36 % pour les producteurs, 55 % pour les distributeurs

27 Juin 2011



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Selon le rapport de l'Observatoire des prix et des marges dans l'alimentation, le poids des distributeurs n’a cessé de grandir au cours de ces dix dernières années. Prenons l’exemple de la longe de porc. En 2000, 45 % du prix final allaient au producteur. En 2010, il n'en perçoit plus que 36 %. L'abatteur a également perdu une part de sa marge. Il est ainsi passé de 11 %, il y a dix ans, à 8,8 % aujourd'hui. Le grand gagnant est donc, sans surprise, le distributeur. Sur la même période, sa part est passée de 39 % à 55 %.

Mais que fait la police ?

Mais cet exemple, n’est pas un cas isolé. Au contraire, il refléterait très bien la réalité. Ainsi, le rapport souligne l'importance et la constance des marges de la distribution. Et cela, quels que soient le prix payé aux producteurs. Sur le lait liquide longue conservation, la marge brute des enseignes a doublé sur la période considérée, quand celle des industriels est demeurée stable et que celle des producteurs n'a cessé de diminuer. Même observation sur le beurre en plaquette. Autre exemple : le bigarreau a été facturé jusqu'à cinq fois plus cher au consommateur qu'il n'a été payé par le distributeur. Mais que fait la police ?