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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-18T23:38:57+02:00</dc:date>
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   <title>Accord nucléaire avec l’Iran : une chance pour la France si...</title>
   <pubDate>Wed, 15 Jul 2015 18:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Myard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      La signature de l’accord nucléaire avec Téhéran marque la fin de l’enjeu de la bombe iranienne au Proche et au Moyen-Orient, mais ce règlement va bien au-delà. Il signifie le retour assumé par les 5+1 de l’Iran dans l’équilibre géostratégique du Proche et Moyen-Orient.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un rééquilibrage nécessaire</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/8036525-12513404.jpg?v=1437149912" alt="Accord nucléaire avec l’Iran : une chance pour la France si..." title="Accord nucléaire avec l’Iran : une chance pour la France si..." />
     </div>
     <div>
      Ce retour est certes dénoncé par Israël et l’Arabie Saoudite, mais il est illusoire de croire qu’une solution durable aux divers conflits en cours dans cette zone puisse être trouvée sans prendre en compte l’Iran qui est tout simplement incontournable. Dans ce règlement, la diplomatie française, sous prétexte d’obtenir un accord solide et pérenne, a visiblement « traîné des pieds » en adoptant une attitude très dure vis-à-vis de Téhéran pour complaire aux pays hostiles –par principe- à l’Iran chiite. <br />   <br />  La faute de la France a été de laisser apparaître qu’elle choisissait un camp au détriment de l’autre, alors que nos intérêts ne doivent pas être pris en otage en épousant la politique de certains pays anti-Iran. Il est urgent que la France rééquilibre sa politique au Proche et au Moyen-Orient et sorte de ses postures. La défense de nos intérêts économiques et commerciaux passe par ce rééquilibrage, mais aussi la solution aux conflits en cours, la guerre civile en Syrie, le conflit israélo-palestinien, la lutte contre l’Etat islamique et le terrorisme. Moins de dogmatisme, plus de réalisme et de pragmatisme ne nuiront pas à la diplomatie française. Il n’est cependant pas certain que le chef la diplomatie française soit capable de le comprendre et de réviser sa position ! <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur :<a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/La-Tunisie-peut-prendre-le-chemin-de-la-croissance-et-du-developpement_a2109.html"> </a>  </strong><a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/La-Tunisie-peut-prendre-le-chemin-de-la-croissance-et-du-developpement_a2109.html">Jacques Myard </a>  est député de la Nation, maire de Maisons-Laffitte et président du Cercle Nation et République.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/Accord-nucleaire-avec-l-Iran-une-chance-pour-la-France-si_a2150.html</link>
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   <title>​Le boom du photovoltaïque</title>
   <pubDate>Fri, 24 Apr 2015 12:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Garipuy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises et Secteurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En cinq ans, le prix d’achat a été divisé par cinq. Résultat : pour les parcs photovoltaïques en cours d’installation, le prix de revient de l’électricité photovoltaïque sera à égalité avec celui des centrales nucléaires.     <div>
      Les prix des panneaux photovoltaïques se sont effondrés ces dernières années&nbsp;: en cinq ans, le prix d’achat a été divisé par cinq. Résultat&nbsp;: pour les parcs photovoltaïques en cours d’installation, le prix de revient de l’électricité photovoltaïque sera à égalité avec celui des centrales nucléaires. Exemple&nbsp;: pour le futur parc de Cestas (près de Bordeaux), qui sera construit cet automne, et sera alors le plus grand d’Europe, le prix de revient du kWh sera de 6,92 cme €/ kWh, pour un prix d’achat par EDF de &nbsp;10,5 cme € /kWh (soit une marge brute de 52%), à comparer au coût estimé par la Cour des Comptes du kWh de l’EPR, 7 cme €/ kWh.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des prix avantageux</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/7716624-11941558.jpg?v=1429870788" alt="​Le boom du photovoltaïque" title="​Le boom du photovoltaïque" />
     </div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6000003814697px;">La raison principale de cette baisse de prix&nbsp; est l’action de la Chine, qui estime que le marché du photovoltaïque va connaitre une forte croissance, et qui s’efforce d’éliminer la concurrence mondiale par ces baisses de prix. Aujourd’hui, la Chine détient 50% du marché mondial, avec les deux premières entreprises du secteur, Yingli Green Energy et Trina Solar, qui ont à elles deux 30% du marché mondial, avec un prix moitié du prix mondial moyen. Ces prix avantageux sont dus en partie à un effort de recherche, à la baisse des coûts du silicium, à de gros investissements favorisant une production de masse… et à un dumping de grande ampleur. Un accord anti-dumping a été établi avec les autorités chinoises, mais n’est pas respecté. <br />   <br />  Le groupement européen des entreprises de photovoltaïque Pro Sun a dénoncé en juin 2014 1500 violations de l’accord anti-dumping. L’Union Européenne impose maintenant&nbsp; une taxe d’un taux moyen de 47,6% aux entreprises chinoises qui n’ont pas accepté l’accord anti-dumping, en pratiquant des prix de vente inférieurs aux prix minimum convenus. Ces baisses de prix ont eu raison des principales entreprises européennes de panneaux solaires, qui ont fait faillite, notamment en Allemagne. Le seul producteur français d’importance, Photowatt, a dû être racheté en février 2012 par EDF Energies Nouvelles. Cette entreprise est épaulée par le CEA, dont on connait l’excellence de la recherche, et qui en fait bénéficier Photowatt. Cette assistance du CEA porte sur l’amélioration du rendement des panneaux photovoltaïques, et aussi sur la baisse des coûts de fabrication.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une compétitivité nouvelle</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6000003814697px;">Quelle place pourrait prendre le photovoltaïque dans la <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Quelle-sera-l-energie-de-demain-Le-cas-francais_a1910.html">production d’énergie</a>, sachant que la part du photovoltaïque dans l’énergie mondiale n’est actuellement que de 0,5%&nbsp;? C’est peu, mais maintenant il devient crédible de développer massivement cette filière, compte tenu de sa compétitivité nouvelle, et de l’énorme avantage que représente l’énergie solaire, illimitée et non carbonée.&nbsp;</span><span style="line-height: 25.6000003814697px;">Cependant, l’intermittence du photovoltaïque le rend peu pratique, et c’est une énergie fatale: on ne peut pas commander sa production, qui est souvent à contretemps par rapport au besoin. Par exemple la pointe de demande quotidienne d’électricité se situe vers 19 heures, quand la production photovoltaïque est pratiquement nulle. <br />   <br />  Pour maintenir la stabilité du réseau, l’utilisation de cette énergie se fait obligatoirement en complément avec une autre énergie à faible inertie, en pratique l’hydroélectricité de barrages (pas de centrales au fil de l’eau) et les turbines à gaz. De plus la production moyenne du photovoltaïque est loin de pouvoir satisfaire le besoin total: le facteur de charge (pourcentage de la production totale) définit la proportion maximum&nbsp; possible de cette énergie. Il est en France métropolitaine de 13%. Ce facteur de charge est plus élevé pour les latitudes plus proches de l’équateur (il est par exemple de 15% en Corse et de 11% à Lille). C’est dire que pour près de 90% de la production, il faut utiliser une autre énergie. A l’équateur, le facteur de charge est de 25%. Ces facteurs de charge restent malgré tout bien plus élevés que les 0,5% actuels de part du photovoltaïque, ce qui lui ouvre un gros marché.</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">Mais on peut faire mieux encore grâce au stockage de l’énergie, qui permet d’ajuster exactement la production d’électricité à la demande. En pratique seule la solution «&nbsp;STEP&nbsp;» (Station de Transfert d’Energie par Pompage) offre une possibilité concrète et éprouvée de stockage de masse de l’électricité. Quand l’électricité du réseau est excédentaire, on l’utilise par pompage pour&nbsp; stocker de l’eau par dans un réservoir situé au-dessus d’une station de turbinage, qui fabriquera de l’électricité quand le réseau en aura besoin. Cette solution est effectivement pratiquée&nbsp;: en France, on compte une trentaine de STEP, totalisant 6 GW, l’équivalent donc, de 6 centrales nucléaires actuelles. EDF continue à en construire. Ces installations pompent pendant les heures creuses (la nuit, notamment), et turbinent pendant les heures où la demande est forte. Les STEP peuvent servir à stocker l’énergie irrégulière fournie par les panneaux solaires. Dans ce cas, on pourrait utiliser directement le courant continu fourni par les panneaux solaires pour alimenter les pompes, économisant le coût de 15% de la conversion continu-alternatif en général associée aux panneaux photovoltaïques. Le surcoût des STEP, qui est de l’ordre de 30%, serait réduit de moitié.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une solution mixte</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6000003814697px;">Le stockage de l’énergie d’origine solaire permet de s’affranchir de l’intermittence. En théorie, il suffirait d’installer assez de panneaux solaires pour satisfaire toute la demande. Cependant, pendant la saison hivernale, sous nos latitudes, l’ensoleillement baisse fortement, et il serait plus économique d’utiliser une solution mixte (nucléaire+photovoltaïque par exemple). Pour un réseau comme celui de la France, on pourrait probablement faire monter le taux de photovoltaïque à 60-70%.&nbsp;</span><span style="line-height: 25.6000003814697px;">Dans les pays tropicaux, dont beaucoup sont industrialisés (comme le Sud Est asiatique), le photovoltaïque seul&nbsp; pourrait fournir économiquement la quasi-totalité de l’électricité.</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">Il y a cependant des contraintes géographiques&nbsp;: pour faire un STEP, il faut pouvoir disposer de deux réservoirs décalés en altitude, peu éloignés. Ces sites se trouvent facilement dans les régions montagneuses. Les bords de mer (la mer jouant le rôle de réservoir inférieur), peuvent convenir pour peu qu’il y ait des montagnes proches, ou au moins des falaises de plus de 100 mètres. Il faut noter que si l’on se satisfait de STEP fournissant le principal de l’énergie quotidiennement consommée, en acceptant une proportion non négligeable d’énergies complémentaires, on peut se contenter de faibles réservoirs.</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">Finalement, il est clair que le photovoltaïque représente une formidable opportunité. Pour en bénéficier pleinement, il est impératif que la France devienne un des principaux fournisseurs mondiaux de panneaux solaires. Un défi conforté par une assurance&nbsp;: celle de l’énormité du besoin mondial. Et par une opportunité exceptionnelle,&nbsp;actuellement: pouvoir emprunter les fonds nécessaires pour de gros investissements à un très faible taux. Et une certitude: notre recherche est une des meilleures du monde. Cela justifierait que nos dirigeants se mobilisent sur ce projet.</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;</span> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>« Il y a un acteur de trop dans la construction nucléaire »</title>
   <pubDate>Thu, 12 Mar 2015 17:44:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises et Secteurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Suite à une perte record de 4,8 milliards d’euros en 2014, Areva a annoncé un programme d'économies d'un milliard d'euros à l'horizon 2017, d’importantes cessions et un recentrage de ses activités. Le groupe nucléaire n'a cependant prévu de répondre qu'à partir de fin juillet à la question de ses besoins en fonds propres, qui pourraient imposer des opérations financières avec EDF et d'autres partenaires. Dans ce contexte délicat, le groupe Areva se voit contraint à revoir son organisation. Entretien avec Éric Bonnel, directeur associé chez Square, société de conseil en stratégie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Économie et société : La situation que traverse Areva s'explique-t-elle uniquement par la crise que traverse le secteur nucléaire ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/7562238-11670360.jpg?v=1426178875" alt="« Il y a un acteur de trop dans la construction nucléaire »" title="« Il y a un acteur de trop dans la construction nucléaire »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Éric Bonnel :</strong> Les causes de la situation très difficile que vit aujourd’hui Areva sont à rechercher avant tout dans la gestion de la société et les relations avec son actionnaire plutôt que dans la crise que traverse le secteur nucléaire. Pour rappel les entreprises du secteur pétrolier ont pu se développer et même prospérer avec un baril de brut oscillant entre 9$ et 20$ pendant toute la décennie des années 1990 c’est-à-dire 50 % de moins que le prix de la décennie précédente. <br />   <br />  La crise d’Areva s’explique d’abord par le fait de vouloir passer du statut de prestataires de service nucléaires (Mines, Activités Aval et Amont de traitement des produits nucléaires et fourniture de quelques pièces essentielles du réacteur d’une centrale), à un statut de constructeur de centrales. Or non seulement sur ce secteur Areva n’est pas seule, mais c’est cette partie du cycle qui concentre le plus de risques financiers avec la plus grande consommation de capitaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>É. S. : En tant qu'actionnaire, l'Etat doit-il intervenir ?</b></div>
     <div>
      <strong>É. B. :</strong> L’état a voulu avoir deux champions de la construction nucléaire en France et manifestement il y en a un de trop. A ce jour l’Etat est obligé d’intervenir pour recapitaliser la société dont les pertes de valeur comptable sont supérieures à la valeur boursière. Le bilan d’Areva aujourd’hui ne lui permet plus de se financer. Or l’Etat actionnaire doit protéger son capital et Areva est un vrai actif si l’on sait donner une direction claire au management et aux salariés de la société.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>É. S. : Quelles solutions sont envisageables pour redresser la barre ?</b></div>
     <div>
      <strong>É. B. :</strong> Il faut opérer un recentrage sur l’activité de service aux sociétés de production d’électricité nucléaire. En outre la société ne pourra économiser un plan d’amélioration de la productivité pour augmenter la rentabilité de celle-ci. Les excédents bruts d’exploitation se situent entre 15% et 20% sur les cycles amont et aval et à 35% sur les mines. Il y a donc des pôles de compétence à développer et à renforcer. La société devra en revanche savoir sortir définitivement de la construction de réacteur nucléaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>É. S. : Quel avenir pour Areva ?</b></div>
     <div>
      <strong>É. B. :</strong> Il faudra oser profiter des opportunités ouvertes par la crise pour investir intelligemment sur certains secteurs qui seront très rentables quand le cycle d’activités se retournera. L’uranium a baissé de 35% depuis 2 ans, le cycle est bas, les entreprises se désengagent du secteur, mais quelle meilleure opportunité que d’investir à bas coûts pour racheter des actifs et consolider une position de leader. <br />   <br />  Et surtout, il ne doit pas y avoir de fusion avec EDF, car évidemment la valeur d’Areva dans EDF disparaitrait et ce serait pour l’actionnaire une erreur monumentale. Aucun autre producteur d’électricité nucléaire dans le monde ne verrait d’un bon œil l’achat de services de maintenance critique auprès d’un de ses concurrents présents ou futurs. <br />   <br />  Si Areva fusionne, elle cessera de pouvoir prétendre au titre de leader de la prestations de services pour les 430 réacteurs en service dans le monde et les 60 en cours de construction et ne deviendra plus qu’une simple business unit d’EDF dont l’horizon sera de faire fonctionner les 58 réacteurs actuellement en service ainsi qu’un unique réacteur en cours de construction. <br />   <br />  Propos recueillis par Vincent Paes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <title>​L’hydrogène continue sa percée</title>
   <pubDate>Fri, 30 Jan 2015 12:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Garipuy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises et Secteurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      La pression croissante des climatologues nous pousse vers l’abandon des énergies fossiles. En première priorité, il faut abandonner le charbon, principal émetteur de CO<sub>2</sub>. Mais aussi gros pollueur, avec des effluents cancérigènes. La Chine est en première ligne de ce combat (le 14 janvier 2015, la pollution était telle à Pékin qu’il fallait allumer les phares en plein jour&nbsp;!), sans qu’il y ait de solution évidente&nbsp;: les énergies renouvelables, par exemple, ont montré en Allemagne qu’elles étaient une fausse solution. Après dix ans d’&nbsp;«&nbsp;Energiewende&nbsp;», transition énergétique, et 500 milliards d’euros de dépensés, la part des énergies renouvelables plafonne en Allemagne à 13%... et le taux de CO<sub>2</sub> augmente.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Remplacer le pétrole</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/7409358-11413967.jpg?v=1422618577" alt="​L’hydrogène continue sa percée" title="​L’hydrogène continue sa percée" />
     </div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6000003814697px;">Sur ce plan, la France est un des pays les plus vertueux, grâce à ses centrales nucléaires, pourtant décriées par les écologistes, mais, miracle, il semble qu’en France la raison veuille l’emporter sur l’idéologie, puisque notre ministre de l’écologie, Ségolène Royal, est maintenant favorable au développement du nucléaire. Le deuxième gros émetteur de gaz carbonique est le pétrole. La solution de remplacement officielle, les batteries électriques au lithium, manifestement ne plait pas. On a beau multiplier les rabais et bornes de chargement, l’utilisation de ces voitures reste limitée à une faible part du transport urbain (en France, les ventes de voitures électriques en 2014 n’ont représenté que 0,59% du total). Et la crainte pour le conducteur d’une panne sèche inopinée, avec appel obligatoire à une dépanneuse, est dissuasive.</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">C’est l’échec des grandes ambitions pour&nbsp; cette solution qui aujourd’hui pousse l’hydrogène, dont l’autonomie et le mode de remplissage du réservoir de carburant sont très voisins de la pratique actuelle. Il y a deux ans, nous vous parlions déjà de cette alternative dans un article intitulé «&nbsp;Voiture à hydrogène&nbsp;: c’est parti&nbsp;!&nbsp;» Depuis la situation a progressé.En France, qui va accueillir cette année la conférence sur le climat, les autorités se démènent pour pouvoir présenter des solutions concrètes. François Hollande a notamment reçu Pascal Mauberger, président de l'Association française pour l'Hydrogène et les Piles à Combustibles (Afhypac).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des évolutions encourageantes</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6000003814697px;">Deux évènements récents marquent la progression de la voiture à hydrogène&nbsp;:</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">1. La sortie par Toyota d’une voiture grand public fonctionnant à l’hydrogène, la Miraï. Simultanément, Toyota rend gratuit l'accès à plus de 5&nbsp;600 de ses brevets sur la voiture à hydrogène. Ceci dans le but de favoriser l’essor de cette technologie.</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">2. La validation par le CEA d’un système de production d’hydrogène par électrolyse de la vapeur d’eau à haute température de performances exceptionnelles, puisque son rendement atteint 90%, soit 3,9 kWh/Nm3 d’hydrogène. En mettant à jour avec cette donnée le calcul du prix de l’équivalent du litre d’essence&nbsp;</span><em style="line-height: 25.6000003814697px;">à la pompe</em><span style="line-height: 25.6000003814697px;">, on obtient&nbsp;:</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6000003814697px;">1 litre essence = 3107 litres H</span><sub>2&nbsp;</sub><span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 12,12 kWh</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Compression à 700 bars 10%&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 13,33 kWh</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tarif vert EDF moyen: 0,0516 €/kWh&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0,687 €/l</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Amortissement électrolyseur et station&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0,11&nbsp; €/l</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Total Hors Taxes&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0,797 €/l&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; TVA&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0,16&nbsp; €/l</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; TIPP&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0,61&nbsp; €/l</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Marge&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0,08&nbsp; €/l</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Total TTC&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><strong style="line-height: 25.6000003814697px;">1,65&nbsp; €/l</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6000003814697px;">A comparer aux 1,33 €/l actuels (mais aussi aux 1,70 €/l d’il y a trois mois). Notons que la baisse actuelle du prix de l’essence est due principalement à la production de pétrole de schiste des Etats Unis (avec des possibilités de stockage limitées, l’élasticité des prix du pétrole est forte, et tout déséquilibre entre l’offre et la demande se traduit par de grosses variations de prix); il se dit que c’est l’Arabie Saoudite qui, en produisant au maximum actuellement, cherche à couler le pétrole de schiste américain, en prenant sa place, car au prix du marché actuel, les producteurs de pétrole de schiste perdent de l’argent. De toute façon, cette production a un caractère temporaire: on prévoit qu’elle soit épuisée dans 10 ans, alors que bon an, mal an, la consommation de pétrole continue à croitre chaque année, et que la production des forages traditionnels continue elle à décroître.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le prix de l’hydrogène devrait rester stable</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6000003814697px;">Le prix de l’hydrogène, qui est produit par électrolyse, ne dépendra que du prix de l’électricité, dont les fondamentaux ne devraient pas varier dans l’avenir. Le nouvel électrolyseur du CEA est relativement compact&nbsp;: taille d’un réfrigérateur pour une production de 0,7 l/h d’équivalent essence (ce qui permettrait, en l’installant dans son garage, de se limiter à un remplissage nocturne du réservoir, dans la majorité des cas).</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">Il faudra aussi équiper les stations-service en hydrogène. Dans ce secteur, Air Liquide est de loin leader mondial. L’Allemagne prévoit d’équiper l’ensemble&nbsp; de son territoire d’ici 2023. Quant à la France, elle mise toujours sur la voiture&nbsp; électrique seulement. La France a la chance de pouvoir augmenter sa production électrique à un prix compétitif et sans émission de CO</span><sub>2</sub><span style="line-height: 25.6000003814697px;">, grâce au nucléaire. Pourquoi ne deviendrait-elle pas un leader dans l’hydrogène dont la matière première est l’électricité ?</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des difficultés persistent  </b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6000003814697px;">Il reste cependant une épineuse question à résoudre&nbsp;: la Miraï devrait être bientôt disponible en Allemagne au prix prohibitif de 66&nbsp;000 euros. Ce prix provient de celui de la pile à combustible (PAC) de ce véhicule, qui fonctionne comme une voiture électrique. La PAC utilise la technique PEM (Proton Exchange Membrane), qui inclut deux composants très coûteux&nbsp;: le polymère qui réalise la séparation protonique, et le platine qui sert de catalyseur. Malgré les multiples études menées depuis longtemps par les principales firmes automobiles (et aussi par le CEA), les prix de la PAC restent trop élevés. On se demande alors pourquoi les industriels s’épuisent dans cette voie, alors que BMW avait essayé la solution moteur thermique, en testant en utilisation réelle pendant 3 ans 11 BMW série 7 modifiées bi-carburant, essence et hydrogène, ainsi qu’un prototype de moteur diesel modifié pour l’hydrogène par ajout d’une bougie d’allumage, avec un rendement équivalent au turbo-diesel. Ces essais se sont semble-t-il bien déroulés, et on ne sait pas pourquoi BMW a interrompu ce développement (sans doute estimaient-ils plus attractif une motorisation électrique, en espérant régler les problèmes de coût de la PAC). Un&nbsp; moteur thermique, très voisin des moteurs actuels, aurait un coût de revient nettement inférieur à la solution PAC, ce qui permettrait de développer très rapidement une gamme à hydrogène à des prix comparables aux prix actuels&nbsp;: peut-être une bonne niche pour les constructeurs français&nbsp;?</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 25.6000003814697px;">Une autre difficulté doit être mentionnée&nbsp;: les électrolyseurs alcalins (c’est la technologie la plus utilisée, car la moins coûteuse) ne peuvent fonctionner correctement avec l’électricité irrégulière produite par les énergies renouvelables (photovoltaïque et éolien), car il y aurait alors un problème de pureté de l’hydrogène. Il faut pour cette électricité dite «&nbsp;verte&nbsp;» utiliser des électrolyseurs à technologie PEM, qui sont des PAC inverses, avec les mêmes composants … donc les mêmes coûts. Pour un pays comme l’Allemagne, il est presqu’obligatoire d’utiliser l’électricité d’origine renouvelable (pas de nucléaire), avec un coût de production doublement majoré (éolien marin très coûteux, et électrolyse PEM), donc un coût de l’hydrogène qui serait au moins le double de l’hydrogène français, qui proviendrait lui de centrales nucléaires et d’électrolyseurs alcalins.&nbsp; Et des voitures à 10 000€ en France, contre 60&nbsp;000€ (actuellement) en Allemagne. Une franche disparité. Il est temps maintenant, que l’Etat français et les industriels concernés se prononcent.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
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   <title>Quelle sera l'énergie de demain ? Le cas français</title>
   <pubDate>Tue, 30 Sep 2014 12:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Garipuy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises et Secteurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Alors que la menace de réchauffement climatique s’amplifie, et que la raréfaction des hydrocarbures n’est plus une menace lointaine, deux énergies seulement pourraient prendre la relève&nbsp;des énergies fossiles: le <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Quelle-sera-l-energie-de-demain-Le-nucleaire_a1889.html">nucléaire</a>  et le renouvelable (principalement éolien et photovoltaïque). Une expérience significative a déjà été accumulée sur ces deux énergies, et il est opportun de chercher à en tirer des enseignements. Pour le dernier article de cette série, <em>Economie et société</em> revient sur le cas français. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nucléaire dépendance</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/7035258-10765897.jpg?v=1412072393" alt="Quelle sera l'énergie de demain ? Le cas français" title="Quelle sera l'énergie de demain ? Le cas français" />
     </div>
     <div>
      <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Le programme électro-nucléaire français s’est réalisé de 1974 à 1987 avec la construction de&nbsp; 55 réacteurs de 900 MW. Ces réacteurs fournissent l’essentiel de l’électricité française. En 2013, l’origine de l’électricité a été (chiffres EDF, en %)&nbsp;:</span> <br />  <br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Nucléaire&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 79,3</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Hydraulique &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;9,3</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Charbon &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 3,3</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Gaz &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 1,7</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Fioul&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; 1,0</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Autres &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 5,4 (dont éolien 2,9 et photovoltaïque 0,9)</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Le programme français a été une réussite complète, reconnue dans le monde entier. La France a été le seul pays dont l’électricité était d’origine décarbonée, et aucun contre-temps important n’est survenu, tant dans la réalisation des centrales que dans leur exploitation. Aucun accident nucléaire n’est arrivé. L’électricité française était parmi une des moins chères du monde.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Transition forcée</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Tout allait bien donc, quand survint le «&nbsp;Grenelle de l’environnement&nbsp;». Concernant l’énergie, l’objectif était de diminuer le nucléaire en augmentant le renouvelable. Pour ce dernier leur part dans l'énergie consommée devait passer de 10% (surtout de l’hydraulique) en 2006 &nbsp;à 23% en 2020. On peut y arriver de deux façons&nbsp;:</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;"><strong>1. En rajoutant des éoliennes et panneaux solaire</strong>s, sans toucher aux centrales existantes. C’est ce que l’on fait depuis le Grenelle, soit depuis 6 ans. Avec pour &nbsp;résultat que la part du renouvelable est passée de 10 à 15%. Mais cela nous coûte déjà 3 milliards d’euros par an de CSPE, soit, avec des contrats de 20 ans, 60 Md€. Et en extrapolant à 2020, on arriverait à 7,8 Md€/an de CSPE, soit 156 Md€ d’investissement. Mais en échange de ce prélèvement, quel est l’avantage pour les français&nbsp;?</span> <br />  <br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">. pas une hausse de la production</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">. pas une diminution du CO</span><span style="font-size: 11px; line-height: 0; position: relative; vertical-align: baseline; bottom: -0.25em;">2</span><span style="line-height: 19.6000003814697px;">&nbsp;émis (puisque le nucléaire n’en émet pas)</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">. alors peut-être une réduction du risque nucléaire&nbsp;? Ce n’est pas le cas. Car une réduction de ce risque implique l’arrêt définitif des centrales nucléaires. Si l’on se contente de réduire la production de ces centrales sans les arrêter, on ne diminue pas le risque d’accident nucléaire, tout en augmentant mécaniquement le coût du nucléaire.</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Donc, on dépenserait 156 Md€ pour n’avoir rien en échange&nbsp;? Où est la rationalité&nbsp;?</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;"><strong>2.</strong> <strong>En arrêtant des centrales nucléaires.</strong> C’est le plan du gouvernement, qui prévoit de supprimer un tiers des centrales nucléaires, soit 20 centrales. Plus que les allemands, qui vont fermer 17 centrales. Ce qui va quand même leur coûter, d’après leurs calculs, 1500 milliards d’euros.</span><br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Et pour aboutir à quel résultat&nbsp;? Devoir remplacer par des centrales au charbon (comme en Allemagne) &nbsp;les centrales nucléaires supprimées (qui sont toutes nécessaires quand le renouvelable ne produit pas). En important ce charbon au prix du marché. En créant une pollution cancérigène. Et en mettant à la poubelle les objectifs de réduction du CO</span><span style="font-size: 11px; line-height: 0; position: relative; vertical-align: baseline; bottom: -0.25em;">2</span><span style="line-height: 19.6000003814697px;">.</span> <br />  <br style="line-height: 19.6000003814697px;" />  <span style="line-height: 19.6000003814697px;">Et que gagnerait-on en échange de ce cauchemar&nbsp;? Une sécurité contre les accidents nucléaires&nbsp;? Pour que cette sécurité soit effective, il faut supprimer toutes les centrales nucléaires, <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Quelle-sera-l-energie-de-demain-Le-cas-allemand_a1905.html">comme l’Allemagne.</a>  Car si on en garde les deux-tiers, on laisse les deux-tiers &nbsp;de la population exposée au danger supposé. Est-ce bien démocratique&nbsp;?</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Stop aux subventions</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 19.6000003814697px;">La France, dont la production d’électricité ne produit pas de CO</span><span style="font-size: 11px; line-height: 0; position: relative; vertical-align: baseline; bottom: -0.25em;">2</span><span style="line-height: 19.6000003814697px;">, n’a vraiment aucun intérêt à installer des <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Quelle-sera-l-energie-de-demain-Les-energies-renouvelables_a1897.html">énergies éoliennes et photovoltaïques.</a>  Il faut que ce gaspillage soit interrompu, par la cessation du subventionnement de ces énergies renouvelables. C’est d’ailleurs la position des producteurs européens d’électricité. M. Gérard Mestrallet, PDG de GDF SUEZ et chef de file des principaux électriciens européens, a fait une déclaration explicite sur ce sujet (le 11/10/2013 à Bruxelles&nbsp;:&nbsp;</span><em style="line-height: 19.6000003814697px;">«&nbsp;</em><em style="line-height: 19.6000003814697px;">Nous demandons d'intégrer les énergies renouvelables dans le marché réel et de laisser de côté les subventions&nbsp;»</em><em style="line-height: 19.6000003814697px;">),</em><span style="line-height: 19.6000003814697px;">&nbsp;mais&nbsp;</span><strong style="line-height: 19.6000003814697px;">personne</strong><span style="line-height: 19.6000003814697px;">&nbsp;(aucune personnalité, aucun média) ne l’a commentée ou simplement évoquée, et le gouvernement n’a pas même eu la correction de répondre à cette demande de l’un des principaux industriels de France.&nbsp; <br />   <br />  En somme, producteurs et consommateurs d’électricité sont d’accord pour arrêter ce gaspillage, mais le gouvernement n’en a cure, il poursuit et amplifie sa gabegie, sans donner aucune explication. Quelles raisons se cachent derrière cette apparente indifférence ? Probablement de gros intérêts matériels, et de petits calculs électoraux. De plus, les partisans du renouvelable (un concept séduisant en apparence… en oubliant l’intermittence&nbsp;!) sont largement majoritaires dans tous les milieux. L’intox écologiste a remarquablement fonctionné, encouragée par les candidats à la Présidence de la Ré</span><span style="line-height: 19.6000003814697px;">publique en 2007, qui ont fait publiquement allégeance à un gourou incompétent.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/Quelle-sera-l-energie-de-demain-Le-cas-francais_a1910.html</link>
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