<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.economieetsociete.com" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.economieetsociete.com/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.economieetsociete.com/</id>
 <updated>2026-06-18T00:37:01+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <icon>https://www.economieetsociete.com/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Photovoltaïque et éolien : le désamour ?</title>
   <updated>2013-10-24T05:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Photovoltaique-et-eolien-le-desamour_a1667.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/5984432-8922006.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-10-24T04:52:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Garipuy</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      La hausse du cours de pétrole (passé de 4$/b en 1970 à 80$ en 2007 et 110 $ actuellement), conjugué à un réchauffement climatique attribué à l’effet de serre du CO2 dégagé par la combustion des énergies fossiles (charbon et hydrocarbures), a convaincu la planète entière qu’il fallait réduire la consommation de ces énergies. Pour les remplacer, on a mis en avant les énergies renouvelables, principalement l’éolien et le photovoltaïque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sous-charge</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/5984432-8922006.jpg?v=1382583670" alt="Photovoltaïque et éolien : le désamour ?" title="Photovoltaïque et éolien : le désamour ?" />
     </div>
     <div>
      Pourtant, elles sont loin d’être une panacée : leur facteur de charge en France (rapport entre l’énergie électrique effectivement produite sur une période donnée et l’énergie produite par un fonctionnement à la puissance maximale durant la même période) est de 13% en photovoltaïque, et de 23% en éolien (21,7% en 2011, 24% en 2012, source : RTE). Conséquence : une énergie non fatale (que l’on peut produire à la demande : thermique carbonée, nucléaire ou hydraulique, principalement) doit fournir les deux tiers de l’énergie nécessaire.        <br />
              <br />
       En éolien, la puissance garantie (celle sur laquelle le gestionnaire du réseau peut compter en permanence) n’est disponible que pendant 5% du temps (source : rapport ENERGIE 2050). Ce qui signifie que pendant 95% du temps, des sources d’énergie non fatales doivent fonctionner. Celles-ci fonctionnent donc la plupart du temps en sous-charge, ce qui en majore le coût.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une question de coût</b></div>
     <div>
      De plus, ces énergies renouvelables sont coûteuses, et il faut subventionner lourdement leur production (la « CSPE », taxe qui est prélevée à cette fin sur les factures d’électricité, représente déjà 3 milliards d’euros par an pour la France, et 20 milliards en Allemagne). Ces subventions créent une distorsion de concurrence avec le gaz, qui pourtant peut seul (avec l’énergie des barrages à lac hydro-électriques) satisfaire les pointes de consommation.        <br />
              <br />
       Du coup, cette utilisation partielle du gaz réduit la rentabilité de cette énergie, ce qui entraîne la fermeture de  nombreuses centrales à gaz (51 GW ont déjà été supprimés, soit l’équivalent de la moitié de la puissance électrique française, et c’est 130 GW qu’il faudrait éliminer au total). Avec pour conséquence un risque accru d’effondrement du <a class="link" href="http://www.enerzine.com/15/16370+la-menace-dune-panne-delectricite-plane-sur-leurope-cet-hiver+.html">réseau européen en cas de grand froid.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Paradoxe...</b></div>
     <div>
      Et on arrive aujourd’hui à ce paradoxe : les principales entreprises européennes d’électricité demandent l’arrêt des subventions des énergies renouvelables … ce qui aurait pour conséquence que ces entreprises devraient vendre à perte l’électricité renouvelable. C’est dire que cela aboutirait à un abandon pur et simple de ces filières, un retentissant et coûteux échec industriel. C’est d’ailleurs ce que vient de faire l’Espagne, qui ne subventionne plus de nouvelles installations de ce type (mais devra continuer à assumer ses contrats passés, dont les subventions lui coûtent actuellement 7 milliards d’euros par an). Pour ce qui concerne la France, Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez déclare : &quot;Nous avons besoin d'un marché plus harmonieux en ce qui concerne les capacités. Nous demandons <a class="link" href="http://www.romandie.com/news/n_Les_energeticiens_veulent_la_fin_des_aides_aux_renouvelables_dans_l_UE34111020131623.asp">d'intégrer les énergies renouvelables dans le marché réel et de laisser de côté les subventions&quot;</a>       <br />
              <br />
       Comment réagiront les gouvernements ?  En Allemagne, Angela Merkel, récemment réélue, a promis de réexaminer cette question. Mais ce qui semble sûr, c’est qu’elle ne reviendra pas sur l’abandon du nucléaire, ce qui ne laisse comme alternative que l’augmentation de l’utilisation du charbon (alors que c’est le produit le plus polluant, surtout pour le lignite, pour lequel 26 centrales sont en construction en Allemagne). En fait c’est Angela Merkel qui porte la responsabilité de cette « Energiewende » (transition énergétique), puisqu’elle avait déclaré le 29 octobre 2004, alors qu’elle était chef de la CDU et avant de devenir chancelière (hôtel Hyatt, Cologne) : <span style="font-style:italic">&quot;à la longue, il y aura tellement de bénéficiaires de la politique en matière d’énergie éolienne qu’il deviendra impossible de trouver une majorité pour y mettre une borne&quot;. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Jusqu'à quand va continuer le gâchis ?</b></div>
     <div>
      Comme quoi, le gros défaut des énergies renouvelables est qu’elles paraissent « intuitives », et que chacun se sent qualifié pour avoir un avis sur la question. En France, la dernière réunion gouvernementale sur la transition énergétique (en septembre 2013) a mis l’accent principalement sur les économies d’énergie de chauffage… sans piper mot des énergies éoliennes et photovoltaïques. Le virage serait-il pris ? Pas vraiment, puisque le projet d’éoliennes marines, dont le surcoût en 20 ans est de 60 milliards d’euros, est maintenu, que l’on continue à financer de nouvelles installations photovoltaïques, et que l’arrêt de Fessenheim est maintenu (alors que l’Autorité de Sûreté Nucléaire vient de prolonger sa durée de vie de 10 ans). Le gâchis va donc continuer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.economieetsociete.com/Photovoltaique-et-eolien-le-desamour_a1667.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Monaco, acteur majeur dans les énergies nouvelles</title>
   <updated>2013-09-19T05:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Monaco-acteur-majeur-dans-les-energies-nouvelles_a1656.html</id>
   <category term="Annonces" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/5881884-8762372.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-09-19T05:51:00+02:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Malgré sa petite taille, Monaco compte bien jouer un rôle important au sein de l’Europe. La principauté entamera ainsi, début 2014, des négociations avec Bruxelles afin de conclure un accord de partenariat avec l’Union européenne. &quot;Nous n'envisageons pas une intégration dans l'Union européenne ni même dans l'Espace économique européen. La signature d'un accord de partenariat particulier avec l'UE est le scénario qui a notre préférence&quot;, explique Michel Roger, le ministre d'État.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Innovations</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/5881884-8762372.jpg?v=1379562963" alt="Monaco, acteur majeur dans les énergies nouvelles" title="Monaco, acteur majeur dans les énergies nouvelles" />
     </div>
     <div>
      En attendant les négociations qui porteront principalement sur la coopération entre les autorités fiscales et les échanges d'informations, Monaco s’investit déjà afin de montrer que ses spécificités sont utiles aux autres pays européens. Un exemple de cette volonté d’intégration est la stratégie de Monaco en matière de développement durable et d’énergies nouvelles. Les acteurs monégasques de ce secteur s’illustrent ainsi de plus en plus sur la scène mondiale.       <br />
              <br />
       C’est notamment le cas de Gildo Pasto, p-dg de Venturi Automobile. Cette société monégasque s’est rapprochée de l’université d’Ohio pour battre le record de vitesse d’une voiture. Pari réussi puisque leur prototype a réussi à atteindre 515 km/heure ! Bien sûr, le but de ce projet est aussi de développer des batteries capables d’être développées à grande échelle pour être utilisées dans les voitures de tous les jours. C’est ainsi que la société a présenté au salon de l’automobile de 2013, une voiture entièrement électronique dotée d’une batterie révolutionnaire. Pour découvrir toute l’histoire derrière ce magnifique projet regardez la vidéo :
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div class="gv-placement-sap" id="gv_target_4196644913788965001517549"></div><script>!function(a,b,c){var d=a.getElementsByTagName(b)[0];a.getElementById(c)||(a=a.createElement(b),a.id=c,a.src=("https:"==document.location.protocol?"http://player-services.goviral-content.com".replace(/^http\:/,"https:"):"http://player-services.goviral-content.com")+"/embed-code/index/find?placementVersionId=4196644913788965001517549",d.parentNode.insertBefore(a,d))}(document,"script","gv_script_4196644913788965001517549");</script>       <br />
              <br />
       Une innovation qui risque de servir l’Europe puisque, d’ici 2020, elle s’est fixée pour objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20 % par rapport au niveau de 1990. Un objectif d’autant plus difficile à atteindre lorsque l’on sait qu’il y en aura, en 2050, deux milliards de voitures sur Terre, contre un milliard actuellement.       <br />
              <br />
        <a href="http://videos.aolnetworks.com/" rel="nofollow" target="_blank">Sponsorisé par Be On</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.economieetsociete.com/Monaco-acteur-majeur-dans-les-energies-nouvelles_a1656.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>30 % d’énergies renouvelables d’ici à 2030 en Europe</title>
   <updated>2013-05-27T18:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/30-d-energies-renouvelables-d-ici-a-2030-en-Europe_a1566.html</id>
   <category term="Le chiffre de la semaine" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/5550332-8280041.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-27T18:15:00+02:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le 21 mai, le Parlement européen approuvait une résolution non contraignante sur une part obligatoire d’énergies renouvelables à l’échelle européenne d’ici 2030. Après de nombreuses discussions qui envisageaient un taux compris entre 40 % et 45 %, le chiffre retenu n’est que de 30 %. En l’état actuel des choses, cette résolution ne révolutionne pas le secteur des énergies renouvelables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1,5 % d'économies d'énergie par an entre 2014 et 2020</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/5550332-8280041.jpg?v=1369673007" alt="30 % d’énergies renouvelables d’ici à 2030 en Europe" title="30 % d’énergies renouvelables d’ici à 2030 en Europe" />
     </div>
     <div>
      Elle a néanmoins prouvé que l’Union européenne souhaitait créer une perspective européenne en la matière. Une stratégie intégrée à long terme pour la promotion de ces énergies à l'échelle de l'UE devrait tenir compte de la grande variété de programmes de soutien actuellement en place dans les États membres ainsi que des différences régionales et géographiques.        <br />
              <br />
       D'ici la fin 2013, une communication de l'Union européenne relative aux objectifs en 2030 devrait être publiée. Et en mai 2014, les États membres de l'Union européenne devront préparer des programmes pour que leurs entreprises énergétiques réalisent 1,5 % d'économies d'énergie par an. Les particuliers ont également leur rôle à jouer. L’<a class="link" href="http://www.panosol.fr/avantages.html">économie d’énergie dans la maison</a> est ainsi un enjeu majeur pour les prochaines décennies. De nombreuses sociétés, comme <a class="link" href="http://www.panasol.fr">PANASOL </a> propose déjà des solutions économiques et efficaces.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.economieetsociete.com/30-d-energies-renouvelables-d-ici-a-2030-en-Europe_a1566.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Transition énergétique : quelles alternatives ?</title>
   <updated>2012-12-13T12:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Transition-energetique-quelles-alternatives_a1384.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/5018324-7493109.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-14T08:00:03+01:00</published>
   <author><name>Yves Garipuy</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le comité sur la transition énergétique a commencé à débattre sur l’orientation à donner à la politique énergétique. Ce devrait être un débat uniquement technique et économique, mais ce sujet a depuis longtemps quitté le terrain de l’objectivité : des positions passionnelles viennent obscurcir le sujet, et bien des responsables politiques sans compétences techniques sont prêts à se faire hacher menu pour des thèses irrationnelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un impact considérable</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/5018324-7493109.jpg?v=1355397281" alt="Transition énergétique : quelles alternatives ?" title="Transition énergétique : quelles alternatives ?" />
     </div>
     <div>
      Cependant les conséquences des choix actuels sur la politique énergétique peuvent avoir un impact considérable sur le niveau de vie futur de la Société.  Le point le plus sensible est la question nucléaire. Il est légitime de se méfier d’une technique qui tue insidieusement : la radioactivité modifie l’ADN des cellules, générant des cancers. On comprend que l’on veuille éviter de l’utiliser. Mais si le prix à payer est de devoir se passer à terme de l’énergie, après l’épuisement des <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Les-reserves-ne-suffiront-pas-a-maintenir-la-production-au-dela-de-2025-2050_a1219.html">énergies fossiles</a>, il faut peut-être y réfléchir à deux fois. Car retourner à l’époque moyenâgeuse, avec une population qui a décuplé depuis, personne n’y songe vraiment.       <br />
              <br />
       La question au cœur de la transition énergétique est de savoir si <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Energies-renouvelables-une-alternative-de-plus-en-plus-credible_a1369.html">les énergies renouvelables (photovoltaïque et éolien)</a> peuvent remplacer le nucléaire, y compris après l’épuisement des énergies fossiles. Prenons l’exemple significatif de l’Allemagne, qui a opté pour l’abandon du nucléaire au profit des ENR. Avec tout le sérieux et les moyens de nos voisins d’outre-Rhin, des investissements massifs ont déjà été consentis en ENR, avec de maigres résultats: en 2010, l’éolien n’a produit que 5,9% du total de l’électricité, et le photovoltaïque 1,9 %. Les investissements se poursuivent, grâce à des subventions aux ENR qui leur permettent d’avoir un prix équivalent aux autres moyens existants (énergies fossiles et nucléaire). Ces subventions  vont représenter 20 milliards d’euros en 2013 (3 milliards en France).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Des investissements colossaux</b></div>
     <div>
      Elles sont financées par une taxe (appelée CSPE en France) qui se rajoute sur la facture d’électricité, payée en Allemagne par les seuls clients domestiques, pour ne pas pénaliser l’industrie. L’électricité domestique y est déjà deux fois plus chère qu’en France. Cependant, on en est qu’au tout début de la transition énergétique. Des investissements colossaux restent à faire pour que l’Allemagne parvienne à seulement 30% d’ENR : éoliennes marines principalement (les éoliennes terrestres produisent moins, et sont mal acceptées par la population, comme en France), et renforcements coûteux du réseau électrique pour amener l’électricité éolienne de la Baltique à la Bavière.        <br />
              <br />
       Quant à l’objectif à long terme de 100% d’ENR, après épuisement des énergies fossiles, c’est une escroquerie intellectuelle : le facteur de charge de l’éolien (pourcentage d’heures équivalentes pleine charge) en Allemagne étant de 20%, celui du photovoltaïque de 9%, on ne pourra jamais dépasser les 30% pour ces deux énergies cumulées (aussi sûrement que les ENR ne peuvent produire par les nuits sans vent).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le problème de l’intermittence</b></div>
     <div>
      Car le grand ennemi des ENR, c’est l’intermittence. Prenons l’exemple concret du futur parc français d’éoliennes marines, dont la première tranche a été décidée, et qui aura en finale une puissance installée de 6 GW (équivalent de 6 centrales nucléaires actuelles). Quand le vent s’arrête ou faiblit (une diminution de moitié de la vitesse du vent divise par 8 la puissance fournie), il faut pouvoir remplacer, intégralement en cas de vent faible ou nul, les 6 GW par une autre énergie. Deux cas se présentent alors :		       <br />
              <br />
       <b>1.	L’énergie éolienne remplace de l’énergie nucléaire existante, pour faire baisser le taux de nucléaire. </b> Cette énergie éolienne sera vendue à EDF environ 220 €/MWh, en permettant à EDF une économie de combustible nucléaire de 30 €/MWh, soit un surcoût de l’éolien de 86%. Cumulé pour les 6GW pendant les 20 ans du contrat de fourniture, le surcoût sera de 60 milliards d’euros. De facto, aucune des centrales nucléaires existantes ne pourra être arrêtée, car il faut pouvoir disposer de toute leur puissance en cas de vent nul. 60 milliards d’euros de surcoût sans produire 1 kWh de plus, sans fermetures possibles de centrales nucléaires et avec des éoliennes en fin de vie au bout des 20 ans, c’’est un gaspillage pur. Ce raisonnement vaut pour l’arrêt prévu de Fessenheim, qui devra obligatoirement être remplacé par une nouvelle centrale à combustible fossile (du gaz, très probablement), ou alors l’économie française devra réduire sa consommation d’énergie d’une même quantité d’énergie que la production de Fessenheim. Pour pouvoir arrêter ses centrales nucléaires sans baisse de la consommation d’électricité, <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/L-Allemagne-et-le-nucleaire-un-fiasco_a880.html">l’Allemagne montre que ses investissements en ENR</a> ne suffisent pas, puisque qu’elle a actuellement en construction 26 centrales au lignite, un charbon de mauvaise qualité, qui pollue gravement (émission de métaux lourds, cancérigènes), et dont les exploitations en surface dégradent fortement l’environnement.       <br />
              <br />
       <b>2.	L’énergie éolienne a été rajoutée pour augmenter la puissance du réseau de 6 GW. </b> Quand le vent tombera, la continuité de la fourniture ne pourra se faire que par de l’énergie thermique à combustible fossile (le nucléaire étant banni). Il faudra donc construire des centrales thermiques pour 6 GW, qui fonctionneront pendant 70% du temps. C’est un doublon d’investissement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Et le nucléaire ?</b></div>
     <div>
      Dans le cadre de la transition énergétique, il est prévu par le gouvernement français d’arrêter le tiers des centrales nucléaires, soit 25 GW, en les remplaçant par des ENR (éolien, surtout). Il faudra alors, comme en Allemagne, installer aussi pour 25 GW de centrales thermiques, qui fonctionneront 2,3 fois plus que les éoliennes. Et on arrive à cet incroyable paradoxe : la transition énergétique conduira à gaspiller en 20 ans au total plus de 150 milliards d’euros (adaptations du réseau compris), pour produire la  même quantité d’énergie qu’auparavant, et émettre bien plus de CO2, en payant de surcroit la taxe carbone correspondante. La France est actuellement la plus vertueuse des grandes nations pour la pollution au CO2, et celle dont l’électricité est la moins chère, mais elle rentrera dans le rang. Quelle satisfaction pour ceux qui n’aiment pas notre pays!       <br />
              <br />
       Alors, il faut peut-être se poser à nouveau la question du nucléaire. L’émotion soulevée par Fukushima est compréhensible. Il faut reconnaitre, cependant, que ce fut un évènement exceptionnel : ce n’est pas le tremblement de terre qui a endommagé la centrale, mais le tsunami, qui a noyé les groupes électrogènes de secours de la centrale. Tirant les enseignements de cette catastrophe, l’Autorité de Sûreté Nucléaire française a défini des dispositifs de sécurité complémentaires, en cours d’installation, et notamment un bunker par site renfermant les groupes électrogènes et des équipements de sécurité, tels que les pompes de refroidissement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Ne pas arrêter à nouveau la chaîne</b></div>
     <div>
      La probabilité d’accident nucléaire est devenue très faible. Rappelons qu’à Fukushima, il n’y a pas eu de mort, et une irradiation réduite du personnel : pour un taux maximum admissible de 250 mSv par personne, 3 opérateurs ont eu des doses de 170 mSv et 18 de plus de 100 mSv. C’est peu en comparaison des 30 000 morts dus au tsunami, et aux 3 à 5000 morts annuels des mines de charbon chinoises.       <br />
              <br />
       Les dépassements très importants de coûts et délais des chantiers des EPR de Finlande et Flamanville s’expliquent principalement par leur position de têtes de série, et la perte du savoir-faire français après 20 ans sans construction de centrales nucléaires. Mais ce nouvel apprentissage a bénéficié aux deux EPR chinois, dont les chantiers sont parfaitement en ligne avec les budgets et plannings. Cependant, il ne faudrait pas arrêter à nouveau la chaîne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.economieetsociete.com/Transition-energetique-quelles-alternatives_a1384.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Énergies renouvelables : une alternative de plus en plus crédible</title>
   <updated>2012-12-05T15:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Energies-renouvelables-une-alternative-de-plus-en-plus-credible_a1369.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/4994646-7458198.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-05T15:47:00+01:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le réacteur nucléaire EPR en cours de construction à Flamanville devrait finalement coûter 8,5 milliards d’euros, soit deux milliards de plus qu’annoncé précédemment. Pire encore, en 2005, le coût n’était estimé qu’à 3,3 milliards. Une escalade des prix qui relancent le débat sur les énergies renouvelables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des prix qui convergent</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/4994646-7458198.jpg?v=1354719543" alt="Énergies renouvelables : une alternative de plus en plus crédible" title="Énergies renouvelables : une alternative de plus en plus crédible" />
     </div>
     <div>
      Ces dernières semblent désormais être une alternative économique crédible aux moyens conventionnels de production d'énergie électrique. Sur les énergies fossiles, les prix vont de 65 à 75 euros du mégawatt-heure (MWh), et sont appelés à augmenter. Pour l’EPR, ils étaient de 70 à 90 euros par MWh à l'époque où la centrale n'était estimée qu'à 6 milliards d’euros. À  moyen terme, ces prix devraient converger vers des prix de 100 euros par MWh.        <br />
              <br />
       En comparaison, l'éolien a aujourd’hui un coût de production de 70 euros par MWh, et un tarif de vente de 84 euros. Le photovoltaïque est encore cher, entre 100 et 120 euros, mais se situe lui aussi sur une courbe descendante. On approche donc du point de croisement des courbes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des limites</b></div>
     <div>
      D’autant plus que le président François Hollande s’est engagé de diminuer la dépendance de la France vis-à-vis du nucléaire. En 2025, le nucléaire devra fournir seulement 50 % de l’électricité produite en France, contre 75 % actuellement. Néanmoins, il est important de souligner qu’il n’est pas possible aujourd’hui de remplacer le nucléaire par des énergies renouvelables à grande échelle. L'éolien et le solaire sont en effet limités par le caractère variable de leur production, et nécessitent des investissements importants sur le réseau et le stockage de l'énergie. Le chemin est encore long comme le montre les difficultés du secteur éolien.        <br />
              <br />
       Sur les neuf derniers mois, les nouvelles puissances installées ont baissé de 34 %. Pour tenir les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement pour 2020, il faudrait aller de deux à trois fois plus vite. Il importe donc de revoir le cadre réglementaire, qui complique trop l’installation des éoliennes. Aujourd’hui, il s'écoule huit ans en moyenne entre l’identification du site et l’installation, contre deux ans Allemagne.  Autre exemple, l’Etat vient de porter à 38 %, via le Fonds stratégique d’investissement (FSI), sa participation dans le fabricant d'éoliennes Vergnet, en difficultés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Photovoltaïque</b></div>
     <div>
      Concernant le photovoltaïque, le problème tient surtout au tarif de rachat, qui a beaucoup varié ces derniers temps. Le gouvernement doit annoncer bientôt de nouveaux tarifs, qui devraient permettre à la filière de survivre. Le <a class="link" href="http://www.panosol.fr/photovoltaique.html">panneau solaire </a> peut encore espérer avoir de beaux jours devant lui. <a class="link" href="http://www.panosol.fr/">www.panosol.fr</a>, filiale Du groupe GDF Suez, est une des belles réussites de ce secteur. Fin 2010, tandis que le marché du solaire en France vient juste de démarrer, le réseau ne compte pas moins de 24 agences réparties sur la moitié ouest de la France.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.economieetsociete.com/Energies-renouvelables-une-alternative-de-plus-en-plus-credible_a1369.html" />
  </entry>
</feed>
