Les entreprises du CAC 40 se refont une santé

26 Octobre 2010
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Les entreprises du CAC 40 se refont une santé
Pour les grands groupes français, la crise semble déjà être passée. En cette fin d’année, les entreprises du CAC 40 disposent ainsi de près de 200 milliards d'euros de trésorerie, soit une hausse de 5 % par rapport à l’année dernière.

A ce petit jeu là, Total et EADS arrive en tête avec des trésoreries proches de 15 milliards de dollars. Pour EADS, la dette financière est même inférieure à la trésorerie. Au total, six sociétés sont dans ce cas : Alstom, Alcatel-Lucent, Capgemini, EADS, STMicroelectronics et Technip.

Le ratio dette nette/fonds propres s’élève à 41 %

Le ratio dette nette/capitaux propres a enfin retrouvé son niveau d'avant-crise. En effet, les différents indicateurs d'endettement montrent un recul sensible de la dette nette des sociétés du CAC 40, qu'elle soit rapportée à leur trésorerie d'exploitation (Ebitda) ou à leurs fonds propres. Ainsi, quand les Etats se sont endettés à outrance, les entreprises, elles, ont payé leurs dettes.

Et les fonds propres ont nettement augmenté, du fait principalement de l'augmentation des bénéfices ». Le ratio moyen du CAC 40, qui rapporte la dette nette aux fonds propres, s’élève à 41 %. Seules cinq sociétés devraient afficher un ratio supérieur à 100 % : EDF, Pernod Ricard, Suez Environnement, Veolia et Vinci. L'Oréal et Sanofi-Aventis, eux, devraient revenir « cash positive », c'est-à-dire qu'elles génèrent beaucoup de cash-flow et n'ont pas besoin d'émettre de la dette.

Une chasse aux coûts superflus

Comment expliquer une telle évolution ? Ces gains ont été réalisés au prix fort. Réorganisations, restructuration et licenciement ont allégé les dépenses. Une véritable chasse aux coûts superflus. Pour les entreprises, cette cure était justifiée par la crise. Mais maintenant, que font-elles faire de ce cash ? Elles vont surement le consacré aux actionnaires, via des rachats d’actions et le versement de dividendes, et se lancer dans des projets d’acquisitions à moyen terme.

Quant aux salariés qui ont fourni les efforts pour faire maigrir la bête ? Ils devront attendre une hausse hypothétique des salaires. A moins que les entreprises ne prétextent que la crise n’est pas encore finie.



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