Chronique : pour une réforme citoyenne des retraites

12 Octobre 2010
Raymond Monedi
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Chronique : pour une réforme citoyenne des retraites
Mais comment, pour la réforme des retraites, les syndicats ont-ils pu se laisser entraîner dans une bataille de chiffres, une vraie bagarre de chiffonniers ? Le moins que l’on puisses dire, est que nos représentants des salariés se sont faits rouler dans la farine, comme des enfants de chœur. Ils se sont lancés comme des jeunes bleus, exactement là où le gouvernement (machiavélique) les attendait : le domaine des calculs.

Le calcul des temps de cotisations, le calcul de l’âge de départ, le calcul des montants, de l’espérance de vie, des pourcentages, etc… C’est ainsi que le monde du travail, totalement englué dans des comptes et des décomptes, qu’il maîtrise mal, n’a pas encore réalisé qu’il est manipulé.

Ou est la solution mathématique des retraites ?

Comprenons enfin, que le problème de la réforme des Retraites n’est pas dans le montant, ni dans la durée, des cotisations, mais dans le trop petit nombre de cotisants ! En effet, la solution est dans la dimension de l’assiette des cotisants ! Et puisque que le gouvernement ne veut parler que de chiffres, parlons en. A l’école, en arithmétique, lorsque l’on apprend la multiplication, on apprend que :

- Le multiplicande, - multiplié- par le multiplicateur ....-égale = le produit

Soit : - Les cotisations -multipliées- par le nombre de cotisants égale = le financement

Jusqu’à ce jour, orienté par la stratégie perfide du gouvernement, le monde du travail, dans son ensemble, n’a réfléchi et calculé, que sur le premier terme : le multiplicande ! C’est ainsi que jusqu’à présent, personne ne semble avoir pensé, que l’on pouvait aussi, accroître le financement total , en augmentant tout simplement, le multiplicateur, c'est-à-dire : le nombre de cotisants........ Et pour cela, il faut, faire payer les retraites, par tous ceux qui, pour quelque raison que ce soit, ne les paient pas ....... et, notamment bien sûr, par ceux qui étant assez riches pour ne pas avoir besoin de travailler, ne paient rien !

Les combattants de la troisième Guerre Mondiale

Il est anormal et pour tout dire injuste, que les Caisses de Retraites des Travailleurs, ne soient alimentées que par les seules cotisations des travailleurs. C’est comme si l’on avait demandé, aux soldats partants à la guerre, en 1914 et en 1940, de donner une part de leur solde, pour avoir droit plus tard, à leurs retraites d’anciens combattants !

Non, ne souriez pas,...ou alors tristement, car pour peu que l’on y réfléchisse, le problème à peu de chose près, est le même. Parce que, sans que l’on n’en ait pleinement conscience, nous sommes, depuis quelques temps déjà, sous la coupe de la Troisième Guerre Mondiale ! Une sale guerre socio-économique que l’on n’ose pas appeler par son nom, et qui pourtant, fait autant de victimes qu’un conflit armé.

Une reconnaissance citoyenne aux soldats du travail

La retraite des travailleurs, ne doit pas être traitée, comme une affaire de fric, la retraite doit être considérée comme une « Devoir Civique », comme une dette morale que nous devons à tous nos Anciens ! En effet, tous ceux qui se lèvent tôt, comme dirait quelqu’un, tous ceux qui ont donné une bonne partie de leur vie au pays, tous ces Hommes qui en somme, on fait ce que nous sommes, méritent bien la considération, le respect et la reconnaissance de toute la Nation ! Et si cette reconnaissance, si cette retraite, d’Ancien combattant du travail a un coût, nous devons tous ensemble, avoir le courage de l’assumer. C’est une question d'éthique !

Personne n’y pense, mais pourtant il faut bien admettre que ce sont seulement, nos 25 Millions de combattants du labeur qui par leur travail produisent toute la valeur ajoutée ou mieux, le P. I. B nécessaire pour faire vivre, tous les jours, 65 Millions de Français.

Les grèves, comme des compétitions numériques

Chronique : pour une réforme citoyenne des retraites
Ce nouveau gouvernement, non content d’avoir acculés les syndicats à faire de la réforme des retraites, un problème de chiffres et de fric, au lieu d’une avancée sociale,.....les accule également à faire de chaque grève, une véritable compétition numérique. A peine installé, le Roi, dans son jargon si particulier, a dit : «La différence avec moi, c’est que quand il y a des grèves, personne ne les voit !»

Deux ans après, des grèves il y en a partout et tout le monde les voit,......mais sa Majesté et ses sbires, s’en foutent, ils les ignorent même ! Ils feignent de prendre ces manifestations pour des actions négligeables ; ils s’en amusent aussi, en minimisant à plaisir, le nombre de participants. Comment peut-on en toute honnêteté, annoncer le soir, à la France entière, un chiffre incroyable de 900 000 personnes, alors que les syndicats eux, en annonce 3 millions !

On comprend qu’un tel flou mathématique arrange à la fois les Syndicats et l’Etat. Surtout ce dernier, car plus l4on se chamaille sur les chiffres moins on discute du problème lui-même. Et la question que l’on doit peut-être se poser aujourd’hui, est de savoir si les représentants en présence, ceux des salariés et ceux de Sarkozy, ont la stature et les compétences nécessaires pour résoudre le difficile problème des retraites ? Rien n’est moins certain et, là est tout le danger !

La grève comme un outil de contestation constructive

Depuis le retour de la Droite au pouvoir, tous les Gouvernements cherchent à durcir les droits et à dénaturer l’esprit de la grève ! Mais quelle erreur. La France, ne serait pas la France sans ce dispositif exceptionnel de contrepouvoir, de pondération et de propositions, qu’elle à inventé. On n’en parle quasiment pas, car cela dérange le grand patronat, mais si notre pays passe beaucoup mieux que d’autres, la dure crise financière du moment, c’est grâce à l’ensemble de nos avancées sociales qui amortissent quelque peu, les difficultés économiques du moment.

Pour cela, merci à nos syndicats et à nos manifestants d’antan, qui se sont battus corps et âmes, pour arracher à la classe dominante de l’époque, toutes les conquêtes sociales, justes et possibles, qui font le bonheur de tous aujourd’hui. Et pourtant, nombreux sont ceux qui, en ce moment même, critiquent les gens qui font grève, en les traitant de rigolos, ou de feignants,.....ou de minus qui feraient mieux d’aller au boulot, de travailler plus.

Tous ces Tartuffes qui, en même temps, sans honte et souvent sans le savoir, sont très contents de profiter pleinement des acquis sociaux gagnés par nos grévistes d’alors. Citons simplement pour exemples : la « semaine de 40 Heures » et « les fameux congés payés », ainsi que de nombreux autres droits, qui semblent si naturels aujourd’hui, mais qui n’existaient pas, avant les fameuses grèves de 1936, cette grande épopée de la classe ouvrière. Comme quoi, ce qui n’est pas possible avant, pour le gouvernement et le patronat, peut très bien l’être après les grèves !

A l’annonce de 3 millions de participants, quelqu’un a dit d’un ton quelque peu péremptoire : « Oui, mais la politique de la France, ne se fait pas dans la rue ». Grossière erreur. Comme dans toute démocratie digne de ce nom, la politique de la France, se fait là où il y a le Peuple, et si par votre mépris ou votre incompétence, vous mettez le Peuple dans la rue, la politique se fera de gré ou de force dans la rue !

La Réforme, ...... tout Effacer et tout Recommencer

Assez, Monsieur le Ministre, à présent vous avez assez joué. Maintenant, il faut mettre un terme à vos divagations hasardeuses. Vous ne pensiez tout de même pas endormir le Peuple Français, comme vous avez endormi la Mamy des parfums, la plus riche douairière de France ? Alors, Monsieur le Ministre, avant qu'un grand chambardement ne se produise,....méditez sur une moralité de notre grand fabuliste : « Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse ». A présent en effet, la cassure n’est pas loin, et c’est à vous de mettre fin à cette situation qu’avec une certaine morgue, vous avez envenimé. Comprenez bien, Monsieur le Ministre, que vous avez une lourde responsabilité et que vous n’avez plus le droit de vous tromper,.... vous n’avez pas le droit de mettre la France à feu et à sang. Admettez enfin, Monsieur le Ministre, que la solution de la réforme des retraites, ne se trouve pas là où vous voulez le faire croire ; Vous savez très bien, que la vraie solution n’est pas dans vos chiffres et vos calculs d’épicier, mais dans l’élargissement maximal de l’assiette des cotisants ! Pour cela, il faut faire payer tout les citoyens, et notamment :

- Les riches......dont le silence est assourdissant, et qui dans leur coin se marrent, bien
- Les actionnaires.....qui encaissent tous .....leurs dividendes, mais qui ne paient, rien !
- Les machines et les robots… par qui, insensiblement le chômage des Hommes, vient !





Raymond Monedi


1.Posté par CHABALIER le 12/10/2010 19:03

Bien vu Monsieur le ministre. Moi je n'est pas fais beaucoup d’étude, mais en cours moyen première année, l’instituteur nous a donné cet exercice:

Une entreprise a 10 salaries que le patron embauche a 18 ans et met a la retraite a 60 ans, et le cycle recommence.

Maintenant on lui impose de mettre ses salaries a la retraite a 62 ans.

Il y a alors un cycle 18 ans 62 ans puis le cycle suivant sera, 20 ans 62 ans.

Moralité, il occupe 10 personnes âgées, qui, comme tout le monde sait, mettent nos banlieue a sac. Et il laisse deux ans de plus aux petits jeunes qui font les courses pour aider leurs parents.

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