Artisans, commerçants : quels sont leurs vrais revenus ?

28 Novembre 2013
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La 19ème édition du recueil « Chiffres et Commentaires » publié par la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) passe au crible les revenus des artisans et des commerçants en 2012. Une enquête inédite qui analyse les performances de 75 professions du commerce et de l’artisanat dans 11 secteurs d’activité. Principaux enseignements.

Activité en recul

En volume, activité en recul, résultats en baisse. Le diagnostic est sans appel ! Les petites entreprises du commerce et de l’artisanat souffrent en 2012. Et si le bulletin de santé est alarmant, les perspectives de rétablissement à court terme sont tout aussi préoccupantes. Toujours pas de reprise à l’horizon ! Dans ce contexte économique morose, l’évolution du chiffre d’affaires des commerçants et des artisans enregistre un net recul (+0,5% seulement, contre +2,5% en 2011) tandis que le résultat courant chute, en moyenne, de 2,5 points (contre + 2,3% en 2011).

Phénomène inédit en 2012 : la quasi-totalité des 75 professions analysées est sévèrement touchée par la diminution de l’activité et les habituelles disparités sectorielles observées les années précédentes ont tendance à s’égaliser à la baisse. Trois tendances à retenir en ce qui concerne l’évolution de l’activité

- L’affaissement de l’artisanat du bâtiment -0,2 %, contre +4,3 % en 2011
- La résistance du commerce de détail alimentaire +1,5 %, comme l’année précédente
- La dégradation des services +0,1%, contre +3,7 % un an plus tôt

Investissements en berne

Fragilisés par le ralentissement de l’activité et une fonte significative des marges, les petites entreprises du commerce et de l’artisanat investissent toujours moins (-1,2%) et poursuivent leur désendettement (-6,5%). L’absence de visibilité à moyen-long terme et les difficultés de trésorerie nourrissent une incertitude psycho-logique quant à la pérennité de l’activité. D’où ces « comportements de prudence » qui, à leur tour, peuvent affaiblir la compétitivité des TPE et leur capacité à s’emparer de nouveaux marchés.

L’analyse comparative des résultats courants bruts (avant versement des cotisations sociales dues par le chef d’entreprise) laisse apparaître d’importants écarts entre les 75 différentes professions étudiées. En 2012, le résultat courant moyen brut, tous secteurs confondus, s’élève à 49 000 € (contre 50 000 € en 2011). Mais il chute à 41 000 € si l’on exclut les métiers de la santé (pharmaciens, opticiens, prothésistes dentaires) dont les niveaux élevés de revenus pèsent lourd dans la moyenne statistique.

Ils gagnent plus de 49 500 €

16 professions enregistrent un résultat courant brut supérieur à 3 fois le SMIC brut annuel (49 500 €). Les trois premières sont :

- La pharmacie 175 900 €
- L’optique-lunetterie 92 200 €
- Le transport de malades (ambulances) 75 500 €

Ils gagnent entre 41 250 et 49 500 €

23 professions affichent un résultat courant brut compris dans cette deuxième tranche. Trois se partagent la première place :

- La serrurerie-métallerie 49 000 €
- Les garagistes 48 800 €
- La boulangerie-pâtisserie 48 700 €

Ils gagnent entre 33 000 et 41 250 €

17 professions dégagent un résultat courant brut qui oscille entre ces deux seuils. Trois arrivent en tête :

- La plâtrerie-staff-décoration 41 000 €
- L’électricité générale 40 900 €
- La maroquinerie 40 600 €

Ils gagnent moins de 33 000 €

21 professions réalisent un résultat courant brut inférieur à 2 fois le SMIC annuel brut (33 000 €). Trois occupent la première marche du podium :

- Le prêt-à-porter 33 000 €
- Les commerces de cycles et scooters 32 900 €
- L’électroménager, radio, TV, HiFi 32 700 €

Métodologie de l'étude

Cette 19ème édition présente les indicateurs statistiques sur l’évolution économique de 210 000 TPE adhérentes des CGA membres du réseau FCGA/Anprecega. Ces résultats sont calculés à partir des déclarations fiscales 2012. Les 75 professions de cette étude sont regroupées en 11 secteurs d’activité. Chacun d’entre eux présente des informations économiques et sociologiques permettant de positionner les TPE dans leur environnement. Une analyse sur l’évolution des critères de gestion et sur les niveaux de résultat vient compléter cette étude. Chacune de ces 75 professions fait enfin l’objet d’une analyse économique spécifique. Si ces résultats traduisent des tendances bien réelles, ils ne doivent en aucun cas être considérés comme des normes professionnelles.




1.Posté par ALLOING le 03/12/2013 13:34

Pourquoi faire une étude sur les "résultats bruts courants"? Cela n'a pas grande valeur et surtout ne représente absolument pas le revenu net réel. Même le résultat net comptable masque les effets de certaines charges de remboursement qui peuvent être très importantes et sont très variables selon les professions.
Même avec une Pharmacie faisant près de 3 M€ de C.A. et peut de charges de remboursement je puis vous assurer que nous n'avons jamais eu de tels revenus qui, de plus, sont traduits comme des étant nets par les médias (F2 journal de ce 03/12 à midi).

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