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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-14T11:01:16+02:00</dc:date>
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   <title>Le meilleur des mondes économiques</title>
   <pubDate>Fri, 07 Sep 2018 11:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eric Bourguignon</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Rares sont les économistes à avoir laissé leur empreinte dans l’histoire. Léon Walras, né à Evreux en 1834, fait indéniablement partie de ce cercle très restreint aux côtés d’Adam Smith, Jean-Baptiste Say, Karl Marx, ou John Maynard Keynes, pour ne citer que les plus connus d’entre eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Evolution économique</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/25266570-26633777.jpg?v=1536315349" alt="Le meilleur des mondes économiques" title="Le meilleur des mondes économiques" />
     </div>
     <div>
      Publiés en 1874, ses Eléments d’économie politique pure ont en effet révolutionné la science économique. En recourant aux mathématiques dans ses travaux, L.Walras a non seulement apporté à cette science la rigueur qui lui manquait, mais il a aussi et surtout pu démontrer que sous certaines conditions l’économie de marché tendait « mécaniquement » à atteindre le plein emploi. Bien qu’enrichie de nombreuses contributions tout au long du 20e siècle, l’approche dite néoclassique développée par Walras et ses affidés n’a cependant jamais cessé d’attiser les critiques de tous bords. Il lui a en particulier été reproché de décrire un système économique en total décalage avec la réalité. Brillante construction intellectuelle, le modèle walrasien ne serait de ce fait d’aucune utilité pratique. <br />   <br />  Il n’apporterait aucune réponse aux problèmes économiques fondamentaux en raison des hypothèses totalement irréalistes sur lesquelles il se base. Le procès fait à ce courant de pensée mériterait pourtant d’être rouvert. Car par un fascinant retournement de l’histoire, l’évolution économique récente semble avoir considérablement rapproché nos économies du modèle « idéal » théorisé voilà près de 150 ans par Léon Walras.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des hypothèses irréalistes</b></div>
     <div>
      Au centre du modèle néoclassique se situe le concept dit de concurrence pure et parfaite. Walras et ses successeurs ont en effet démontré que dans les économies régies par un tel système de concurrence, le processus de formation des prix aboutit à ce que les économistes appellent un équilibre général car il permet d’équilibrer simultanément l’offre et la demande sur l’ensemble des marchés de biens et de services comme sur le marché du travail. Arrivées à ce stade, les économies sont alors au plein emploi, il n’y a aucun gaspillage des ressources, la production de richesses atteint son maximum au moindre coût. La situation de concurrence pure et parfaite repose toutefois sur des hypothèses de fonctionnement des marchés particulièrement fortes. <br />   <br />  Ces marchés doivent d’abord réunir un nombre important d’acteurs dont aucun n’est suffisamment puissant pour pouvoir exercer à lui seul une influence sur le niveau des prix (hypothèse d’atomicité des marchés). Ils ne sont ensuite soumis à aucune entrave susceptible de freiner l’entrée de nouveaux concurrents (hypothèse de fluidité) ou le déplacement des facteurs de production (hypothèse de libre circulation du capital et du travail). Ils réunissent des acheteurs et des vendeurs parfaitement informés des caractéristiques et des prix des produits échangés (hypothèse detransparence), produits au demeurant parfaitement standardisés (hypothèse d’homogénéitédes produits). Force est cependant de reconnaître que rares sont les marchés à satisfaire à l’ensemble de ces conditions, voire que certains les aient jamais satisfaites. Une telle faille a valu au modèle walrasien de faire l’unanimité contre lui
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>  Quand la réalité rejoint la fiction</b></div>
     <div>
      Brocardé par les libéraux qui reprochent à Walras de ne pas décrire l’économie telle qu’elle est, mais telle qu’elle devrait être, le modèle néoclassique a surtout fourni aux adversaires du laisser-faire économique les armes qui leur permettent de justifier l’interventionnisme étatique. La concurrence n’étant ni pure ni parfaite, l’équilibre général ne peut être atteint par les seules forces du marché. Il revient dès lors à l’Etat d’intervenir pour réconcilier les intérêts particuliers avec l’intérêt général. Les bouleversements engendrés par l’internationalisation des échanges et la révolution technologique de ces dernières années pourraient cependant passablement mettre à mal ces critiques et provoquer un puissant regain d’intérêt pour les thèses walrasiennes. <br />   <br />  n abolissant les frontières, la mondialisation a effectivement relâché comme jamais les freins à la libre circulation et ouvert la concurrence à l’échelle planétaire. Elle a également considérablement poussé à la l’uniformisation des goûts des consommateurs et par ricochet à la standardisation des produits. En permettant l’entrée massive dans tous les secteurs de nouveaux acteurs aux méthodes de production et de commercialisation révolutionnaires, l’essor fulgurant des nouvelles technologies a ébranlé jusque dans leurs fondements les monopoles les plus établis. Elle a aussi permis de comparer instantanément en quelques clics les prix des biens et des services échangés sur l’ensemble des marchés et porté la transparence à un degré inouï.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une concurrence mal en point</b></div>
     <div>
      Tout n’est cependant pas encore tout à fait pour le mieux dans le meilleur des mondes économiques (d’ailleurs passablement remis en cause par les velléités protectionnistes de Donald Trump). Il est en effet piquant de constater que les GAFA qui, par leurs innovations, ont le plus contribué à ce phénomène de convergence entre l’économie réelle et le modèle idéal de concurrence, constituent aujourd’hui de par leur taille et leur puissance un véritable obstacle à l’avènement de « l’ère walrasienne », et quel obstacle ! Champion de l’e-commerce, Amazon est ainsi devenue en quelques années le 6e plus grand détaillant du monde. Apple s’adjuge désormais 51% du marché mondial du smartphone. <br />   <br />  Et que dire de Google qui capte à elle seule 90% de part de marché des moteurs de recherche…on est effectivement très loin du compte en matière d’atomicité dans le secteur des technologiques. Reste qu’« à tout bien considéré, il semble que l’Utopie soit beaucoup plus proche de nous que quiconque ne l’eût pu imaginer », comme le disait si bien Aldous Huxley dans les premières pages de son célèbre roman. <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur :</strong> Eric Bourguignon est directeur général délégué de Swiss Life Asset Managers (France).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Qu’est-ce que la monnaie ?</title>
   <pubDate>Tue, 23 Nov 2010 18:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vladimir Vodarevski</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théories]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2501126-3519462.jpg?v=1290533432" alt="Qu’est-ce que la monnaie ?" title="Qu’est-ce que la monnaie ?" />
     </div>
     <div>
      Il y a bien sûr de grandes théories sur la monnaie, mais, visiblement, on ne sait pas assez bien modéliser son fonctionnement, sinon nous ne connaîtrions pas la crise actuelle. Notre objectif est d'essayer de comprendre ce qu'est la monnaie en pratique, de revenir aux sources, à la base, à ce qui devrait précéder les théories. C'est un essai d'appréhension réelle. Souvent, en effet, en économie, on nous balance des théories, et on ne cherche même plus à comprendre le fonctionnement réel du monde.       <br />
              <br />
       Pour comprendre la monnaie, il faut donc s'intéresser au fonctionnement réel de l'économie. La monnaie intervient dans l'échange. Imaginons un monde sans monnaie. Ce serait donc le royaume du troc. Pour obtenir quelque chose de quelqu'un, il faudrait pouvoir lui offrir en échange quelque chose dont il a besoin. Ce qui est très compliqué. Si vous avez besoin de rideau, et que vous savez construire des maisons, on imagine les difficultés de l'échange.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les banques jouent un rôle d’intermédiaire…</b></div>
     <div>
      Pour résoudre ces difficultés, on a d'abord eu recours à un bien dont tout le monde pouvait avoir besoin, ou dont tout le monde pouvait accepter la valeur. C'est ainsi que le grain a été une monnaie. Tout le monde a besoin de manger. L'or et l'argent ont été ensuite utilisés. Tout le monde avait confiance en leur valeur. Tout le monde acceptait d'échanger quelque chose contre de l'or ou de l'argent. La confiance, déjà, était un critère clef de la monnaie.       <br />
              <br />
       Ce système était cependant lourd. Comment le simplifier? On peut imaginer un système où l'on reconnaît devoir un service à quelqu'un. Par exemple, quelqu'un fait nettoyer sa maison par une femme de ménage. Il va signer un papier disant qu'il doit un service à la femme de ménage. La femme de ménage peut à son tour utiliser ce papier, auprès par exemple de la garde d'enfants. Et ainsi de suite, jusqu'à ce que le papier revienne dans les mains de celui qui l'a signé, et qui aura été payé ainsi pour un service qu'il aura lui-même rendu. Bien entendu, un tel système requerrait une grande confiance en chacun. Or, nous échangeons avec des gens que nous ne connaissons pas. D'où la présence d'un intermédiaire: la banque.       <br />
              <br />
       La banque va prêter une reconnaissance de dette: la monnaie. Par exemple, quelqu'un veut acheter une voiture. Il ne peut pas signer un papier disant qu'il doit un service ou quelque chose au vendeur, ce serait refusé. Alors, il va voir la banque. Celle-ci va lui avancer de la monnaie, qu'il va pouvoir utiliser pour l'échange, en l'occurrence l'achat de la voiture. C'est donc à la banque qu'il devra quelque chose.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> … et créent de la monnaie</b></div>
     <div>
      À cette occasion, la banque a créé de la monnaie. Aujourd'hui, la monnaie, ce ne sont pas des pièces, des billets, mais des écritures sur un serveur informatique. La banque a créé une reconnaissance de dette à la place du vendeur de voiture. L'argent du crédit ne provient pas des dépôts bancaires. Il est une pure création. C'est le métier des banques.       <br />
              <br />
       La monnaie est donc créée par les banques. Elle est une reconnaissance de dette. Elle disparaît quand la dette est remboursée. La banque regarde bien entendu les capacités de remboursement de l'emprunteur. Tout comme le vendeur y ferait attention dans un système sans banque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La création de monnaie doit suivre les capacités de remboursement</b></div>
     <div>
      La monnaie est un moyen de transaction. Accessoirement, elle est une unité de mesure. On mesure en monnaie ce qu'on possède. La monnaie &quot;placée&quot; en banque a en fait servi à acheter un placement. Telle est la monnaie. L'explication paraît loin des théories habituelles. Cependant, elle correspond parfaitement à la théorie quantitative. Qui a ensuite été intégrée dans le monétarisme, qui mêle théorie monétaire et économique.       <br />
              <br />
       On comprend que la création de monnaie doit suivre les capacités de remboursement, et donc l'évolution de l'économie. Sinon, le système explose. Exactement ce qu'enseigne la théorie quantitative. Et donc que créer de la monnaie pour relancer l'économie risque surtout de mettre en péril les banques. C'est là l'origine de la crise.       <br />
              <br />
       Vladimir Vodarevski est économiste de formation. Il travaille actuellement dans le domaine de la fiscalité d'entreprise. Il tient <a class="link" href="http://economie-analyses-actualites-opinions.over-blog.com/" target="_blank">un blog</a> sur l'actualité économique.        <br />
              <br />
       Pour lire un autre article sur le sujet, <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Le-G20-impuissant-pour-stabiliser-le-marche-des-changes_a486.html">cliquez-ici.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Le rap de Keynes et Hayek : une battle d'économistes</title>
   <pubDate>Fri, 26 Feb 2010 09:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[L'économie, c'est tout un art]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/1908660-2617577.jpg?v=1289630967" alt="Le rap de Keynes et Hayek : une battle d'économistes" title="Le rap de Keynes et Hayek : une battle d'économistes" />
     </div>
     <div>
      Depuis près d’un siècle, la théorie économique tente de comprendre comment fonctionne la succession des cycles d’expansion et récession. L’objectif est de pouvoir les combattre. De ces recherches sont nées deux théories opposées. Celle de John Maynard Keynes qui met l’accent sur la consommation et celle de Friedrich Hayek qui insiste sur l'importance de l’épargne et de la libéralisation des marchés.        <br />
              <br />
       En ces temps de crise, ce débat prend une nouvelle dimension. Pour notre grand plaisir, les deux plus grands économistes du XXème siècle reviennent parmi les vivants pour s’affronter dans une battle 100 % rap.  John Maynard Keynes prône une politique interventionniste. Quant à Friedrich Hayek, il milite au contraire pour une autorégulation du marché. La vidéo « Fear the boom and bust » a été réalisée par <a class="link" href="http://econstories.tv/home.html" target="_blank">Econstories</a>. Un grand merci à eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.economieetsociete.com/video/<div><object width="420" height="339"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc5c82" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xc5c82" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="339" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/swf/xc5c82">Hayek contre Keynes - VOSTfr</a></b><br /><i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Liberte_Cherie">Liberte_Cherie</a></i></div>     </div>
     <div>
      Sous-titres français réalisé par l’association &quot;Liberté Chérie&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les paroles</b></div>
     <div>
      We’ve been going back and forth for a century       <br />
              <br />
       [Keynes] I want to steer markets,       <br />
       [Hayek] I want them set free       <br />
       There’s a boom and bust cycle and good reason to fear it       <br />
       [Hayek] Blame low interest rates.       <br />
       [Keynes] No… it’s the animal spirits       <br />
              <br />
       Keynes :       <br />
              <br />
       John Maynard Keynes, wrote the book on modern macro       <br />
       The man you need when the economy’s off track, [whoa]       <br />
       Depression, recession now your question’s in session       <br />
       Have a seat and I’ll school you in one simple lesson       <br />
       BOOM, 1929 the big crash       <br />
       We didn’t bounce back—economy’s in the trash       <br />
       Persistent unemployment, the result of sticky wages       <br />
       Waiting for recovery ? Seriously ? That’s outrageous !       <br />
       I had a real plan any fool can understand       <br />
       The advice, real simple—boost aggregate demand !       <br />
       C, I, G, all together gets to Y       <br />
       Make sure the total’s growing, watch the economy fly       <br />
       We’ve been going back and forth for a century       <br />
              <br />
       [Keynes] I want to steer markets,       <br />
       [Hayek] I want them set free       <br />
       There’s a boom and bust cycle and good reason to fear it       <br />
       [Hayek] Blame low interest rates.       <br />
       [Keynes] No… it’s the animal spirits       <br />
              <br />
       Keynes :       <br />
              <br />
       You see it’s all about spending, hear the register cha-ching       <br />
       Circular flow, the dough is everything       <br />
       So if that flow is getting low, doesn’t matter the reason       <br />
       We need more government spending, now it’s stimulus season       <br />
       So forget about saving, get it straight out of your head       <br />
       Like I said, in the long run—we’re all dead       <br />
       Savings is destruction, that’s the paradox of thrift       <br />
       Don’t keep money in your pocket, or that growth will never lift…       <br />
       because…       <br />
       Business is driven by the animal spirits       <br />
       The bull and the bear, and there’s reason to fear its       <br />
       Effects on capital investment, income and growth       <br />
       That’s why the state should fill the gap with stimulus both…       <br />
       The monetary and the fiscal, they’re equally correct       <br />
       Public works, digging ditches, war has the same effect       <br />
       Even a broken window helps the glass man have some wealth       <br />
       The multiplier driving higher the economy’s health       <br />
       And if the Central Bank’s interest rate policy tanks       <br />
       A liquidity trap, that new money’s stuck in the banks !       <br />
       Deficits could be the cure, you been looking for       <br />
       Let the spending soar, now that you know the score       <br />
       My General Theory’s made quite an impression       <br />
       [a revolution] I transformed the econ profession       <br />
       You know me, modesty, still I’m taking a bow       <br />
       Say it loud, say it proud, we’re all Keynesians now       <br />
       We’ve been goin’ back n forth for a century       <br />
              <br />
       [Keynes] I want to steer markets,       <br />
       [Hayek] I want them set free       <br />
       There’s a boom and bust cycle and good reason to fear it       <br />
       [Keynes] I made my case, Freddie H       <br />
       Listen up , Can you hear it ?       <br />
              <br />
       Hayek :       <br />
              <br />
       I’ll begin in broad strokes, just like my friend Keynes       <br />
       His theory conceals the mechanics of change,       <br />
       That simple equation, too much aggregation       <br />
       Ignores human action and motivation       <br />
       And yet it continues as a justification       <br />
       For bailouts and payoffs by pols with machinations       <br />
       You provide them with cover to sell us a free lunch       <br />
       Then all that we’re left with is debt, and a bunch       <br />
       If you’re living high on that cheap credit hog       <br />
       Don’t look for cure from the hair of the dog       <br />
       Real savings come first if you want to invest       <br />
       The market coordinates time with interest       <br />
       Your focus on spending is pushing on thread       <br />
       In the long run, my friend, it’s your theory that’s dead       <br />
       So sorry there, buddy, if that sounds like invective       <br />
       Prepared to get schooled in my Austrian perspective       <br />
       We’ve been going back and forth for a century       <br />
              <br />
       [Keynes] I want to steer markets,       <br />
       [Hayek] I want them set free       <br />
       There’s a boom and bust cycle and good reason to fear it       <br />
       [Hayek] Blame low interest rates.       <br />
       [Keynes] No… it’s the animal spirits       <br />
              <br />
       Hayek :       <br />
              <br />
       The place you should study isn’t the bust       <br />
       It’s the boom that should make you feel leery, that’s the thrust       <br />
       Of my theory, the capital structure is key.       <br />
       Malinvestments wreck the economy       <br />
       The boom gets started with an expansion of credit       <br />
       The Fed sets rates low, are you starting to get it ?       <br />
       That new money is confused for real loanable funds       <br />
       But it’s just inflation that’s driving the ones       <br />
       Who invest in new projects like housing construction       <br />
       The boom plants the seeds for its future destruction       <br />
       The savings aren’t real, consumption’s up too       <br />
       And the grasping for resources reveals there’s too few       <br />
       So the boom turns to bust as the interest rates rise       <br />
       With the costs of production, price signals were lies       <br />
       The boom was a binge that’s a matter of fact       <br />
       Now its devalued capital that makes up the slack.       <br />
       Whether it’s the late twenties or two thousand and five       <br />
       Booming bad investments, seems like they’d thrive       <br />
       You must save to invest, don’t use the printing press       <br />
       Or a bust will surely follow, an economy depressed       <br />
       Your so-called “stimulus” will make things even worse       <br />
       It’s just more of the same, more incentives perversed       <br />
       And that credit crunch ain’t a liquidity trap       <br />
       Just a broke banking system, I’m done, that’s a wrap.       <br />
       We’ve been goin’ back n forth for a century       <br />
              <br />
       [Keynes] I want to steer markets,       <br />
       [Hayek] I want them set free       <br />
       There’s a boom and bust cycle and good reason to fear it       <br />
       [Hayek] Blame low interest rates.       <br />
       [Keynes] No it’s the animal spirits       <br />
              <br />
       “The ideas of economists and political philosophers, both when they are right and when they are wrong, are more powerful than is commonly understood. Indeed the world is ruled by little else. Practical men, who believe themselves to be quite exempt from any intellectual influence, are usually the slaves of some defunct economist.”       <br />
       John Maynard Keynes, The General Theory of Employment, Interest and Money       <br />
              <br />
       “The curious task of economics is to demonstrate to men how little they really know about what they imagine they can design.”       <br />
       Friedrich Hayek, The Fatal Conceit
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Sarkozy à la recherche du bon capitalisme</title>
   <pubDate>Sat, 05 Dec 2009 08:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Denis Gouaux</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théories]]></dc:subject>
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        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/1746947-2368812.jpg?v=1289630949" alt="Sarkozy à la recherche du bon capitalisme" title="Sarkozy à la recherche du bon capitalisme" />
     </div>
     <div>
      Qu'on se le dise, le capitalisme n'est pas en crise. C'est le Président Sarkozy qui l'affirme. Le capitalisme des entrepreneurs, le bon et l'utile, celui de l'effort et du mérite, celui-là est innocent des crimes de la finance. Le capitalisme financier, quant à lui, devra être moralisé sans délais et sans &quot;jeter le bébé avec l'eau du bain&quot;, c'est-à-dire en préservant les fondements d'un système marchand qui reste synonyme de &quot;progrès&quot;. Le bilan du capitalisme est globalement positif suggère le Président.       <br />
              <br />
       Sarkozy reprend une vieille chanson. Déjà les philosophes grecs s'inquiétaient du règne de la spéculation financière ( &quot;l'argent ne fait pas de petits&quot;  disait Aristote). Bien sur, l'Eglise y alla de son petit couplet et il n'y pas très longtemps, un Président français stipendiait ceux qui gagnent de l'argent &quot;en dormant&quot;. Les premiers économistes n'étaient pas toujours très tendres avec les hommes d'argent. Pensons à Adam Smith qui recommandait de plafonner les taux d'intérêts. On se souvient également que le sociologue Thorstein Veblen peignit la haute bourgeoisie financière sous les traits d'une horde de demi-brigands et semi-aventuriers gaspillant des capitaux avec fracas pour la gloire et le seul plaisir de s'évader un peu de la routine d'une économie hautement techniciste et bureaucratique.       <br />
              <br />
       Mais à force d'entendre les mêmes rengaines, c'est nous qui nous ennuyons un peu. En écoutant le Président faire lui même le commentaire de ses propos (&quot;et j'emploie un mot fort, le capitalisme financier est immoral&quot;) on est pris d'un doute amusé. Et si tout ceci n'était que du vent ?       <br />
              <br />
       Les banquiers et les investisseurs institutionnels (assurances vie, fonds de placement...) qui dominent les marchés financiers appliquent les mêmes recettes que les entreprises du secteur « réel ». Prenons l'exemple de ces banques américaines qui ont revendu les crédits à la consommation ou immobiliers avec les résultats que l'on sait (crise des subprimes). Elles souhaitaient contourner les accords de Bâle qui les obligent à constituer pour chaque crédit accordé une réserve en capital (fonds propres) ce qui alourdit leur bilan et déplait à leurs actionnaires. Mais en quoi les autres entreprises du Cac40 agissent-elles différemment ?       <br />
              <br />
       Lorsqu'elles sous-traitent ou délocalisent elles amaigrissent également leur apport en capital. C'est encore et toujours le règne de &quot;l'entreprise légère&quot;, très économe en capital et hautement lucrative pour ses actionnaires. En toute logique, critiquer le comportement des banques comme le fait le Président reviendrait à contester le pouvoir des actionnaires... mais non, dans un discours récent il continue à afficher sa croyance dans la &quot;création de valeur&quot;, l'autre nom de cette &quot;stratégie du dénominateur' qui préconise d'accroître le rapport profit/ fonds propres en réduisant au maximum les fonds propres apportés par les actionnaires.       <br />
              <br />
       L'idée selon laquelle la sphère financière parasiterait l'économie est actuellement fausse. Dans la configuration présente du capitalisme, on sait que les salaires progressent très peu comme les investissements productifs. Les revenus financiers (dividendes, plus-values...) constituent une source de revenu alternative indispensable pour que la consommation continue à progresser. Sans la sphère financière, le capitalisme se porterait bien plus mal...D'ailleurs le « paquet fiscal » voté l'été dernier s'inscrit très exactement dans cette logique de soutien à la consommation par la valorisation des revenus financiers.       <br />
              <br />
       Il faut s'y faire, c'est bien le capitalisme contemporain qui est en crise, ainsi que la grille de lecture de nos élites dirigeantes... 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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