Dépréciation du goodwill des entreprises européennes

25 Décembre 2013
Notez

La majorité des entreprises interrogées anticipe un changement pour les futurs tests de dépréciation de goodwill suite à l’introduction de la norme IFRS 13



Selon une étude réalisée par Duff & Phelps, société de conseil financier, en partenariat avec Mergermarket, le goodwill des sociétésdu STOXX® Europe 600, qui comprend des grandes, moyennes et petites capitalisations boursières de 18 pays d’Europe, s'est élevé à 65 milliards d'euros en 2012, soit une dépréciation de 15 % par rapport à 2011. Le goodwill représente la différence entre l'actif du bilan d'une entreprise et la somme de son capital immatériel et matériel valorisée à la valeur de marché.

23 milliards d'euros pour le secteur des télécoms

Sur le plan sectoriel, les télécoms ont enregistré la provision pour dépréciation de goodwill la plus élevée en 2012, avec une dépréciation cumulée de 23,4 milliards d’euros. Le secteur financier et celui des matériaux arrivent en deuxième et troisième position, avec une dépréciation totale du goodwill de respectivement 15,2 et 14,2 milliards d’euros. Ces dynamiques de l'industrie européenne contrastent avec les constatations de l'étude diffusée récemment par Duff & Phelps sur la dépréciation du goodwill aux États-Unis (U.S. Goodwill Impairment Study). Selon cette étude, 67 % de la dépréciation du goodwill enregistrée en 2012 concernent les secteurs suivants : Technologies de l’Information, Industrie et Santé.

Au niveau géographique, les sociétés du Royaume-Uni ont enregistré les dépréciations de goodwill les plus élevées en 2012. Environ 40 % des sociétés européennes qui ont répondu à l'enquête de Duff & Phelps ont comptabilisé une dépréciation de goodwill en 2012. Les raisons les plus communes invoquées par les sociétés concernées pour expliquer ces dépréciations sont les « conditions générales du marché » et le « ralentissement général de l'industrie ». Les situations spécifiques à une unité génératrice de trésorerie (UGT) ont été mentionnées mais avec une incidence moins importante.

"La crise financière et économique mondiale, puis l'amorce ultérieure d'une reprise, ont impacté fortement les Goodwill et leurs dépréciations au cours des trois dernières années. Pour les années à venir, plus de deux tiers des entreprises interrogées anticipent une modification de leurs tests de dépréciation suite à l'introduction, cette année, de la norme IFRS 13", explique Yann Magnan, directeur génréal du bureau parisien de Duff & Phelps.



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter




Regroupement de crédit sur rachat-credit-entre-particulier.com
La loi Hamon




Facebook
Twitter
Viadeo
Mobile
Rss

Inscription à la newsletter



Formation professionnelle : Chômage de masse ? Solution de masse !: Jamais le chômage n'a été aussi élevé en...… https://t.co/ejVF8XwzLg
Vendredi 20 Octobre - 16:25
La collaboration : nouvelle martingale des entreprises face aux acteurs du numérique: L’univers de la... https://t.co/OTIXdhUuvT
Vendredi 20 Octobre - 16:10
RT @vincent_paes: Paul Newsome (Unigestion) : « Une approche plus collaborative avec les GPs » https://t.co/5jea1auYXz via @MagDecideurs
Jeudi 19 Octobre - 10:28
RT @vincent_paes: "Les gérants ont fait des progrès en matière de #reporting et de #transparence" @LNFalchier @CNP_Assurances https://t.co/…
Jeudi 19 Octobre - 10:28





Lexique de Sciences économiques et sociales


À vous de jouer...

Vous aimez écrire ? décrypter l'actualité économique ? et donner votre point de vue ? Alors soumettez vos articles à Économie et société. Pour cela, envoyez vos propositions à redaction@economieetsociete.com