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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>La Tunisie peut prendre le chemin de la croissance et du développement</title>
   <pubDate>Fri, 29 May 2015 10:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Myard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Afrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jacques Myard et six autres députés, Jean-Louis Destans, Axel Poniatowski, Odile Saugues, Gérard Charasse, Marie-Louise Fort et Michel Destot, ont effectué une mission en Tunisie pour la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale les 26 et 27 mai 2015. Retour d'expérience.     <div>
      Cette mission a permis d’évaluer les progrès accomplis par la Tunisie depuis la révolution qui a chassé le régime de Ben Ali. Lors de leur séjour, nous avons rencontré : Rached Ghannouchi, président d’Ennahda, Mohamed Ennaceur, président de l’Assemblée des représentants du peuple, Bochra Belhaj Hamida, président de la commission des droits et libertés et affaires intérieures de l’Assemblée, Yassine Brahim, ministre du développement et des investissements, Hamma Hammami, porte-parole du Front populaire, Mohsen Marzouk, secrétaire général du parti Nida Tounès et Khemais Jhinaoui, conseiller diplomatique du président de la République Essebsi. Nous avons aussi rencontré des membres de la société civile, juristes, avocats, professeurs, chefs d’entreprise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un régime démocratique et parlementaire</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/7845569-12173792.jpg?v=1432888590" alt="La Tunisie peut prendre le chemin de la croissance et du développement" title="La Tunisie peut prendre le chemin de la croissance et du développement" />
     </div>
     <div>
      Il est indéniable que la Tunisie a réussi à instaurer un régime démocratique et parlementaire qui fait figure d’exception dans le paysage des « printemps arabes ». Les institutions parlementaires sont en place. Cet acquis est à mettre au compte de l’entente entre le parti du président Nida Tounès (l’Appel de la Tunisie) et Rached Ghannouchi du parti islamiste Ennahda qui vantent tous deux la nécessité d’un consensus politique. <br />   <br />  R. Ghannouchi a visiblement compris, après la chute des Frères Musulmans en Egypte et du président Morsi, qu’il était impossible de se maintenir seul au pouvoir au risque de provoquer des affrontements face à la résilience de la société civile, notamment des femmes. Mais si la sagesse l’a emporté et a permis d’instaurer un régime parlementaire démocratique tenant compte de toutes les sensibilités tunisiennes, il ne pourra se développer et s’affermir que si certaines conditions sécuritaires et économiques sont réunies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sur le plan de la sécurité</b></div>
     <div>
      L’environnement international demeure plus que jamais instable et hostile avec le chaos libyen, le terrorisme sahélien. La Tunisie doit impérativement renforcer son appareil sécuritaire et ses contrôles aux frontières. L’attentat du Bardo déclenché par des terroristes entraînés en Libye démontre la prégnance de l’enjeu sécuritaire sur le tourisme tunisien, facteur économique d’importance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sur le plan économique</b></div>
     <div>
      La révolution de 2011 a d’abord été une révolution de la misère, l’attente du peuple, classes moyennes comprises, demeure grande car les conditions de vie se sont fortement détériorées. Le Gouvernement est décidé à effectuer des réformes structurelles, notamment pour permettre les investissements étrangers mais les freins sont nombreux, la bureaucratie, le statut foncier de l’étranger, les craintes du principal syndicat que l’Etat ne perde le contrôle des entreprises publiques ; les grèves se multiplient, en particulier dans les mines de phosphate. <br />   <br />  L’avenir de la Tunisie et de la paix sociale dépend, en conséquence, du succès ou non des réformes capables de créer des emplois mais tout autant des questions de sécurité. Sans oublier la poursuite du consensus politique entre Nida Tounès et Ennahda qui ont su calmer le jeu et s’entendre. La Tunisie a gagné une bataille, elle doit maintenant gagner la guerre de la sécurité et du développement. L’intérêt de la France est simple : accompagner le gouvernement tunisien dans ses projets ; son succès constituera un exemple pour les autres pays arabes et un gage pour la maîtrise des flux migratoires, donc pour nous-mêmes. <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur : </strong><a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/France-Russie-un-terrible-gachis-_a2097.html">Jacques Myard </a> est député de la Nation, maire de Maisons-Laffitte et président du Cercle Nation et République.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/La-Tunisie-peut-prendre-le-chemin-de-la-croissance-et-du-developpement_a2109.html</link>
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   <title>10 % de la taxe sur les transactions financières versée aux aides au développement</title>
   <pubDate>Mon, 08 Oct 2012 17:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le chiffre de la semaine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Selon Pascal Canfin, ministre du Développement, la France maintiendra, en 2013, son niveau d’aide au développement grâce à l'affectation de financements supplémentaires correspondant à 10% de la taxe sur les transactions financières. La taxe sur les transactions financières, inspirée de la taxe Tobin chère aux altermondialistes, s'applique, depuis août, aux échanges d'actions des sociétés dont la capitalisation boursière dépasse un milliard d'euros et dont le siège social est en France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>60 millions d'euros en 2013, 100 en 2014</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/4797533-7172874.jpg?v=1349795215" alt="10 % de la taxe sur les transactions financières versée aux aides au développement" title="10 % de la taxe sur les transactions financières versée aux aides au développement" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;C'est la première fois qu'on affecte au développement une partie de la TTF, votée en février 2012 par le Parlement français et doublée à 0,2% par la nouvelle majorité socialiste </span>&quot;, commente-t-il. <span style="font-style:italic">&quot;Malgré un contexte de contrainte budgétaire, nous n'avons pas sacrifié la solidarité internationale puisque nous avons quasi stabilisé l'effort budgétaire consacré au développement&quot;</span> , avec une baisse de moins de 40 millions d'euros sur un total de 3,3 milliards.       <br />
              <br />
       Ces propos font suite aux contestations de plusieurs grandes associations qui s’étaient indignées après que le gouvernement est indiqué, dans le cadre de son projet de budget de 2013, que le crédit de l’aide au développement baisserait de 3,3 milliards d’euros en 2012 à 3,1 milliards d’euros en 2013. Pour compenser en partie cela, 60 millions d'euros récoltés via la taxe sur les transactions financières seront affectés en 2013 au fonds de solidarité pour le développement géré par l'Agence française pour le développement (AFD). En 2014, ce montant sera porté à 100 millions d'euros, puis en 2015 à 160 millions, soit environ 10 % du produit attendu de la taxe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <title>« De l’argent qui fait la différence »</title>
   <pubDate>Wed, 06 Apr 2011 11:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La phrase de la semaine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2868828-4056579.jpg?v=1302082977" alt="« De l’argent qui fait la différence »" title="« De l’argent qui fait la différence »" />
     </div>
     <div>
      Cette semaine, voici un entretien vidéo de Bill Gates qui était en France pour communiquer sur sa fondation et sur son programme « Living Proof ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.economieetsociete.com/video/<iframe title="YouTube video player" width="380" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/VNfJ43Nz4eI" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      Petit rappel : Bill Gates est le plus grand donateur privé. Sa fondation, Bill &amp; Melinda Gates Foundation, dispose de 26 milliards d’euros de dotation et emploie près de 900 salariés dans une centaine de pays. Il est également responsable de l’initiative <a class="link" href="http://givingpledge.org/" target="_blank">The Giving Pledge. </a> Cette dernière consiste à inciter les milliardaires à donner au moins 50% ou plus de leur fortune de leur vivant ou à leur mort pour l’aide au développement et contre la pauvreté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Et voici une vidéo présentant le programme « Living Proof » :</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.economieetsociete.com/video/<iframe title="YouTube video player" width="380" height="244" src="http://www.youtube.com/embed/efm03FbQdz8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/De-l-argent-qui-fait-la-difference_a665.html</link>
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   <title>Révolution tunisienne: et l’économie dans tout ça ?</title>
   <pubDate>Thu, 20 Jan 2011 19:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Afrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2632351-3714777.jpg?v=1295547557" alt="Révolution tunisienne: et l’économie dans tout ça ?" title="Révolution tunisienne: et l’économie dans tout ça ?" />
     </div>
     <div>
      Les raisons de la colère en Tunisie sont nombreuses. Mais c’est un acte individuel qui a tout déclenché. Le 17 décembre, un jeune tunisien, Mohamed Bouazizi, s’immolé à Sidi Bouzid. Depuis cet événement, les manifestations et revendications n’ont cessé de grandir. Jusqu'à la révolution. Parmi les revendications ont retrouve bien sûr une volonté de plus grande liberté d’expression. Mais ce n’est pas cela qui a fait bouger les choses. Ce sont avant tout les conditions économiques qui ont poussé le peuple à se révolter.        <br />
              <br />
       L’idée de corrélation entre conditions économiques et révolte sociale n’est pas nouvelle. Amartya Sen, économiste lauréat du prix Nobel d’origine indienne, développait déjà,dans son ouvrage <span style="font-style:italic">Poverty and Famines</span> (1981), le lien entre famine, développement et démocratie. Avant d’être des mouvements pour les libertés, ce sont des mouvements contre la vie chère, le chômage et les injustices sociales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les émeutes ont surgit au moment où la Tunisie se targuer d'un fort taux de croissance</b></div>
     <div>
      Selon Amartya Sen, la cause des famines réside dans l’absence de liberté plutôt que dans la croissance démographique (contrairement à Malthus). L’organisation sociale, en cas de baisse de la production, peut aggraver ou au contraire diminuer les problèmes de disette. Tout dépend du système économique dans lequel on se trouve. Dans un système ouvert, où chacun a le droit de produire et d’échanger, on favorise le développement. Dans un système fermé, où des profiteurs s’emparent des droits d’accès, le pire est presque sûr.        <br />
              <br />
       L’ironie veut d’ailleurs que les émeutes tunisiennes ont surgi au moment où le pays se targue d'une belle croissance (+ 3 %). Mais là encore, il s’agit surtout de répartition. A quoi servent cette performance si les jeunes, qui représentent près de 41 % de la population, n’y ont pas accès. Pour bien comprendre de quoi il en retourne, regardons la santé économique des trois pays du Maghreb : le Maroc, la Tunisie et l’Algérie.       <br />
              <br />
       Voici quelques données macroéconomiques qui permettent de bien distinguer le cas Tunisien : un taux de croissance fort, une inflation non contrôlée, un taux de chômage élevé (notamment chez les jeunes) et une richesse mal partagée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Population, en millions :</b></div>
     <div>
      Algérie : 35.5       <br />
       Maroc : 32       <br />
       Tunisie : 10,5
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Part des moins de 25 ans dans la population, en % :</b></div>
     <div>
      Algérie : 45,6       <br />
       Maroc : 47,2       <br />
       Tunisie : 40,8
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Indice de développement (classement mondial) :</b></div>
     <div>
      Algérie : 84ème sur 169       <br />
       Maroc : 114ème       <br />
       Tunisie : 81ème
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Croissance du PIB, en % :</b></div>
     <div>
      Algérie : 2,4       <br />
       Maroc : 5.2       <br />
       Tunisie : 3
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Inflation, en % :</b></div>
     <div>
      Algérie : 5.5       <br />
       Maroc : 2       <br />
       Tunisie : 4,2
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Taux de chômage, en % : </b></div>
     <div>
      Algérie : 11,3       <br />
       Maroc : 9,1       <br />
       Tunisie : 14,7
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>PIB/habitant, en dollars :</b></div>
     <div>
      Algérie : 7 124       <br />
       Maroc : 4 745       <br />
       Tunisie : 8 559       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ces dernières semaines, seul <a class="link" href="http://www.lemonde.fr/afrique/article_interactif/2011/01/19/l-onde-de-choc-de-la-revolution-tunisienne-du-maroc-au-yemen_1467602_3212.html" target="_blank">le Maroc </a> a été épargné par les révoltes. Et, comme par hasard, c’est celui qui dispose de la meilleure répartition des richesses qui ne connaît pas de mouvements sociaux. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Micro-crédits pour macro-services</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 06:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/1948942-2680828.jpg?v=1289630976" alt="Micro-crédits pour macro-services" title="Micro-crédits pour macro-services" />
     </div>
     <div>
      En octobre 2006, le prix Nobel de la paix était attribué au Bangladeshi Muhammad Yunus et à la banque qu'il a créée, la Grameen Bank, pour la mise en place, à grande échelle, du micro-crédit. L'activité consiste à attribuer des prêts de faible montant à des entrepreneurs ou des artisans qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires classiques. Après s’être fortement développé dans les pays en développement, le principe arrive de nouveau dans les pays occidentaux.       <br />
              <br />
       Avec la crise, le micro-crédit est même devenu à la mode. Il y a quelques jours, la Commission européenne annonçait qu’elle souhaitait développer l’accès au financement des professionnels et particuliers ne pouvant obtenir des prêts bancaires traditionnels. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les micro-entreprises représentent 91% de l’ensemble des sociétés européennes</b></div>
     <div>
      En Europe, le micro-crédit implique des prêts d’un montant inférieur à 25 000 euros. La Commission a proposé la création d’une nouvelle entité européenne financée par les Fonds structurels. Elle sera chargée de dispenser une assistance technique pour le développement d’initiatives de microcrédit en Europe.       <br />
              <br />
       Il faut dire que le potentiel de ce marché est énorme. Les micro-entreprises représentent 91% de l’ensemble des sociétés européennes. Selon Eurostat, la demande potentielle de microcrédits pourrait atteindre, à court terme, plus de 700 000 nouveaux prêts représentant un montant total d’environ 6 milliards d’euros. Avec 10 264 micro-crédits distribués en 2007, la France est en tête du microcrédit en Europe.       <br />
              <br />
       Suite à la publication d'un rapport sur le micro-crédit personnel et professionnel, Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a annoncé que le gouvernement souhaitait favoriser le développement de ces prêts inférieurs à 25 000 euros et accordés aux petits entrepreneurs ou aux chômeurs souhaitant créer une entreprise. Pour cela, la ministre de l’Economie a annoncé quatre mesures :
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1- Faciliter le financement des associations de micro-crédit : </b></div>
     <div>
      Dans le cadre du projet de loi crédit à la consommation qui sera examiné par l’Assemblée nationale fin mars, Christine Lagarde proposera une mesure pour autoriser les particuliers qui le souhaitent à financer l’activité des associations de micro-crédit notamment via des plates-formes internet dont l’objet est actuellement limité au financement de projets d’aide au développement à l’étranger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2 - Renforcer l’efficacité des dispositifs publics d’appui au micro-crédit : </b></div>
     <div>
      La ministre de l’Economie lancera une mission de proposition pour améliorer la gouvernance et les modalités de gestion des fonds de garantie dans le but de faciliter et de simplifier le recours à ces dispositifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3- Informer le public sur l’effort des banques en matière de micro-crédit : </b></div>
     <div>
      Dans le cadre du projet de loi crédit à la consommation, elle proposera d’introduire une obligation nouvelle d’information annuelle et publique relative à l’activité des banques en matière de micro-crédit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4- Création d’un cadre statistique normalisé :</b></div>
     <div>
      Christine Lagarde appelle le Conseil national de l’information statistique (CNIS) à proposer rapidement un cadre statistique normalisé pour les activités de micro-crédit en France. Ce cadre pourra notamment s’appuyer sur les éléments de définition du micro-crédit figurant dans le rapport.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le micro-crédit doit rester exceptionnel</b></div>
     <div>
      Développer le micro-crédit. En effet, il permet aux personnes écartées du système bancaire de faire à nouveau partie de l’économie. Néanmoins, la généralisation du micro-crédit est dangereuse. Pour deux raisons. La première est qu’elle va stigmatiser un peu plus une partie de la population sans pour autant lui donner les moyens de s’en sortir. La deuxième est qu’elle va pénaliser le reste de l’économie.        <br />
              <br />
       De conditions meilleures, de nombreuses personnes vont s’orienter vers cette solution alors qu’ils auraient pu opter pour un prêt traditionnel. Investir moins c’est récolter moins. L’Etat doit donc également relancer les prêts traditionnels aux entreprises. Sous peine que le tissu de TPE se développe aux dépens des PME.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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