<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
  <link>https://www.economieetsociete.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-22T01:40:46+02:00</dc:date>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.economieetsociete.com/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.economieetsociete.com,2026:rss-9835002</guid>
   <title>​Il est temps de s’intéresser à nouveau aux marchés émergents</title>
   <pubDate>Tue, 12 Jul 2016 16:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Antoine Balduino</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les économies émergentes ont connu un triple choc depuis 2014, mais la situation se stabilise sur tous les fronts. Des opportunités s’ouvrent aux investisseurs en particulier sur le marché des obligations d’entreprises, selon les équipes de gestion de Swiss Life Asset Managers.     <div>
      Alors que les investisseurs du monde entier s’interrogent sur les conséquences du&nbsp;Brexit&nbsp;pour l’économie européenne, il est intéressant de regarder de plus près les opportunités offertes par les marchés émergents. Peuvent-ils être à nouveau un moteur de l’économie mondiale tandis qu’une période d’incertitude s’ouvre en Europe et que la croissance américaine donne des signaux contradictoires&nbsp;? «&nbsp;<em>Si <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Les-marches-actions-emergents-affichent-un-beau-potentiel-de-rattrapage_a2390.html">la moitié de la croissance mondiale est assurée par les pays émergents, </a>  ceux-ci ont eu à subir plusieurs chocs depuis 2014&nbsp;: la chute des prix des matières premières, des enjeux politiques dans plusieurs pays, le ralentissement de la demande chinoise. Mais ces facteurs négatifs sont en voie d’amélioration graduelle.&nbsp;&nbsp;Le choc des matières premières est digéré, la Russie et le Brésil vont sortir de la récession en fin d’année et la Chine stabilise sa croissance à court terme&nbsp;</em>» explique Claudia Bernasconi, économiste spécialiste des marchés émergents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Rebond au Brésil et en Russie</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/9835002-15899952.jpg?v=1468334796" alt="​Il est temps de s’intéresser à nouveau aux marchés émergents" title="​Il est temps de s’intéresser à nouveau aux marchés émergents" />
     </div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6px;">Au Brésil,&nbsp;&nbsp;la nomination de Michel&nbsp;Temer&nbsp;au poste de Président par intérim est un signal positif, même si le retour de la croissance prendra du temps. Si le pays traverse sa plus grave récession depuis les années 1930, la situation s’améliore peu à peu alors que le pays s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques cet été&nbsp;: l’inflation recule et la banque centrale garde des marges de manœuvre pour baisser les taux d’intérêt. <br />   <br />  La situation macroéconomique s’améliore également en Russie. Le rebond récent des prix du pétrole est une bonne nouvelle pour le pays malgré la reconduction des sanctions occidentales qui pénalisent toujours son économie.&nbsp;</span><span style="line-height: 25.6px;">En Inde, le gouvernement&nbsp;Modi&nbsp;a créé une dynamique positive mais&nbsp;mme&nbsp;au Brésil, le rebond de la croissance dépend de la mise en œuvre de réformes importantes à venir. En Chine, les mesures d’assouplissement ont permis de stabiliser la croissance à court terme. Elle devrait s’établir aux environs de 6% en 2017. L’effondrement a été évité même si des problèmes structurels perdurent.</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <br data-mce-bogus="1" style="line-height: 25.6px;" />  <br style="line-height: 25.6px;" />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le modèle chinois s’est grippé à l’été 2015 mais ne s’est pas effondré</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6px;">Les investisseurs ont pris conscience des fragilités structurelles de la Chine, deuxième économie mondiale, lorsqu’elle a brutalement dévalué sa monnaie le 11 août 2015. Cette dévaluation trouve son origine en 2010 quand le modèle chinois a commencé à montrer des signes de dysfonctionnement. Depuis 1992, les exportations et la production industrielle ont été respectivement multipliées par 32 et 24&nbsp;!&nbsp;</span><span style="line-height: 25.6px;">Ce modèle basé sur l’exportation a permis à la Chine d’accumuler un stock considérable de devises (près de 4 000 milliards de dollars). «&nbsp;</span><em style="line-height: 25.6px;">La dévaluation d’août 2015 a laissé penser que la Chine souhaitait relancer la guerre des changes, mais elle est davantage une réponse à la dégradation de son économie et aux sorties massives de capitaux qu’elle a subie suite à cette dégradation. Ce phénomène a abouti à des sorties massives de capitaux, un mouvement inédit qui a amené la Banque de Chine à réagir&nbsp;</em><span style="line-height: 25.6px;">» analyse Eric Bourguignon, Directeur de la gestion taux et crédit.</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <br data-mce-bogus="1" style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">Avec la stabilisation de la croissance chinoise, et la sortie de récession du Brésil et de la Russie attendue pour cette année,&nbsp;la thématique émergente ne peut être écartée au sein d’un portefeuille convenablement diversifié. «&nbsp;</span><em style="line-height: 25.6px;">En 2015, les obligations des marchés émergents&nbsp;&nbsp;libellées en devises fortes (dollar, euro, yen, etc.) sont l’une des rares classes d’actifs à avoir dégagé une performance positive et cette tendance devrait se poursuivre en 2016</em><span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;» relève Rishabh Tiwari, Gérant du fonds&nbsp;</span><em style="line-height: 25.6px;">Swiss</em><em style="line-height: 25.6px;">&nbsp;Life Funds (LUX) – BondEmerging&nbsp;Market&nbsp;Corporates</em><span style="line-height: 25.6px;">. Or, la croissance du PIB des pays émergents semble avoir dépassé le point bas, les révisions à la baisse de plusieurs pays ont déjà été effectuées par les agences de notation et peu de nouvelles dégradations semblent probables, à l’exception de quelques pays comme la Turquie ou l’Afrique du Sud.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Investir à un horizon moyen-long terme</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6px;">Par conséquent,&nbsp;Swiss&nbsp;Life&nbsp;Asset&nbsp;Managers juge le moment opportun pour revenir sur le marché du crédit émergent dans une optique de moyen-long terme (investissement supérieur à six mois). L’univers du crédit émergent est vaste et nécessite une sélection très précise des actifs. L’équipe préfère se focaliser sur les obligations d’entreprises bien notées (Investment Grade) et libellées en devises fortes car elles offrent une meilleure liquidité, une moindre volatilité et une plus grande transparence, en comparaison des obligations libellées en devises locales. <br />   <br />  Les obligations d’entreprises sont également préférées aux obligations souveraines, car leur univers offre une meilleure diversification.&nbsp;</span><span style="line-height: 25.6px;">«&nbsp;</span><em style="line-height: 25.6px;">Nous restons prudents sur le Brésil (affaire Lava&nbsp;Joto, réformes du président&nbsp;Temer&nbsp;difficiles à mettre en œuvre, perspectives toujours incertaines pour les matières premières) alors que nous sommes plus positifs sur l’Inde, avec toutefois une exception sur le secteur bancaire, encore fragile</em><span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;» conclut&nbsp;Rishabh&nbsp;Tiwari.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/9835002-15899952.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.economieetsociete.com/​Il-est-temps-de-s-interesser-a-nouveau-aux-marches-emergents_a2405.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.economieetsociete.com,2026:rss-9466949</guid>
   <title>Les BRICS ont vécu, vive le Big Four</title>
   <pubDate>Tue, 10 May 2016 11:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Claudia Bernasconi et Rishabh Tiwari</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Les difficultés économiques structurelles du Brésil et de la Russie, le rééquilibrage de la croissance chinoise et le regain de dynamisme indien témoignent de trajectoires contrastées. <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/L-economie-mondiale-en-2050_a1416.html">Les situations des «&nbsp;BRICS&nbsp;» sont si différentes</a>  que cette dénomination n’est plus adaptée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Chine ressemble de plus en plus aux « pays développés »</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/9466949-15185544.jpg?v=1463047600" alt="Les BRICS ont vécu, vive le Big Four" title="Les BRICS ont vécu, vive le Big Four" />
     </div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6px;">Le célèbre acronyme «&nbsp;BRIC&nbsp;», devenu très vite «&nbsp;BRICS&nbsp;» après l’intégration de l’Afrique du Sud, a vécu&nbsp;! Son inventeur, l’économiste&nbsp;de Goldman Sachs Jim O’Neill, l’a d’ailleurs admis volontiers ces dernières années. Fondé sur le constat de puissants rythmes de croissance et d’une démographie pleine de vitalité, caractéristiques communes de la Chine, du Brésil, de l’Inde et de la Russie au début des années 2000, le concept a perdu de son sens tant les dynamiques économiques de ces pays ont, depuis, divergé.</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">Car la croissance des BRICS n’est plus uniforme. Alors qu’entre 2000 et 2008, ces économies progressaient entre&nbsp;4 et 10%&nbsp;par an, leurs rythmes sont désormais très inégaux.&nbsp;En proie à des incertitudes politiques ainsi qu’à l’effet négatif de la baisse des prix des matières premières,&nbsp;le Brésil et la Russie connaissent une lourde récession depuis presque deux ans quand la Chine fait l’apprentissage d’une croissance économique moins élevée que par le passé, mais plus soutenable.</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">De ce point de vue, <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Compte-a-rebours-enclenche-pour-le-yuan-chinois_a2292.html">la Chine est certainement le pays dont les standards économiques et sociodémographiques convergent le plus rapidement vers ceux des pays développés.</a>  À&nbsp;1,5%,&nbsp;l’inflation «&nbsp;core&nbsp;» y est relativement basse, tandis que le creusement du déficit public devient une préoccupation majeure. La force de travail disponible du pays est en train de se stabiliser avec le vieillissement de la population, le taux de fécondité étant en net déclin (et d’ores et déjà sous le seuil de reproduction).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des difficultés économiques structurelles</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6px;">Associée à la création fulgurante de richesses du pays depuis deux décennies, cette évolution démographique a contribué à la hausse des revenus salariaux et du coût global de la main d’œuvre, à présent moins compétitif que dans d’autres pays, comme l’Inde. La Chine n’a plus les moyens d’être l’atelier manufacturier du monde à bas prix, mais peut miser sur de nouvelles forces comme l’essor d’une classe moyenne capable de consommer des produits à valeur ajoutée plus élevée.</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;</span><span style="line-height: 25.6px;">Cas d’école de la théorie de la «&nbsp;maladie hollandaise&nbsp;», les économies russe et brésilienne payent aujourd’hui le prix fort de leur dépendance à la rente issue des matières premières. Ces deux pays n’ont pas assez diversifié leurs activités et ont négligé le développement du secteur manufacturier, source de compétitivité à l’export lorsque les prix des matières premières chutent.</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">Autre symptôme de leurs difficultés économiques, le Brésil et la Russie manquent cruellement d’infrastructures. L’Afrique du Sud est aussi dans cette situation. Ce frein au développement est la conséquence de faibles ratios d’investissement (en comparaison du PIB national). Si, dans le cas du Brésil, l’afflux de capitaux étrangers est significatif, le taux d’épargne domestique est trop insuffisant pour participer au financement de projets infrastructures.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le renouveau indien </b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6px;">De son côté,&nbsp;l’Inde parvient à tirer son épingle du jeu grâce à un nouveau souffle politique. Réformateur et libéral. L’économie indienne, dont la croissance est attendue à7,5%&nbsp;cette année, profite des mesures structurelles du gouvernement de Narendra Modi visant à stimuler l’investissement et à améliorer le climat des affaires, tout en assurant la consolidation fiscale.</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">Cela s’est traduit par des mesures phares : relèvement du plafond des investissements directs étrangers, fin des subventions publiques à l’énergie qui représentaient un gouffre budgétaire pour l’Etat, tandis qu’une harmonisation fédérale de la TVA est en discussion. En conséquence la stabilité macroéconomique s’est améliorée&nbsp;:&nbsp;&nbsp;ledéficit fiscal du pays s’est redressé de -5,5% du PIB en 2012 à -3,5% en 2015, l’inflation a reculé de 10% à 5% et le déficit extérieur s’est rééquilibré de -5% du PIB à -1%.</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">En quinze ans, le dénominateur économique commun des BRIC s’est donc réduit. Si nous devions imaginer une nouvelle façon d’identifier ces pays – mettons de côté l’Afrique du Sud, dont la place au sein des BRICS tient plus à des considérations politiques qu’économiques – c’est peut-être l’expression «&nbsp;Big&nbsp;Four&nbsp;» qui l’emporterait aujourd’hui. En dépit de trajectoires différentes, la Chine, le Brésil, la Russie et l’Inde sont, en termes absolus, toujours les quatre plus grandes puissances économiques émergentes et partagent la volonté de se doter d’institutions internationales pour&nbsp;défendre&nbsp;leurs intérêts économiques sur la scène mondiale. Et elles ont encore en commun la taille importante de leurs populations, favorable au dynamisme de la demande intérieure et à de vastes classes moyennes.&nbsp;&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <br style="line-height: 25.6px;" />  <em style="line-height: 25.6px;">A propos des auteurs :&nbsp;</em><em style="line-height: 25.6px;">Claudia Bernasconi est économiste spécialiste des marchés émergents chez Swiss Life Asset Managers&nbsp;</em><em style="line-height: 25.6px;">et</em><span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;</span><em style="line-height: 25.6px;">Rishabh</em><em style="line-height: 25.6px;">&nbsp;Tiwari est g</em><em style="line-height: 25.6px;">érant du fonds&nbsp;</em><em style="line-height: 25.6px;">Swiss</em><em style="line-height: 25.6px;">&nbsp;Life Funds (LUX) - Bond&nbsp;Emerging</em><em style="line-height: 25.6px;">&nbsp;Markets</em><em style="line-height: 25.6px;">&nbsp;Corporates.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/9466949-15185544.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.economieetsociete.com/Les-BRICS-ont-vecu-vive-le-Big-Four_a2353.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.economieetsociete.com,2026:rss-6462967</guid>
   <title>Un assainissement des marchés émergents salutaire</title>
   <pubDate>Tue, 25 Mar 2014 20:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michaël Lévy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Marchés et Finance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      En début d’année, les marchés émergents ont assisté impuissants à des sorties massives de capitaux. Ce mouvement a eu un effet désastreux sur certains pays dont les comptes courants, déjà déficitaires, s’enlisent encore plus. La Turquie et l’Afrique du Sud ont, par exemple, des déficits de la balance courante proches de 6% du PIB. Corollaire immédiat, les devises émergentes sont dans la tourmente. Depuis le début de l’année, le peso argentin, le rand sud-africain, le peso chilien ou la lire turque sont également sous forte tension, même en dépit d’actions énergiques des banques centrales. <br />  Conséquence, l’indice MSCI Emerging Market est à la peine depuis la première annonce de «&nbsp;tapering&nbsp;» de Ben Bernanke, à l’été dernier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des flux sortants importants</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/6462967-9747074.jpg?v=1395776339" alt="Un assainissement des marchés émergents salutaire" title="Un assainissement des marchés émergents salutaire" />
     </div>
     <div>
      Les flux sortants ont été massifs&nbsp;: selon EPFR Global, les marchés actions émergentes ont souffert d’une décollecte globale de 12,2 milliards de dollars sur le seul de janvier.&nbsp;Pourtant, une analyse des mouvements relatifs entre les différents indices montre que les marchés, qui ont toujours connu des crises de devises émergentes, ont récemment adopté un comportement fort intéressant pour l'avenir proche&nbsp;: nous devrions assister&nbsp;à davantage de discrimination dans les choix d'allocation. <br />   <br />  Avec les récentes tensions qui ont pesé sur les marchés émergents, ces derniers, dont le comportement haussier amplifiait auparavant celui des pays développés, sont désormais en rupture. Cette nouvelle configuration devrait permettre un assainissement des marchés émergents, mais aussi soutenir le transfert de flux vers les marchés matures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Lien entre actions émergentes et actions mondiales</b></div>
     <div>
      Il y a quelques années encore, la corrélation était très forte entre l'indice des actions émergentes et celui des actions mondiales. Le régime était tel que, quels que soient les moteurs du marché, les actions émergentes offraient une exposition à fort beta aux investisseurs. Dit plus simplement, nous avions été habitués à ce qu'un investissement en actions émergentes permette d'être plus fortement exposé aux actifs risqués internationaux. Le changement de régime est perceptible depuis les plus bas atteints en septembre 2011 et s'est effectué en deux mouvements. <br />   <br />  Dans un premier temps, la corrélation est restée intacte (les indices ont continué d'évoluer dans le même sens) mais avec une forme d’asymétrie&nbsp;: les marchés émergents ont connu des baisses de plus forte amplitude et des hausses plus modérées, que celles de leurs homologues des pays développés. Dans un second temps, les choses se sont accentuées avec des périodes de baisse des émergents même dans des contextes de hausse mondiale (mars et décembre 2013). <br />   <br />  L'explication la plus souvent avancée pour cette rupture est le "tapering" amorcé par Ben Bernanke : une perspective de taux plus élevés aurait un impact négatif direct sur les investissements les plus risqués. Mais la logique n'est pas évidente, puisque les taux bas permettent au contraire de s'exposer davantage à moindre coût sur des actifs risqués à meilleure visibilité, tels que les actions américaines par exemple. D'ailleurs, celles-ci ont largement surperformé l'ensemble des zones géographiques, à l'exception du Japon, pendant la période de "quantitative easing".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des banques centrales de plus en plus influentes</b></div>
     <div>
      Il semblerait plutôt que le rôle des <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Le-Bric-la-mondialisation-et-la-crise-financiere_a72.html">BRICs</a>  comme moteurs de l'économie mondiale se soit progressivement estompé et que les <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Les-dommages-collateraux-de-la-politique-monetaire-americaine_a1747.html">politiques des banques centrales</a>  ont eu de plus en plus d'influence sur les mouvements.&nbsp; Constatant le résultat de cette dé-corrélation qui s'est traduite par une baisse des émergents en 2013, année globalement positive, les investisseurs qui étaient présents sur les marchés émergents pour de mauvaises raisons, c’est-à-dire sans vision structurelle, se sont précipités vers la sortie. <br />   <br />  Comme toujours lorsque nous sommes en présence de pertes en série, il est important de rester prudent, mais cette rotation est plutôt une bonne nouvelle. Le régime qui subsistait par habitude plutôt que pour des raisons fondamentales est en train de changer. Cela devrait avoir des effets temporaires favorables aux obligations d’états. A plus long terme, cela rend d’autant plus intéressantes les opportunités sur les actions européennes et américaines. <br />   <br />  <strong><em>A propos de l'auteur : </em></strong>Michaël Lévy est associé - gérant de FLEX 360 et responsable de la multigestion chez 360 AM. A fin 2013, la société gère 125 millions d’euros pour le compte d’institutionnels, de professionnels du patrimoine et d’investisseurs privés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/6462967-9747074.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.economieetsociete.com/Un-assainissement-des-marches-emergents-salutaire_a1783.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
