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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-14T11:16:19+02:00</dc:date>
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   <title>Attribution : pourquoi le modèle du « last click » perdure</title>
   <pubDate>Wed, 17 Apr 2019 10:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michaël Froment</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises et Secteurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que le parcours client devient de plus en plus complexe à lire, omnicanal oblige, la mesure de l'attribution, elle, reste encore largement centrée sur le « last click ». Et pour des raisons qui ne sont pas seulement technologiques. Passage en revue.     <div>
      Paradoxe : alors que l'univers de la publicité digitale semble friand d'innovations technologiques, à l'instar de celles qui donnent corps au programmatique ou encore au DCO (Dynamic Creative Optimization), <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Les-dix-astuces-pour-generer-plus-de-leads-et-les-convertir_a2658.html">un enjeu semble pourtant délaissé, celui de l'attribution.</a>  Un paradoxe puisqu'il s'agit ni plus ni moins que d'identifier les leviers les plus efficaces pour investir les 4,094 milliards que représente par exemple en France en 2017 le marché de la publicité digitale. Mes publicités sont-elles vraiment vues ? Quels sont les canaux (search, display, affiliation...) les plus efficaces ? Mes partenaires sont-ils rémunérés à la juste valeur de leur contribution ? Comment arbitrer mon mix marketing pour optimiser mon budget publicitaire ? C'est à ces questions que la mesure de l'attribution est supposée répondre. Par défaut, c'est la règle - ou plutôt la vieille habitude - dite du « last click » qui domine, laquelle consiste à attribuer au dernier point de contact le mérite d'une conversion. Problème : avec le développement de l'omnicanal, cette attribution au « last click » devient de plus en plus biaisée. C'est tout particulièrement le cas pour les annonceurs qui investissement massivement sur le mobile...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand l'omnicanal complique la donne</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/32779504-30457862.jpg?v=1555491637" alt="Attribution : pourquoi le modèle du « last click » perdure" title="Attribution : pourquoi le modèle du « last click » perdure" />
     </div>
     <div>
      En effet, si différentes mesures omnicanales montrent que le mobile est très contributeur à la conversion, la tendance naturelle est de regarder le dernier clic, et là, c'est très défavorable au mobile. Une problématique pour les annonceurs dont les investissements publicitaires sur le mobile représentent une part de plus en plus importante du budget total... Toutes les marques aux prises avec un parcours omnicanal de leurs audiences sont confrontées aux limites de leurs modèles d'attribution. La faute à la technologie ? En partie sans aucun doute car la donne est complexe : pas simple par exemple de réconcilier des parcours composés de sessions web, sur desktop et mobile, et de connexions aux apps mobiles. Et sur ce sujet comme pour d'autres, les adblockers et l'Intelligent Tracking Prevention d'Apple compliquent encore la donne. Comment évaluer dans ce contexte le poids des canaux qui jouent le rôle « d'initiateur », « d'influenceur » ou de « buteur » ? Des modèles algorithmiques (comme les chaines de Markov) apportent des réponses mais ne changent pas radicalement la donne. L'outil nourrit la décision mais ne peut à lui seul décider...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un silotage organisationnel qui nuit au pilotage global de la performance</b></div>
     <div>
      Comment prendre les bonnes décisions pour, par exemple, rationaliser les budgets et générer autant de conversions avec moins de points de contact ? En essayant de répondre à ces questions, les marques comprennent que le principal obstacle à une attribution plus cohérente avec le réel n'est pas seulement de nature technologique mais aussi organisationnel. Pour une raison simple : les équipes sont organisées - et incentivées - par canal (SEO, SEM, Social, Display...) ce qui complique sérieusement le pilotage global de la performance. Les conséquences de ce silotage organisationnel sont connues : les effets de résonnance sont ignorés (le fait que de multiples vues sur un canal prépare la conversion sur un autre canal) tandis que les conversions sont démultipliées, plusieurs canaux s'attribuant une même conversion. Un sujet traité via la déduplication qui consiste surtout dans la pratique à commissionner les partenaires à la performance pour éviter de se voir facturer deux ou plusieurs fois les mêmes conversions. <br />   <br />  En clair, les contrats sont revus mais le cœur du sujet, la mesure de l'attribution, demeure déconnecté du réel. Comment renouer, justement, avec le réel pour, pas à pas, se donner les moyens de faire évoluer son modèle d'attribution ? L'histoire commence ici avec un bon partage de l'information : donner à tous, quel que soit son « canal d'attache », une vue globale de la performance, cross-canal (étendue au monde physique, des magasins par exemple) et cross-devices, partager des objectifs de trafic et de conversion, recevoir les mêmes alertes pour croiser les regards et identifier les causes plus finement... C'est sur ce socle commun que les modèles peuvent être testés et ajustés pour réconcilier la mesure de l'attribution avec le réel. Et mettre de côté, enfin, la vieille pratique du « Last click ». <br />   <br />  <strong>A propos de l'auteur :</strong> <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/RGPD-5-lecons-a-retenir-pour-collecter-les-consentements_a2869.html">Michaël Froment</a>  est directeur et co-fondateur de Commanders Act, éditeur de logiciels SaaS leader européen du tag et de la data.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/Attribution-pourquoi-le-modele-du-last-click-perdure_a2897.html</link>
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   <title>Etats-Généraux sur l'alimentation : "Ils se nourrissent de nos peurs"</title>
   <pubDate>Wed, 19 Jul 2017 11:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Propos recueillis par Antoine Balduino</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que se tiennent les Etats-Généraux sur l'alimentation, entretien avec Gil Rivière-Wekstein, spécialiste des questions agricoles et environnementales et auteur de Panique dans l'assiette, pour en découvrir les vrais enjeux.     <div><b>Ces Etats-Généraux vont-ils servir à quelque chose ?</b></div>
     <div>
      Tout le monde le souhaite, mais les nombreuses tentatives de négociation avec la grande distribution ont rarement permis aux producteurs de mieux s'y retrouver. C'est pourquoi il faut être très vigilant et ne pas laisser le débat se déplacer sur des sujets annexes. Or, c'est précisément ce que veulent faire Nicolas Hulot et les ONG avec l'intention de prendre ces Etats-Généraux en otage pour imposer leur propre modèle agricole. Pour cela ils n'hésiteront pas à faire marcher la fabrique de la peur, telle que je la décris dans mon livre Panique dans l'assiette, ils se nourrissent de nos peurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Que reprochez-vous à la politique de Nicolas Hulot ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/15848263-20927308.jpg?v=1500458881" alt="Etats-Généraux sur l'alimentation : "Ils se nourrissent de nos peurs"" title="Etats-Généraux sur l'alimentation : "Ils se nourrissent de nos peurs"" />
     </div>
     <div>
      Nicolas Hulot, tout comme une grande partie du milieu écologiste, utilise cette fabrique de la peur pour mener à bien ses actions. Cela consiste à diffuser des campagnes anxiogènes qui installent chez le consommateur une idée fausse : notre alimentation serait dangereuse pour notre santé et le modèle agricole actuel en serait responsable. Résultat, selon un sondage TNS Soffres Food 360, en 2016, 80% des personnes interrogées considéraient le fait de se nourrir comme une activité à risque ! Pourtant, notre alimentation n'a jamais été aussi sûre qu'aujourd'hui, il est important de le rappeler. Par exemple, on nous parle souvent des pesticides qui peuvent être présents sur les pommes. Or, comme nous l'apprend le Pr. Denis Corpet, auteur de la préface de mon dernier livre, pour ingurgiter autant de substances cancérigènes que dans un seul verre de vin bio ou non bio, il faudrait consommer 25 millions de pommes, soit une pomme par jour pendant 68 500 ans !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous dénoncez le risque de surenchère écologiste ainsi qu'une alliance étonnante entre ONG et grande distribution, pourquoi ?</b></div>
     <div>
      Parce que cette alliance, a priori contre nature, permet un deal gagnant-gagnant entre les ONG et les GMS (grandes et moyennes surfaces). D'une part, elle donne aux ONG l'occasion d'imposer un modèle agricole décroissant, basé principalement sur les circuits courts et sur les productions dites de « forte valeur ajoutée ». Et d'autre part, elle va permettre aux GMS de ne rien lâcher de substantiel sur la répartition de cette valeur ajoutée. Les grands perdants seront bien entendu les agriculteurs qui ne trouveront pas leur place dans ces nouvelles filières, ainsi que les consommateurs, qui une fois de plus se font abuser par une belle mise en scène. Au nom de <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Changer-les-mentalites-ecologiques_a1716.html">cette écologie punitive,</a>  si chère à Nicolas Hulot, nous risquons de mettre en péril des pans entiers de notre agriculture.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/Etats-Generaux-sur-l-alimentation-Ils-se-nourrissent-de-nos-peurs_a2633.html</link>
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   <title>La filière porcine française en obsolescence programmée</title>
   <pubDate>Tue, 18 Jul 2017 12:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Antoine Balduino</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises et Secteurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Depuis plusieurs semaines, les opérateurs de la filière porcine française se sont contentés d'une stagnation du cours au Marché du Porc Breton. Pendant ce temps, nos concurrents allemands et espagnols caracolaient à une dizaine de cts au-dessus du cours français. Cela représente 10 /porc en faveur des concurrents, soit environ 3000  de trésorerie dont les éleveurs de porcs français n'ont pas vu la couleur, à une période où le cours devrait profiter de la hausse estivale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comportements déviants</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/15848567-20927566.jpg?v=1500459643" alt="La filière porcine française en obsolescence programmée" title="La filière porcine française en obsolescence programmée" />
     </div>
     <div>
      Sur les dernières cotations, l'Allemagne est repartie à la baisse, ne faisant que ramener son cours au niveau français. Etrangement, le Marché du Porc Breton vient de reculer ce lundi Pourtant, les poids d'abattage sont en baisse. En outre, malgré les opportunités export, moindres qu'en 2016, mais qui restent néanmoins intéressantes, la France est le pays qui s'affiche le plus en recul à l'export. Nos opérateurs sont-ils définitivement moins compétents que ceux de nos concurrents ? La vérité est que nous sommes loin d'une expression normale de la loi de l'offre et de la demande. Alors qu'il y a deux ans, tout le microcosme porcin se braquait contre un prix soi-disant « politique », qu'est aujourd'hui ce recul du cours du porc français, si ce n'est un prix politique entre acteurs économiques ! <br />   <br />  A la veille du lancement des Etats Généraux de l'Alimentation, où seront traitées les questions du prix et de la répartition de la valeur au sein de la chaîne alimentaire, nous dénonçons les comportements déviants qui ont cours au sein de notre filière. Entre les distributeurs qui s'approvisionnent dans d'autres régions françaises pour ne pas acheter au cadran et faire stagner les prix, ceux qui bloquent la répercussion des hausses demandées par les industriels, le sauve-qui-peut des industriels qui s'approvisionnent à vil prix à l'étranger, les segmentations et étiquetages douteux...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un danger structurel</b></div>
     <div>
      Il est temps de s'interroger sérieusement sur l'emprise des acteurs aval sur la fixation du prix du porc en France. La filière porcine française est en danger structurel. Face aux comportements des opérateurs, les éleveurs ont aujourd'hui l'impression d'une forme d'obsolescence programmée. Les jeunes générations n'ont plus confiance et se détournent de la production. La filière va dans le mur et appuie sur l'accélérateur à mesure qu'il se rapproche Il est temps de réagir et de moraliser les relations commerciales, une nécessité que nous porterons lors des Etats Généraux de l'Alimentation. ​
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Accord Lactalis : le combat des producteurs a fini par payer</title>
   <pubDate>Fri, 02 Sep 2016 14:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Lepage</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure ! Un accord sur la revalorisation du prix du lait payé par Lactalis a été trouvé après 24 heures de négociations… en trois temps. Enfin !     <div>
      Pour les organisations professionnelles, Lactalis, ce géant mondial, leader du secteur ne pouvait pas se satisfaire de sa position de dernier de la classe des grandes entreprises laitières en termes de valorisation du prix du lait payé aux producteurs sans être montré du doigt. Etre le premier oblige à montrer l’exemple. Il va de sa responsabilité envers <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Le-nouveau-visage-des-agriculteurs-francais_a1428.html">« ses » producteurs </a>  de lait et la filière laitière française toute entière. Pour la FNPL, le prix juste est celui qui rémunère notre travail et la qualité du lait que nous produisons chaque jour pour les consommateurs. Ce qui n'est pas sans rappeler le combat livré par <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Eleveurs-de-viandes-les-raisons-de-la-colere_a2154.html">les producteurs de viande.</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Définir le cadre de relations commerciales renouvelées et transparentes</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/10140298-16520533.jpg?v=1472820469" alt="Accord Lactalis : le combat des producteurs a fini par payer" title="Accord Lactalis : le combat des producteurs a fini par payer" />
     </div>
     <div>
      La mobilisation syndicale digne portée par le réseau de la FNSEA-FNPL-JA depuis plus d’une semaine, la volonté sans faille des négociateurs des organisations de producteurs de construire un compromis acceptable, le soutien des citoyens pour notre combat d’un prix juste a fait mentir la morale de La Fontaine ! Le plus « fort », le groupe Lactalis, a été contraint de lâcher et de revaloriser le prix du lait. C’est un signe fort d’unité syndicale et de partage de nos valeurs par les citoyens consommateurs. <br />   <br />  Pour Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, « <em>Nous sommes plus forts à plusieurs et dans l’unité. Le syndicalisme responsable auquel j’appartiens en a fait la preuve. Je suis fier de cette victoire rendue possible par l’action conjointe et complémentaire du syndicalisme et des organisations de producteurs. Cet accord dont je me félicite ne va pas à lui seul répondre à la crise laitière qui perdure. La responsabilité des autres entreprises laitières est évidemment clairement engagée. Un grand pays agricole comme la France ne peut laisser structurellement ses agriculteurs vendre en dessous de leurs coûts de production. La vente de leur produit ne suffit plus aux agriculteurs français pour vivre. C’est choquant, anti économique et socialement dangereux. Ce combat est aujourd’hui partagé par les consommateurs que je remercie pour tous leurs messages de soutien. C’est pourquoi le projet de loi Sapin 2 doit permettre de définir le cadre de relations commerciales renouvelées et transparentes. L’objectif est que les producteurs de lait puissent logiquement et légitimement bénéficier de la valeur ajoutée créée par toute la filière laitière française sans se trouver contraints de faire pression et de négocier pendant 24 heures leur rémunération avec chaque entreprise !</em> »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economieetsociete.com/Accord-Lactalis-le-combat-des-producteurs-a-fini-par-payer_a2425.html</link>
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   <title>Le distributeur touche 56 % de la valeur d'une banane en provenance du Cameroun</title>
   <pubDate>Fri, 11 Dec 2015 15:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Antoine Balduino</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le chiffre de la semaine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les travailleurs n'en touchent que 4 %     <div>
      Tandis que les négociations commerciales entre distributeurs et fournisseurs débutent en France et qu'Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, s'est engagé à commander une étude sur la répartition de la valeur ajoutée dans les filières, un nouveau rapport d'enquête pointe du doigt l'impact trop souvent néfaste de la puissance d'achat et des pratiques commerciales des supermarchés européens sur les petit-e-s producteurs-rices de bananes et les travailleurs-ses agricoles des plantations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La chaîne d'approvisionnement de la banane symbolise l'injustice du commerce international</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/8645677-13638947.jpg?v=1449844449" alt="Le distributeur touche 56 % de la valeur d'une banane en provenance du Cameroun" title="Le distributeur touche 56 % de la valeur d'une banane en provenance du Cameroun" />
     </div>
     <div>
      Le rapport "Banana value chains in Europe and the consequences of Unfair Trading Practices", réalisé par les membres de la campagne internationale "Le Juste Fruit" dont Peuples Solidaires-ActionAid France, révèle les conditions de travail indécentes des travailleurs-ses et les petite-e-s agriculteurs-rices des chaînes d'approvisionnement de la banane : exposé-e-s à des produits phytosanitaires toxiques, ils-elles gagnent des salaires trop bas pour vivre dignement et travaillent dans la peur. Le rapport démontre que les supermarchés européens, et notamment français, entretiennent cette situation au travers de pratiques commerciales déloyales. Ce rapport est fondé sur des entretiens avec plus de 60 acteurs de l'industrie de la banane dans plusieurs pays d'Amérique latine et sur une enquête conduite au Costa Rica en août 2015. <br />   <br />  La chaîne d'approvisionnement de la banane symbolise l'injustice du commerce international. Lorsqu'en 2001 les prix de la banane chutaient de 25%, les distributeurs augmentaient leurs marges de 40%. A la même période, les pays producteurs connaissaient une augmentation significative du coût de la vie (nourriture, santé, éducation...) : + 278% par exemple en République Dominicaine. « <em>En France, le distributeur touche 56,4% de la valeur d'une banane en provenance du Cameroun alors que les travailleurs-ses touchent en seulement 4,4%. Cette répartition inéquitable de la valeur ajoutée ne permet certainement pas de garantir aux travailleurs-ses un salaire minimum vital et des conditions de travail décentes à l'aune des standards de l'Organisation Internationale du Travail (OIT)</em> » affirme Ingrid Aymes, chargée de campagnes chez Peuples Solidaires ActionAid France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Six chaînes de supermarchés dominent  89 % du marché</b></div>
     <div>
      "<em>La répartition du pouvoir dans les filières banane est très <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/1-de-la-population-controle-50-des-richesses_a1750.html">inégale. </a>  Les pratiques commerciales déloyales des supermarchés sont légion. Et ce n'est pas sans conséquence</em>" atteste Florence Sonntag, de la Plate-Forme pour le Commerce Equitable. "<em>Salaires low cost, journées interminables, discrimination femmes-hommes, violation des droits humains : voilà le vrai coût des bananes à bas prix</em>". Pendant des décennies, une poignée d'entreprises multinationales dominait le marché mondial de la banane. Ce pouvoir est désormais entre les mains des supermarchés. La concentration du marché européen de la distribution augmente rapidement : en France, six chaînes de supermarchés dominent, seules, 89 % du marché (Carrefour, Intermarché, Auchan, Casino, Système U et E. Leclerc). <br />   <br />  Cela ne s'arrête pas là : les distributeurs sont dans une phase de rapprochement de leurs centrales d'achat, pour gagner encore davantage de pouvoir de négociation. « <em>Prix trop bas qui ne couvrent pas les coûts de production et ne rémunèrent pas les producteurs, prix trop instables qui ne leur permettent pas de prévoir et d'investir, pratiques commerciales déloyales des industriels et distributeurs,... la politique de bas prix des supermarchés n'est profitable ni pour les producteurs, ni pour les consommateurs</em> » affirme Emilie Sarrazin-Biteye du mouvement FAIR[e] un monde équitable. En France, le prix des bananes à la consommation est plus élevé que sur les autres marchés des Etats membres de l'Union européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des contrats annuels </b></div>
     <div>
      <br style="line-height: 25.6px;" />  <span style="line-height: 25.6px;">Toutefois, les supermarchés français ont de plus en plus recours à des contrats annuels pour s'approvisionner, avec des clauses léonines leur permettant d'avoir recours à des pratiques commerciales abusives : ruptures contractuelles ou encore refus de livraison fondés sur des motifs insuffisants. L'Union européenne a reconnu le problème des pratiques commerciales déloyales. Elle envisage de mieux réguler ces pratiques d'achat. « <em>Une fenêtre d'opportunité est actuellement ouverte dans le processus législatif européen pour réguler les pratiques commerciales déloyales dans les chaînes d'approvisionnement alimentaires</em> », explique Sergi Corbalán, directeur exécutif du Fair Trade Advocacy Office (FTAO). Plus de 60 000 citoyen-ne-s européen-ne-s ont signé une pétition pour demander à la Commissaire européenne en charge du Marché intérieur Elbieta Biekowska de réguler ces pratiques. <br />   <br />  Car les solutions existent, comme le démontre par exemple les produits issus du commerce équitable, qui permettent une meilleure répartition de la valeur ajoutée et de pouvoir dans les filières, en faveur des producteurs et des travailleurs agricoles. « <em>Le mouvement du commerce équitable rassemble des consommateurs engagés, des entreprises de toute taille, des organisations de producteurs et des associations citoyennes qui proposent une alternative concrète et réclament plus d'équité dans <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Le-volume-du-commerce-mondial-de-biens-de-consommation-devrait-presque-doubler-d-ici-2030_a1926.html">le commerce international</a>  </em><a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Le-volume-du-commerce-mondial-de-biens-de-consommation-devrait-presque-doubler-d-ici-2030_a1926.html">&nbsp;»</a>, précise Emilie Sarrazin-Biteye.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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