"Le pire, c'est la dislocation de la zone euro"

27 Juin 2012
Notez



"Il faut repousser dans le temps l'objectif de retour à l'équilibre des finances publiques en se concentrant sur le seul déficit structurel, pour redonner de l'air à nos économies et ne pas être l'otage de la conjoncture. Il faut parallèlement que la Banque centrale européenne (BCE) procède à des achats massifs d'actifs en dollar pour faire baisser l'euro jusqu'à ce que la valeur de notre monnaie permette de renouer avec la croissance, à l'image de ce qu'a fait l'administration Obama depuis 2009. La BCE doit également procéder à des achats massifs de dettes publiques européennes pour faire baisser notamment les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie, aujourd'hui à des niveaux insoutenables. Il faut relancer l'investissement au niveau européen en utilisant la BEI (Banque européenne d'investissement)et les fonds structurels. Et suspendre l'application des règles prudentielles.

Une rupture avec les schémas traditionnels

"Le pire, c'est la dislocation de la zone euro"
(…) La contagion de la crise au-delà de la Grèce a servi de catalyseur à une prise de conscience. Le pire est désormais possible. Le pire, c'est la dislocation de la zone euro. Cela entraîne à la fois la nécessité et l'espoir d'une rupture avec les schémas traditionnels. Contrairement à son prédécesseur, François Hollande l'a compris. Vis-à-vis de l'Allemagne, il est nécessaire de faire de la pédagogie et de montrer que son destin est irrévocablement lié à celui de la zone euro. Elle vacillera si l'Europe éclate, son industrie - le moteur de son économie - exporte à 62 % vers les autres pays européens. Le donnant-donnant avec Berlin serait d'accepter l'intégration politique et budgétaire en échange d'un délai supplémentaire pour revenir à l'équilibre des finances publiques" , a déclaré Matthieu Pigasse, directeur général de la banque Lazard dans une interview accordée aux Échos.

Des conseils plutôt étonnants quand on sait que la banque Lazard a touché de la part de la Grèce 0,015 % de la dette évitée. Au départ, cela devait représenter environ 25 millions d'euros. Entre-temps, la restructuration des créances est passée de 21 % de la dette publique à 53 %, ce qui a porté la rémunération de Lazard à près de 55 millions d'euros.




1.Posté par La_rebelle le 30/06/2012 00:37

L'état et le banques, les dessous d'un hold-up historique avec Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du Magazine suisse BILAN :
http://www.youtube.com/watch?v=6phVnSiZE60&feature=share%27%2C%29

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter




Regroupement de crédit sur rachat-credit-entre-particulier.com Actual Immo Défiscalisation



Facebook
Twitter
Viadeo
Mobile
Rss

Inscription à la newsletter



Cancer: une découverte sensationnelle: Le cancer est une maladie emblématique, contre-laquelle butent depuis... http://t.co/xPurYIzZpd
Vendredi 19 Décembre - 16:47
Bilan 2014 : comment la France s’est privée du potentiel de ses entreprises.: Depuis maintenant un an, pas une... http://t.co/QItj9mvFFo
Vendredi 19 Décembre - 16:42
Le facteur carbone des principaux producteurs d’électricité européens baisse enfin: Le facteur carbone européen... http://t.co/fh3dTtm80u
Vendredi 19 Décembre - 16:27
Les efforts réalisés par les entreprises sur la diversité n’améliorent pas encore le développement de carrière... http://t.co/mFwtzNj1YC
Vendredi 19 Décembre - 16:12

Lexique de Sciences économiques et sociales


bonial – prospectus et catalogues de vos magasins – moins de papier!

À vous de jouer...

Vous aimez écrire ? décrypter l'actualité économique ? et donner votre point de vue ? Alors soumettez vos articles à Économie et société. Pour cela, envoyez vos propositions à redaction@economieetsociete.com