Les agences de notation et leur pouvoir de nuisance

6 Octobre 2011
Gérard Burggraf
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Chacun de leur avis peut engendrer la panique sur les places Boursières. Elles sont très critiquées et redoutées par les Etats et les Entreprises, à l'exception de celles qui ont demandé à être notées. Ce pouvoir exorbitant est difficilement compatible avec un fonctionnement normal des marchés financiers en particulier.

Elles sont loin d'être infaillibles, pour preuve, elles n'ont pas été capables d'avertir à temps quant à la situation financière de Lehmann brother's. Une bévue pareille et ses multiples conséquences auraient dû sonner le glas de leur activité. Il n'en n'a rien été, elles continuent aujourd’hui de sévir sans que quiconque s'en offusque !

Le comble : ce sont des sociétés privées

Les agences de notation et leur pouvoir de nuisance
Les trois grandes agences de Notation: Standart & Poor's, Moody's et Fitch représentent à elles seules 95 % du marché de la notation, cela s'appelle une oligarchie à trois, avec toutes les tentations de manipulations des cours que cela représente.

Le comble est qu’il s’agit de sociétés privées. Elles n'ont de surcroît pas réussi à "standardiser" leurs notations respectives, chacune ayant ses symboles propres pour signaler une aggravation de situation, ou une amélioration et à quel degré !!! On croit rêver !

Pas de méthodologie commune

On ignore complètement à quel modèle économique elles se réfèrent pour établir une "note", là on fait abstraction de tout réalisme. Elles ne disposent même pas d’une méthodologie commune. Un premier constat totalement négatif peut être dressé quant à leur activité. C’est le conflit d’intérêt entre les agences et certains de leurs clients, qu’elles conseillent sur les produits structurés - produits qui regroupent plusieurs produits financiers en un seul. Un panier de valeurs assorti d'une stratégie par exemple.

C'est également l’incapacité de fixer correctement le « rating » de ces produits. Ce sont aussi les opérateurs qui ont en charge finale la "notation", qu’il faut considérer très naïvement, comme les saints des saints, qui ne fuitent jamais. (My God…) Enfin, il faut préciser que "l'Industrie Financière" actuelle est déjà suffisamment opaque, pour ne pas laisser persister un rideau de fumée pire que le plus dense des brouillards !

Pour en savoir plus sur le sujet, cliquez-ici.


Gérard Burggraf

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