Les chiffres de l’immigration en France

14 Décembre 2010



La France compte actuellement environ 65 millions d’habitants. Parmi eux, on recense 5,3 millions de résidents étrangers avec leurs familles. 6,5 millions de Français comptent au moins un immigré dans leur famille. Bien que les chiffres de l’immigration légale soient très fluctuants en France, son ampleur ne fait aucun doute. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France a toujours été une terre d’accueil.

Selon l’Institut national d’études démographiques (INED), l’immigration a baissé en France depuis les années 1970. Les flux migratoires vers la France ont été les plus importants dans les années 1950 et 1960. L’Hexagone compte une proportion d’étrangers (11 %) comparable à ses voisins : 13 % en Allemagne, 10 % au Royaume-Uni.

Un solde positif de 12,4 milliards d’euros

Ces mouvements de population ont toujours été perçus de façon négative par une certaine partie de la population française. La majorité d’entre eux sont tout simplement xénophobes et/ou racistes. D’autres, indiquaient leur mécontentement au regard des conséquences économiques et sociales de l’immigration : chômage, délinquance… Depuis dix ans, de nombreuses études sont sorties pour essayer de mesurer l’ampleur exacte de l’immigration sur l’économie. Et, il faut bien l’avouer, aucun consensus n’est apparu.

La dernière étude en date, réalisée par une équipe de chercheurs de l’université de Lille montre que l’Etat est largement gagnant. Les immigrés reçoivent de l’Etat 47,9 milliards d’euros, mais ils en reversent 60,3 milliards. Le solde positif est donc positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques. En voici le détail :

Coûts :

Retraites : 16,3 milliards d’euros ;
Aides au logement : 2,5 milliards ;
RMI : 1,7 milliard ;
Allocations chômage : 5 milliards ;
Allocations familiales : 6,7 milliards ;
Prestations de santé : 11,5 milliards ;
Education : 4,2 milliards ;
Total : 47,9 milliards

Gains :

Impôt sur le revenu : 3,4 milliards d’euros ;
Impôt sur le patrimoine : 3,3 milliards ;
Impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ;
Impôts locaux et autres : 2,6 milliards
Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG) : 6,2 milliards ;
Cotisations sociales : 26,4 milliards
Total : 60,3 milliards

D’autres effets positifs non mesurables

À cela, il faut ajouter d’autres avantages pour la France. Les immigrés occupent l’immense majorité des emplois dont les Français ne veulent pas. Ainsi, 90 % des autoroutes ont été et sont construites et entretenues avec de la main-d’œuvre étrangère. Plus de la moitié des médecins hospitaliers dans les banlieues sont étrangers ou d’origine étrangère. Pas moins de 42 % des travailleurs des entreprises de nettoyage sont des immigrés. Plus de 60 % des ateliers de mécanique automobile de Paris et de la région parisienne appartiennent à des mécaniciens et petits entrepreneurs d’origine étrangère.

Sans immigrés, les prix à la consommation (produits agricoles et autres) seraient bien plus élevés puisque les secteurs embauchant des immigrés auraient été contraints d’augmenter les salaires pour attirer une main d’œuvre française.

Les immigrés, le miracle pour nos retraites ?

Et cela ne s’arrête pas là. Le Comité d’orientation des retraites est parvenu à cette conclusion : “ L’entrée de 50 000 nouveaux immigrés par an permettrait de réduire de 0,5 point de PIB le déficit des retraites.”