La Chine et l’Inde, marchés clés pour l’avenir du transport

12 Octobre 2016
Rémi Lepage
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Selon la septième étude menée par le cabinet Norton Rose Fulbright dans le secteur transport, « The Way Ahead », près de la moitié des personnes interrogées estiment que la région Asie-Pacifique offrira les meilleures opportunités en termes d’investissements sur les cinq prochaines années.L'étude synthétise plus de 200 réponses émanant de professionnels des secteurs aérien, ferroviaire et maritime. Parmi les principales conclusions de cette édition :

· 92% des professionnels interrogés dans le secteur ferroviaire et 77% dans l’aérien considèrent que les conditions de marché leur sont favorables. Seuls 15% des sondés partagent cette opinion dans le secteur maritime.
· 39% des sondés affirment que les entreprises du secteur transport axeront principalement leur stratégie autour des consolidations dans les 12 prochains mois. · 52% estiment que la récession mondiale représente la plus grande menace.
· 67% anticipent une augmentation des investissements technologiques au cours des cinq prochaines années.
· Les investissements en matière d’infrastructures sont considérés comme étant les aides gouvernementales les plus utiles.
· La dette bancaire représenterait la principale source de financement durant les deux prochaines années.

Une récession mondiale reste la plus grande menace

Selon les professionnels interrogés, dans les cinq années à venir les investissements se dirigeraient principalement vers la Chine et l’Inde. Ces pays seraient suivis par les Etats-Unis. La croissance externe par voie de consolidation constituerait la meilleure opportunité d’investissements. Cependant, tandis que la confiance règne dans les secteurs aérien et ferroviaire, grâce notamment à la baisse du prix du pétrole, la disponibilité des fonds et l’amélioration des infrastructures, l’optimisme n’est pas de rigueur dans le secteur maritime en raison notamment d’une surcapacité dans de nombreux sous-segments de marché.

Plus de la moitié (52%) des personnes ayant répondu s’accordent à dire qu’une récession mondiale reste la plus grande menace. Néanmoins, malgré les incertitudes politiques, une majorité d’entre elles estime que la croissance se poursuivra dans le secteur des transports durant les cinq prochaines années. 73% misent sur l’augmentation du nombre de passagers et des volumes de fret. 52% s’attendent à une croissance du nombre de routes et des services. 67% des sondés anticipent une augmentation des investissements technologiques, notamment liés aux technologies à faible consommation en charbon et aux technologies prédictives, censées représenter les moteurs de changement les plus significatifs dans les transports au cours des cinq prochaines années.
Les infrastructures demeurent un enjeu prioritaire pour l’ensemble du secteur. 19% des personnes interrogées estiment en effet que leur amélioration figure parmi les opportunités d’investissement prioritaires et 25% estiment qu’elles représentent les aides gouvernementales les plus utiles. Dans les secteurs aérien, ferroviaire et routier, l’inadéquation des infrastructures reste le plus grand défi à relever afin d’accroître l’efficacité opérationnelle.

Des investissements tournés vers l'Asie-Pacifique

La dette bancaire, les marchés de capitaux et le capital investissement représenteront les principales sources de financement au cours des deux prochaines années. 74% des professionnels du transport interrogés estiment que le niveau des fonds disponibles pour leur secteur restera le même, voire augmentera au cours des cinq prochaines années. George Paterson, responsable du bureau de Paris de Norton Rose Fulbright, commente : « En matière d’investissements, le secteur transport continue d’avoir le regard tourné vers l’Asie Pacifique, encouragé par la demande croissante et l’ambitieux projet « Belt and Road », véritable route de la soie moderne qui pourrait améliorer les liaisons entre la Chine et le reste du monde. »
 
Christine Ezcutari, responsable de l’équipe bancaire du bureau de Norton Rose Fulbright à Paris poursuit : « Le moral est meilleur dans les secteurs aérien et ferroviaire, ceux-ci étant soutenus par l’augmentation du nombre de passagers. Le secteur maritime subit quant à lui toujours les effets de surcapacité sur nombre de marchés. Des mesures pour parer à ce phénomène restent à prévoir. Cependant à long terme, les professionnels interrogés estiment que les conditions s’amélioreront. Les investissements en matière d’infrastructures et dans les technologies ainsi que les consolidations par voie de fusions-acquisitions et de partenariats seront clés dans la transformation du secteur et pour améliorer sa croissance. Bien que les personnes interrogées soient plus soucieuses de l’impact qu’une récession mondiale aurait sur le marché, elles surveilleront de près les implications du résultat du referendum sur le Brexit. Le secteur transport est international et particulièrement réglementé, aussi la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne aura nécessairement des conséquences. »

Une confiance renouvelée dans le secteur aérien

77% des professionnels du secteur aérien interrogés contre 88% en 2015 estiment que les conditions de marché leur sont favorables. Cet optimisme soutenu est attribué aux prix relativement bas du pétrole par 46% des sondés, contre 18% en 2015. Tandis que les prix du pétrole profitent au secteur, 23% des sondés estiment qu’ils stagneront au cours des cinq prochaines années. Seule une infime proportion (4%) pense qu’ils baisseront davantage. Néanmoins, malgré un impact probable de l’augmentation des prix du carburant sur la rentabilité, 67% anticipent que les prix et les frais de transports resteront inchangés ou baisseront au cours de cette même période.

Les personnes interrogées semblent plus confiantes concernant l’augmentation de la demande. 83% d’entre elles en effet anticipent une hausse du nombre de passagers et 79% une augmentation du nombre de trajets et de services offerts. Toutefois, les professionnels interrogés sont conscients d’un possible revirement de la situation économique et 38% d’entre eux restent persuadés qu’une récession mondiale constitue la plus grande menace qui pourrait peser sur leur secteur au cours des 5 prochaines années. Il est intéressant de noter qu’ils sont 31% à désigner la hausse du terrorisme parmi ces menaces.


Rémi Lepage

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