Les délais de paiement fragilisent les PME

31 Janvier 2019
Antoine Balduino

Selon une étude de GoCardless, les délais de paiement forcent plus de la moitié des gérants de PME à avoir recours à un financement d'urgence. 50 % des dirigeants de PME ont même sacrifié leur propre salaire au cours de leur première année d’activité à cause de retards de paiement.



Une étude de GoCardless, le spécialiste des paiements récurrents, révèle que 54 % des gérants de PME françaises ont eu recours à un financement d’urgence pour payer leurs factures à temps à cause de factures impayées. Et 50 % ont dû sacrifier leur salaire. Les PME doivent se battre en permanence contre ce fléau aux répercussions considérablement négatives. GoCardless a interrogé 250 PME françaises pour comprendre les défis et les conséquences des délais de paiement sur les entreprises.

Une journée de travail par mois à relancer et suivre les factures impayées

Cette étude révèle que les PME sont plus préoccupées par les délais de paiement que par les impacts du Brexit et le RGPD. 85 % admettent qu’elles seraient en mesure de développer leur activité plus rapidement et de mieux dormir si elles avaient plus de certitude quant au moment où leurs paiements arriveraient. Chaque jour, entre 30 et 40 PME ferment leurs portes à cause des délais de paiement, ce qui représentent une perte de 51 milliards d’euros pour l’économie française (Plum Consulting - étude Sage décembre 2017). Plus impressionnant encore, le taux de délais de paiement pour les factures à régler sous 30 jours est passé de 11 % en 2017 à 20 % en 20182 (Baromètre ARC/IFOC). Les gérants de PME doivent consacrer plus d’une journée de travail par mois à relancer et suivre les factures impayées. Temps qu’ils ne peuvent malheureusement pas consacrer à développer leur activité.

Cette étude révèle également que : 93 % des gérants de PME affirment que de savoir quand ils recevront les paiements est essentiel à leur activité 87 % disent que l’incertitude quant au moment où les paiements vont arriver les rend plus stressés et anxieux  81 % disent qu’ils ne peuvent pas être certains qu’ils seront en mesure de payer leurs propres factures à temps Pour plus de 60 % des PME françaises, les délais de paiement sont causés par des erreurs administratives telles que des cartes bancaires perdues 42 % des gérants de PME ont déclaré avoir eu recours à un financement d'urgence ou avoir pioché dans leurs économies pour compenser les retards de paiement 54 % déclarent avoir été contraints de payer leurs factures en retard en raison des délais de paiement de leurs propres clients 56 % déclarent qu'au cours de leur première année d'activité, les délais de paiement les ont forcés à faire des sacrifices sur leur salaire, leurs congés ou leurs embauches.

Seules 35 % des PME utilisent des solutions pour être payées à temps

Laurent Peron, Vice-président de GoCardless France, explique : « Les PME devraient toujours être en mesure de savoir quand elles recevront leurs paiements. Lorsque les délais de paiement poussent les gérants de PME à avoir recours à un financement d’urgence ou les empêchent de payer leurs propres factures à temps, il est temps de faire les choses différemment. À l’heure actuelle, seules 35 % des PME françaises utilisent des solutions technologiques pour être payées à temps. Les entreprises françaises ont besoin de plus de certitudes quant à leurs paiements et le prélèvement automatique est un excellent moyen de surmonter les problèmes liés aux délais de paiement. Cela leur permet de se concentrer sur la gestion et le développement de leur entreprise, au lieu de passer autant de temps à relancer des factures impayées. »

Les solutions de prélèvement automatique de GoCardless aident les gérants de PME à développer leur activité avec plus de sérénitécomme en témoigne Marc de Gibon de Cuddl'Up : « Nous avions accumulé un retard de paiement de 17 K€ qui mettait en danger la société. Passer 50 % de nos clients au prélèvement automatique nous a tout de suite permis de récupérer une grande partie de cette trésorerie manquante. Tout est désormais automatisé et je n’ai plus besoin de m’en occuper, ce qui me permet de me concentrer davantage sur le développement de notre activité. »

Antoine Balduino