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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-12T04:01:59+02:00</dc:date>
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   <title>​Un marché du pétrole de nouveau sous tension</title>
   <pubDate>Fri, 21 Apr 2023 16:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Antoine Balduino</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Début avril, l'Arabie saoudite, l'Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Kazakhstan, l'Algérie et Oman, ont annoncé des réductions combinées de la production de pétrole de plus de 1,1 million de barils par jour (b/j), surprenant les marchés. Cette décision fait suite à une 1<sup>ere</sup> baisse de production par ces mêmes pays, annoncée en octobre 2022. Elle s’ajoute au choix de la Russie de réduire sa production d'environ 500 000 b/j en réaction à la mise en œuvre d'une interdiction par l'UE des importations maritimes de pétrole et de produits pétroliers russes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une décision surprise… mais non sans fondement</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/72317214-50337693.jpg?v=1682089306" alt="​Un marché du pétrole de nouveau sous tension" title="​Un marché du pétrole de nouveau sous tension" />
     </div>
     <div>
      <strong>Au total, les réductions représentent environ 3,7 % de la demande mondiale. Elles renforcent l’analyse de Coface selon laquelle les tensions sur les marchés pétroliers vont se poursuivre tout au long de 2023. Avec le retour d’un activisme des pays producteurs, la baisse tant attendue des cours a peu de chance de se produire malgré les incertitudes sur la croissance économique mondiale. Coface laisse ainsi inchangée sa prévision de volatilité sur le marché et d’un prix pour le Brent à 90$/baril en 2023.</strong> <br />  &nbsp; <br />  L’annonce de la réduction de la production et son ampleur ont surpris alors que <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Les-pays-du-Golfe-face-a-l-inflation_a3279.html">les responsables de l’OPEP+</a>  avaient laissé entendre qu'aucun ajustement n'était nécessaire. Cependant, les motivations pouvant expliquer cette décision sont multiples. <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list">La réduction constitue "une mesure de précaution visant à soutenir la stabilité du marché pétrolier". L'OPEP+ estime en effet que les perspectives en termes de demande sont moins solides. Les récentes turbulences liées au secteur bancaire ont rappelé que l'environnement économique laisse peu de place à la complaisance. Coface partage ce point de vue et prévoit un ralentissement de la croissance du PIB mondial à 2% en 2023, après à 3,1% en 2022.</li>  	<li class="list">Les cours du pétrole avaient significativement chuté. Ils ont atteint un point bas à plus de 48 % du pic de 139$ atteint après l'invasion russe en Ukraine. Cette mesure vise donc à faire remonter les prix alors que de nombreux producteurs de pétrole ne se sentent probablement pas à l'aise avec des prix en dessous de 80$.</li>  	<li class="list">Cette décision vient rappeler la capacité du cartel à peser sur les prix à un moment où la croissance de la production des acteurs du pétrole de schiste américains est plus faible. Ceux-ci sont en effet touchés par le resserrement des conditions de crédits, une productivité déclinante dans des bassins de schiste vieillissants, ainsi que certaines pénuries de main-d'œuvre.</li>  	<li class="list">Enfin, certaines tensions avec Washington&nbsp;au sujet de l’utilisation des stocks stratégiques de pétrole (SPR) ont aussi vu le jour. L'administration américaine a en effet ordonné un prélèvement sans précédent dans ces stocks pour contenir la hausse des cours après le déclenchement de la guerre en Ukraine et a récemment laissé entendre que la reconstitution de ces stocks prendrait plusieurs années.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des tensions exacerbées qui ne sont pas sans risque</b></div>
     <div>
      L'interdiction des importations maritimes de pétrole brut russe par l’UE avait déjà eu pour effet de maintenir les marchés pétroliers sous tension en dépit de la faiblesse de la demande. Cette tension est exacerbée et Coface prévoit désormais que les prix du pétrole resteront volatils, avec une fourchette de 90-110$ au cours du second semestre 2023. La décision de l'OPEP+ devrait également coïncider avec une reprise économique plus significative en Chine. La Chine étant un des premiers pays consommateur de pétrole dans le monde (environ 40 % de la consommation marginale entre 2000 et 2019), un rebond plus rapide et/ou plus fort de l’économie viendra encore resserrer l'équilibre entre l'offre et la demande, poussant les prix à la hausse. <br />  &nbsp; <br />  Au niveau mondial, ces pressions à la hausse sur les prix du pétrole pourraient changer la donner pour les perspectives d'inflation. En effet, alors que la baisse des prix de l’énergie avait été l'un des principaux moteurs - sinon le seul - de la baisse de l’inflation dans les économies avancées ces derniers trimestres, la contribution devrait s’inverser au cours du second semestre 2023, ce qui pourrait à nouveau exercer une pression sur les taux d'inflation globaux. <br />  &nbsp; <br />  La décision de l'OPEP+ met aussi en lumière le refroidissement des relations entre les Etats-Unis et l'Arabie saoudite. Joe Biden avait ainsi appelé le pays et les autres membres de l'OPEP à augmenter leur production afin de limiter les revenus de la Russie, qui contribuent à financer la guerre en Ukraine. La décision de réduction a ainsi été qualifiée d'inopportune par la Maison Blanche et marque une nouvelle étape dans la rupture entre les deux pays. Au-delà de la politique énergétique, l'administration américaine s'intéresse de près au renforcement des liens entre l'Arabie saoudite et la Chine, illustré par l'acceptation par le Royaume de rejoindre le Conseil de coopération de Shanghai en tant que «&nbsp;<em>partenaire de dialogue</em>&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  Cette annonce constitue toutefois une bonne nouvelle pour les compagnies pétrolières et gazières. Leur niveau de rentabilité, déjà solide, bénéficiera de la hausse des prix. Les compagnies occidentales ont ainsi enregistré des bénéfices de 219 milliards de dollars en 2022. Avec une prévision de 90$/baril, Coface s’attend à ce que leurs bénéfices atteignent environ 160 milliards de dollars en 2023.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/​Un-marche-du-petrole-de-nouveau-sous-tension_a3435.html</link>
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   <title>Essence : + 20 % en un an</title>
   <pubDate>Wed, 26 Jan 2022 17:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Antoine Balduino</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le chiffre de la semaine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <p style="text-align: justify; line-height: 12.75pt;">Après une courte pause en fin d’année dernière, le prix des carburants est reparti à la hausse depuis quelques jours. <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 11pt;">Le prix du litre de gazole dans l'Hexagone a ainsi </span><strong><span style="font-size: 11pt;">franchi la barre symbolique de 1,60 € le litre</span></strong><span style="font-size: 11pt;"> en moyenne alors qu’il affichait </span><strong><span style="font-size: 11pt;">1,33 € il y a tout juste un an</span></strong><span style="font-size: 11pt;">, </span><strong><span style="font-size: 11pt;">soit une hausse de 20% et de 27 cts par litre.</span></strong></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comparer jusqu'à 50 villes</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/61917546-45021534.jpg?v=1643303238" alt="Essence : + 20 % en un an" title="Essence : + 20 % en un an" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 11pt;">Afin de dresser un état des lieux de cette nouvelle hausse, l’agence spécialisée en data Flashs et le mandataire automobile Caroom.fr ont mis à jour </span></span><a class="link" href="https://u7061146.ct.sendgrid.net/ls/click?upn=4tNED-2FM8iDZJQyQ53jATUf7ouWQNzbeOlvnrij-2Bx1ANaPJZgTCFjvDKdP62QB7sVOZmo9brieGRHgJ9XyLVzSbmBS8ncq-2FJB8zEN4fbL1B71QwUC4e0SPYL-2FQgY7Io7Ay63j_L1Ns99IPi-2FERfPRUrN8ORLYNxgCe0yptVAR1boUNH1BRCWH0Tnb9t02r2MGm-2Bxw2F20oaEKJQtq3nTIhoSk6VOb2xD-2FzJgUgGym5BxlWi-2BD0F1UeAElcWQeNT74LS0DX-2B4XrG2cgmnsxARG47ObbXiMscRTHZgdVPw7yYci4RmetxF3vjIZIUi0-2B74P6JeW365XKLJTpobaJO-2Fh-2FOITVN6rkrumL3WFEEP951sUHJO30ANYv3qdG6NhCEQTHCj8Ls-2BXUfwympxmyGoqS4K6i-2BCDww44dOpMYHxMEw6yMY-2FZKvwqcnE2pGGqpcSlXIT2vDOo9EO-2FXapHNOB-2FyKSAu5F-2FV5fna8PVJgOZO0UWthc8-3D" target="_blank"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #0000ff;"><u><span style="font-size: 11pt;">l'outil complet qui permet de visualiser et comparer cette progression</span></u></span></span></a>  <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 11pt;"> dans l’ensemble des départements métropolitains et parmi les 50 plus grandes villes françaises sur les différents types de carburants </span></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
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   <title>Pétrole : quel avenir après le coronavirus ?</title>
   <pubDate>Thu, 30 Apr 2020 11:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hachmi Ben Ameur, Zied Ftiti et Wael Louhichi</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Trois mois après l'apparition des premiers cas en Chine, cette pandémie a provoqué un changement important dans le monde entier sur nos modes de vie, les systèmes économiques mondiaux, les marchés financiers et les marchés pétroliers également. L'impact principal du COVID-19 sur les marchés pétroliers est basé sur son exposition aux chocs de l'offre et de la demande en même temps. <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Hausse-du-prix-du-petrole-l-engrenage-vers-la-pauvrete-par-l-effondrement-du-pouvoir-d-achat_a2855.html">Le prix du pétrole</a>, qui était de 63,05 dollars le baril le 30 décembre 2019, est tombé à 11,58 dollars le baril le 22 avril 2020. Dans ce cadre, l’analyse de la dynamique des marchés pétroliers pendant cette période de propagation permettra de mieux comprendre les relations complexes qui caractérisent ce marché et de discuter des perspectives de l'industrie pétrolière pour le second semestre de 2020.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> De la crise sanitaire à la crise pétrolière</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/45526275-36726967.jpg?v=1588242477" alt="Pétrole : quel avenir après le coronavirus ?" title="Pétrole : quel avenir après le coronavirus ?" />
     </div>
     <div>
      L'article fondateur de Hamilton (1983) a établi une relation entre le marché du pétrole et l'économie réelle. Théoriquement, cette relation est modélisée par plusieurs canaux, l'évaluation des stocks, les mesures monétaires et fiscales, la production et l'incertitude. <br />  &nbsp;La crise du COVID-19 a eu un impact sur l’économie réelle ainsi que sur les marchés financiers en affectant la production et la valorisation des stocks, avec une réduction sans précèdent de &nbsp;la mobilité des travailleurs, des touristes, du commerce et des transports, ce qui a conduit à un effondrement général de la demande pétrolière. En plus de ce choc de demande, le marché pétrolier a également subit un choc de l'offre. La proposition saoudienne de réduction de l'offre de pétrole a été rejetée par la Russie, ce qui a conduit les Saoudiens à inonder le marché par une augmentation de la production de pétrole.&nbsp; <br />   <br />  Ces chocs de l'offre et de la demande ont généré des tensions sur les marchés financiers. Le niveau élevé d'incertitude, auquel fait écho le sentiment de nervosité du marché, a également vu le récent rallye spectaculaire des obligations d'État américaines, les rendements à 10 ans étant passés de 1 % à 0,4 %. Le surcroit de demande peut s'expliquer par la recherche des investisseurs des produits peu risqués en privilégiant les investissements institutionnels. Il faut ajouter à cela l'effet du marché des actions sur le marché du pétrole, en particulier dans le contexte d'une incertitude et d'une anxiété croissantes du sentiment du marché. Ce sentiment négatif vis à vis du marché pétrolier a conduit à des anticipations pessimistes portant sur la demande de pétrole, ce qui a provoqué une fuite des stocks d'énergie et entraîné une nouvelle baisse des prix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Perspectives de l'industrie pétrolière  </b></div>
     <div>
      Au cours du premier trimestre de l'année, la demande chinoise de pétrole a connu une baisse significative en raison des mesures de confinement, alors que l'économie s'est lentement arrêtée. Dès le début du mois de mars, l'Italie s'est complètement enfermée, la France a entamé le confinement le 17 mars ; ce confinement devrait durer au moins jusqu'au mi-mai, pour les deux pays. Aux États-Unis, entre la mi-mars et le début du mois d'avril, certains États ont commencé à prendre des mesures drastiques, tandis que d'autres États ont adopté une approche plus limitée. Une réaction similaire a été adoptée par l'Inde le 25 mars. Dans un scénario optimiste, on s'attend à ce que le confinement se poursuive dans certains pays importateurs de pétrole clés jusqu'en juin au moins. <br />   <br />  Bien que la situation économique de la Chine se soit améliorée après que les mesures de confinement aient été assouplies dans certaines régions à partir du deuxième trimestre 2020, les conditions restent extrêmement volatiles dans d'autres pays importateurs de pétrole, qui ont maintenu leurs demandes de pétrole à un niveau proche de celui du premier trimestre. Pour le reste de l'année 2020 (troisième et quatrième trimestres), on peut espérer une amélioration progressive de la demande de pétrole, comme principal scénario. L'assouplissement des mesures de confinement dans les différents pays n'implique toutefois pas la suppression des mesures contraignantes, telles que la limitation des voyages et des activités touristiques, qui ont une incidence sur la consommation de pétrole. <br />   <br />  Le niveau des stocks de pétrole dans le monde est actuellement estimé à 4,5 milliards de barils par Rystad Energy (société indépendante de recherche et de conseil en énergie). Ce niveau représente 80 % de la capacité de stockage mondiale. Le niveau stratégique des stocks de pétrole pour les pays a été largement atteint et les coûts de stockage ne font qu'augmenter, avec un niveau d'excédent d'approvisionnement jamais atteint auparavant. L'évolution de cet excédent dépendra de l'accord entre les différents pays producteurs de pétrole, mais une chose est sûre : dans les conditions actuelles, cet excédent ne fera qu'augmenter avec une augmentation des couts de stockage ce qui entrainera inévitablement une pression sur les prix à la baisse. Ces tensions excessives ont été ressenties sur le marché à terme le 21 avril, à vingt-quatre heure de la conclusion des contrats pour une livraison en mois de mai. Le prix a chuté et atteint des valeurs négatives, -37$. Les vendeurs de ces contrats à ce prix négatif n’avaient pas l’intention de garder son contrat pour être livré au mois de Mai en pétrole, mais plutôt de faire de la marge sur ces contrats achetés, en les vendant à un prix supérieur à celui de l’achat. <br />   <br />  Cependant, la saturation des capacités de stockage a fait que ces vendeurs ne trouvaient pas d’acheteurs. Ils se sont trouvés, donc, dans une situation de soit garder le contrat et recevoir le pétrole en mois de mai et par conséquent le stocker, ce qui coute énormément cher ou bien séduire des acheteurs potentiels en leur proposant d’acheter ces contrat et en leur donnant de l’argent. Ces vendeurs étaient prêt donc à payer leurs acheteurs, une situation inédite sur le marché, par motif de coût élevés de stockage de pétrole. <br />  <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/L-impact-du-Covid-19-sur-le-marche-de-l-immobilier_a3026.html">L'épidémie de coronavirus</a>  a conduit à l'adoption de mesures drastiques dans divers pays, affectant la chaîne d'approvisionnement internationale et réduisant les transports et la mobilité individuelle pour limiter la propagation du virus. Pour le premier trimestre 2020, la réduction de la consommation de produits pétroliers a entraîné une révision à la baisse de la consommation de raffinage de 1,2 mb/j, principalement en raison de la Chine. La production de février est estimée à 10,1 mb/j, soit une baisse de 2,7 mb/j en glissement annuel. &nbsp;Avec des prix du pétrole inférieur à 30 dollars le baril, les entreprises n'ont pas d'autre choix que de réduire leurs investissements et de supprimer des emplois supplémentaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trouver le juste niveau de production</b></div>
     <div>
      Les perspectives pétrolières dépendront de l'engagement des gouvernements et de leurs politiques pour contenir l'épidémie de coronavirus. Toutefois, il convient de souligner les caractéristiques du marché pétrolier, à savoir qu'il n'existe pas de gouvernance mondiale du prix du baril. En plus de la loi de l'offre et de la demande, il existe un jeu de pouvoirs entre les pays producteurs, ce qui a un impact direct sur les prix. En outre, le coût de production n'est pas le même pour tous les pays producteurs. Les États-Unis ont un coût de production plus élevé que la Russie, et tous deux ont un coût de production qui est presque deux fois plus élevé que celui de l'Arabie Saoudite. <br />   <br />  Par conséquent, le défi consiste à trouver un niveau de production qui permettra de converger vers le juste prix du pétrole, c'est-à-dire le niveau qui assurera la rentabilité des investissements de production sans casser la demande de pétrole. La demande de pétrole sera certainement inférieure au niveau de 2019, car certains comportements et habitudes seront modifiés indéfiniment, notamment en ce qui concerne les systèmes de production, les stratégies de délocalisation, le commerce et les voyages. La seule certitude que nous ayons actuellement est que notre mode de vie prendra une forme et une structure complètement différentes une fois que cette épidémie sera maîtrisée, et personne ne sait avec certitude à quoi ressemblera la nouvelle normalité. <br />   <br />  <strong>A propos des auteurs&nbsp;: </strong>Hachmi Ben Ameur est professeur à l'INSEEC, Zied Ftiti, professeur à l'EDC Paris Business School, et Wael Louhichi, professeur à l'ESSCA.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
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   <title>Hausse du prix du pétrole : l’engrenage vers la pauvreté par l’effondrement du pouvoir d’achat</title>
   <pubDate>Fri, 16 Nov 2018 12:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Ginder</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le contexte de l’augmentation du prix du pétrole va aggraver la situation des Français dits précaires ou fragilisés et les entraîner dans une situation de pauvreté critique.     <div>
      Nous devons constater que le prix du baril de Brent a augmenté de 47 % en un an. Une première raison relève de la reprise de l’économie mondiale qui entraîne une demande croissante de pétrole. La deuxième trouve son explication dans les sanctions américaines à l’encontre de la Russie en avril et de l’Iran en novembre. Nous trouvons la troisième raison dans les tensions et perturbations géopolitiques au Venezuela, en Lybie et au Nigéria. De plus, la dernière réunion des pays producteurs de pétrole a affirmé sa volonté de ne pas compenser le manque de la&nbsp; production iranienne et a placé le prix du baril autour de la barre des 80 USD. Ce phénomène se produit en dépit d’un stock américain au plus bas.&nbsp; nous nous trouvons face à une situation de déséquilibre énergétique fossile sur base de tensions politiques. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le diesel à 1,58 euros le litre en janvier 2019</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/27719540-27762629.jpg?v=1542368665" alt="Hausse du prix du pétrole : l’engrenage vers la pauvreté par l’effondrement du pouvoir d’achat" title="Hausse du prix du pétrole : l’engrenage vers la pauvreté par l’effondrement du pouvoir d’achat" />
     </div>
     <div>
      Au regard de nos éléments d’appréciation, nous pouvons prévoir une augmentation régulière du prix du baril de Brent et l’évaluer à 85 USD dès la fin 2 018.&nbsp;Nous sommes sortis de la zone stable de 70 dollars le baril de Brent pour nous diriger vers une valeur de 100 USD au cours de 2 019 en fonction des événements géopolitiques, ce qui représente une augmentation de 30% du prix actuel. En France, ces paramètres combinés avec l’accroissement de la taxe carbone entraîneront fortement à la hausse les prix de l’énergie fossile et poussera automatiquement l’inflation à la hausse Les prix de l’essence sans plomb et du diesel vont atteindre une zone rouge et irrémédiablement le consommateur français va être confronté à une baisse de son pouvoir d’achat. <br />  J’estime le prix du Diesel à 1,58 euros par litre, le prix de l’essence sans plomb à 1,62 euros par litre début janvier 2 019. <br />  &nbsp; <br />  Ensuite, au deuxième semestre 2 019, les prix pourraient atteindre 1,68 euros par litre d’essence sans plomb et 1,64 euros par litre de Diesel. En effet, le pétrole répond comme tout produit à la loi du marché donc à la loi de l’offre et de la demande. La demande mondiale de pétrole brut se situe à l’heure actuelle d’environ 2'000'000 de barils jour. La croissance économique mondiale a besoin de faire tourner ses nouvelles industries et a donc un besoin croissant d’énergie fossile. Et dans un même temps l’offre va être réduite drastiquement au minimum de 2'000'000 baril jour.&nbsp; La fixation d’équilibre de prix sera aux alentours de 100 USD le baril de Brent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France sera fortement impactée</b></div>
     <div>
      La France sera irrémédiable impactée par ce niveau de prix à 100 USD car tous les coûts de production et de logistique dans tous les secteurs seront tirés à la hausse. La conséquence est une diminution du pouvoir d’achat et une accélération de l’inflation française et européenne. La hausse de l’inflation va enclencher mécaniquement des mesures de correction de la Banque Centrale Européenne par une augmentation de ses taux d’intérêts. L’augmentation des taux d’intérêts aura pour conséquence un ralentissement de l’investissement en France,une augmentation du remboursement de la dette du pays et donc de la dette elle-même, une augmentation de la dette des particuliers par effet de réactualisation des taux de remboursements des dettes personnelles. On peut s’attendre à un fort recul de la consommation. En cette période de crise institutionnelle il est impossible d’en prévoir les conséquences. <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur :</strong> Jean-Luc Ginder est économiste et essayiste spécialiste de la macro économie ainsi que de l'économie de l'Energie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Prix des matières premières en baisse en 2017 ?</title>
   <pubDate>Tue, 24 Jan 2017 11:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Daniel Gerino</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
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      Le constat est sans appel, l’élection de Donald Trump a été bien accueillie par les marchés actions mais aussi du côté de nombreux marchés de matières premières, en particulier pour les métaux. La perspective d’un grand plan d’infrastructures mis en place par la nouvelle administration Trump a amplifié la hausse des prix à partir de novembre, dans un contexte économique global mieux orienté. Or, les marchés ont anticipé un plan très ambitieux, se basant sur les promesses de campagne du candidat républicain alors que ses modalités précises ne sont pas encore connues et sa mise en œuvre n’aura que peu d’impact cette année. Cette frénésie spéculative a concerné en particulier le cuivre, le zinc et le fer. Elle a permis d’atteindre des niveaux jamais vus depuis plus de dix ans. Entre le 21 octobre et le 25 novembre, le prix du cuivre a ainsi bondi de 28% et retrouvé ses niveaux élevés de 2005.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un baril qui ne devrait pas s’installer durablement au-dessus de 55 dollars</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/11043066-18310058.jpg?v=1485426127" alt="Prix des matières premières en baisse en 2017 ?" title="Prix des matières premières en baisse en 2017 ?" />
     </div>
     <div>
      Confrontées à d’autres paramètres (demande mondiale moins cyclique mais facteur climatique déterminant du côté de l’offre), de nombreuses matières premières agricoles (sucre, cacao, coton) ont fortement monté en 2016 alors que ces marchés étaient globalement déprimés depuis cinq ans. Deux matières premières, le maïs et le blé, n’ont toutefois pas participé à ce mouvement général. D’excellentes conditions météorologiques ont permis d’obtenir une production abondante. Entre le sommet atteint le 8 juin et la fin novembre 2016, le prix du blé a ainsi baissé de 28%&nbsp;! Il a remonté de 14% depuis début décembre. Les stocks de blé restent abondants et par conséquent, il y a peu de raisons pour que les prix évoluent à la hausse cette année. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Du côté des prix de l’énergie, le redressement a été spectaculaire. Le prix du gaz naturel a bondi de plus de 50% au cours de l’année mais le rebond a été tardif, à partir du mois d’août. De leur côté, les prix du pétrole affichent une performance annuelle comparable. Le baril se négocie désormais au-dessus de 50 dollars grâce au compromis historique trouvé, le 30 novembre à Vienne, entre les membres de l’OPEP et la Russie pour parvenir à un recul maîtrisé de la production. L’accord qui a pris effet le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier prévoit une baisse de la production de 1,2 million de barils/jour. L’effort principal est consenti par l’Arabie Saoudite (-500.000 b/j), l’Irak (-200.000 b/j), les Emirats Arabes Unis (-140.000 b/j) etc. L’Iran a obtenu le droit de produire jusqu’à 3,8 millions b/j. Quant à la Russie, elle est prête à faire un effort de réduction de sa production de 300.000 b/j mais étalé sur plusieurs semestres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Incertitudes</b></div>
     <div>
      Toutefois, <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/La-hausse-de-la-production-petroliere-pese-a-nouveau-sur-les-cours-du-baril_a2501.html">la hausse des prix du pétrole </a>  permet aux producteurs américains de gaz de schiste non concernés par l’accord de Vienne de revenir en force sur le marché en remettant en état de fonctionnement des puits qui n’étaient plus rentables auparavant. Dans ce contexte de retour du pétrole de schiste sur le marché, le baril n’a aucune raison de s’installer durablement au-dessus des 55 dollars. <br />  &nbsp; <br />  L’année 2017 sera donc riche d’incertitudes sur le front des «&nbsp;commodities&nbsp;». Une croissance mondiale en deçà des prévisions, un accord de Vienne qui ne permettrait pas de faire baisser durablement l’offre de pétrole disponible, un plan Trump sur les infrastructures qui ne tiendrait pas ses promesses etc., les marchés qui font preuve, jusqu’à présent, d’un optimisme à toute épreuve, s’exposent au risque d’un retournement des cours en cas de scénarii moins favorables que prévu. <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur : </strong><a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/%E2%80%8BBrexit-une-chance-a-saisir-pour-refonder-l-Europe_a2401.html">Daniel Gerino</a>, président et directeur de la gestion de Carlton Sélection.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/Prix-des-matieres-premieres-en-baisse-en-2017_a2534.html</link>
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