménages les plus modestes, leur taux d’hospitalisation pour lésions auto-infligées est ainsi près de huit fois supérieur à celui des hommes du même âge appartenant aux 25 % des ménages les plus aisés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Les Français encore plus attachés au système de protection sociale et de santé pendant la crise sanitaire</title>
   <updated>2022-05-04T11:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Les-Francais-encore-plus-attaches-au-systeme-de-protection-sociale-et-de-sante-pendant-la-crise-sanitaire_a3282.html</id>
   <category term="Société" />
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   <published>2022-05-03T10:41:00+02:00</published>
   <author><name>Rémi Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie une étude concernant l’opinion des personnes résidant en France métropolitaine sur les politiques sociales et de santé fin 2020, en plein cœur de la crise sanitaire. Cette étude, auprès de 4000 personnes interrogées en face à face, met en évidence <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/L-image-de-la-Securite-sociale-sort-renforcee-de-la-crise-covid-19_a3145.html">leur attachement au système de protection sociale </a>  avec des opinions contrastées selon le profil des enquêtés : les personnes vulnérables attendent davantage du système de protection sociale, tandis que les groupes socialement favorisés en ont une vision plus individualiste. Les résultats soulignent également le soutien des personnes interrogées aux structures de soins et aux professionnels de santé, notamment les infirmiers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une demande de protection sociale accrue durant la crise sanitaire</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/64255082-46121343.jpg?v=1651655412" alt="Les Français encore plus attachés au système de protection sociale et de santé pendant la crise sanitaire" title="Les Français encore plus attachés au système de protection sociale et de santé pendant la crise sanitaire" />
     </div>
     <div>
      Fin 2020, au cœur de la pandémie de Covid-19, les personnes interrogées dans le cadre du Baromètre d’opinion de la DREES sont davantage préoccupées par la santé des Français que les années précédentes et plus de la moitié estime que celle-ci s’est détériorée au cours des dernières années. Même si les trois quarts des enquêtés se considèrent en bonne santé, la moitié d’entre eux se disent inquiets à l’idée de ne pas pouvoir être bien soignés en cas de grave problème de santé. Dans ce contexte, les répondants à l’enquête soutiennent davantage l’intervention de l’État en matière économique et sociale en 2020 que par le passé et confirment leur attachement au modèle de protection sociale et au système de santé. <br />   <br />  Ils sont de plus en plus nombreux à souscrire à l’opinion qu’« il n’y a pas de raison de limiter les dépenses de santé car la santé n’a pas de prix » (72 % fin 2020), qu’il est normal que l’on dépense plus pour la santé (77 %) et qu’il est plus important de maintenir au niveau actuel les prestations et remboursements d’assurance maladie que de réduire le déficit de la Sécurité sociale : 64 % partagent cet avis en 2020 contre 61 % en 2019 et 53 % en 2015. Cette hausse est davantage marquée entre 2019 et 2020 pour les personnes âgées de 30 à 49 ans, les employés et les indépendants. De plus, quand les questions mentionnent explicitement et spécifiquement le contexte de crise sanitaire, l’adhésion au système français de protection sociale est encore plus élevée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une demande de protection sociale plus marquée parmi les personnes vulnérables</b></div>
     <div>
      Une personne sur deux ayant connu une dégradation de sa situation financière considère que, dans le contexte de crise, l’État n’intervient pas assez dans le domaine économique et social, contre une sur quatre pour celles dont la situation s’est améliorée. De la même façon, 28 % des personnes ayant perçu des prestations de solidarité (minima sociaux, allocations logement) dans les douze mois précédant l’enquête jugent que le financement de la protection sociale durant la crise est insuffisant, contre 16 % parmi celles qui n’ont bénéficié d’aucune prestation et 12 % parmi celles ayant perçu des revenus du patrimoine (actifs financiers ou location de biens immobiliers). Les jeunes et les familles monoparentales soutiennent davantage un renforcement de l’État providence et un niveau de protection sociale important que les autres catégories de population. <br />   <br />  Fin 2020, la satisfaction à l’égard de la qualité des soins médicaux offerts augmente, que ce soit pour les structures hospitalières ou pour la médecine de ville. Cette hausse contraste avec une tendance à la baisse ces dernières années, notamment pour les services d’urgences (de 46 % en 2019 à 54 % en 2020, soit un niveau proche de celui de 2014). Neuf personnes sur dix se disent satisfaites des soins procurés par les infirmiers et plus du tiers pense qu’il n’y en a pas assez, soit dix points de plus qu’en 2019. Malgré ce soutien à l’égard du système de soins, six personnes sur dix continuent de penser que le système de Sécurité sociale coûte trop cher à la société et huit sur dix partagent l’idée que les dépenses de santé sont trop élevées car le système n’est pas bien géré.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>37% de bénéficiaires de la prime d’activité en plus  après sa revalorisation en 2019</title>
   <updated>2022-03-10T17:29:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/37-de-beneficiaires-de-la-prime-d-activite-en-plus-apres-sa-revalorisation-en-2019_a3255.html</id>
   <category term="Société" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/62943467-45496154.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-09T17:24:00+01:00</published>
   <author><name>Rémi Lepage</name></author>
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    <![CDATA[
     <div>
      <p style="color: #393939; font-size: 14px; font-family: 'Arial'; line-height: 20px; text-align: justify; margin: 0;"><strong>En janvier 2019, dans le cadre des mesures d’urgence économiques et sociales faisant suite au mouvement des gilets jaunes, le « bonus » de la prime d’activité a été fortement revalorisé, à hauteur de 90 euros par mois pour une personne seule percevant le smic. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf) analysent les effets de cette mesure d’ampleur, en décrivant l’évolution du nombre d’allocataires et de leur profil entre 2018 et 2019, et en isolant l’effet propre de la réforme à l’aide du modèle de microsimulation Ines.</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De nouveaux foyers éligibles</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/62943467-45496154.jpg?v=1646930911" alt="37% de bénéficiaires de la prime d’activité en plus  après sa revalorisation en 2019" title="37% de bénéficiaires de la prime d’activité en plus  après sa revalorisation en 2019" />
     </div>
     <div>
      Versée sous condition de ressources aux foyers dont au moins une personne travaille, la prime d’activité (PA) vise à soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs modestes et à accroitre les gains au travail. En janvier 2019, la partie individualisée de la prime (ou « bonus »), versée pour chaque membre du foyer percevant plus d’un demi-smic mensuel, a été fortement revalorisée : son montant maximal, atteint au niveau du smic, est passé de 70 à 160 euros par mois, soit une hausse de 90 euros. <br />   <br />  Cette hausse a conduit d’une part à augmenter le montant de la prestation pour les foyers déjà éligibles avant réforme, et d’autre part à rendre éligibles de nouveaux foyers, aux ressources plus élevées ; en 2019, une personne vivant seule peut ainsi percevoir la prime d’activité dès lors que son salaire ne dépasse pas 1,5 smic (si elle ne perçoit pas d’autres revenus) au lieu de 1,3 smic avant réforme (dans le cas d’une personne vivant seule avec un enfant, la prime est touchée jusqu’à 1,85 smic après réforme, contre 1,65 smic avant réforme). Un couple avec 2 enfants et un seul salaire peut percevoir la prime jusqu’à 2,5 smic au lieu de 2,3 smic avant réforme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>90 % des foyers touchent plus</b></div>
     <div>
      Par rapport à une situation où le bonus n’aurait pas été revalorisé, la réforme conduit à une augmentation de 37 % du nombre de ménages bénéficiaires et à un gain moyen de 70 € mensuels par ménage. La hausse du nombre de bénéficiaires s’expliquerait pour 80 % par un élargissement à des ménages disposant de revenus plus élevés mais aussi pour 20 % par une hausse du recours à la prestation, dans un contexte de forte médiatisation de la réforme. <br />   <br />  Pour 100 ménages bénéficiaires de la prime d’activité en 2019, 90 sont gagnants à la réforme et 10 ne sont pas affectés par elle. 27 sont gagnants parce qu’ils n’auraient pas été bénéficiaires en l’absence de réforme (17 n’auraient pas été éligibles et 10 n’y auraient pas eu recours) et 63 parce qu’ils auraient perçu un montant plus faible sans réforme. Les ménages dont la situation n’est pas modifiée par la réforme se trouvent essentiellement parmi les 10 % les plus modestes (en deçà du premier décile de niveau de vie) : ce sont ceux dont les revenus d’activité au sein du foyer bénéficiaire sont inférieurs à un demi-smic mensuel et ne donnent donc pas droit au bonus individuel. Les effets de la revalorisation sont les plus élevés pour les ménages des trois premiers déciles ; cette revalorisation a ainsi contribué à abaisser le taux de pauvreté monétaire de 0,6 point en 2019.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4,1 milliards d'euros en plus</b></div>
     <div>
      <p style="color: #393939; font-size: 14px; font-family: 'Arial'; line-height: 20px; text-align: justify; margin: 0;">Dans les faits, la revalorisation de la prime d’activité s’est traduite par une hausse perceptible du nombre d’allocataires et des masses financières versées. En décembre 2019, 4,3 millions de foyers (comptant 8,6 millions de personnes) perçoivent la prime d’activité, soit 1,3 million de plus qu’en décembre 2018. Parmi eux, 90 % perçoivent au moins un bonus individuel, et même deux bonus pour 12 %. <br />    <p style="color: #393939; font-size: 14px; font-family: 'Arial'; line-height: 20px; text-align: justify; margin: 0;"> <br />  Au total, les montants alloués à la prime d’activité ont atteint 9,4 milliards d’euros en 2019, soit 4,1 milliards de plus qu’en 2018 (+75 %). <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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