Le marché de l'immobilier repart à la hausse et bat des records

20 Décembre 2017
Rémi Lepage



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Selon une récente étude des Notaires de France, l'année 2017 a connu une activité tout à fait soutenue contribuant non seulement à enrayer la baisse de prix, mais même à les faire repartir à la hausse.


La reprise se confirme

La tendance qui avait timidement pointé le bout de son nez depuis 2015 se confirme. Le volume des transactions a battu des records pour cette année 2017, selon les Notaires de France aussi connus sous le nom de Conseil Supérieur du Notariat (CSN). Fin septembre 2017, les ventes dans l'immobilier ancien s'élèveraient à 952 000 logements sur les douze derniers mois, soit une hausse assez impressionnante de 15,5 % sur un an. Et cela concerne aussi bien la capitale que la province avec 15,1 % de croissance pour l’Île-de-France (181 900 ventes) et 15,6 % pour la province (770 100 ventes). En extrapolant jusqu'à la fin de l'année civile, la Fnaim estimait que le nombre de transactions pourrait atteindre 986 000, pas loin du million. Un chiffre record.

Taux de crédits attractifs

Quelques indicateurs sont orientés à la baisse, comme les prix sur les avant-contrats, qui sont peut-être le signe d'une légère pause au niveau de la demande. Mais rien d'inquiétant puisque le consensus chez les notaires est que 2018 restera une bonne année en termes d'activité. Activité soutenue notamment par des taux d'intérêt sur les crédits immobiliers qui sont toujours aussi attractifs. Autrement dit, si vous songiez à accéder à la propriété, il c'est sans doute le moment d'accélérer votre réflexion.

D'autant que la baisse des taux de ces dernières années ne parvient plus à compenser la hausse actuelle des prix. « Les taux sont restés pratiquement stables depuis avril », avec des fluctuations « de l'ordre du point de base d'un mois sur l'autre », indique l'observatoire Crédit Logement/CSA.

À titre indicatif, au mois d'octobre, la hausse annuelle dans l'immobilier s'établissait à 4,3 %.

Étrangers

La conjoncture économique avec une croissance au rendez-vous et le marché du travail en amélioration contribuent au dynamisme du secteur de l'immobilier. Signe que l’embellie est bel et bien là, les étrangers reviennent faire leurs emplettes chez nous. C'est le cas par exemple de nos voisins anglais qui avaient quelque peu déserté la France depuis la crise. Entre 2006 et 2016, les acheteurs étrangers pour les transactions en France métropolitaine représentent environ 6 % du volume global, avec les Britanniques en tête. Ces derniers recherchent plutôt dans le haut de gamme, tandis que les Italiens, bien présents eux aussi, viseraient davantage des biens moins onéreux.


Tags : Immobilier
Rémi Lepage