Pourquoi le CAC 40 monte alors que l’économie va mal ?

21 Mai 2013
Notez



Le 17 mai, le CAC 40 franchissait enfin le seuil des 4 000 points. Un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis le 7 juillet 2011. On est néanmoins encore loin du record des 7 000 points qui avaient été approché en septembre 2000 par le CAC 40. Pour rappel, le CAC 40 était tombé à 2 500 points après la chute de Lehman Brothers en mars 2009. Mais la hausse constatée depuis ces dernières semaines semblent irréelle au vu des indicateurs économiques mondiaux qui font craindre le pire. Comment alors expliquer un tel écart ? Quatre principales raisons à cela.

1- Des politiques monétaires accommodantes

Pourquoi le CAC 40 monte alors que l’économie va mal ?
Première explication, le marché est porté par les politiques monétaires accommodantes des banques centrales à travers le monde. Des mesures qui font passer au second plan les nombreuses déceptions sur l'économie de la zone euro. Ainsi de nombreux experts pensent que la bourse monte parce que l’économie allant mal, il faudra bien que la BCE réagisse en baissant les taux d’intérêt ou en injectant encore des capitaux. Du coup la mauvaise nouvelle économique devient une raison de monter.

2- Des hausses de secteurs encourageantes

Le secteur automobile est le moteur de cette progression du CAC 40. Pour la première fois depuis septembre 2011, le marché européen a enregistré une progression de 1,7 % en avril. Le 17 mai, PSA Peugeot Citroën profitait de cette annonce et était en tête du SBF 120 gagnant 7,48 %, suivi à distance par son rival Renault (+ 4 %). Le fabricant de pneumatiques Michelin (+ 3,59 %) et l'équipementier Faurecia (+4,30 %) ont suivi progressivement dans leur sillage.

3- Des entreprises avec beaucoup de cash

Autre explication, les grandes entreprises ont accumulé depuis le début de la crise beaucoup de cash. Or, avec la conjoncture économique, elles ne l’investissent que très peu. En revanche, elles se servent sert à augmenter les dividendes et les rachats d’actions.

4- Des investissements peu rémunérateurs

Les autres classes d’actif devienne de moins en moins rémunérateurs ce qui poussent les investisseurs à prendre plus de risque. En effet, les émetteurs considérés comme sans risque, comme les USA ou l’Allemagne pour les emprunts d’État, ou les grandes entreprises bien notées, offrent des rendements très faibles, nuls ou négatifs. Résultat, les investisseurs à la recherche de rendement se déportent sur des produits plus risqués, faisant à leur tour monter leur prix, et diminuer le retour sur investissement.

Tout a une fin…

Toute cette hausse généralisée des actifs financiers se fait dans un contexte de croissance zéro (voir négative) pour l’Europe, faible pour les États-Unis, ou en ralentissement pour la Chine. Autrement dit elle n’est pas tenable à long terme. Cette hausse se fait sur l’espoir d’une reprise mais qui n’arrive pas. Pas conséquent, un jour ou l’autre, il va se produire un "atterrissage" plus ou moins brutal.

L’important est donc de pouvoir anticiper. Pour cela, suivre en tant réel les cours de bourse est une priorité. Le cours de la bourse visible sur finances.net permet de suivre en direct toutes les évolutions en temps réel. En plus de cela, le fil actualité vous permet d’être au courant des dernières informations importantes avant tout le monde.




1.Posté par www.crisemajeure.fr le 22/05/2013 21:50

Les marchés financiers
Le moral des investisseurs est au plus haut, alors que les données des fondamentaux (croissance - endettement des Etats - chômage ) se dégradent de jour en jour. Et comble de la situation : les volumes des marchés sont au plus bas, démonstration même de l'artificialisation des opérations de bourse. Les mouvements financiers sont sans commune mesure avec ceux des marchandises. Le rapport est de 50 à 1 - pour 5 milliards $ en moyenne d'échanges commerciaux quotidiens dans le monde - les flux monétaires sont à + 200 milliards. Ceci explique aussi le processus d'assèchement de l'économie réelle qui a été entrepris depuis les années 1980.

Qui plus est sans l'apport de la manne mensuelle de 80 milliards $ issus des quantitative easing de la FED, et sans celle des milliards € issus de la pure création monétaire non conventionnelle opérée par la BCE, les marchés collapseraient.

La manipulation des matières premières : les cours de toutes les matières premières, des crédits et des taux d'intérêts sont manipulés sans vergogne par les grandes banques à l'entier détriment des populations, des entreprises, et de l'environnement qui est saccagé.

2.Posté par CHENARD le 24/05/2013 15:39

L'intervention de DELAMARCHE (gérant associé à Platinum Gestion) sur BFM business donnent des explications bien différentes des votres : http://www.youtube.com/watch?v=Fnxw7qg_y4Y&feature=youtu.be
4 milliards d'euros par jur pour jouer à investir, qui pourrait dire non?

Il y a aussi une autre piste. J'ai vu que la banque de France avait eu l'autorisation de l'UE de faire marché sa planche à billet. Etes-vous au courant? http://blogs.rue89.com/yeti-voyageur/2013/04/17/nouveau-la-bce-de-draghi-donne-pouvoir-la-france-de-battre-monnaie-230142

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter




Regroupement de crédit sur rachat-credit-entre-particulier.com
La loi Hamon




Facebook
Twitter
Viadeo
Mobile
Rss

Inscription à la newsletter



Le système redistributif réduit fortement la pauvreté: La Direction de la recherche, des... https://t.co/kHgU9thvTu https://t.co/9PDhpU94Bc
Mardi 25 Juillet - 12:09
Pleins feux sur les actions allemandes: Il y a quinze ans, Tim Albrecht reprenait la... https://t.co/7e4T1ffM6h https://t.co/09sixnz1mx
Lundi 24 Juillet - 17:14
RT @vincent_paes: Family business : la performance dans les gènes https://t.co/c0rFXOmv04 via @MagDecideurs
Lundi 24 Juillet - 10:19
RT @vincent_paes: Les #banques face aux #néo-banques : match nul ! https://t.co/38FF59tez0 via @MagDecideurs
Lundi 24 Juillet - 10:19





Lexique de Sciences économiques et sociales


À vous de jouer...

Vous aimez écrire ? décrypter l'actualité économique ? et donner votre point de vue ? Alors soumettez vos articles à Économie et société. Pour cela, envoyez vos propositions à redaction@economieetsociete.com