TPE : un employeur sur huit a supprimé deux emplois

26 Novembre 2015
Rémi Lepage

La 60ème édition du Baromètre des TPE, l’enquête de conjoncture trimestrielle réalisée par l’IFOP pour le compte de Fiducial auprès des Très Petites Entreprises dresse une situation de l’emploi qui se dégrade à nouveau après une embellie. Dans une période qui reste délicate et où la réforme du code du travail se fait attendre, le gouvernement risque un vote sanction lors des élections régionales.



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Le troisième trimestre aura connu une amélioration éphémère. Tous les indicateurs mesurant l'emploi et le moral, qui s’étaient redressés au mois de juillet, replongent. Des tensions réapparaissent sur le front de l’emploi avec une création nette d’emplois à -0,5 sur la période juillet-septembre (+0,5 sur la période avril-juin). Si les secteurs de l’industrie (+3) et du commerce (+5) connaissent un regain de recrutement, l’hôtellerie (-5) et les services aux particuliers (-7) sont en souffrance.

La trésorerie s’améliore

Jean-Marc Jaumouillé, Directeur des techniques professionnelles de Fiducial, précise : « Les embauches se situent dans la moyenne des 3èmes trimestres grâce, comme chaque année, à la signature des contrats d’apprentissage et en alternance. Un bon niveau de créations de postes, y compris en CDI, est à souligner mais il est malheureusement contrarié par un nombre de suppressions de postes encore jamais atteint depuis la création du Baromètre des TPE en 2000.

Environ un employeur sur huit a supprimé en moyenne 1,7 poste ». Si l’indicateur de situation financière rechute de -4 points pour se situer à -17, ce score reste "honorable" puisque, hormis juillet 2015, il faut remonter trois ans en arrière pour retrouver un niveau aussi "bon". De même,26 % (-6 points par rapport au 3ème trimestre) des patrons de TPE jugent la situation financière de leur entreprise préoccupante, le niveau le plus bas depuis juillet 2011.

En parallèle, la situation de trésorerie des TPE s’améliore aussi sensiblement. 17 % des patrons font état d’une trésorerie négative (résultat le plus bas depuis 3 ans) contre 23 % en juillet et 32 % se déclarent excédentaires. Pour autant, 79 % (+8 points) des chefs d’entreprise demeurent pessimistes sur le climat général des affaires en France, 53% (+4 points) se montrent négatifs pour leur propre activité et la confiance globale accordée au gouvernement Valls s’érode à nouveau de -4 points, à 19 %.

Rémi Lepage