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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-07T05:52:27+02:00</dc:date>
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   <title>L’emploi intérimaire, les CDD et les indépendants pourraient gagner du terrain</title>
   <pubDate>Thu, 14 Feb 2019 15:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Lepage</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises et Secteurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le cabinet de recrutement spécialisé Robert Half a sondé 504 DG et DSI qui recrutent régulièrement à propos de leur rapport au travail intérimaire, CDD et indépendant dans un futur proche. Ce mode de travail progresse… Focus sur les principaux avantages évoqués par les directeurs généraux et informatique.     <div>
      Si une certaine inflexion a été observée au 4<sup>e</sup> trimestre, l’intérim a connu une année positive. Selon Prism’emploi&nbsp;: au cours de l’année 2018, l’emploi intérimaire a progressé en moyenne de +1,8 %, correspondant à la création de près de 13 000 emplois en équivalent temps plein. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Quels sont et seront les principaux avantages de l’intérim, du travail CDD et du travail indépendant ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/30719573-29214652.jpg?v=1550154542" alt="L’emploi intérimaire, les CDD et les indépendants pourraient gagner du terrain" title="L’emploi intérimaire, les CDD et les indépendants pourraient gagner du terrain" />
     </div>
     <div>
      Bien sûr, <strong>les raisons mêmes de l’intérim, du travail CDD et du travail indépendant sont toujours d’actualité</strong>. Sont citées les incontournables&nbsp;: la gestion des fluctuations de la charge de travail (32 %), enrayer la baisse de productivité inhérente à un processus de recrutement CDI trop long (32 %), l’aide en cas d’absence prolongée (30 %), la flexibilité organisationnelle (28 %). <br />  &nbsp; <br />  <strong>De nouveaux besoins rentrent en ligne de compte&nbsp;:</strong> <br />   <br />  ‒&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le transfert de connaissance aux équipes existantes (30 %)&nbsp;; <br />  ‒&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; l’accès aux compétences techniques parfois très spécialisées versus le recours à un prestataire de conseils traditionnel (29 %)&nbsp;; <br />  ‒&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; l’apport de nouvelles idées (25 %). <br />  &nbsp; <br />  Le monde du travail ne cesse d’évoluer, on le voit, l’intérim, le CDD, le freelancing, présentent des atouts aux yeux des directeurs d’entreprise. Leur image change, au point d’apparaître comme la solution au besoin d’adaptation des entreprises à certaines périodes de leur développement. Selon ces DG et DSI interrogés, l’intérim, le CDD, le travail indépendant, peuvent se hisser au rang du travail dit permanent (CDI). La combinaison actuelle qui remporte le plus de suffrage (16 %) comporte&nbsp;: <br />  &nbsp; <br />  <strong>70 % de CDI et 30 % d’intérimaires, CDD, indépendants</strong> <br />  <strong>D’ici 5 ans, les 16 % du panel envisagent un 50 – 50</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Transformation numérique et nouveaux modes de travail</b></div>
     <div>
      Parmi les types d’actifs qu’ils engageront, toujours à horizon 5 ans, le panel privilégie le recrutement d’intérimaires, via des cabinets de recrutement (37%) ou des indépendants en CDD ou non, via un cabinet de recrutement (34%) ou sur des plateformes dédiées (30%). «&nbsp;<em>La transformation numérique s’accompagne de nouveaux modes de travail, c’est un vecteur fort de la montée en puissance des professionnels intérimaires et même indépendants. De même, les entreprises recherchent ces professionnels pour des besoins qui peuvent être l’apport d’idées, d’une expérience ciblée. Les entreprises pensent de plus en plus à faire interagir des actifs en mode projets, avec des salariés pourvus de la culture d’entreprise, et exerçant leur cœur de métier. L’entreprise de demain ne serait plus seulement un employeur, elle deviendrait un apporteur d’affaires »,</em> <strong>explique Olivier Gélis, directeur général, Robert Half France</strong><em>.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/L-emploi-interimaire-les-CDD-et-les-independants-pourraient-gagner-du-terrain_a2881.html</link>
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   <title>L’entrepreneuriat et le statut d’indépendant en Europe</title>
   <pubDate>Thu, 31 Jan 2019 17:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Lepage</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises et Secteurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Un sondage OpinionWay pour l’Union des Auto-Entrepreneurs et des Travailleurs Indépendants dans le cadre de son Observatoire co-édité avec la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires à l’occasion du 26ème Salon des Entrepreneurs de Paris La création d’entreprise ou d’activité, une envie qui anime près d’un Européen sur deux. Avec 28 % d’intention de création, la France a une marge de progression considérable!Des résultats issus d’une enquête OpinionWay menée pour la première fois à l’échelle européenne par l’Union des Auto-Entrepreneurs et des Travailleurs Indépendants auprès de 5114 européens, dans 5 pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne et Pologne. Passage en revue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1- Une vraie dynamique de la création d'entreprise</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/30286918-28977426.jpg?v=1548954593" alt="L’entrepreneuriat et le statut d’indépendant en Europe" title="L’entrepreneuriat et le statut d’indépendant en Europe" />
     </div>
     <div>
      Avec 28 % de français désireux de créer, reprendre une entreprise ou se mettre à son compte(en hausse de 3 points par rapport à janvier2018Etude OpinionWay), la France se place néanmoins en retrait en comparaison de certains des pays européens étudiés:la Pologne en tête avec 62% de sa population souhaitant entreprendre, l’Espagne (55%), le Royaume-Uni (51%)et l’Allemagne (31%). C’est dire si l’envie de créer des Européens est forte,et dans ce contexte la France a encore une marge de progression très significative. Rapportée à sa population en âge de créer, la France compte7,5 millions d’entrepreneurs potentiels dans les 2 ans à venir.De leur côté,les britanniques en affichent 16millions, les espagnols ou les allemands plus de 14 millions et les polonais à 13 millions. <br />   <br />  Cela correspond à 14 % de l’ensemble des Français, alors que ce chiffre est deux fois voire trois plus élevé chez nos voisins Européens (32 %au Royaume-Uni, 38 % en Espagne et 43 % en Pologne). Seule l’Allemagne (21 %) a un niveau d’intentionnistes à court terme proche de celui de la France.Dans ce total,le travail indépendant occupe une place toujours plus grande, et ce quel que soit le pays européen observé. Tous les européens se tournent très largement vers l’indépendance,à 81% contre 18%&nbsp; qui préfèrent le format de société « classique ». Avec 28 % d’intention, les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir créer une entreprise(+ 3 %par rapport à 2018). Cette progression est un signe de l’ambition des Français à devenir indépendants. Néanmoins, nos voisins européens ont des intentions encore plus prononcées que les nôtres. Cela signifie que la France a encore un très grand potentiel pour la création d’entreprise»souligne Xavier Kergall, Directeur Général du Salon des Entrepreneurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2- Une bonne image permettant de favoriser l'emploi</b></div>
     <div>
      76% des Européens ont une bonne opinion du travail indépendantet de celui d’auto-entrepreneur.Celle-ci est particulièrement élevée au Royaume-Uni (88%) et en Pologne (82%). L’Allemagne et la France (respectivement 79% et 75%) expriment aussi une très bonne opinion de cette forme d’activité professionnelle. Seule l’Espagne est en retrait, avec seulement 55% des personnes interrogées qui déclarent en avoir une bonne opinion.Plus en détail, le travail indépendant est avant tout perçu comme un moyen de favoriser l’emploi, mais aussi une bonne façon de gagner sa vie au quotidien(91% des Européens y voient un moyen de se créer son propre emploi, 80% un moyen de contribuer à la lutte contre le chômage et 68% y voient une bonne façon de gagner sa vie au quotidien). Le décalage entre la perception et les anticipations des Espagnols sur ce sujet du travail indépendant explique l’adoption d’un nouveau dispositif entré en vigueur en 2018 qui ouvre de nouveaux droits et de nouvelles protections aux travailleurs indépendants espagnols. <br />   <br />  La perception positive du travail indépendant est confirmée par le sentiment que «c’est une chance de pouvoir exercer en tant que travailleur indépendant »pour 70% des répondants.Cet avis est avant tout exprimé par les Français (79%), les Polonais (81%),les Allemands (84%)et les Espagnols à seulement 34%. Si tous les européens déclarent pour la majorité en avoir une bonne opinion, des divergences sont notables sur l’image de la valorisation du travail indépendant par la société: alors que respectivement 80% et 81% des allemands et des anglais la jugent positive, ils ne sont que 48% des français et 44% des espagnols à trouver que le travail indépendant est valorisé par la société.«Ce regard porté par la société française doit être corrigé car les travailleurs indépendants aspirent à pouvoir bénéficier eux aussi de «droits fondamentaux» comme ceux de louer son habitation ou encore obtenirun crédit à la consommation»souligneFrançoisHurel, Président de l’UAE, Union des Auto-Entrepreneurs et des Travailleurs Indépendants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3- La protection sociale, point clé du travail indépendant</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Loi-PACTE-des-changements-positifs-pour-les-plateformes-de-financement-participatif_a2800.html">Les principales difficultés du travail Indépendant/auto-</a>  <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Loi-PACTE-des-changements-positifs-pour-les-plateformes-de-financement-participatif_a2800.html">entrepreneuriat</a>  sont pour les européens à 57 % une moindre couverture sociale(droit au chômage, indemnités maladie, accident du travail, etc.), avant la difficulté à trouver des financements(45%), la gestion complexe des procédures administratives (40 %). Les espagnols étant les premiers (pour 76%) à déplorer le manque de protection sociale, avant les allemands (66 %) et les français (52 %). Une protection sociale suffisante permettrait d’éviter les risques de requalification, comme le montre un certain nombre de pays en Europe qui pour 16 d’entre eux ont un dispositif d’indemnisation chômage et protègent les accidents du travail des indépendants.1Un projet rendu encore plus nécessaire par les débats qui émergent partout en Europe autour de la protection sociale des travailleurs des plateformes. <br />   <br />  Car, si à plus de 70% tous les européens interrogés s’accordent sur le fait que les plateformes sont aujourd’hui un mode de consommation de services incontournable (en raison de leur simplicité d’usage et de leur coût attractif)et dans les mêmes proportions qu’elles offrent la possibilité aux travailleurs indépendants / auto-entrepreneurs d’être rapidement actifs, les recours récents laissent planer la menace du risque de requalification.Selon François Hurel, «il y a de toute évidence un paradoxe que les plateformes soient si reconnues et à la fois contestées. Cela montre qu’il est urgent de trouver une solution pour une meilleure protection sociale de tous les travailleurs indépendants et non via des demandes de requalification.Il nous faut créer un socle des protections sociales attachées à la personne et avec une portabilité des droits, à l’instar de la formation professionnelle. Il faut en revanche éviter à tout prix l’idée d’un troisième statut hybride où la protection sociale serait prise en toute ou partie par les plateformes.»
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Réforme du droit du travail : l'obligation du réalisme</title>
   <pubDate>Thu, 27 Jul 2017 16:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Olivier Colcombet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises et Secteurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Le parlement est en train d'examiner le projet de loi d'habilitation qui permettra au gouvernement de modifier par ordonnances le code du travail. Il s'agit là de tenir une promesse de campagne majeure du candidat Macron, consistant à moderniser les règles du travail en France et de les adapter aux besoins d'un monde bien différent de celui des années 70. Au demeurant, bien des évolutions législatives sont intervenues depuis les fameux accords de Grenelle, mais il est vrai qu'elles se sont toujours faites dans le même esprit et ont fini par rigidifier l'emploi. En clair, les maîtres-mots sont aujourd'hui la flexibilité ou encore l'agilité sociale, là où les esprits, fût-ce dans le patronat, ne pensaient qu'en référence à la sécurité et la protection des individus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Valoriser les accords conventionnels</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/16109342-21065331.jpg?v=1501168024" alt="Réforme du droit du travail : l'obligation du réalisme" title="Réforme du droit du travail : l'obligation du réalisme" />
     </div>
     <div>
      Il est prévu que la loi soit définitivement votée le 3 août prochain, date de clôture de la session parlementaire, mais pour le cas où la commission mixte paritaire chargée de mettre d'accord l'Assemblée Nationale et le Sénat sur les points de mésentente échouerait, les parlementaires devraient repousser leurs vacances...&nbsp;Surtout, et les centrales syndicales ne s'y trompent pas, ce sont les ordonnances signées en application de la loi d'habilitation qui seront porteuses des réformes, plus que la loi qui les annonce. Que sait-on à ce stade des évolutions que le législateur veut voir introduire par le gouvernement ? Dans trois grands domaines, le consensus s'est dégagé: la place de la négociation de branche et d'entreprise, les institutions représentatives du personnel et la sécurisation des relations de travail.&nbsp; <br />   <br />  Le premier sujet valorise les accords conventionnels, les préférant au carcan règlementaire, avec pour les acteurs la faculté de trancher sur les minima de rémunération, les classifications, la mutualisation des financements paritaires, notamment pour la formation, l'égalité professionnelle entre hommes et femmes, enfin "la gestion de la qualité de l'emploi". Il faut entendre par là, la faculté de préciser les modalités de contrats courts dans des secteurs spécifiques. La question de la représentativité traite en particulier des entreprises dans lesquelles les syndicats ne sont pas présents. Quant à la sécurisation des relations, elle cache le débat crucial sur les indemnités de licenciement, notamment les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif.&nbsp; <br />  Ce qui est frappant, c'est que cette formidable occasion de moderniser le travail en France continue de faire comme si le salariat restait l'alpha et l’oméga structurant du marché du travail.&nbsp; <br />   <br />  Certes, on voit bien que les schémas séculiers se fissurent et que ni le contrat à durée indéterminée ni le licenciement, a priori impossible et éventuellement autorisé, ne sortiront indemnes de la réforme en cours. On voit aussi que les déséquilibres auxquels on s'était habitués de façon coupable, entre les sexes ou même entre salarié et employeur, vont être corrigés. Tout cela est louable et il faut en attendre une modernisation qui va redonner au pays de la compétitivité, en créant les conditions du recul du chômage.&nbsp;Pourtant, on sait qu'une partie essentielle se joue ailleurs, dans l'organisation du travail indépendant.&nbsp;Dans tous les secteurs d'activité, la preuve en est faite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le régime général n'est pas adapté aux indépendants</b></div>
     <div>
      Parmi eux,&nbsp;celui de l'immobilier, où les dix dernières années, avec une accélération de l'histoire depuis cinq ans, ont vu la création de réseaux de négociateurs non-salariés, alors qu'on vivait sur le schéma d'agences immobilières dont les effectifs étaient largement constitués de collaborateurs salariés.&nbsp; Les deux modèles cohabitent désormais et les agences, qui mesurent les vertus de la dématérialisation, recourent elles-mêmes à des indépendants pour démultiplier sur le terrain leur présence et déployer leur efficacité commerciale. Au demeurant, les individus eux-mêmes, plus encore dans les fonctions commerciales, sont à la recherche de l'autonomie, qui leur permet de donner le meilleur d'eux-mêmes, sans contrainte ni de jour ni d’horaire, sans astreinte de reporting, avec la liberté de choisir les méthodes et les outils mis à leur disposition par leur enseigne. Et puis dans les activités de service, le client de 2017 a d'autres aspirations que le client, vendeur, acquéreur, locataire ou propriétaire, des années 80 ou 90. Il veut qu'on vienne à lui, qu'on s'adapte à ses obligations spatio-temporelles, et non qu'on le plie à des déplacements et à des rendez-vous autoritaires donnés aux jours et heures ouvrables.&nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  De cela, on n'entend pas parler. Tout se passe comme si nos dirigeants demeuraient obsédés par le salariat privé et son développement, sans mesurer le raz-de-marée du <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/La-lourde-tache-qui-attend-Emmanuel-Macron-sur-le-travail-independant_a2599.html">travail indépendant</a>  &nbsp;(la France compte 26 millions d’actifs ayant un emploi dont 11% de travailleurs indépendants, aux Etats-Unis, ils représentent 34% de la force de travail de la classe des plus jeunes, ce taux devrait atteindre les 50% d’ici 2020).&nbsp; <br />   <br />  Une preuve supplémentaire de ce malentendu: <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/RSI-Les-entrepreneurs-vivent-un-cauchemar-_a2193.html">le débat sur le RSI </a>  et la volonté affichée du Président Macron et du Premier ministre Édouard Philippe de fondre les indépendants dans le régime général.Sur le fond, il fallait s'attaquer aux tourments des entrepreneurs indépendants et traiter les tracasseries que le RSI leur fait subir. Le système est devenu intenable. A contrario, le régime général n'est absolument pas adapté aux indépendants. Les obligations déclaratives, les calculs de rémunérations assujetties aux charges, le processus administratif lourd sont conçus pour des entreprises structurées et pas du tout pour des individus qui ont choisi d'exercer en-dehors de ce cadre. Peut-être d'ailleurs serait-il opportun pour ces femmes et ces hommes de mettre en place le prélèvement de l'impôt à la source, qui constitue une mesure de simplification, différée par le gouvernement pour l'ensemble des contribuables.&nbsp; <br />  En tout cas, il serait regrettable que le grand débat qui s'ouvre sur la modernisation du travail en France n'ait pas le réalisme de traiter les travailleurs indépendants à l'aune de l'importance croissante de ce statut. Le pays passerait à côté de l'un de ses atouts les plus forts pour redresser sa situation économique, restaurer sa compétitivité et se doter d'un secteur des services adapté aux enjeux du moment. <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur : </strong>Olivier Colcombet est directeur général de Digit Re Group.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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