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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-15T04:03:58+02:00</dc:date>
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   <title>​43 % des personnes en recherche d’emploi souffrent du manque de feedback au cours d’un processus de recrutement</title>
   <pubDate>Wed, 30 May 2018 17:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Lepage</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le chiffre de la semaine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <a href="https://www.roberthalf.fr/?utm_source=roberthalf&amp;utm_medium=pressrelease&amp;utm_campaign=rh-all-job-jan2018" target="_blank">Robert Half</a>, cabinet de recrutement spécialisé, poursuit son enquête sur les tendances et procédure de recrutement en interrogeant 1 000 candidats français à propos des <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Deux-semaines-le-delai-moyen-pour-realiser-qu-un-recrutement-est-rate_a2764.html">tendances et procédures de recrutement.&nbsp;</a>  Le constat est sans appel&nbsp;:&nbsp; les entreprises se privent de candidats talentueux à cause d’une mauvaise communication et procédures de recrutement trop longues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une mauvaise communication</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/22645092-25256903.jpg?v=1527781438" alt="​43 % des personnes en recherche d’emploi souffrent du manque de feedback au cours d’un processus de recrutement" title="​43 % des personnes en recherche d’emploi souffrent du manque de feedback au cours d’un processus de recrutement" />
     </div>
     <div>
      D’après cette étude,&nbsp;la plus grande frustration des candidats concerne le manque de feedback de l’employeur&nbsp;potentiel à propos de leur évolution dans le processus de recrutement suite à de premiers contacts. <br />  Sont ensuite cités&nbsp;:  <ul>  	<li class="list">un trop grand nombre d’entretiens (40 %)</li>  	<li class="list">la prise de décision retardée/ lente (34%).</li>  	<li class="list">une mauvaise communication / floue sur les différentes étapes nécessaires du processus (31%)</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Alors qu’au cours d’une recherche d’emploi ils sont 82 % des candidats à dire qu’ils reçoivent plusieurs propositions d’entretiens. Les entreprises doivent améliorer et accélérer leurs phases de recrutements pour embaucher les meilleurs profils car ceux-ci sont en position de force.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Attitude proactive des candidats en recherche</b></div>
     <div>
      Quand un professionnel recherche une nouvelle opportunité, il se lance dans ce projet de manière très active&nbsp;:&nbsp;54,7% des candidats postulent à 10 jobs en même temps au moins. Si 90% des recruteurs considèrent néanmoins qu’il est difficile de trouver des candidats qualifiés, cela signifie qu’un recruteur doit réagir vite s’il ne veut pas passer à côté d’un talent. «&nbsp;<em>La pénurie de profils qualifiés sur certains métiers, fait du recrutement un marché mené par les candidats. Les entreprises ne peuvent donc pas se permettre de perdre des bons postulants à cause de processus de recrutement trop longs, plombés par un trop grand nombre d’entretiens</em>.» ExpliqueLudivine Carsenti,&nbsp;directeur de division finance d’entreprise chez Robert Half. <br />  &nbsp; <br />  En effet, si 43% des candidats ne reçoivent aucun feedback de leur employeur potentiel concernant les entretiens passés,&nbsp;52,4% ne sont pas mis au courant des raisons pour lesquelles ils ne sont pas retenus pour le poste. Les entreprises doivent se méfier des conséquences de ces frustrations&nbsp;: près de 70% des candidats interrogés déclarent perdre de l’intérêt pour un poste si le processus de recrutement est trop long et&nbsp;34% iraient même jusqu’à retirer leur candidature sans réponse de l’entreprise, au bout de 2 semaines. «&nbsp;<em>Bien que les entretiens en plusieurs étapes soient inévitables, une communication en temps réel tout au long de la progression du recrutement est essentielle pour que les candidats restent intéressés par le poste. N’oublions pas qu’un processus de recrutement participe à l’image de l’entreprise et peut avoir un impact négatif sur sa réputation. Les candidats ayant eu une mauvaise expérience avec une entreprise sont non seulement susceptibles de retirer leur candidature, et ils pourraient potentiellement véhiculer une mauvaise image de l’entreprise, compromettant sa marque employeur.</em>&nbsp;» Conclut&nbsp;Ludivine Carsenti.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/​43-des-personnes-en-recherche-d-emploi-souffrent-du-manque-de-feedback-au-cours-d-un-processus-de-recrutement_a2786.html</link>
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   <title>Le Bric, la mondialisation et la crise financière</title>
   <pubDate>Tue, 01 Dec 2009 23:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Propos recueillis par Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Macroéconomie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les BRIC, les super puissances économiques de demain, sont-ils armées pour faire face à la crise ? Il semblerait que oui. Aujourd'hui, ce sont eux qui soutiennent la croissance mondiale. Ils souhaitent profiter de cette nouvelle donne pour imposer leur règles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/1742236-2361302.jpg?v=1289630947" alt="Le Bric, la mondialisation et la crise financière" title="Le Bric, la mondialisation et la crise financière" />
     </div>
     <div>
      Le BRIC, acronyme pour désigner le groupe des pays formé par le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine ne cesse d’attirer les projecteurs. Leurs points communs : avoir vu leur poids dans l’économie mondiale augmenter rapidement au début du XXIème siècle et vouloir jouer un rôle plus important dans les relations commerciales. Mais aujourd’hui, en pleine crise financière et économique, qu’en est-il ? Eléments de réponse avec Paul Roberto de Almeida, Professeur brésilien d’Économie Politique au Centre Universitaire de Brasilia (Uniceub) et diplomate de carrière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Economie et société : Lors de la réunion du G20, le 15 novembre, les médias ont insisté sur l’importance du Bric dans les discussions. Pourtant, le Bric regroupe des pays avec des caractéristiques économiques assez différentes. Est-il alors pert</b></div>
     <div>
      Paulo Roberto de Almeida : Il s’agit probablement du premier groupe de coordination diplomatique qui a été créé du dehors vers le dedans, c’est-à-dire, qui a fait d’abord l’objet d’une définition purement théorique, ou plutôt spéculative, pour devenir finalement un groupe « réel », au sens empirique.       <br />
              <br />
       C’est un économiste de la banque d’investissement Goldman Sachs qui a été, en 2003, le premier a utilisé cette appellation pour regrouper ces quatre pays : le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Par la suite, ces pays ont profité de ce nom pour faire véhiculer leurs idées. C’est bien la première fois qu’un concept, finalement plutôt journalistique, devient un groupement réel. Cela est d’autant plus bizarre que ce groupement est assez arbitraire. Ces pays ont en effet des positions différentes voire même opposées sur certains sujets.       <br />
              <br />
       Au contraire, ce qui les unit est plutôt une condition négative : ne pas être au centre de la coordination économique mondiale, position occupé par le G7. Je pense que ce terme traduit un engouement pour de nouvelles formules et un ras le bol du discours du G7.       <br />
              <br />
       Je propose donc un prix de marketing pour l’économiste qui a suggéré ce concept, et qu’il puisse recevoir les droits d’auteur qui lui sont dus pour cet usage intensif de son « invention ». 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>E.S : Quelle a été la place du Bric dans les négociations du G20 qui se sont tenus le week-end dernier ?</b></div>
     <div>
       PRA: Il faut d’abord distinguer « deux » G20, celui « agricole », qui opère aux négociations du Doha Round, à l’OMC, et celui « financier », qui a été constitué dans le contexte des institutions de Brettons Wood. Parlons tout d’abord du commercial.       <br />
              <br />
       Bien que trois des pays soient au G20 - la Russie n’ayant pas été encore admise à l’OMC - il n’y a pas, en principe, des positions communes pour les négociations commerciales multilatérales du Doha Round. Même si le Brésil, l’Inde et la Chine soient tous les trois opposés au protectionnisme agricole et aux fortes subventions dans ce même secteur par les pays riches - en particulier les États-Unis et l’Union Européenne - ils exhibent des positions fortes divergentes sur la plupart des sujets à l’ordre du jour des négociations. Le Brésil est un exportateur agricole plutôt agressif. Il souhaite d’ailleurs que tous les marchés agricoles soient ouverts tandis que les deux autres préfèrent maintenir un certain niveau de protection et de subventions internes. De plus, l’Inde a proposé l’introduction de mesures de sauvegarde spéciales, qui se révèlent contraires à l’esprit et à la lettre des compromis de libéralisation des échanges déjà agréés.       <br />
              <br />
       Le G20 agricole a, bien sûr, un rôle important, comme messager des positions de beaucoup des pays en développement, mais il est plutôt défensif qu’offensif dans ses positions agricoles.       <br />
              <br />
       En ce qui concerne le G20 financier, disons plutôt que le BRIC pourrait avoir des positions communes, mais qui ne sont pas nécessairement similaires. Tous les quatre disent avoir intérêt dans une réforme des institutions financières internationales, surtout en ce qui concerne une nouvelle répartition du pouvoir de décision, basé sur le capital de chacun d’eux dans les deux organismes de Washington. Il faut reconnaître, cependant, que la Chine et la Russie, même ayant été admis tardivement dans les deux « sœurs » de Bretton Woods, ont déjà une participation qui dépasse un peu leur poids économique réel, surtout dans le cas de la Russie.       <br />
              <br />
       Ce sont, bien sur, des raisons politiques qui ont déterminé cela, et pas nécessairement économiques. Par contre, le Brésil, et surtout l’Inde, sont probablement sous représentés au niveau économique mondial, et spécialement dans les organisations financières. Cela vient probablement du fait que ces deux pays ont des positions plus protectionnistes faites d’intervention de l’État, de contrôle des capitaux, de restrictions à la convertibilité de leurs monnaies et d’autres attitudes réactives à l’ouverture économique et à la libéralisation commerciale.       <br />
              <br />
       Ainsi, il n’est pas certain, que les Bric aient des positions communes à défendre dans le contexte du G20. Il se peut qu’ils signent des déclarations communes, mais elles seront générales et évasives, juste le nécessaire pour affirmer leur position en tant que « groupe » - même s’ils ne se reconnaissent pas officiellement en tant que tel – mais laissant la porte ouverte, après, pour une action individuelle selon les intérêts de chacun d’eux.       <br />
              <br />
       Cela découle de leur situation très différente dans l’économie mondiale, leurs modes d’insertion respectifs, marqués par des formes très diverses : exportations de commodités pour le Brésil, concentration dans le pétrole et le gaz dans le cas de Russie, services et technologies d’information pour l’Inde et manufactures générales, notamment électroniques, pour la Chine.       <br />
              <br />
       Ils ont donc des situations de balance de paiements et fiscales très différentes : un grand surplus financier pour la Chine, un grand déficit de transactions courantes pour l’Inde et des positions mouvantes pour le Brésil et la Russie. Chacune de ces positions détermine un type d’attitude vis-à-vis les finances ou le commerce internationaux, et ainsi une position envers le régime de changes, plus ouvert (flottant) ou de surveillance (administré), selon les cas.       <br />
              <br />
       Il faut aussi tenir compte des réserves internationales (très importantes dans le cas de Chine, de presque US$ 2 trillions, ou deux mille milliards) et de l’éventuelle disponibilité d’un Fonds Souverain, qui pourrait intervenir en cas de graves déséquilibres. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>E.S : Ces pays peuvent-ils réellement imposer leurs opinions ?</b></div>
     <div>
       PRA: Il est fort peu probable que les Bric puissent imposer leurs opinions. Ce qu’ils peuvent faire, tout au plus, c’est suggérer des changements dans les procédures ou dans les mécanismes de gestion du financement international. En vérité, ce qui compte, dans des circonstances périlleuses comme celles qui nous traversons aujourd’hui, c’est la capacité d’émettre des monnaies de réserve - un privilège réservé aux membres d’un cercle très restreint de pays, pratiquement le G5 original, seulement - et celui de garantir des emprunts internationaux, c’est-à-dire, être un créancier de dernière instance. Cette capacité est réservée à peu de pays, ainsi qu’au Fonds Monétaire International (qui, lui, ne dispose pas de grands moyens, près de 270 milliards de dollars, seulement).       <br />
              <br />
       Pour un PIB global de près de US$ 55 trillions, le PIB conjoint des Bric ne dépasse pas plus de US$ 6 trillions. Et bien que le montant total des pays en développement doit s’approcher du PIB global des pays développés dans moins de dix ans, les pays développés auront pendant encore longtemps une longueur d’avance.       <br />
              <br />
       Ce qui fait la crise, en premier lieu, c’est précisément une redistribution de richesses avec des répercussions à moyen terme sur le pouvoir mondial. Les pays riches doivent subir une diminution de la capitalisation de marché de ses banques et entreprises, avec un rétrécissement des avoirs investis sur les marchés financiers. Mais, le renforcement des pays émergents doit encore prendre un peu de temps.       <br />
              <br />
       Cependant, il ne s’agit pas seulement de capitaux, c’est-à-dire, des avoirs disponibles sur les marchés financiers ou même sous la forme d’investissements directs à l’étranger 6 ce que les Brics commencent à le faire - mais aussi de la capacité technologique, du know-how, de l’innovation, des ressources humaines, du marketing et, surtout, d’une capacité avérée à présider aux destinées de la planète, ce qui comprend la gestion de l’ordre du jour mondiale et l’administration des organismes de la gouvernance globale (pas seulement économiques, mais surtout économiques). Or, dans ce domaine, la capacité des Bric est encore très éloignée de celle des pays du G7.       <br />
              <br />
       En fait, ils ont la capacité de bloquer la prise de décision en certaines matières - notamment dans le domaine commercial, peut-être - mais ne sont pas encore en mesure d’imposer leurs propres solutions à des problèmes globaux. C’est dire que leur pouvoir actuel est surtout « négatif », avant d’être attaché à une réelle force de proposition, ce qui viendra le moment venu. Si nous regardons la conjoncture économique mondiale, nous constatons que le seul pays en condition d’ébranler les équilibres internationaux - disruption capacity - est la Chine, tous les autres ne disposant que de très peux de pouvoir réel. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>E. S : La Chine a mis en place un plan de relance sans précédents pour le pays. Selon vous, d’autres pays du Bric seront-ils amenés à agir de la sorte ?</b></div>
     <div>
       PRA: Chaque pays va réagir en fonction des ses besoins immédiats. La Chine doit créer plus de 24 millions de nouveaux emplois par an, pour accommoder son taux d’urbanisation, encore modeste. Or, la crise américaine et la récession déjà en cours produit un très grave problème de demande pour les industries chinoises. Il n’est pas étrange, ainsi, qu’elle cherche à résoudre ce problème par des programmes internes pouvant stimuler son économie. Le montant prévu à cet effet – près de US$ 580 millions – est énorme, mais probablement compatible avec la gravité du problème.       <br />
              <br />
       Le Brésil a déjà pris d’autres dispositions similaires – réduction des dépôts bancaires auprès de la Banque Centrale, extension de crédits officiels à des banques et secteurs industriels, ainsi que d’autres mesures – mais cela n’empêchera pas, probablement, le pays de subir les conséquences de la réduction du crédit commercial international (qui finance, par exemple, plus de la moitié de ses exportations de US$ 220 milliards par an). L’Inde a réduit ses taux de référence, mais le pays exhibe un fort déficit fiscal. La Russie doit aussi subir des problèmes, avec la réduction des prix de ses deux principaux produits d’exportations.       <br />
              <br />
       Tous les pays, donc, prennent des mesures, mais cela se fait dans des circonstances toujours nationales et sans réelle coordination politique au niveau global, sauf pour des réunions qui approuvent des communiqués très vagues et très optimistes. Le communiqué de la réunion de Washington, le 15 novembre, n’a pas déçu de ce point de vue : on est en train d’éloigner les démons d’une dépression globale. À la fin, la situation va se redresser, avec une probable redistribution de pouvoir et richesse au niveau global, mais à un rythme très mesuré : personne n’est intéressé à enterrer le capitalisme, pas même les chinois ou les russes… 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Les enjeux de la Bolivie d’aujourd’hui</title>
   <pubDate>Tue, 31 Mar 2009 23:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Propos recueillis par Nadya Masidlover</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Amérique Latine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/1757550-2385395.jpg?v=1289630953" alt="Les enjeux de la Bolivie d’aujourd’hui" title="Les enjeux de la Bolivie d’aujourd’hui" />
     </div>
     <div>
      Entretien avec Guillermo Hillcoat, maître de conférences à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste de l’Amérique Latine. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Economie et société : Champion des coups d’état en Amérique Latine, quelle est l’origine de l’instabilité sociopolitique de la Bolivie ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/1757550-2385396.jpg?v=1289630953" alt="Les enjeux de la Bolivie d’aujourd’hui" title="Les enjeux de la Bolivie d’aujourd’hui" />
     </div>
     <div>
      Guillermo Hillcoat : La Bolivie souffre d’une fracture sociale et ethnique profonde qui n’a jamais été dépassée. La population est composée à 85% d’amérindiens et le pays ne s’est jamais remis de la colonisation qui a cassé la dynamique locale existante. Après trois siècles de colonisation et deux siècles d’indépendance, cette population indigène n’a pas réellement accédé au pouvoir jusqu’à l’élection Evo Morales, le président actuel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Economie et société : Quelle est la marge de manœuvre du président Morales pour ramener la Bolivie vers de nouveaux horizons ?</b></div>
     <div>
      G. H : Morales est arrivé avec une légitimité très forte. Après une crise aigue en 2005, il est arrivé au pouvoir avec 50 % des votes. Aucun parti politique avant celui de Morales a réussi à récolter plus de 20 % des voix.  Dès son arrivée au pouvoir, Morales a renégocié les contrats d’exploitation des ressources naturels avec les entreprises étrangères implantées en Bolivie pour augmenter les revenus fiscaux. Ceci lui a donné un levier pour mettre en œuvre son programme politique.       <br />
              <br />
       Mais la Bolivie reste la Bolivie : un pays traditionnellement dépendant de ressources naturelles avec des finances qui restent fragiles et surtout une gouvernance difficile.  Il existe aussi un risque de problèmes diplomatiques car les relations entre Morales et les États Unis ont déjà conduit au non-renouvèlement de l’accord de commerce préférentiel entre les deux pays.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Economie et société : La quasi-totalité des exportations boliviennes sont composées de matières premières. Quels sont les risques d’une telle dépendance pour l’économie bolivienne ?</b></div>
     <div>
      G. H : C’est un problème, non seulement pour le gouvernement de Morales, mais pour les gouvernements de tous les pays qui détiennent des ressources naturelles. Mais c’est aussi une chance, encore faut-il qu’une partie de ces revenus soit contenue dans un fond intergénérationnel pour éviter que la monnaie nationale s’apprécie, ce qui découragerait les autres activités commerciales. La diversification reste essentielle pour protéger le pays contre des chocs externes tels qu’une baisse du prix de gaz.       <br />
              <br />
       Pour en savoir plus sur le sujet, lisez également &quot;<a class="link" href="http://www.wmaker.net/ecoetso/Bolivie-la-future-Arabie-Saoudite-du-lithium_a113.html">Bolivie : la future Arabie Saoudite du lithium ?</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/Les-enjeux-de-la-Bolivie-d-aujourd-hui_a114.html</link>
  </item>

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   <title>L’économie brésilienne a les moyens de s’imposer au niveau international</title>
   <pubDate>Fri, 09 Jan 2009 23:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Propos recueillis par Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Amérique Latine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/1755573-2382476.jpg?v=1289630952" alt="L’économie brésilienne a les moyens de s’imposer au niveau international" title="L’économie brésilienne a les moyens de s’imposer au niveau international" />
     </div>
     <div>
      Depuis quelques années, l’économie brésilienne avait retrouvé le sourire : croissance soutenue et inflation contrôlé. Sur le plan diplomatique, le Brésil profite de sa situation pour faire entendre au niveau international. Mais le Brésil est-il assez fort pour supporter les secousses de la crise financière débutée en 2007 ? Nous avons posé la question à Paul Roberto de Almeida, Professeur brésilien d’Économie Politique au Centre Universitaire de Brasilia (Uniceub) et diplomate de carrière.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Economie et société : L’économie brésilienne peut-elle sortir indemne de la crise financière ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/1755573-2382480.jpg?v=1289630953" alt="L’économie brésilienne a les moyens de s’imposer au niveau international" title="L’économie brésilienne a les moyens de s’imposer au niveau international" />
     </div>
     <div>
      Paulo Roberto de Almeida : Aucune économie n’est à l’abri des secousses de la grave crise financière déclenchée par l’éclatement des subprimes américaines. Les répercussions viennent d’abord par l’étanchement des crédits, ensuite par les circuits commerciaux, finalement, dans l’activité industrielle et agricole. Il est probable que le rythme de croissance au Brésil diminue et que l’emploi dans les secteurs les plus connectés à l’économie globale soit en baisse. De ce point de vue, le Brésil, plutôt dépendant de son marché intérieur qu’extérieur, semble plus protégé, mais cela ne doit pas tromper : la dévaluation du Real entraînera certainement des pressions inflationnistes.       <br />
              <br />
       Il faut dire, aussi, qu’étant donné le taux d’intérêt anormalement élevé au Brésil, les banques et les compagnies brésiliennes s’approvisionnent en ressources sur les marchés étrangers, ce qui est devenu très compliqué actuellement. Petrobras, par exemple, qui avait une capitalisation de marché supérieure à US$ 300 milliards au début de l’année et qui prenait des ressources à moins de 8 % jusque là, a vu sa valeur de marché tomber à quelque US$ 130 milliards maintenant, et probablement ne va pas se financer à moins de 10 % désormais. Cela pose des problèmes pour le financement des gigantesques réserves qu’elle a découvert off shore. 
     </div>
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     <div><b>Economie et société : Quelles sont, selon vous, ses atouts et ses faiblesses ? </b></div>
     <div>
      PRA: Les atouts sont : la stabilité financière interne, faite d’inflation modérée et des comptes publics relativement équilibrés, le taux de change flottant et des réserves internationales équivalentes à plus d’un an d’importations. La situation des entreprises et des banques est aussi solide, sans trop d’endettement et encore sur la pente de la croissance, mais cela va diminuer maintenant. Les coûts du travail ainsi que de l’énergie sont encore attractifs, pour les investissements étrangers.       <br />
              <br />
       Les faiblesses sont : une dette publique encore très élevée (50% du PIB, environ), une charge fiscale équivalente à celle des pays de l’OCDE (38%), pour un revenu par tête plusieurs fois inférieur, un niveaux très modeste d’investissement - provoqué, justement, par le poids des impôts - et une capacité d’innovation aussi très réduite (due au bas niveaux d’éducation de la population en général). L’infrastructure pour le développement - eau, santé, etc. - ainsi que celle pour les exportations -routes, ports, énergie -est aussi peu développée ou inexistante.
     </div>
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     <div><b>Economie et société : Dans ce contexte, estimez-vous que la politique économique et sociale de Lula soit efficace ?</b></div>
     <div>
      PRA: La politique économique est la même, dans ses grandes lignes, que celle dessinée par le gouvernement Fernando Henrique Cardoso, faite d’« inflation targetting », de taux de change de marché et de responsabilité fiscale, bien qu’il y ait eu, depuis lors, une certaine détérioration des dépenses publiques (avec trop de nouveaux employés de l’État, la création de nouvelles entreprises publiques et l’augmentation irresponsable des salaires du secteur public, qui prend de plus en plus un part importante du PIB).       <br />
              <br />
       La politique sociale est certainement plus ambitieuse que celle de son prédécesseur, avec la croissance du volume des transferts fédéraux à des pauvres et démunis (Bourse Famille). Il faut reconnaître que cela a fait diminuer la concentration du revenu (indice de Gini), mais il s’agit d’un simple transfert des créateurs des richesses (entreprises et classe moyennes) vers les plus pauvres, avec peu d’impact, jusqu’à présent, sur les ressources humaines ou le marché du travail (ici même plutôt négatif).       <br />
              <br />
       Il faut dire que nombre de municipalité dans des régions plus arriérées ainsi que des états entiers dans le Nord-Est sont aujourd’hui complètement dépendants de cette manne fédérale, ce qui est tout à fait négatif en termes fiscaux, ainsi qu’au plan de la « solidarité » nationale. À l’état d’Alagoas, par exemple, la Bourse Famille est deux fois plus importante (R$ 370 millions) que les paiements faits par l’agriculture de canne à sucre (R$ 100 millions) et, dans l’ensemble (c’est-à-dire, avec les allocations de la Sécurité Sociale et l’assurance chômage), l’état reçoit quatre fois plus qu’il ne « produit », à partir des ressources d’autres régions : les personnes les plus « riches » dans certains villages sont ceux qui reçoivent la Sécurité Sociale (avec des dépenses 2,4 fois supérieures aux contributions). La situation se reproduit dans d’autres états et régions. Tous ces éléments font que nous avons au Brésil une véritable bombe fiscale à retardement.
     </div>
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     <div><b>Economie et société : L’économie brésilienne peut-elle réussir à s’imposer sur le plan international ?</b></div>
     <div>
      PRA: Probablement, mais pas, pour l’instant, dans les secteurs les plus dynamiques du commerce international, comme les électroniques (Chine) ou services d’informatique (Inde). Ce serait plutôt le cas des énergies renouvelables (éthanol, ou d’autres formes de biomasse) et de l’agriculture en général. Le Brésil est un géant agricole, mais cela ne se traduit pas seulement en matières premières peu élaborées (des grains, du sucre ou de la viande). Il y aura certainement des progrès technologiques qui feront du Brésil un géant compétitif en aliments « travaillés ». Le Brésil produit aussi des avions très performants (Embraer) et la compagnie pétrolière Petrobras est déjà la septième au monde.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, on doit encore bénéficier de notre « bonus démographique », c’est-à-dire, le meilleur rapport possible entre les actifs et les dépendants pour les prochaines 20 ou 25 années à venir. Evidemment, cela dépend du degré d’éducation de la population, qui est encore très bas. C’est là le principal défi de l’économie et de la société brésilienne. Si on réussit à le surmonter, le futur peut être envisagé avec optimisme, mais c’est un très grand défi, il faut le reconnaître. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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