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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-08T03:13:32+02:00</dc:date>
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   <title>Les marchés financiers soulagés par la désinflation américaine</title>
   <pubDate>Thu, 20 Jul 2023 15:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jeanne Asseraf-Bitton</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Marchés et Finance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Sur la semaine à jeudi, le taux 10 ans perd autour de 20 points de base (pdb) à ≈ 3.8% aux Etats-Unis et retombe à environ 2.5% en Allemagne et 3% en France. Les marchés actions gagnent du terrain, tirés par les petites valeurs, notamment en Eurozone. Les titres chinois progressent alors que les actions japonaises pâtissent de la hausse du yen. Le dollar se déprécie contre euro (€/$ &gt; 1.1), yen ($/¥ 138.5) et yuan ($/RMB 7.16). Le Brent s’affermit à 80$/baril et le gaz naturel continue sa glissade en Europe (≈ 26 €/MWh).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Signes de désinflation aux Etats-Unis</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/74157695-51587474.jpg?v=1689861172" alt="Les marchés financiers soulagés par la désinflation américaine" title="Les marchés financiers soulagés par la désinflation américaine" />
     </div>
     <div>
      La hausse des prix de détail ralentit à 3% l’an au total et 4.8% l’an sur le « cœur ». Une bonne nouvelle donc pour<a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Lutter-contre-l-inflation-jusqu-ou_a3474.html"> l'inflation</a>  &nbsp;et <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Les-actifs-risques-resistent-a-la-hausse-des-rendements-obligataires_a3473.html">les marchés financiers</a>.&nbsp;Les prix des services hors énergie décélèrent à 6.2% avec une lente inflexion de la composante logement (+7.8%). L’enquête auprès des PME témoigne d’une confiance déprimée et d’une vive détérioration des conditions de financement. Le Livre Beige de la Fed dépeint une modeste croissance, de moindres tensions salariales et une désinflation progressive.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Perte de momentum en Eurozone</b></div>
     <div>
      Elle affecte le moral des investisseurs en juillet (enquête Sentix) et se reflète dans la perception des marchés financiers qui se dégrade (enquête ZEW). La production industrielle stagne, comme suggéré par les enquêtes de confiance dans l’industrie. On assiste également à une détente du marché de l’emploi mais fermeté de l’inflation salariale au Royaume-Uni. Enfin, on constate des destructions d’emplois inattendues en juin et hausse du taux de chômage à 4% mais inflation salariale ferme à 7.3% l’an en mai. Peu de changement dans les conditions de crédit qui paraissent modérément restrictives. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bilan médiocre en Asie</b></div>
     <div>
      Au Japon, les signaux sont mitigés. L’enquête EcoWatchers de juin reste cohérente avec une croissance soutenue mais les commandes d’équipements de mai, en vif recul à -8.7% l’an, déçoivent. Enfin, on assiste à un momentum décevant en Chine avec une inflation zéro à la consommation et baisse des prix à la production de -5.4% l’an en juin. Déception également sur les échanges extérieurs mais rebond du financement, tiré par une reprise du crédit plus forte que prévu. <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur :</strong> <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Les-actifs-risques-fragilises-par-la-hausse-des-rendements-obligataires_a3476.html">Jeanne Asseraf-Bitton</a>  &nbsp;est responsable de la Recherche et Stratégie de BFT IM.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/Les-marches-financiers-soulages-par-la-desinflation-americaine_a3478.html</link>
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   <title>90 % des Français se disent inquiets face à l'inflation</title>
   <pubDate>Fri, 07 Jul 2023 16:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Lepage</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le chiffre de la semaine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face à la hausse généralisée des prix, plus de 8 Français interrogés sur 10 ont modifié leurs habitudes de consommation.     <div>
      Comparer les prix des marques, surveiller de près ses dépenses, et rechercher activement des promotions, des coupons et des programmes de fidélité font partie de la routine de consommation des Français interrogés :&nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>81 % suivent de près leurs dépenses et économies</strong></li>  	<li class="list"><strong>63 %</strong> des consommateurs ayant changé leurs habitudes d’achat recherchent davantage de réductions&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>68 % </strong>des personnes ayant changé leurs habitudes achètent des produits moins chers&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>51 % des répondants ayant modifié leurs habitudes de consommation ont annulé ou repoussé des achats importants&nbsp;</strong></li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le budget des vacances revu à la baisse</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/73928035-51423808.jpg?v=1688742346" alt="90 % des Français se disent inquiets face à l'inflation" title="90 % des Français se disent inquiets face à l'inflation" />
     </div>
     <div>
      <strong>Plus d’un Français sur deux envisagent de réduire leur budget vacances si <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/L-inflation-fait-de-la-resistance_a3441.html">l'inflation</a>  atteint 15 %.&nbsp;</strong>Alors que les vacances d’été approchent, les Français sollicités en avril dernier pour notre enquête affirment qu’ils ont tendance à restreindre leurs dépenses et à modifier leurs habitudes d’achats. Ainsi,&nbsp;<strong>47 % d’entre eux déclarent avoir diminué leur budget dédié aux voyages, quand 12 % affirment avoir arrêté d’en réserver.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
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   <title>Deux tiers des salariés français espèrent une augmentation en 2023</title>
   <pubDate>Thu, 29 Jun 2023 15:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Antoine Balduino</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Économie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Face à un contexte de crise de leur pouvoir d’achat, les attentes des salariés en matière d’augmentation salariale ont bondi cette année. C’est ce que révèle la nouvelle étude intitulée « People at Work 2023 : l’étude Workforce View » d’ADP menée auprès de plus de 32 000 actifs dans 17 pays, dont près de 2 000 en France. Selon l’enquête, deux tiers des salariés français anticipent d’obtenir une augmentation au cours des 12 prochains mois, soit auprès de leur employeur actuel, soit en changeant d'emploi. Néanmoins en Europe, la France reste l'un des pays où les attentes sont les plus basses comparé à la Pologne (83 %), aux Pays-Bas (76 %) et au reste du monde (83 %). Ceux qui s’attendent le plus à bénéficier d’une augmentation sont les jeunes âgés de 18-24 ans (79 % contre 62 % chez les 25 ans et plus), les hommes (75 % contre 53 % des femmes), ainsi que ceux évoluant dans les secteurs des médias et de l’information (91 %), de la finance (84 %), de l’informatique et des télécommunications (76 %), de l’industrie et de l’immobilier (75 %). Les salariés exerçant dans le commerce (54 %), l’éducation et la santé (58 %), et l’hôtellerie-restauration (66 %) sont les moins nombreux à espérer une augmentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une augmentation moyenne de 5,64 %</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/73776094-51320575.jpg?v=1688048084" alt="Deux tiers des salariés français espèrent une augmentation en 2023" title="Deux tiers des salariés français espèrent une augmentation en 2023" />
     </div>
     <div>
      <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" style="width: 954px;" width="100%">  	<tbody>  		<tr>  			<td style="width: 952px;">En moyenne, les collaborateurs s'attendent à une augmentation de 5,64 % contre 8,3 % au niveau mondial. Et ils ne sont que 10 % en France à espérer une augmentation de 10 % ou plus, contre 34 % des travailleurs dans le monde. Par secteurs d’activité, les salariés qui prévoient les plus fortes augmentations cette année sont ceux évoluant dans l’immobilier (une augmentation de 6,92 % en moyenne), l’hôtellerie-restauration (6,52 %), l’informatique et les télécommunications (6,11 %). A l’opposé, les travailleurs évoluant dans le secteur de l’industrie sont ceux qui anticipent la plus faible augmentation (4,83 %). Au cas où ils ne pourraient pas être augmentés, l’alternative la plus acceptable pour les travailleurs serait le versement d’une prime exceptionnelle (43 %), suivie par l’obtention de bons de voyage (37 %), de cartes-cadeaux (36 %) et de jours de congés supplémentaires (32 %). <br />  			&nbsp;&nbsp; <br />  			Confrontés à une crise du coût de la vie, les travailleurs se disent prêts dans de nombreux pays à engager un mouvement social pour contraindre leurs employeurs à se montrer plus généreux <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/54-des-Francais-estiment-recevoir-un-salaire-insuffisant_a3454.html">en matière de rémunérations</a>  et de conditions de travail. D’ailleurs en France, plus de la moitié des actifs (54 %) estiment être sous-payés, seuls 26 % considèrent être correctement payés. Les femmes sont 61 % à affirmer être sous-payées contre 49 % des hommes. Ce sentiment d’injustice est encore plus accentué chez les collaborateurs parents puisque 65 % des mères jugent leur rémunération trop faible contre 52% des pères. De manière générale, les parents (58 %) sont plus nombreux à trouver leur salaire insuffisant par rapport à ceux qui n’ont pas d’enfant (48 %). <br />  			&nbsp; <br />  			 <br />  			&nbsp; <br />  			De plus, le salaire demeure un facteur déterminant dans la vie des travailleurs. Pour deux tiers des Français interrogés (66 %), il est le critère le plus important, loin devant la sécurité de l’emploi (40 %), le plaisir au travail (37 %), la flexibilité des horaires (31%) et l’évolution de carrière (30 %). A noter que le salaire est un critère fortement exprimé chez les salariés âgés de 25 ans et plus (69 % dont 71 % chez les 55 ans et plus, contre 50 % chez les 18-24 ans).</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En 2022, des augmentations salariales légèrement insuffisantes face à l’inflation</b></div>
     <div>
      <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" style="width: 954px;" width="100%">  	<tbody>  		<tr>  			<td style="width: 952px;">Les attentes en termes d’augmentations interviennent alors que près de 7 travailleurs sur dix (68 % contre 62 % dans le monde) en ont bénéficié d'une en 2022. Un montant loin d'être suffisant <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/L-inflation-fait-de-la-resistance_a3441.html">face à l'inflation.</a>  Si trois quarts des hommes (75 %) ont été augmentés, ce ne fût le cas que pour 59 % des femmes. Ce sont les salariés exerçant dans les secteurs des médias et de l’information (85 %), de la finance (81 %) et de l’industrie (75 %) qui sont les plus nombreux à avoir bénéficié d’une augmentation. A l’opposé, ceux évoluant dans les secteurs du commerce (57 %), l’hôtellerie-restauration et les services professionnels (64 %), l’éducation et la santé (67 %) sont moins nombreux à avoir été augmentés.</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  &nbsp;    <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" style="width: 954px;" width="100%">  	<tbody>  		<tr>  			<td style="width: 952px;"><em>«&nbsp;La rémunération et la progression de celle-ci restent en tête des préoccupations des salariés. C’est ce qui ressort clairement de l’étude People at Work menée par le ADP Research Insitute auprès des salariés dans le monde entier. Il est évidemment important pour les employeurs de tenir compte du ressenti et des aspirations des salariés mais, dans un contexte économique complexe, les directions doivent avant tout mesurer, évaluer les évolutions salariales, les comparer aux années passées, adresser d’éventuelles inégalités en se basant non pas sur des ressentis mais sur des éléments objectifs qui se trouvent dans leur système de paie. A partir de données fiables obtenues par des outils RH efficaces, les employeurs peuvent avoir une visibilité complète sur leur marge de manœuvre au sein de l’organisation, au besoin complétée par une solution de benchmark des rémunérations.&nbsp;»&nbsp;</em>indique&nbsp;<strong>Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse.</strong> <br />  			&nbsp; <br />  			<em>«&nbsp;Face au défi majeur qui est l’attraction et la rétention des talents, on remarque que la rémunération n’est pas le seul levier à activer. Les jeunes salariés notamment, mais pas seulement, accordent plus d’importance aujourd’hui à la progression de carrières, à l’épanouissement au travail et surtout à une certaine flexibilité du lieu de travail&nbsp;! Si le salaire reste un critère majeur, on remarque que la flexibilité a vraiment de la valeur et ceux qui peuvent travailler depuis chez eux sont plus satisfaits de leur rémunération que ceux qui sont à 100% sur site.</em> <br />  			&nbsp; <br />  			<em>Enfin, si le sentiment d’être insuffisamment rémunéré augmente avec l’âge, ce qu’il faut mettre en parallèle avec le deuxième critère de satisfaction, qui est l’avancement et la progression dans sa carrière et les perspectives d’évolution au sein de son entreprise.</em> <br />  			<em>Les DRH doivent prendre en compte ces enjeux&nbsp;: pour cela, ils ont besoin de plus du temps pour se concentrer plus sur la gestion des talents, notamment en se libérant d’une partie des tâches administratives et en bénéficiant de solutions adaptées, que ce soit pour la gestion et le suivi des entretiens professionnels, du développement professionnel et de la formation.&nbsp;»&nbsp;</em>conclut&nbsp;<strong>Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse.</strong></td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/Deux-tiers-des-salaries-francais-esperent-une-augmentation-en-2023_a3470.html</link>
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   <title>L'inflation fait de la résistance</title>
   <pubDate>Fri, 05 May 2023 14:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Amplegest</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Depuis début 2022 les Banques Centrales ont entamé une politique monétaire très restrictive dans l’espoir de tuer dans l’œuf une inflation galopante née en grande partie de l’envolée des matières premières. Ce choc de taux devait freiner la croissance et permettre à l’inflation de rentrer dans le rang. A ce jour le pari n’est qu’à moitié réussi. L’inflation a reculé partout, aidée par un reflux du prix des matières premières. Mais une inflation de second tour, avec une boucle prix salaires, menace de s’implanter. Elle serait beaucoup plus difficile à juguler.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La menace de la boucle prix salaires</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/72641086-50542634.jpg?v=1683290753" alt="L'inflation fait de la résistance" title="L'inflation fait de la résistance" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/%E2%80%8BUn-marche-du-petrole-de-nouveau-sous-tension_a3435.html">Cette inflation plus structurelle</a>  est en partie due à l’effet d’opportunités de beaucoup d’entreprises, aux Etats-Unis et en Europe, qui n’ont pas hésité à augmenter fortement leurs prix pour restaurer puis accroitre leurs marges. Elles se sont engouffrées dans une fenêtre de tir qui leur permettait de corriger des années de vaches maigres. C’est particulièrement vrai dans le domaine alimentaire où on a vu des accords entre producteurs et distributeurs sur le dos du consommateur. Le problème d’une telle politique est qu’elle va inciter davantage les ménages modestes à réclamer des hausses de salaires. Ils le peuvent d’autant plus que l’on est toujours en situation de plein emploi ou presque. Les rémunérations devraient donc poursuivre leur ascension et faire peser la menace de cette boucle prix salaires. C’est un facteur d’attention particulière pour les grands argentiers. <br />   <br />  L’autre élément préoccupant, plus spécifiquement aux Etats-Unis, est celui de la pénurie de logements qui rend très difficile le reflux des loyers. Ces derniers représentent 30% environ de l’indice inflationniste tel qu’il est calculé. Ce problème ne se résoudra pas à court terme, tant que ce déficit structurel de logements ne sera pas vigoureusement traité. L’inflation mondiale fait donc de la résistance et rend l’exercice pour les Banques Centrales très difficile. Pourtant, nous pensons toujours que le processus de hausse des taux touche bientôt à sa fin. Nous attendons encore une ou deux remontées aux Etats-Unis, pareil en Europe. S’en suivra sans doute une période de plusieurs mois de stabilité. Les relèvements massifs en 2022, début 2023 n’ont pas encore eu suffisamment de temps pour peser et devraient progressivement voir leur impact grandir dans les mois qui viennent. Et puis, remonter les taux plus que nécessaire ferait peser d’autres risques, sur la dette ou les banques, qui doivent être écartés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une croissance résiliente</b></div>
     <div>
      Si l’inflation se maintient à des niveaux trop élevés c’est aussi du fait de la résilience de la croissance mondiale. Nous observons un ralentissement modéré aux Etats-Unis et en Europe, alors que la Chine post covid accélère. Mais les piliers de la croissance demeurent solides avec une consommation fragile mais qui tient malgré les hausses de prix et un marché de l’emploi toujours très vigoureux. Cette croissance est en soi une bonne nouvelle mais ne facilite pas le travail des Banques Centrales. Face à ces incertitudes nous maintenons notre biais de gestion en faveur des valeurs de croissance qui devraient surperformer dans un tel environnement. Nous restons prudents dans nos investissements en actions sur nos mandats modérés et équilibrés et neutres sur les mandats dynamiques. <br />   <br />  A propos de l'auteur :<strong>&nbsp;<span style="font-weight: bold; color: rgb(95, 99, 104); font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;">Amplegest</span></strong><span style="color: rgb(77, 81, 86); font-family: arial, sans-serif; font-size: 14px;"><strong>&nbsp;</strong>est une société de gestion entrepreneuriale dont le métier historique est la gestion privée au service d'une clientèle haut de gamme.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/L-inflation-fait-de-la-resistance_a3441.html</link>
  </item>

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   <title>« Nous n’attendons pas de baisse des taux de la BCE en 2023 »</title>
   <pubDate>Wed, 03 May 2023 12:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Maxime Mura </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Les-banquiers-centraux-entament-l-optimisme-des-marches_a3403.html">La Banque centrale européenne (BCE)</a>  tient sa prochaine réunion de politique monétaire, jeudi 4 mai. A cette occasion, nous pensons que Christine Lagarde devrait annoncer un relèvement de 25 points de base des taux directeurs. Une hausse d’un quart de point qui devrait également se reproduire lors de la réunion suivante de juin alors que<a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Tina-n-est-plus-mais-elle-hante-encore-les-marches-_a3433.html"> l’inflation</a>  reste en zone euro supérieure à l’objectif de 2% fixée par la BCE. La prévision de notre scénario central est partagée par le consensus des investisseurs même si nous nous montrons un peu plus réservé que le marché sur le calendrier des futures baisses de taux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'inflation devrait se maintenir à un niveau élevé</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/72588771-50509114.jpg?v=1683109843" alt="« Nous n’attendons pas de baisse des taux de la BCE en 2023 »" title="« Nous n’attendons pas de baisse des taux de la BCE en 2023 »" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, nous pensons que le taux maximum de dépôt devrait se stabiliser à 3,5% et qu’une fois atteint ce « plateau », les taux devraient se stabiliser pendant une période relativement longue à ce niveau. Même si l’exercice des prévisions reste extrêmement difficile dans le contexte de volatilité actuel des marchés, nous n’attendons pas de baisse de taux cette année. De son côté, le consensus attend une première baisse dès le début 2024. <br />   <br />  Malgré le ralentissement de l’économie qui pourrait contraindre la BCE à adopter une politique monétaire plus accommodante dès cette année, l’inflation devrait, en effet, se maintenir à des niveaux élevés en raison des effets de second tour liés à la hausse des salaires. En outre, le ralentissement attendu ne devrait pas être, dans notre scénario central, d’une ampleur suffisante pour justifier une baisse des taux trop précipitée. Ainsi, le taux d’équilibre de 3,5% nous paraît convenable alors que dans le même temps les prix de l’énergie ont déjà reculé dans des proportions importantes, ne justifiant pas des hausses de taux au-delà de ce niveau. Un élément positif qui va redonner des marges de manœuvre aux acteurs économiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Au regard des fondamentaux économiques, la hausse récente des indices boursiers doit toutefois inciter à la prudence. Sur les marchés obligataires, un écartement des spreads est également probable à court terme dans un contexte actuel marqué par l’optimisme des investisseurs, alors même que la BCE a mis fin à sa politique monétaire ultra-accommodante et à ses programmes d’achats d’actifs de type TLTRO. <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur :</strong> Maxime Mura est gérant Taux &amp; Crédit IG chez Swiss Life Asset Managers France.
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