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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
  <link>https://www.economieetsociete.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-07T05:54:34+02:00</dc:date>
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   <title>De l'acier contre du bourbon</title>
   <pubDate>Thu, 13 Jul 2017 10:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Colmant</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l'heure où l’administration Trump envisage d’imposer des restrictions aux importations d’acier européen et que les Européens envisagent d’appliquer des règles tarifaires au bourbon, le monde renoue avec un de ses démons : le protectionnisme.     <div>
      L’administration Trump envisage d’imposer des restrictions aux importations d’acier européen, tandis que les Européens envisagent d’appliquer des règles tarifaires au bourbon. Pour rappel, le bourbon, (dont la production n’est pas limitée au Kentucky) est un remarquable alcool de maïs vieilli en fût de chêne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le protectionnisme est de retour</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/15667996-20846242.jpg?v=1499934371" alt="De l'acier contre du bourbon" title="De l'acier contre du bourbon" />
     </div>
     <div>
      Le monde renoue donc avec un de ses démons : le protectionnisme. Il faut des décennies pour ouvrir les frontières, mais quelques jours suffisent à les fermer. Pourquoi ce réflexe néfaste ? Parce que la crise économique et l’absence de croissance conduisent les hommes à chercher des replis identitaires pour exorciser <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Ne-pas-surestimer-les-effets-de-la-politique-de-Donald-Trump_a2569.html">une mondialisation qui les inquiète</a>. Le protectionnisme n’est d’ailleurs qu’un des indices de tensions internationales, puisque comme l’avait postulé le mythique patron de Fiat, Gianni Agnelli : « Là où les camions passent, les armées ne passent plus ». Quelles sont <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Une-autre-idee-du-protectionnisme_a1060.html">les formes de protectionnisme</a>  ? <br />   <br />  L’histoire en recense plusieurs : barrières à l’entrée de biens importés sous forme de contraintes tarifaires et douanières, quotas, dépréciation d’une devise pour renchérir le prix des produits importés et stimuler les exportations, discriminations portant sur : la qualité des biens et services, engouements patriotiques (« Buy American », « Achetez Wallon », etc.), normes techniques et sanitaires, contraintes en matière de contrats publics, etc. Le protectionnisme semble intuitivement être une bonne chose, surtout s’il est conforté par une nécessité d’assurer des conditions salariales et sociales équivalentes aux biens et services produits de manière domestique ou à l’étranger. On protège temporairement des emplois locaux au détriment de l’étranger. Mais très rapidement, c’est le consommateur du pays qui s’engage dans le protectionnisme qui en est la victime : son pouvoir d’achat diminue et le niveau d’activité du pays (qui se croit) protégé se tasse. En effet, l’avantage des importations qu’on veut contrarier disparaît et doit être payée par le consommateur domestique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Guerre des monnaies en vue</b></div>
     <div>
      De surcroît, les pays qui s’engagent dans le protectionnisme partent souvent du postulat que les autres pays l’absorbent de manière passive. Or rien n’est plus faux : le protectionnisme entraîne sa propre perpétuation et sa généralisation, et aboutit souvent à des guerres des monnaies, c’est-à-dire des dévaluations compétitives. On renoue alors avec un vieil adage économique qui consiste à exprimer la recherche de sa prospérité au détriment des autres pays sous le vocable « Beggar my neighbour » (Je fais de mon voisin un mendiant). <br />   <br />  Au reste, les entreprises protégées par le protectionnisme deviennent moins performantes car elles ne sont pas confrontées à une juste mise en concurrence. Il en résulte des baisses en matière de gains de productivité et d’innovation. La variété et l’innovation des biens et des services en pâtissent. Le protectionnisme est un soulagement qui confond l’immédiat et l’avenir. Le commerce international est porteur de paix et surtout de prospérité multilatérale. Y renoncer conduirait à des appauvrissements généralisés qu’il faut exorciser. <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur : </strong><a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Royaume-Uni-l-inflation-s-envole_a2616.html">Bruno Colmant </a>  est chef économiste chez Banque Degroof Petercam.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/De-l-acier-contre-du-bourbon_a2630.html</link>
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   <title>"L'austérité ne suffira pas"</title>
   <pubDate>Wed, 25 Apr 2012 08:00:04 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La phrase de la semaine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Aucun candidat n'a porté les idées de libre-échange et d'économie de marché dans la campagne. On recommande à la Grèce, l'Espagne ou l'Italie, pour sortir de leurs difficultés, de s'ouvrir et de privatiser. Mais en France, plus personne ne parle de privatisations ou d'épargne retraite... Toute remise en cause du rôle de l'État apparaît comme une attaque contre notre identité culturelle. Toute l'offre politique vise au retour d'un État protecteur et producteur. Selon un sondage récent effectué dans 25 pays, à peine un tiers de Français sont attachés au libre-échange, contre 70 % dans des pays comme la Chine ou le Brésil. Résultat, nos hommes politiques s'adressent d'abord à ce pôle dominant de l'électorat. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À peine un tiers de Français sont attachés au libre-échange"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/4123768-6258480.jpg?v=1335273971" alt=""L'austérité ne suffira pas"" title=""L'austérité ne suffira pas"" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(…) Il est souhaitable que les débats du second tour en finissent avec les boucs émissaires trop faciles -la finance, les riches, les exilés fiscaux, les immigrés... -pour nous ramener à la question clef de la croissance. L'austérité ne suffira pas. Nous avons besoin de croissance. Cela passe inévitablement par une baisse de la dépense publique, un recentrage de l'Etat sur ses vraies fonctions et la libéralisation de l'économie, au moyen d'un renforcement de la concurrence et d'une fiscalité favorable à la croissance. Quel qu'il soit, le futur président se heurtera au choc des réalités</span>&quot;, a déclaré Alain Madelin,  ancien ministre de l’Économie et de finances, dans une interview accordée aux <a class="link" href="http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202024280950-le-futur-president-se-heurtera-au-choc-des-realites-315295.php">Échos.</a>.       <br />
              <br />
       Selon <a class="link" href="http://www.ifop.com/media/poll/1831-1-study_file.pdf">une étude de l’Ifop</a>, réalisée pour le quotidien La Croix, 61 % des Français estiment que dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle, on n’évoque pas assez le sujet de l’ouverture économique des frontières et du montant des droits de douane. Or 81 % des personnes interrogées jugent que l’ouverture importante des frontières de la France et de l’Europe aux marchandises des pays comme la Chine ou l’Inde et l’ouverture de ces pays aux produits français a eu globalement des conséquences négatives sur les emplois en France et 72 % font le même constat en ce qui concerne le niveau des salaires dans notre pays. Dans ce cadre, 70 % des Français (chiffre en hausse de 5 points par rapport à une précédente enquête datant de mai 2011) seraient favorables à une augmentation des taxes pesant sur ces importations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/L-austerite-ne-suffira-pas_a1122.html</link>
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   <title>Du génie, des envies et quelques délits</title>
   <pubDate>Fri, 23 Mar 2012 08:00:03 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Sur le net cette semaine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/4027976-6110922.jpg?v=1332436901" alt="Du génie, des envies et quelques délits" title="Du génie, des envies et quelques délits" />
     </div>
     <div>
      Chaque vendredi, retrouvez le pire et le meilleur du Web pour ne rien rater de l'actualité économique et sociale.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-plus-gros-revenus-du-foot-en-france-et-dans-le-monde_288313.html?p=1">Messi est aussi le Roi est matière d’argent</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201962690316-les-participations-du-qatar-dans-des-groupes-francais-304286.php">Le Qatar fait les soldes en France</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.numerama.com/magazine/22107-free-mobile-compterait-22-millions-de-clients.html">Free Mobile, le succès est là</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.alternatives-economiques.fr/l-essence-a-deux-euros-et-la-campagne-presidentielle-_fr_art_633_58428.html">La transition énergétique absente de la campagne présidentielle</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.businessmarches.com/protectionnisme-ampagne-presidentielle/">Protectionnisme : les maux qui fâchent</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/Du-genie-des-envies-et-quelques-delits_a1087.html</link>
  </item>

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   <title>Une autre idée du protectionnisme</title>
   <pubDate>Fri, 02 Mar 2012 13:05:02 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Frederic Frep</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/3926624-5920176.jpg?v=1330515022" alt="Une autre idée du protectionnisme" title="Une autre idée du protectionnisme" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/Une-autre-idee-du-protectionnisme_a1060.html</link>
  </item>

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   <title>La nouvelle maladie économique : le catastrophisme</title>
   <pubDate>Thu, 15 Dec 2011 08:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Louis Peretz</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      L'alternative, c'est la sortie de l'euro ? À cette question légitime, Jean- Paul Fitoussi directeur de recherche à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), a répondu, dans une interview accordée à <a class="link" href="http://www.liberation.fr/economie/01012376026-fitoussi-ce-que-l-on-vit-est-de-l-ordre-de-la-tragedie">Libération,</a> : <span style="font-style:italic">&quot;Non. Ce serait un cataclysme économique. La monnaie serait dévaluée, les dettes publiques s'envoleraient. Le protectionnisme rayonnerait. Et la récession ferait exploser le chômage. Un cycle dévastateur et durable.&quot;</span> Il me semble que cette conclusion est hâtive et cela m’étonne de la part d’un économiste qualifié comme celui-ci. Et cela pour trois raisons :
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> 1	- La dévaluation peut être contrôlée </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/3548344-5113162.jpg?v=1323875511" alt="La nouvelle maladie économique : le catastrophisme" title="La nouvelle maladie économique : le catastrophisme" />
     </div>
     <div>
      La dévaluation peut être contrôlée en dirigeant le cours du franc réanimé. Nous supposons que la parité Euro-Franc serait la règle au moment décidé par sa réintroduction sur le marché intérieur. Les accords bilatéraux existent entre la Chine et les U.S.A sur les valeurs réciproques de leurs monnaies. Sur ce marché intérieur, rien ne change à l’annonce de la banque de France de cette parité qui peut faire durer des mois la coexistence de deux monnaies Euro et Franc. Les euros seront progressivement remplacés en quantité égale.        <br />
              <br />
       Il n’y a donc pas de raison qu’il y ait plus d’inflation après introduction du franc que lors de la présence unique de l’euro. Il faut savoir en effet que l’inflation des prix est souvent consécutive à l’augmentation de la masse monétaire en circulation sur ce marché intérieur. D’ailleurs l’inflation en euro existe en permanence du seul fait de cette circulation depuis sa création. L’inflation fait peur, surtout aux créanciers, à partir d’un certain niveau par la double réaction, baisse de pouvoir d’achat, donc augmentation des salaires nominaux, et rattrapage par augmentation des prix.        <br />
              <br />
       L’intervention des créanciers prêteurs est possible pour la contenir en augmentant les taux d’intérêt qui diminuerait alors la propension à l’augmentation de cette masse monétaire. La difficulté est de contrôler la vitesse de ce rattrapage : si elle va trop vite, le rattrapage peut arriver trop tard. Cela a été le cas en Allemagne dans les années 20 quand elle a dû rembourser des dommages de guerres énormes : les créanciers ont reçu des marks en quantité énorme, dont ils ne savaient que faire à part acheter des entreprises allemandes. Les entreprises de production ont pu également se reconstruire par l’apport des nouveaux actifs.        <br />
              <br />
       Il fallait donc produire à nouveau mais à bas prix ce qui a augmenté petit à petit le faible pouvoir d’achat des ouvriers, en même temps, et pour que ces ouvriers puissent acheter, augmenter leurs salaires. Une course sans fin s’est engagée du seul fait de l’importance des masses monétaires disponibles dont les créanciers ne savaient que faire d’autant plus que la valeur nominale de ;leur argent baissait. L’inflation galopait sous la masse monétaire en circulation. Ce cercle vicieux inflation et rattrapage par les prix et par les salaires a été arrêté quand les alliés ont accepté un moratoire sur la dette.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2	– L’inflation </b></div>
     <div>
      En fait l’inflation a eu pour cause première la réintroduction des créances payées sur le marché intérieur. Il est probable que rien d’aussi pernicieux que l’inflation galopante ne serait arrivé sir les créanciers avaient gardé leur argent pour ne le dépenser que progressivement sur le long terme. Dans tous les cas, les gouvernements qui ont à leur disposition l’arme des taux d’intérêt, et une contrainte possible sur les niveaux des prix des marchés, savent comment juguler l’inflation. Cette inflation s’est d’ailleurs arrêtée après que les alliés ont accepté un moratoire, qui est devenu définitif.       <br />
              <br />
       Dans le cas où la France rembourserait ses dettes aux banques, dans une monnaie qui a le même cours que celui qu’elle remplace petit à petit, rien ne prouve que les banques réinjecteraient ces sommes sur le même marché. Ou alors faire ce qu’elles font c’est-à-dire prêter à nouveau à un taux supérieur pour combler son déficit public, alors que la Banque de France le ferait à taux zéro ? Ou acheter des biens  matériels ? Ou enfin demander un échange avec d’autres devises ? Mais ceci n’est valable qu’à très court terme ce qui éloigne le spectre de l’inflation.       <br />
              <br />
       Financer le déficit actuel par de l’argent emprunté aura le même effet sur la masse monétaire en circulation que ce soit dans une monnaie interne (planche à billets) ou à l’aide de banques. En fait ce sont celles-ci qui seraient lésées si la Banque centrale les abandonnait à leur triste sort de créanciers à la recherche d’emprunteurs ! On voit, que dans l’immédiat il n’y aurait aucune raison de baisser volontairement le cours de la devise franc. Sans inflation importante, cet ajustement n’aura pas lieu d’être. Certes celle-ci peut baisser sur le marché des devises, selon l’humeur des financiers internationaux. A moins que pendant un certain temps son cours soit fixé à un niveau judicieux ?        <br />
              <br />
       Celui-ci dépend beaucoup de l’état de l’Économie française du moment et des taux d’intérêt probablement peu intéressants pour des prêteurs, si comme prévisible c’est la Banque de France qui les impose. Le plus bas possible pour la relance. Ce qui fait la différence avec les dévaluations que la France a connues depuis les années 50 à 70 c’est qu’elles avaient lieu sous la pression de l’intérieur. Alors qu’en cas de sortie de l’Euro cela ne pourrait venir, dans un premier temps, que de l’extérieur : en macroéconomie cyclique, on prend souvent la conséquence pour la cause.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3	- Le protectionnisme</b></div>
     <div>
      Reste la balance des paiements. L’importation des produits énergétiques se ressentirait si le franc, comme devise a une cote faible. D’où un début d’inflation dans ce secteur. Mais la production intérieure serait en partie sauvegardée en s’opposant au dumping social de certains pays et à un cours de sa monnaie fixé anormalement bas pour qu’ils puissent mieux exporter dans les pays riches. L’avantage que l’on peut prévoir est la fin des délocalisations, et la reprise de la production interne.         <br />
              <br />
       Et reprise de l’export et la fameuse relocalisation progressive. Oui ! L’importation sera restreinte, mais le chômage pourra enfin baisser : moins de délocalisation, et plus d’exportation. Augmentation du prix de l’énergie importée ? La France est indépendante à 80% de ses besoins en électricité. Alors le pétrole ? Oui, le prix de l’essence augmenterait, une fois de plus, mais les écolos seront contents : le ferroutage pourrait enfin voir le jour. Et le tourisme peut y gagner.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Où est le cataclysme ? </b></div>
     <div>
      J’ajoute que si les créanciers internationaux menacent (de  quoi) ? Il sera facile de leur rire aux nez : et de leur demander combien de divisions ? On n’a plus besoin de vous, et nous pourrons commencer à vous rembourser progressivement. Ce qui leur fait peur, c’est qu’ils pensent qu’on va perdre la maîtrise du temps et des réactions brutales. Comme si ce n’était pas pire actuellement quand on glisse inexorablement vers une grande dépression en se raccrochant désespérément aux basques des banquiers.       <br />
              <br />
       Dans ce scénario où est la cataclysme ? Ce mot veut dire effondrement immédiat ? Sur quoi ? Sur qui ? Allons messieurs les économistes (sauf quelques-uns, qui se comptent sur les doigts de la main) pouvez-vous détailler votre scénario ?  En conclusion on est loin du cataclysme annoncé : dévaluation ? Et alors ? Davantage de dettes publiques ?  Pour quelles raison ? Au contraire le service de la dette diminuera, et les remboursements seront plus légers.  Et enfin, si le retour à l’emploi était le seul vrai frein à la catastrophe annoncée ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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