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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-14T10:06:18+02:00</dc:date>
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   <title>Marchés actions : Wall Street va continuer de faire la course en tête</title>
   <pubDate>Thu, 18 Oct 2018 16:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Daniel Gerino </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Marchés et Finance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les prix élevés du pétrole et l’appréciation du dollar pénalisent davantage les pays européens et émergents. Un contexte qui devrait rester globalement plus favorable aux marchés boursiers américains au cours des prochains mois.     <div>
      Au-delà des inquiétudes entendues ici et là sur les menaces de guerre commerciale déclenchée par l’administration Trump, il serait temps de rappeler que le rétablissement de barrières douanières sur les importations américaines s’inscrit dans un projet de rééquilibrage de la balance commerciale des Etats-Unis vis-à-vis du reste du monde. Actuellement, le déficit commercial de l’économie américaine frôle les 390 milliards de dollars ! Pendant ce temps, l’économie chinoise tourne à 6,5% de croissance annuelle et déséquilibre les termes du commerce international. A ce tiettre, la démarche de Donald Trump n’a rien d’irrationnelle et vise à infléchir un rapport de force actuellement beaucoup trop favorable à la Chine. Ces mesures protectionnistes n’auront d’ailleurs qu’un impact limité sur l’économie mondiale. En outre, l’impact inflationniste de ces taxes restera limité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les sociétés cotées sont de moins en moins nombreuses aux Etats-Unis</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/26649011-27298089.jpg?v=1539873133" alt="Marchés actions : Wall Street va continuer de faire la course en tête" title="Marchés actions : Wall Street va continuer de faire la course en tête" />
     </div>
     <div>
      En revanche, la décorrélation entre les marchés boursiers et la conjoncture s’accélère et n’a jamais été aussi forte. Cette performance des marchés actions, <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/admin/page/26649011/">particulièrement spectaculaire aux Etats-Unis</a>, peut s’expliquer par deux phénomènes : d’abord, il y a un incontestable « effet Trump » depuis son élection en novembre 2016. Les plans de baisse de la fiscalité des ménages et des entreprises ainsi que la relance budgétaire ont soutenu la dynamique de la conjoncture américaine. Mais un autre phénomène, passé sous silence, accentue aussi l’euphorie apparente des marchés. Les sociétés cotées sont de moins en moins nombreuses aux Etats-Unis (3 800 contre plus de 8 000 il y a vingt ans). <br />   <br />  Par ailleurs, les rachats d’actions réduisent la part du flottant et soutiennent l’envolée des cours. Cette hausse des marchés actions américains, plus encore que le resserrement monétaire opéré par la Fed, attire des flux massifs d’investissements qui accentuent l’appréciation du dollar. Ce phénomène pénalise fortement les pays émergents qui subissent des sorties conséquentes de capitaux. L’imbroglio politique au Brésil vient s’ajouter à ce contexte défavorable et contribue, tout particulièrement, à accentuer la désaffection des investisseurs pour ce pays en panne de croissance. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.avatrade.fr/formation-de-trading/trading-pour-les-nuls/scalping">Avec le Scalping trading : Faites des bénéfices à domicile rapidement</a>  : cette technique permet la négociation de titres en faisant un arbitrage sur les faibles écarts de prix créés par les acheteurs et les vendeurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le pouvoir d’achat menacé par les prix du pétrole</b></div>
     <div>
      Autour de 85 dollars le baril de brent, les prix du pétrole constituent, de leur côté, une vraie menace pour le pouvoir d’achat des ménages et pour la balance commerciale des pays importateurs, particulièrement en Europe où le pétrole est importé en très grande part alors que 60% de la production américaine d’hydrocarbures est destinée à son marché intérieur. Peu de facteurs plaident à court terme pour un retournement de tendance à court terme. L’offre est limitée par le retrait de l’Iran et du Venezuela du marché international alors que les capacités de production des grands exportateurs atteignent leurs limites. Quant à la demande, elle reste élevée en l’absence de récession économique au niveau mondial. <br />   <br />  L’impact des prix du pétrole s’ajoute à un contexte incertain pour l’économie européenne et qui dépasse le cas épineux de l’économie italienne et des négociations difficiles du Brexit. Alors que le programme de quantitative easing de la BCE est en cours d’extinction, l’activité du crédit en zone euro devra également surmonter la fin du programme de TLTRO (prêts de long terme aux entreprises à des conditions très avantageuses). Quelles mesures de soutien alternatives la BCE envisage-t-elle de mettre en place ? Ces interrogations restent en partie sans réponse. Le refinancement de certains établissements financiers (en Italie notamment) à des taux plus élevés pourrait devenir problématique alors même que la BCE n’a pas commencé à relever ses taux directeurs mais finira bien par le faire, sans doute à partir de l’an prochain. <br />   <br />  Dans un contexte de croissance limitée attendue pour l’an prochain (+1,2% en zone euro, +2% aux Etats-Unis), il convient, par conséquent, de continuer à privilégier davantage les marchés américains au détriment des marchés européens et surtout émergents. La récente correction, qui vise en particulier les valeurs de technologie et de l’industrie du luxe, offre de bons points d’entrée dans la mesure où les résultats du troisième trimestre seront bons et la menace de guerre commerciale finira par s’estomper.&nbsp; <br />   <br />  A propos de l'auteur : Daniel Gerino est président et directeur de la gestion de Carlton Sélection.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>​Les marchés de taux entrent dans une nouvelle ère</title>
   <pubDate>Wed, 21 Feb 2018 10:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Antoine Balduino</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Marchés et Finance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Les marchés obligataires sont entrés de plain-pied dans une nouvelle ère&nbsp;: celle d’un relèvement inexorable des taux d’intérêt, après un cycle structurel de baisse de quasiment 35 ans&nbsp;! L’équipe de Swiss Life Asset Managers juge le «&nbsp;cash equivalent&nbsp;», les obligations à taux variables et les obligations corporate internationales de maturité courte, particulièrement attractives dans les conditions de marché actuelles.&nbsp;La remontée des taux s’inscrit dans un contexte économique euphorique, en témoigne la vigueur et le caractère synchronisé de la reprise de l’activité à l’échelle globale.&nbsp;&nbsp;<em>«&nbsp;Nous observons une disparition progressive de l’ ‘output gap’, autrement dit, l’écart entre la croissance réalisée et la croissance potentielle a été comblé ou est en passe de l’être&nbsp;»</em>&nbsp;analyse Eric Bourguignon, Directeur général délégué chez Swiss Life AM (France). Cette évolution témoigne d’une demande face à laquelle l’offre ne serait plus suffisante, favorable à un rebond durable des anticipations inflationnistes et des taux d’intérêt.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les solutions « Cash Equivalent », mieux-disantes que les placements monétaires court terme</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/20385468-23890824.jpg?v=1519379111" alt="​Les marchés de taux entrent dans une nouvelle ère" title="​Les marchés de taux entrent dans une nouvelle ère" />
     </div>
     <div>
      Le raffermissement des anticipations d’inflation permet aux banques centrales de sortir progressivement des politiques monétaires non conventionnelles qu’elles ont conduites ces dernières années. Le bilan de la Fed devrait ainsi évoluer d’environ 4&nbsp;500 milliards de dollars en 2017 à moins de 3&nbsp;000 en 2020.&nbsp;<em>«&nbsp;Après plusieurs années d’une fuite en avant monétaire aussi expérimentale que périlleuse assumée par les banques centrales, les marchés de taux perdent un de leurs principaux soutiens. Il faut s’attendre à une séquence légitime de réajustement sur les marchés obligataires, avec une correction qui devrait conduire les valorisations vers des niveaux plus raisonnables »</em>. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Si une séquence durable de hausse des taux se dessine, les taux courts demeurent actuellement en territoire négatif.&nbsp;<em>«&nbsp;En zone euro, la BCE ne remontera pas ses taux directeurs cette année, mais vraisemblablement en 2019. Depuis près de deux ans, nous faisons l’expérience d’un taux de dépôt négatif à la BCE, les taux monétaires sont aujourd’hui négatifs pour les maturités inférieures à 12 mois&nbsp;»</em>&nbsp;constate Mathilde Lacoste, Gérante taux &amp; crédit.<em>«&nbsp;La notion même d’actif sans risque est remise en cause, puisqu’il n’existe plus de coussin monétaire ou obligataire »</em>&nbsp;poursuit-elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des échéances mieux rémunérées</b></div>
     <div>
      Dans ces conditions, les stratégies dites «&nbsp;Cash Equivalent&nbsp;» constituent encore une alternative attrayante aux placements monétaires traditionnels. Il s’agit de solutions&nbsp;obligataires courtes, respectant plusieurs critères jugés essentiels afin d’offrir un véhicule au profil de rendement sensiblement supérieur à la catégorie monétaire, tout en limitant la prise de risque. Pour être éligible au classement équivalent de trésorerie, le placement doit être court-terme, liquide, aisément convertible en un montant de trésorerie précis et peu sensible au risque de changement de valeur. <br />  &nbsp; <br />  Ce format offre ainsi&nbsp;la possibilité aux investisseurs d’accéder à des titres de trésorerie plus longs que dans le cadre d’OPCVM purement monétaires (maturité finale des titres à 36&nbsp;mois, contre 24). Or, ces échéances sont mieux rémunérées.&nbsp;<em>«&nbsp;La maturité est un levier de performance additionnelle, au même titre que l’innovation dont peut faire preuve le gérant au sein du portefeuille. A ce titre, nous apprécions les titres collatéralisés dont le profil rendement-risque est intéressant ou les titres ‘extendible’, qui permettent de gérer la maturité de façon dynamique&nbsp;»&nbsp;</em>affirme Mathilde Lacoste<em>.&nbsp;</em>Cette approche est privilégiée par Swiss Life AM dans le cadre du fonds SLF (F) Bond Cash Equivalent, dont les actifs sous gestion atteignent 1,8 milliard d’euros<em>.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Privilégier les obligations à taux variables et le crédit international de maturité courte</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/%E2%80%8BRetour-de-l-inflation-de-l-interet-d-une-strategie-obligataire-breakeven_a2593.html">Les obligations à taux variables </a>  ou «&nbsp;floaters&nbsp;» permettent une exposition au marché obligataire avec un risque de taux limité.&nbsp;<em>«&nbsp;Ce type d’obligations est particulièrement indiqué dans l’environnement actuel, il permet de protéger le portefeuille contre le risque de remontée des taux et ce à un coût aujourd’hui exceptionnellement faible. Les «&nbsp;floaters&nbsp;» sont en effet insensibles au risque de taux d’intérêt du fait de l’indexation de leur coupon à une référence monétaire ou obligataire&nbsp;»&nbsp;</em>détaille Dimitri Andraos, Responsable France de la Gestion taux &amp; crédit<em>.</em> <br />  &nbsp; <br />  Enfin, l’équipe de Swiss Life AM juge encore attrayant le potentiel des obligations corporate globales et de maturités courtes. Ce segment offre des rendements attractifs par rapport à la détention de liquidités, tandis que les spreads compensent encore la hausse potentielle des taux de défaut.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous privilégions les maturités courtes, protectrices contre la hausse des taux d’intérêt et plus résilientes historiquement face aux fluctuations de marché&nbsp;»</em>relève Markus Weiss, Gérant du fonds SLF (Lux) Bond Global Corporates Short Term.&nbsp;&nbsp;<em>« La diversification des titres à l’échelle globale est importante pour nous&nbsp;: les titres de crédit mondiaux présentant des spreads plus élevés que ceux libellés en euro, pour un niveau de risque similaire&nbsp;»</em>&nbsp;conclut-il.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Vers un marché unique numérique européen ?</title>
   <pubDate>Thu, 27 Jul 2017 16:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Grégoire Leclercq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Europe]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Plus encore que l'ubérisation et la bockchain, les professionnels de l'informatique de gestion que nous sommes, portons une attention particulière au marché unique numérique que le Parlement européen et la Commission sont en train de faire émerger. En effet, ces mesures en préparation, qui visent à stimuler la croissance et la compétitivité en ligne, grâce aux 315 millions d'Européens utilisant quotidiennement Internet, concernent directement notre domaine et donc les PME et ETI.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Perspectives pour les entreprises</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/16109048-21065147.jpg?v=1501167176" alt="Vers un marché unique numérique européen ?" title="Vers un marché unique numérique européen ?" />
     </div>
     <div>
      Ce chantier, jugé prioritaire depuis 2015, reposera sur trois piliers : améliorer l'accès aux biens et services numériques dans toute l'Europe pour les consommateurs et les entreprises ; créer un environnement propice et des conditions de concurrence équitables pour le développement des réseaux et services numériques innovants ; maximiser le potentiel de croissance de l'économie numérique. Où en sommes-nous ? Après la fin des frais d'itinérance pour les communications téléphoniques mobiles entérinée le 15 juin dernier, les eurodéputés s'appliquent à lever les blocages géographiques qui, jusqu'ici, ne permettaient pas aux acheteurs de biens et de services d'un autre pays membre, d'être traités comme des clients nationaux. <br />   <br />  Une certaine entrave à la concurrence libre et non faussée rendait en effet les conditions générales de vente bien différentes - notamment les prix – sur le motif de la nationalité, du lieu de résidence ou de localisation temporaire. S'agissant de cette dernière barrière qui se lève, elle ouvre des perspectives de développement pour les entreprises de taille intermédiaire ou à vocation transfrontalière, dans la conquête de part de marchés. Le bitcoin notamment - monnaie virtuelle permettant de transférer de l'argent sans faire appel à un intermédiaire - sera un atout supplémentaire. Par cryptographie, il crée une base de données de transactions partagée et vérifiable publiquement afin de lutter contre la fraude. Ce procédé crée une relation de confiance entre le vendeur et l'acheteur, éliminant ainsi le besoin d'une vérification par un tiers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sécuriser ce marché  </b></div>
     <div>
      Mais nous n'en sommes qu'aux balbutiements. Transformer l'économie en générant 415 milliards d'euros et des milliers d'emplois est un objectif louable. Il reste cependant des étapes à franchir, avant d'entrer dans un marché unique du numérique pleinement opérationnel. Utopie ? Excès d'optimisme ? Non. Plutôt une réalité à prendre en compte. A la base de ce marché, se trouve, entre autres, « l'informatique en nuage » (le Cloud), qui utilise, stocke et traite des données sur des ordinateurs distants, mais reliés par Internet. Si ce système s'avère souvent moins cher pour les consommateurs, il peut engendrer le traitement d'informations sensibles. <br />   <br />  Les récentes cyber-attaques ont montré la nécessité de protéger les données des entreprises et de ses fournisseurs. L'Europe a là un dossier de taille qu'est la cyber-sécurité ! Qui dit marché numérique européen, dit volonté de bâtir un réseau puissant du très haut débit. Or, pour se doter de meilleures infrastructures, de la coupe aux lèvres, il y a toujours un écart. A titre d'exemple, l'Espagne. a engagé à elle-seule 150 milliards d'euros pour se doter de câbles à fibre optique. Soit le même budget alloué pour le réseau au niveau européen. Nous sommes encore loin du compte donc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Améliorer la performance réseau</b></div>
     <div>
      Autre gageure pour finaliser le marché unique numérique : 110 millions d'Européens n'ont jamais utilisé Internet et 246 millions, soit près de 50% de la population, n'ont pas ou peu de compétences numériques. D'ici 2020, 900 000 emplois dans le secteur de l'informatique pourraient rester vacants, faute de trouver des collaborateurs dotés des bonnes compétences. Lorsque l'on sait que l'UE augmentera son PIB de 5% suite à l'élimination des frais d'itinérance et des frais liés aux biens et aux services numériques, mais aussi qu'elle encouragera la création d'entreprises, on se dit que la France a une carte à jouer. <br />   <br />  Notamment pour faire de Paris la place des start-ups en Europe dans ce domaine, tant dans la création que dans la formation des futurs acteurs. Le Conseil National du Numérique y a un rôle à jouer, puisqu'il a vocation à traiter de ces questions, tout autant que le secrétariat d'Etat au Numérique. En réunissant les entreprises, les représentants patronaux, les professionnels de la French Tech et les établissements financiers, un « lead » peut se constituer pour encourager le Parlement et la Commission Européenne à nous faire tous entrer pleinement dans le Marché Unique Numérique prévu à l'horizon 2020. Affaire à suivre donc. <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur :</strong> Grégoire Leclercq est président d'Itool Systems, premier éditeur français de logiciels de comptabilité full web. <br />   <br />  <strong>A noter : </strong>la question de l'intégration des cryptomonnaies doit également être pris en compte&nbsp; dans cette réflexion numérique. <a class="link" href="https://actufinance.fr/crypto-monnaie/acheter-bitcoin/">Acheter des bitcoins</a>  est devenu de plus en plus courant. Cette étape est nécessaire pour les cryptomonnaies accèdent au statut de monnaie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Mario Draghi fait jubiler les marchés</title>
   <pubDate>Fri, 23 Oct 2015 17:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Chéron</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Mario&nbsp;Draghi&nbsp;démontre une fois de plus qu’il sait parler aux marchés&nbsp;! <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/%E2%80%8BLa-BCE-attendue-au-tournant_a2113.html">Si la BCE maintient le statu quo</a>  (taux directeurs à 0,05%), la réunion de la banque centrale s’est achevée sur une promesse et un rendez-vous&nbsp;: celle de&nbsp;<em>«&nbsp;réexaminer&nbsp;»</em>&nbsp;la politique monétaire européenne lors du prochain conseil, le 3 décembre. Le Gouverneur de la banque centrale a réaffirmé&nbsp;<em>«&nbsp;la volonté et la capacité d’agir&nbsp;»</em>&nbsp;de l’institution,&nbsp;<em>« si nécessaire&nbsp;»</em>. Il a également évoqué la possibilité d’abaisser le taux de dépôt marginal (aujourd’hui à -0,20%), une mesure incitant les banques à prêter aux acteurs de l’économie plutôt qu’à placer leurs liquidités en dépôt à la BCE. &nbsp; &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Faire plus</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/8426771-13227289.jpg?v=1445613331" alt="Mario Draghi fait jubiler les marchés" title="Mario Draghi fait jubiler les marchés" />
     </div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6px;">Autrement dit, la BCE est disposée à faire plus, pour stimuler davantage l’économie via sa politique de création monétaire. Le volontarisme affiché par la BCE s’explique par la constance du risque déflationniste en zone euro, ravivé par les incertitudes de l’environnement global, entre ralentissement des pays émergents et surabondance de l’offre pétrolière mondiale. Mario&nbsp;Draghi&nbsp;a d’ailleurs anticipé une inflation très faible à court terme.</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">Il n’en fallait pas plus pour rendre euphoriques les marchés boursiers, qui interprètent ce message comme la garantie d’une accélération - et d’une extension dans le temps - du programme de rachats d’actifs obligataires (dont le rythme est actuellement de 60 milliards d’euros par mois). Politique de relance par l’offre, l’injection massive de liquidités sur les marchés a pour objectif de maintenir les taux d’intérêt à un niveau plancher et d’affaiblir l’euro afin de stimuler,&nbsp;</span><em style="line-height: 25.6px;">in fine</em><span style="line-height: 25.6px;">, la croissance du crédit, des investissements et la consommation. La faiblesse des taux obligataires, favorable aux débiteurs mais peu incitative pour les investisseurs, rend attractives les actions, comparativement mieux rémunératrices pour les investisseurs.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une réaction instantanée</b></div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6px;">La communication des banques centrales, plus que le contenu des mesures engagées, toujours aussi prépondérante pour l’orientation des marchés.&nbsp;</span><span style="line-height: 25.6px;">La réaction des marchés a été instantanée après la réunion monétaire (forte hausse de indices boursiers européens, baisse de l’euro à 1,11 dollar, taux obligataire souverain allemand à 5 ans en baisse à -1,09%, contre -1,02 avant l’annonce). Les investisseurs ont «&nbsp;acheté&nbsp;» massivement l’annonce plus d’un mois avant que les mesures en question soient officialisées,&nbsp;avec plus de précisions, par la BCE. Comme souvent dans ce type de configuration de marché, le mouvement est peut-être excessif et il est fort à parier qu’au moment de la mise en œuvre de ces mesures d’assouplissement supplémentaires, l’enthousiasme boursier soit retombé.</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">La communication des banques centrales, plus que le contenu des mesures engagées, est décidément toujours aussi prépondérante pour l’orientation des marchés boursiers. Le comportement des investisseurs prouve que l’environnement économique est encore loin d’être&nbsp;normalisé, les fondamentaux structurels et la santé des entreprises n’occupent toujours pas la place qu’ils devraient dans l’évaluation du potentiel de valorisation des actifs.&nbsp;&nbsp;</span><br style="line-height: 25.6px;" />  <strong><span style="line-height: 25.6px;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></strong><br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;"><strong>A propos de l'auteur : </strong>Nicolas&nbsp;Chéron est tratégiste chez CMC Markets France.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <title>« Il est difficile d’imposer une réglementation au marché »</title>
   <pubDate>Wed, 09 Sep 2015 10:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Propos recueillis par Rémi Lepage</dc:creator>
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      Dans son nouveau livre <em>Les limites du marché</em>, l’économiste et homme politique Paul de Grauwe s’interroge sur le rapport de force entre marché et Etat. La crise financière et l’inégalité grandissante signifient-elles un nouveau tournant dans le rapport de force entre les deux entités ? Pour faire face aux changements climatiques, quelles solutions peuvent proposer les marchés et les gouvernements ? Entre idéologie et pragmatisme, il fait le point sur les tendances à venir.
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     <div><b>Économie et société : Comment votre expérience d’homme politique vous a-t-elle influencé pour écrire ce livre ?</b></div>
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      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/8242642-12885286.jpg?v=1441788903" alt="« Il est difficile d’imposer une réglementation au marché »" title="« Il est difficile d’imposer une réglementation au marché »" />
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      <strong>Paul De Grauwe :</strong> J’ai reçu une éducation économique. J’avais donc pleinement conscience des limites du marché et du fait qu’il faille une instance pour le réguler. Je savais également que la politique peine souvent à s’imposer devant des raisons économiques. Mais en étant moi-même politique, j’ai pu comprendre à quel point, il peut être difficile d’imposer une réglementation au marché. Comme parlementaire belge j’ai travaillé avec quelques collègues pour améliorer la gouvernance d’entreprise. Nous avions fait des propositions afin qu’elles soient adoptées au Parlement. Malheureusement, les grandes entreprises, qui étaient en contact direct avec le premier ministre, ont fait pression pour que ce sujet ne soit pas débattu.
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     <div><b>Économie et société : Le sous-titre de votre livre s’intitule L’oscillation entre l’état et le capitalisme. Pensez-vous qu’il soit possible de trouver un équilibre ?</b></div>
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      <strong>P. D. G. :</strong> En économie, la notion d’équilibre est très complexe et souvent difficile à trouver. Néanmoins, c’est quelque chose vers laquelle nous devons chercher à tendre. La situation est d’autant plus complexe que cet équilibre varie en fonction des secteurs : certains ont moins besoin de régulation que d’autres.
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     <div><b>Économie et société : Le capitalisme crée des inégalités. Comment l’État peut-il intervenir pour corriger cela ? </b></div>
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      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/8242642-12885295.jpg?v=1441804486" alt="« Il est difficile d’imposer une réglementation au marché »" title="« Il est difficile d’imposer une réglementation au marché »" />
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      <strong>P. D. G. : </strong>La fiscalité est le seul outil dont dispose les gouvernements. En mettant en place des impôts progressifs, il contribue à une meilleure répartition du capital. Si au niveau théorique cela paraît simple, sa mise en place divise beaucoup. <br />   <br />  <strong>« Le scénario de Grexit refera surface à moyen terme »</strong>
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     <div><b>Économie et société : Le capitalisme peut-il survivre à une croissance zéro ?</b></div>
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      <strong>P. D. G. :&nbsp;</strong>Par définition, ce système est fondé sur l’accumulation du capital. Ce qui repose donc sur de la croissance. Néanmoins, elle n’a pas forcément besoin d’être matérielle, elle peut prendre d’autres formes. Un capitalisme dans lequel la croissance matériel diminue mais celle des services augmente peut fonctionner. Le politique peut aider cette transition en favorisant par exemple les programmes de recherche.
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     <div><b>  Économie et société : La Banque centrale européenne (BCE) fait-elle de la politique ?</b></div>
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      <strong>P. D. G. :&nbsp;</strong>Oui et non. Pour rappel, l’objectif de la BCE est de stabiliser les prix autour d’une inflation de 2 %. Ainsi, lorsqu’elle met en place des quantitatives easing elle agit dans le cadre de son mandat et ne fait donc pas de politique. On peut seulement regretter que cette politique monétaire ne soit pas accompagnée d’une politique budgétaire pour relancer l’économie. En revanche, le fait que la BCE fasse partie de la troïka et qu’elle ait fait pression pour que la Grèce accepte les conditions imposées par l’Europe est un acte politique. On ne peut que regretter un tel positionnement. Le passé a montré que les coupes budgétaires n’ont jamais sortie un pays en crise. Sans croissance, le poids de la dette est amené à augmenter. Le scénario de Grexit refera surface à moyen terme.
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     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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