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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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  <dc:date>2026-07-15T03:50:28+02:00</dc:date>
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   <title>La directive MIF 2 bouleverse les pratiques sur les marchés</title>
   <pubDate>Thu, 20 Apr 2017 17:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yassin Haikel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Marchés et Finance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les acteurs devront assumer dès janvier 2018 de multiples contraintes, en particulier de transparence, mais aussi l’arrivée de nouveaux intervenants.     <div>
      <div>La nouvelle directive Européenne MIF 2 (<a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Les-mesures-d-application-de-la-nouvelle-directive-MIF-risquent-de-nuire-aux-epargnants_a1856.html">Marchés d’instruments financiers),</a>  qui renforce comme jamais le concept de transparence, va provoquer des bouleversements majeurs pour l’ensemble des acteurs du monde de la finance. Cette directive, qui complète certains points défaillants de sa première version, entrera en vigueur en janvier 2018. Elle s’appuie sur trois piliers&nbsp;que sont la transparence, la protection des clients et l’efficience des marchés.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La négociation de gré-à-gré devient l’exception</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/12421239-19531682.jpg?v=1492703174" alt="La directive MIF 2 bouleverse les pratiques sur les marchés" title="La directive MIF 2 bouleverse les pratiques sur les marchés" />
     </div>
     <div>
      <div>Précisément, les principaux objectifs de la directive MIF 2 sont le renforcement de la protection des investisseurs, l’obligation de mise à disposition des données pre &amp; post-négociation, la mise en place de nouvelles règles pour les plateformes de négociations (et la création d’une nouvelle plateforme), le reporting des transactions étendu, l’encadrement du trading haute fréquence, l’amélioration de la gouvernance des produits et de leur distribution. En outre, le périmètre des instruments couverts est grandement étendu et couvre la quasi-totalité des produits financiers. De ce fait, l’ensemble des acteurs du marché seront impactés&nbsp;: banques de détail, opérateurs de marché, sociétés de gestion d’actifs...</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Concernant les Infrastructures de marché, MIFID 2 restreint le périmètre de négociation de gré-à-gré, en imposant une obligation de négociation des actions et produits dérivés éligibles à la compensation uniquement sur des lieux d’exécution organisés et règlementés. Dans ce cadre une nouvelle catégorie de plate-forme, dite OTF (Organised Trading Facilities), est introduite. L’OTF, qui est uniquement dédiée aux instruments «&nbsp;non-equity&nbsp;», est un système multilatéral (où s’organise la rencontre d’un ensemble d’acheteurs et de vendeurs). Des opérations de gré-à-gré seront cependant encore possibles sur des produits jugés non-liquides. En complément, afin de mieux encadrer le trading haute fréquence, le texte propose d’améliorer son encadrement à travers plusieurs mesures, telles que la communication au régulateur des stratégies de trading, la tenue d’un registre des ordres ou encore la surveillance des transactions et activités clients qui envoient des ordres en DMA (Direct market access).</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Les nouvelles mesures renforcent aussi l’obligation de transparence pour les actions, et ajoutent l’obligation de transparence pre &amp; post-négociation aux obligations, produits dérivés, produits structurés et quotas d’émissions carbone. Les données ainsi produites seront mises à disposition du public. Dans cette perspective, la directive a défini la mise en place d’un nouveau système consolidé de publication (CTP), afin de collecter toutes les transactions (volume et prix) effectuées sur un titre, quel que soit le lieu de négociation. Ce système permet en outre la collecte des informations auprès des plates-formes de négociations (MR, MTF, OTF) et agrège également les informations provenant des «&nbsp;Approved Publication Authorities&nbsp;», qui se chargent de centraliser les transactions effectuées par les sociétés d’investissement hors plate-forme de négociation. Une nouvelle plateforme (Approved Reporting Mechanism (ARM)), qui rapporte au régulateur les transactions effectuées en dehors des plates-formes de négociation, a d’ailleurs été créée par la directive. Les acteurs pourront externaliser l’obligation de reporting aux ARM. Par ailleurs, le format du reporting existant (RDT) se voit élargi en termes de champs à compléter, il passe de 20 à plus de 80.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La protection des investisseurs, fil rouge de plusieurs ajustements réglementaires</b></div>
     <div>
      <div>Enfin un pan entier de la directive est dédié à la protection des investisseurs. L’ensemble des coûts et des frais associés aux services ou produits doivent être transmis aux clients, quel que soit sa catégorisation. On distingue deux catégories de coûts, d’une part ceux relatifs aux instruments financiers&nbsp;(gestion, structuration…) et d’autre part ceux relatifs aux services d’investissement&nbsp;(commission de courtage, de conseil, analyse financière…). MIFID 2 impose également que soit transmise au client, une simulation de l’impact de l’ensemble de ces coûts sur le produit financier en termes de performance. Par ailleurs, le régime existant en matière d’encadrement des rétrocessions de commissions (inducements) est renforcé, pour les activités de conseil en investissement indépendants, ainsi que celles de gestion sous mandat.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>En parallèle, et toujours dans une logique de protection des investisseurs, l’un des aspects les plus impactants de MIF 2 est la mise en œuvre du principe de meilleure exécution. Ce principe va concerner aussi bien les plate-formes d’exécution, que les sociétés de gestion. En effet, un ensemble d’informations compréhensibles pour le client final et permettant au régulateur de garantir une meilleure exécution pour celui-ci, devront être publiées (type d’instrument, lieux d’exécution, prix, rapidité, etc).</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Bien que les projets de mise en conformité soient critiques pour les institutions financières, le défi qu’ils doivent affronter va encore au-delà. En effet, cette réglementation redessine les contours du marché, crée de nouveaux acteurs et apporte un ensemble de nouveaux éléments qui devront être pris en compte par les acteurs en place, afin de modeler leur réflexion stratégique et de continuer à se développer. <br />   <br />  A propos de l'auteur<em>&nbsp;: Yassin Haikel est pre-sales Asset Management Europe chez Linedata.</em></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Les mesures d’application de la nouvelle directive MIF risquent de nuire aux épargnants</title>
   <pubDate>Sun, 13 Jul 2014 03:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Charlet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Marchés et Finance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Nous sommes extrêmement préoccupés par les conditions de mise en œuvre de la directive européenne sur les marchés financiers, dite MIF II, adoptée le 15 mai dernier par le Parlement européen. Les mesures d’application de ce texte, proposées à la Commission européenne par l’ESMA, l’Autorité européenne des marchés financiers, font en effet courir une menace aux épargnants : celle de ne plus pouvoir, librement, investir dans les produits financiers de leur choix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment en sommes‐nous arrivés à cette aberration ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/6807034-10402405.jpg?v=1405215354" alt="Les mesures d’application de la nouvelle directive MIF risquent de nuire aux épargnants" title="Les mesures d’application de la nouvelle directive MIF risquent de nuire aux épargnants" />
     </div>
     <div>
      MIF 2 prévoit plus de transparence et une amélioration de la qualité du service financier délivré, ce à quoi nous souscrivons pleinement. Mais le projet de l’ESMA va au‐delà de la généralisation de ces bonnes pratiques et amène ou peut amener à l’impossibilité pour le conseiller d’être rémunéré pour le service qu’il rend à son client. <br />   <br />  Alors même que la mission de l’ESMA est de rendre applicable la directive MIF II votée au Parlement européen, sa proposition ne tient pas compte d’une partie des dispositions adoptées et introduit un point de blocage majeur pour la distribution des produits financiers. Dans certains cas, la directive prévoit en effet que les rémunérations indirectes du conseiller sont autorisées si elles sont clairement présentées au client, améliorent la qualité du service fourni au client et bien sûr ne sont pas contraires à ses intérêts. Or, la proposition de l’ESMA les interdirait en pratique dans tous les cas. <br />   <br />  Nous souhaitons que cette interprétation restrictive de l’ESMA ne soit pas maintenue à l’issue de la consultation en cours, ou, à défaut qu’elle ne soit pas suivie par la Commission européenne. Les épargnants les plus modestes seraient sinon privés en pratique de la possibilité d’accéder à un conseil personnalisé de qualité, comme le montre notamment l’exemple anglais, suite à l’adoption de la réforme dite RDR, applicable depuis le 1er janvier 2013. Depuis cette date, les premières études menées sur les incidences de cette réforme semblent bien montrer un appauvrissement de la gamme de produits offerte aux épargnants, la concentration du conseil sur les plus fortunés et de la distribution entre les mains de quelques acteurs dominants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France remplit déjà les objectifs fixés</b></div>
     <div>
      L’adoption de mesures similaires en Europe continentale entrainerait une situation contraire aux objectifs même poursuivis par MIF II. Les missions accomplies par les conseillers en investissements financiers, telles qu’elles sont organisées en France, répondent parfaitement aux objectifs fixés par la directive MIF II. <br />   <br />  L’organisation actuelle qui donne satisfaction aux investisseurs, dans le strict respect des obligations imposées par les autorités de contrôle, ne doit pas être bouleversée au prix de nos entreprises et de notre épargne. Nous rappelons que le texte d’application qu’adopteront <em>in fine </em>les instances politiques européennes doit respecter l’esprit et la lettre de la directive MIF II. <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur :</strong> David Charlet est président de l'association Anacofi, syndicat de branche de la finance indépendante et du conseil patrimonial de la CGPME.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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