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 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-09T13:07:39+01:00</updated>
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   <title>41 € / mois pour les contenus culturels numériques</title>
   <updated>2017-08-16T14:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/41-mois-pour-les-contenus-culturels-numeriques_a2560.html</id>
   <category term="Le chiffre de la semaine" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/11330479-18875864.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-08-16T12:12:00+02:00</published>
   <author><name>Rémi Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      PayPal révèle aujourd'hui une enquête de SuperData pour PayPal,&nbsp;dédiée au secteur des biens culturels numériques qui examine les habitudes des consommateurs dans les secteurs des jeux vidéo, de la vidéo, de la musique et des livres numériques.&nbsp;Les Français dépensent en moyenne environ 41 € / mois pour les contenus culturels numériques,&nbsp;ce qui place la France sur le podium des pays interrogés derrière l’Espagne (environ 46 € / mois) et l’Allemagne (environ 44 € / mois).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Jeux vidéo</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/11330479-18875864.jpg?v=1488971962" alt="41 € / mois pour les contenus culturels numériques" title="41 € / mois pour les contenus culturels numériques" />
     </div>
     <div>
      Les joueurs Français préfèrent massivement jouer sur leur smartphone, mais ils dépensent peu et moins vite par rapport aux autres plateformes de jeu. <br />   <br />  • 75% des consommateurs de<a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Noel-2016-quels-jouets-seront-au-pied-du-sapin_a2515.html"> jeux vidéo français</a>  le font sur smartphone, surtout chez les Millenials (15 – 34 ans) avec 79%. • 63% des joueurs sur PC achètent leurs jeux sur Steam, ce chiffre montant à 82% chez les joueurs masculins. <br />  • Les joueurs Français sur console dépensent en moyenne environ 23€ par mois, contre 21€ pour les joueurs sur PC et 12€ pour les joueurs sur mobile. Les Français sont ceux qui dépensent le plus sur console par rapport aux autres pays. <br />   <br />  Et c'est sans compter les casinos&nbsp;en ligne comme &nbsp;<a class="link" href="https://fr.7sultanscasino.com/">https://fr.7sultanscasino.com/</a>  qui séduisent de plus en plus les Internautes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Vidéo (TV, Films)</b></div>
     <div>
      &nbsp;Netflix s’est vite imposé comme la plateforme de streaming de référence pour les Français qui semblent particulièrement aimer les séries et films d’action. <br />   <br />  • 31% des afficionados de TV et films numériques préfèrent Netflix, devant YouTube (29%) et Canal Plus (11%). <br />  • Questionnés sur le genre de contenu vidéo qu’ils aiment consommer, les Français placent l’action (71%) et la comédie (67%) comme catégories privilégiées devant la science-fiction (53%). <br />  • Ils dépensent en moyenne 14€ / mois en téléchargement de vidéo, contre 9,5€ en streaming.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Musique </b></div>
     <div>
      L’essor de la musique numérique en France s’est largement fait au profit du smartphone et de Deezer, champion national, et au détriment du piratage. <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Medias-et-loisirs-de-profondes-mutations_a2374.html">Un média </a>  en pleine mutation. <br />   <br />  • 80% des consommateurs de musique numérique écoutent leurs chansons préférées sur leur smartphone. • 68% d’entre eux achètent de la musique à télécharger, contre 48% qui préfèrent un abonnement en streaming. <br />  • Deezer plateforme de musique préférée (34%) devant Apple iTunes (22%) et Spotify (16%). Une particularité française par rapport aux autres pays. <br />  • Le streaming a fait largement baisser le piratage, avec 79% des audiophiles choisissant de ne jamais télécharger illégalement de la musique, 45% considérant cet acte inacceptable, et 35% qu’il nuit aux artistes. <br />  • Le marché français est aussi le premier marché de la musique sur lequel Deezer domine Spotify et Apple, supports privilégiés dans les autres marchés, tels que le Royaume-Uni ou les Etats-Unis. <br />  • La France est d’ailleurs le plus gros consommateur de musique numérique parmi les 10 pays interrogés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Livres Numériques</b></div>
     <div>
      Les Français ne semblent pas particulèrement friands d’eBooks par rapport aux autres pays, et préfèrent largement les tablettes aux eReaders. <br />   <br />  • 48 % des lecteurs Français de livres numériques (eBooks) le font sur leur tablette. <br />  • Les lecteurs Français d’eBooks dépensent en moyenne environ 13€ par mois pour leurs livres, à égalité avec les Allemands.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   </content>
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  <entry>
   <title>Une campagne bidon à 3 millions d’euros pour Hadopi</title>
   <updated>2011-06-16T17:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Une-campagne-bidon-a-3-millions-d-euros-pour-Hadopi_a766.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/3057813-4359903.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-06-16T08:01:00+02:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/3057813-4359903.jpg?v=1308157239" alt="Une campagne bidon à 3 millions d’euros pour Hadopi" title="Une campagne bidon à 3 millions d’euros pour Hadopi" />
     </div>
     <div>
      Hadopi ne recule devant rien et le ridicule ne lui fait pas peur. Malgré son échec pour lutter contre le piratage, l’institution persiste et signe. Et, pour faire cela joliment, elle réalise une campagne de communication (spots TV + presse écrite) d’un budget de trois millions d’euros. L’objectif est de promouvoir le label d’Hadopi, Pur (Promotion des usages responsables). <a class="link" href="http://www.pur.fr/" target="_blank">Le site</a> pour vocation de répertorier tous les sites proposant le téléchargement légal des œuvres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.economieetsociete.com/video/<iframe frameborder="0" width="380" height="166" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xj6h6s?width=380"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xj6h6s_campagne-de-pub-de-l-hadopi_tech" target="_blank">Campagne de pub de l&#039;Hadopi</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Nouvelobs" target="_blank">Nouvelobs</a></i>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une campagne payée par les contribuables</b></div>
     <div>
      Mais rassurez-vous, l’industrie du cinéma et de la musique n’y a pas contribué, la campagne a été intégralement financée par les contribuables. Il est, bien sûr, important de rajouter que cet argent a été jeté par la fenêtre puisqu’il ne répond pas aux véritables <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/La-musique-est-morte-vive-la-musique_a585.html">enjeux économiques que pose le piratage.</a> Au moins, cela aura eu le mérite de faire vivre une agence de pub en manque d’imagination. Il est également assez triste de voir ce qu’Hadopi considère comme de la création. Ça donnerait presque envie de télécharger illégalement... Enfin, la vidéo parle d’elle-même. Je m’arrêterai donc là dans les commentaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
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   <title>La musique est morte, vive la musique</title>
   <updated>2011-02-09T17:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/La-musique-est-morte-vive-la-musique_a585.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/2642817-3730788.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-01-25T12:25:00+01:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2642817-3730788.jpg?v=1295954954" alt="La musique est morte, vive la musique" title="La musique est morte, vive la musique" />
     </div>
     <div>
      Du côté de l’industrie musicale, les années se suivent et se ressemblent. Année après année, le secteur se porte de plus en plus mal et, année après année ,les acteurs de ce marché ferment un peu plus les yeux afin de ne pas voir une réalité qui va malgré tout leur éclater à la face. Le CD est mort. Mais pas la musique. Du moins comme on la connaissait auparavant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La musique physique est morte</b></div>
     <div>
      C’est donc sans surprise que l’on découvre que les ventes de disques ont, pour la huitième année consécutive, reculé. Le marché de gros de la musique a enregistré une baisse de 5,9 % en 2010, totalisant 554,4 millions d'euros, selon les chiffres publiés lundi par le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep). Le marché physique (ventes de CD et de DVD) a poursuivi son déclin, avec un chiffre d'affaires en baisse de 8,9 %, à 466,3 millions d'euros.       <br />
              <br />
       Mais pour le syndicat cette baisse n’est rien d’autres qu’un concours de circonstances. La première est selon eux, l’effet Mickael Jackson. La mort de l’artiste avait boosté les ventes. La deuxième est la météo. Les intempéries de l’hiver ont freiné les ventes avant Noël. Et enfin, les grèves de fin d’année. À défaut d’être intelligents, ils ont su garder leur créativité. Malheureusement, personne ne dit les vrais raisons. La musique « physique » est morte. Et Hadopi n’y changera rien. Car les nouvelles possibilités de téléchargements (non détectables par l’Hadopi) ont déjà remplacé le peer-to-peer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le numérique : un avenir déjà bien présent</b></div>
     <div>
      Seul espoir pour le secteur : les ventes numériques qui ont progressées cette année, avec une hausse de 14,1%. Le marché numérique, qui a totalisé 88,1 millions d'euros, représente désormais 16 % du chiffre d'affaires du secteur. Au sein de ce segment, la bonne nouvelle est venue des abonnements à des services de musique en ligne, qui ont explosé de 60,5 % sur l'année. Ce résultat est en grande partie dû au succès de l'offre lancée mi-août par l'opérateur Orange et le site de streaming Deezer. Sur les 600 000 abonnés à des services de musique en ligne comptabilisés à la fin de l'année, 500 000 étaient des clients d'Orange/Deezer.       <br />
              <br />
       Les revenus issus des sites de streaming financés par la publicité ont également progressé de 8,3 %. Cette hausse ne représente qu'un gain de 0,8 million d'euros, montrant que &quot;ce type de modèle commence à trouver ses limites&quot;, selon le Snep. Là encore, le syndicat montre toutes ses limites d’évolution. Au lieu d’essayer de profiter de cette croissance en trouvant un nouveau modèle économique de développement, le syndicat ferme encore la porte à l’innovation. Voilà la véritable raison de l’effondrement de l’industrie musicale : vouloir vivre dans le passé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
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  </entry>
  <entry>
   <title>La Carte musique jeune vendue à moins de 50 000 exemplaires</title>
   <updated>2010-12-17T18:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/La-Carte-musique-jeune-vendue-a-moins-de-50-000-exemplaires_a545.html</id>
   <category term="Le chiffre de la semaine" />
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   <published>2010-12-20T07:01:02+01:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2556349-3604927.jpg?v=1292606391" alt="La Carte musique jeune vendue à moins de 50 000 exemplaires" title="La Carte musique jeune vendue à moins de 50 000 exemplaires" />
     </div>
     <div>
      Selon le ministère de la Culture, 50 000 cartes ont été commercialisées depuis son lancement, début octobre. Mais ces chiffres sont déjà contestés sur la Toile. En effet, à chaque ouverture de carte, un email est envoyé afin de valider la création du compte. Sur ce dernier figure le numéro ID + un chiffre qui correspond au nombre de dossiers traités. Or, le 9 décembre dernier ce chiffre indiquait qu’il n’y avait eu que 22 137 inscrits. Ainsi, même si l’on compte 10 000 inscrits par semaine, on n’arriverait seulement à moins de 35 000 inscrits.        <br />
              <br />
       Pourtant, le lendemain. Le numéro indiquait comme par magie 50 064 inscrits. Trop beau pour être vrai. Mais au-delà de la bagarre des nombres, le constat est sans appel. Cette nouvelle offre n’a pas séduit les jeunes. Grâce à cette carte les jeunes de 12 à 25 ans pouvaient disposer d’une remise de 50 % sur l’achat de musique en ligne sur 14 plateformes partenaires (avec une réduction maximum de 25 euros par achat). On comprend déjà les raisons de l’échec : un choix de plateformes limité, des achats à la chanson et des prix élevés malgré la réduction. Pour résumer, l’Etat accepte de financer une partie du racket opéré par les majors de la musique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1 million d’euros en communication pour relancer une idée déjà morte</b></div>
     <div>
      Le gouvernement espérait initialement en écouler un million en une année. A ce rythme là, il en écoulera difficilement 150 000. Pourtant, le gouvernement ne change pas de stratégie. Selon lui, cet échec est dû à un manque de communication. Aujourd’hui, il souhaite se donner des moyens supplémentaires. Il va ainsi lancer une campagne de communication, en janvier, d’un montant supérieur à un million d’euros afin de vanter les mérites de la carte au près des jeunes. Pas sûr que cela suffisse. On peut considérer que cela est une mesure de relance qui a pour objectif de relancer le milieu publicitaire. Heureusement que l’on nous a annoncé que l’on rentrait en période de rigueur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le marché de la musique en pleine révolution</title>
   <updated>2010-11-10T12:29:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Le-marche-de-la-musique-en-pleine-revolution_a495.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/2471709-3471581.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-11-11T07:01:02+01:00</published>
   <author><name>Philippe Moati</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2471709-3471581.jpg?v=1289388181" alt="Le marché de la musique en pleine révolution" title="Le marché de la musique en pleine révolution" />
     </div>
     <div>
      Le marché de la musique est associé aujourd’hui à deux grands paradoxes. Le premier est que l’on n’a sans doute jamais autant écouté de musique. Et pourtant, le marché de la musique enregistrée s’est effondré. Le second est que ce marché en crise se trouve à la pointe de l’expérimentation de nouveaux modèles de consommation et de nouveaux modèles économiques d’entreprise…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’écoute de la musique stimulée par les nouvelles technologies…</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2471709-3471582.jpg?v=1289388222" alt="Le marché de la musique en pleine révolution" title="Le marché de la musique en pleine révolution" />
     </div>
     <div>
      Les nouvelles technologies ont profondément renouvelé la manière d’écouter de la musique. L’invention du walkman au milieu des années 1980 par Sony avait déjà ouvert la voie à une écoute nomade. La numérisation permet aujourd’hui d’écouter la musique sous toutes ses formes (titres, albums, radio, clips vidéo…), n’importe quand, n’importe où, dans son salon, sa voiture, devant son ordinateur, dans la rue…       <br />
              <br />
       La musique, devenue ubiquitaire, n’a jamais été aussi présente dans la vie quotidienne. Selon l’enquête Ipsos/France Soir réalisée en juin 2010, c’est encore la radio qui est la source d’accès à la musique le plus fréquemment utilisée (83 % des Français de 15 et plus déclarent écouter régulièrement de la musique à la radio). Le lecteur MP3 n’est encore utilisé pour écouter de la musique que par 36 % des Français, derrière l’ordinateur (43 %). Les jeunes, qui sont de loin ceux qui écoutent le plus de musique, ont cependant massivement basculé sur les nouveaux moyens d’écoute : 74 % des moins de 35 ans écoutent régulièrement de la musique sur Internet, 64 % sur leur lecteur MP3…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> … mais un marché qui s’effondre</b></div>
     <div>
      Et pourtant… Le marché du disque connaît sans doute la pire crise de son histoire. Depuis 2003, en sept ans seulement, le marché a fondu de 60 % en valeur… Le DVD musical qui, pendant un temps, est venu à la rescousse du CD, plonge à son tour à partir de 2006. Cet effondrement du marché n’est pas propre à la France. Selon l’IFPI (l’association internationale des producteurs de musique), le marché mondial de la musique enregistrée aurait chuté de 55 % entre 2000 et 2009 (le Royaume Uni est l’un des rares grands pays consommateurs à avoir réussi à limiter les dégats).        <br />
              <br />
       La distribution est entraînée dans la chute. Les hypermarchés, qui détenaient 50 % du marché en 2003, se désengagent pour consacrer leurs précieux mètres carrés à des produits ou des services plus porteurs. Ils ne représentent plus aujourd’hui (selon les données de l’Observatoire de la musique) que 32 % du marché. Ce sont les grandes surfaces spécialisées (les Fnac, Virgin… mais aussi les Centres culturels Leclerc) qui en profitent, leur part de marché passant de 40 % en 2003 à 55 % en 2010. Mais le roi est nu… car la croissance de la part de marché est loin d’être suffisante pour compenser la baisse du marché. Et l’espace consacré à la musique dans les grandes surfaces spécialisées diminue régulièrement, ce qui, on s’en doute, n’est pas de nature à réveiller le désir d’acheter des CD.        <br />
              <br />
       Le peu de disquaires indépendants qui avaient survécu à la concentration de la distribution souffre… Et, tranquillement, les e-marchands du commerce électronique grignotent des parts de marché. Ils réalisent aujourd’hui 8 % des ventes, et davantage encore sur les marchés de niche que la profondeur de leur offre permet de mieux exploiter que les magasins (le e-commerce représente 13 % des ventes de musique classique et 11 % de jazz).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Que s’est-il passé ?</b></div>
     <div>
      On ne peut évidemment qu’être troublé entre la concomitance de l’effondrement du marché et l’arrivée d’Internet dans les foyers, la diffusion des fichiers MP3 et la progression du taux d’équipement en baladeurs numériques… Une large partie de la profession accuse le piratage et n’a eu de cesse d’œuvrer pour sa répression. La responsabilité du piratage dans la crise du disque – même si elle est difficile à chiffrer avec précision – semble peu contestable. Et si le piratage n’expliquait pas tout ?...        <br />
              <br />
       Cette crise n’est pas la première. Entre 1981 et 1986, les ventes d’albums avaient chuté de 40 %... sans qu’une quelconque forme de piratage puisse être mise en cause. Fort heureusement, l’arrivée du CD, qui a incité nombre de consommateurs à renouveler leur discothèque, a puissamment relancé le marché. L’engagement massif des grandes surfaces alimentaires sur ce qui apparaissait alors comme un marché porteur a contribué à doper le marché en travaillant des segments de clientèle moins acquis à la musique. Mais l’effet CD s’est progressivement épuisé…       <br />
              <br />
       Des voix se sont élevées dans la profession pour mettre en cause la politique des majors (qui représentent les trois quarts du marché) qui, avides de rentabilité à court terme, auraient précipité la chute du marché en multipliant les « coups » à grand renfort de dépenses marketing, en surexploitant le fond de catalogue par la multiplication des compilations… au détriment du travail de fond qui consiste à découvrir de jeunes talents et à construire patiemment des carrières d’artistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le numérique commence à prendre le relais</b></div>
     <div>
      Le remède est cependant en train de naître du mal… En effet, l’offre marchande de musique numérique décolle. Au plan mondial, les ventes ont augmenté de 13 % en 2009, et elle représente désormais environ un quart du marché total. Aux États-Unis, cette part flirte avec les 50 %. L'Europe est à la traîne. Et la France, plus encore. Selon les derniers chiffres de l'Observatoire de la musique, le numérique aurait atteint au premier semestre 2010 la barre symbolique de 10 % du marché de la musique enregistrée.        <br />
              <br />
       C’est encore peu, mais le marché croît au rythme de 25 à 30 % par an. Ce n’est pas encore assez pour retourner la tendance d’ensemble du marché, qui a accusé une nouvelle baisse de 3,9 % en valeur au premier semestre 2010. La récente mise en application de la loi dite HADOPI ainsi que le lancement de la carte musique sont susceptibles d'accélérer la tendance, d'autant que le marché de la musique numérique est désormais travaillé par de nouveaux poids lourds comme Orange et bientôt Google.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une grande diversité de modèles économiques</b></div>
     <div>
      Le développement du marché numérique est certainement aussi encouragé par la diversité des propositions de valeur offerte collectivement par les acteurs de l'offre. Trois grands modèles peuvent être identifiés : la vente à l'acte (iTunes, AmazonMP3, FnacMusic, Qobuz…), qui domine aujourd'hui largement le marché numérique, les Web radio, et le streaming (Deezer, Spotify…). La pénétration du streaming a été favorisée par un modèle initialement fondé sur la gratuité (le site se rémunère par les revenus publicitaires). Depuis la fin 2009, les offres par abonnement sont désormais disponibles et constituent une nouvelle voie de monétarisation. À la fin du premier semestre 2010, Deezer revendiquait 20 000 abonnements Premium.        <br />
              <br />
       Après l'entrée d'Orange à son capital durant l'été 2010, Deezer dispose d'un puissant levier de développement. Orange table sur 1 million d'abonnés d'ici fin 2011. Le développement du modèle du streaming est également porté par l'enrichissement de l'offre : les abonnés peuvent désormais écouter leur musique sur PC, tablettes, et téléphone mobile, en ligne mais aussi hors ligne. De nombreux projets sont en cours d’élaboration autour du « cloud computing » (les contenus culturels sont « localisés » sur des serveurs distants). La consommation de musique, définitivement dématérialisée, deviendra alors associée à la personne au lieu d’être attachée à une catégorie de terminaux de lecture.
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     <div><b>La musique, fer de lance dans l'entrée dans l'économie de l’usage</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2471709-3471597.jpg?v=1289388336" alt="Le marché de la musique en pleine révolution" title="Le marché de la musique en pleine révolution" />
     </div>
     <div>
      La crise que traverse l'industrie musicale au travers de la dématérialisation du support s'accompagne d'une restructuration très profonde de la filière allant de l'artiste aux consommateurs, mais aussi des modèles économiques en usage. Le modèle traditionnel de l'industrie musicale était, comme ailleurs, la vente à l'unité de supports, supposant une transaction ponctuelle au cours de laquelle était transféré un droit de propriété. La rentabilité de l'ensemble des acteurs de la filière dépendait ainsi du nombre de supports vendus et de leur prix.       <br />
              <br />
       Ce modèle continu d'exister dans le numérique. C'est en apparence le modèle iTunes (en apparence seulement, puisque le modèle d'Apple est un modèle global fondé sur bouquet qui englobe la vente de terminaux et l'accès à une plate-forme de téléchargement multimédia). Mais l'offre numérique fait également émerger des modèles en rupture dans lesquelles ce qui est vendu est moins la propriété d'un bien que la satisfaction d'une fonction.        <br />
              <br />
       Dans ses formes les plus abouties, il s'agit d'offrir aux clients un accès à la musique sous toutes ses formes et toutes les modalités assorties d'une capacité de préconisation, d'informations, d’une participation à la vie d'une communauté... Le client ne paie pas pour devenir propriétaire d'un produit, mais accéder à un ensemble de ressources (à géométrie variable) permettant de satisfaire globalement un besoin (lui-même à géométrie variable).        <br />
              <br />
       On reconnaît ici une forme élaborée d'économie de l’usage, le modèle de l' « économie de la fonctionnalité ». Reste à évaluer le bilan écologique de ce nouveau modèle comparé au modèle de la vente à l'acte de supports physiques (et de toute la logistique qu'il implique). Il est peu douteux qu’il soit favorable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une chance pour la diversité culturelle ?</b></div>
     <div>
      A priori, le basculement du marché de la musique vers le numérique fait tomber un certain nombre d'obstacles qui s’opposaient à la mise en avant de contenus musicaux et d'artistes à faible potentiel de vente (rareté des linéaires dans le commerce et d’espace dans les grands médias). De fait, la richesse de l'offre accessible en ligne est sans commune mesure avec ce qui est en mesure de proposer le plus grand magasin de produits culturels. Pourtant, les ventes de musique numérique reste concentrées sur un petit nombre de titres très « marketés ».        <br />
              <br />
       En outre, il est frappant de constater que le secteur de la distribution numérique de la musique, pourtant encore en phase d'émergence, est d'ores et déjà très concentré, et tend à se concentrer encore. Apple domine très largement le marché mondial. Seuls Amazon et Google semblent en mesure de le déstabiliser. En tout état de cause, le marché semble destiné à être dominé par une poignée d'acteurs de dimension mondiale, extérieurs à la filière musicale traditionnelle.        <br />
              <br />
       Ces poids-lourds disposent d'un fort pouvoir de négociation à l'égard des producteurs, même les Majors, avec lesquels elles sont capables de négocier un accès privilégié à leur catalogue. Les petits acteurs locaux (producteurs et distributeurs) sont nettement désavantagés et risquent donc d'être les victimes de la consolidation de ce secteur alors qu'ils assurent souvent un rôle important dans l'accès à la diversité culturelle, par la mise en ligne d’une l'offre plus confidentielle ainsi que par leur capacité de préconisation et d'animation de communautés.       <br />
              <br />
       À ce jour, les pouvoirs publics se sont surtout attachés à intervenir dans la filière musicale au travers de la répression du piratage. Il est sans doute temps qu'ils se préoccupent de la structuration du marché du numérique et veillent à ce qu'il y règne à la fois une concurrence effective assurant aux consommateurs l'accès à une offre de qualité à un coût raisonnable et sans risques de captivité excessive, ainsi qu’une véritable diversité profitant à la création artistique.        <br />
              <br />
       Professeur d’économie à l’Université Paris-Diderot, Philippe Moati est aussi directeur de recherche au Credoc. Ses recherches portent sur la compréhension des transformations du système productif. Il est un spécialiste de la distribution et des comportements de consommation.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin :</b></div>
     <div>
      - <a class="link" href="http://observatoire.cite-musique.fr/observatoire/" target="_blank">Les statistiques sur les ventes de CD et de musique numérique.</a> Un état des lieux des sites de musique numérique.       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="http://www.culture.gouv.fr/nav/index-stat.html" target="_blank">Mise en ligne prochaine de la synthèse de l’étude sur la prospective de la distribution physique de biens culturels que nous avons réalisée au Crédoc.</a>        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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