Réduire le déficit : l’équation insoluble ?

5 Juin 2012
Notez



Après la Commission européenne et la Cour des comptes, c’est au tour de l'Inspection générale des finances de sonner l’alerte sur les comptes de l’État Français. Les auteurs du rapport, intitulé "Maîtriser les dépenses de l’État" , estiment qu’ "une trajectoire de retour à l'équilibre qui reposerait essentiellement sur une hausse des recettes singulariserait la France et serait contradictoire avec les efforts visant à améliorer la compétitivité de son économie et le pouvoir d'achat des ménages."

50 % sur les dépenses et 50 % sur les recettes

Réduire le déficit : l’équation insoluble ?
Ils préconisent donc de couper dans les dépenses. Selon eux, le gouvernement devra réaliser 5,3 milliards d’économies par an pour espérer pouvoir redresser les comptes. Ce rapport, demandé par l’ancien gouvernement, ne risque pas faire des émules. Et pour cause, le gouvernement actuel souhaite faire porter l’effort à 50 % sur les dépenses et 50 % sur les recettes. Malgré cela, le défi demeure de taille dans les choix à faire. En effet, de nombreuses dépenses sont quasiment incompressibles.

C’est le cas par exemple des charges de la dette et des dotations à l’Europe. En mettant ces postes de côté, les économies à trouver par rapport à l'évolution tendancielle représentent une baisse de 8 % (taux d'effort) des autres dépenses. La situation est d’autant plus préoccupante qu’il s’agit de mesures plus que sensibles : baisse du nombre de fonctionnaires, gel de leur salaire et/ou de leur avancement, gel des pensions… Des gains peuvent encore être obtenus sur les dépenses de fonctionnement mais les marges de manœuvre semblent désormais limitées.

"Sans mesure d’austérité"

En clair : il faudra faire des choix très difficile Pierre Moscovici, nouveau ministre des Finances, reste néanmoins confiant. Selon lui, la France parviendra à ramener son déficit public à 3 % du PIB en 2013. Et cela "sans mesure d'austérité ", a-t-il assuré hier à Bruxelles Pierre Moscovici. "Nous sommes prêts à être jugés sur nos résultats, mais nous avons nos propres voies et moyens" , a-t-il ajouté. Peut être est-il magicien…




1.Posté par Garnier le 10/06/2012 10:15

"...serait contradictoire avec les efforts visant à améliorer la compétitivité de son économie et le pouvoir d'achat des ménages."
Améliorer le pouvoir d'achat des ménages serait donc un des objectifs de ces commissaires européens ?
C'est une blague! Les grecs doivent apprécier l'efficacité d'un tel engagement.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter




Regroupement de crédit sur rachat-credit-entre-particulier.com
La loi Hamon




Facebook
Twitter
Viadeo
Mobile
Rss

Inscription à la newsletter



Ce que va changer le règlement européen sur les données personnelles ?: Le Règlement... https://t.co/g0v2dDD3dB https://t.co/bhbid8V8eg
Jeudi 22 Juin - 12:20
La croissance des prestations sociales au niveau le plus bas depuis 1959: La Direction... https://t.co/y7QuppJJxQ https://t.co/dI6zPkiApa
Jeudi 22 Juin - 12:09
Royaume-Uni : l'inflation s'envole: Hausse de l’inflation, dépréciation de la livre sterling, stagnation des... https://t.co/70FoQh92vY
Mercredi 21 Juin - 12:23
La France et l'Intelligence artificielle : relever le défi de la compétitivité: La... https://t.co/HM07Y7bpKe https://t.co/7Foc2KRTeQ
Mardi 13 Juin - 16:50



L’inflation pénalise-t-elle la croissance ?

09/06/2017 - Christophe Morel

Pas d’inquiétude sur la croissance ?

03/05/2017 - Emmanuel Auboyneau et Xavier d’Ornellas


Lexique de Sciences économiques et sociales


À vous de jouer...

Vous aimez écrire ? décrypter l'actualité économique ? et donner votre point de vue ? Alors soumettez vos articles à Économie et société. Pour cela, envoyez vos propositions à redaction@economieetsociete.com