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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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   <title>Les objectifs fixés par les Accords de Paris sont loin d'être atteints</title>
   <pubDate>Tue, 31 Oct 2017 11:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Lepage</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      L’objectif général fixé par les Accords de Paris en décembre 2015 afin de limiter le réchauffement climatique à +2 degrés se traduit par un taux de <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Le-taux-mondial-de-decarbonisation-atteint-un-niveau-record_a2475.html">décarbonisation annuel de l’économie mondiale</a>  à hauteur de 6,3 %. Près de deux ans plus tard, le cabinet de conseil et d’audit PwC passe au crible la progression des pays du G20 en la matière et établit un comparatif mondial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une décarbonisation en progression, mais loin d’être suffisante</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/17950767-22287232.jpg?v=1509446325" alt="Les objectifs fixés par les Accords de Paris sont loin d'être atteints" title="Les objectifs fixés par les Accords de Paris sont loin d'être atteints" />
     </div>
     <div>
      Certains pays réussissent à atteindre les objectifs fixés : c’est le cas du Royaume-Uni et de la Chine, qui figurent en haut du classement « Low Carbon Economy Index 2017 » établit par PwC. Néanmoins, une grande majorité reste en deçà. La France en fait partie et peine à atteindre les 3,2% de décarbonisation qui correspondent à ses engagements pris à l’horizon 2030 dans le cadre de l’Accord de Paris. L’intensité carbone de l’économie mondiale n’a, quant à elle, diminué que de 2,6% sur les trois dernières années, ce qui représente moins de la moitié de l’objectif nécessaire pour contenir le réchauffement climatique à deux degrés. La 9ème édition de l’étude « Low Carbon Economy Index » (LCEI) de PwC recense les progrès des pays du G20 dans la réduction de l’intensité carbone de leur économie, c’est-à-dire des émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation d’énergie par million de dollars de PIB. <br />   <br />  L’étude révèle que cette intensité carbone a connu une forte réduction en 2016 par rapport à son rythme historique moyen d’environ -1,3% par an jusqu’en 2014. Cependant, les objectifs sont encore loin d’être atteints : si l’intensité carbone de l’économie mondiale a chuté d’environ 2,6% sur les trois dernières années, cette baisse ne correspond même pas à la moitié de l’effort nécessaire pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés avant la fin du siècle. Seulement deux pays, le Royaume-Uni et la Chine, sont parvenus en 2016 à réduire leur intensité carbone conformément à l’objectif des 2 degrés, alors qu’une grande majorité des pays du G20 reste à la traîne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>  La France à la traîne </b></div>
     <div>
      Alors que la consommation de charbon a chuté dans beaucoup de pays du G20 grâce à des initiatives nationales de transition énergétique, celle-ci s’est en réalité « déplacée » vers d’autres pays, comme l’Inde, la Turquie ou l’Indonésie, qui ont fortement augmenté leur production d’énergie à partir de charbon. Ainsi, le charbon continue aujourd’hui de fournir un tiers des besoins en énergie de l’humanité et sa consommation n’a reculé que de 1,4% au niveau mondial. La consommation d’hydrocarbures a, quant à elle, augmenté de 1,8%. Et pour ce qui est du solaire et de l’éolien, ils enregistrent une augmentation de 30% et 15,9% respectivement, mais restent des sources d’énergie très mineures à l’échelle mondiale. La France se classe parmi les moins bons élèves pour cette année, tout en restant un cas à part. <br />   <br />  Après avoir réduit son intensité carbone de 9% en 2014, elle n’a pas réussi à rééditer cette performance en 2016 pour continuer à montrer l’exemple. En effet, celle-ci a augmenté de 0,4% entre 2015 et 2016, faisant entrer la France dans le top 5 des mauvais élèves. Avec 2,4% de réduction moyenne de son intensité carbone sur la période 2000-2016, la France doit désormais décarboniser son économie de 3,2% chaque année entre 2016 et 2030 pour être en ligne avec ses objectifs à l’horizon 2030. Selon Sylvain Lambert, associé responsable du département Développement durable chez PwC : « La France est toujours loin des objectifs fixés par les Accords de Paris. Cependant, elle bénéficie d’une longueur d’avance confortable sur les autres puissances économiques, puisqu’avec 118 tonnes de CO2/million de dollars de PIB, elle conserve l’intensité carbone la plus faible du G20. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Royaume-Uni et la Chine, les bons élèves</b></div>
     <div>
      Le Royaume-Uni et la Chine se classent en tête des pays du G20 pour la croissance verte, avec un taux de décarbonisation de leur économie de 7,7 et 6,5% respectivement en 2016. Il s’agit des deux seuls pays à faire mieux que le taux nécessaire pour remplir l’objectif des 2 degrés de réchauffement climatique. C’est le résultat d’une baisse de la consommation de charbon et d’une amélioration de l’efficacité énergétique, parallèlement à une croissance économique dynamique dans ces deux pays. <br />   <br />  Pour Olivier Muller, directeur au sein du département Développement durable de PwC, « l<em>’évolution structurelle de l’économie chinoise a joué un rôle important dans la décarbonisation du pays, le tertiaire ayant crû plus rapidement que d’autres secteurs à plus forte intensité énergétique. La Chine s’est par ailleurs dotée d’importantes capacités d’énergie renouvelable en 2016, dépassant même les Etats-Unis dans ce domaine</em>. » <br />  &nbsp; <br />  Au Royaume-Uni, le taux de décarbonisation est près de trois fois supérieur à la moyenne mondiale. Cela s’explique, entre autres, par une chute des émissions de 6% due au passage du charbon au gaz et par la baisse de la consommation d’énergie. Le Royaume-Uni a atteint en 2016 le plus fort taux moyen de décarbonisation depuis l’an 2000.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’urgence d’agir pour tous les Etats</b></div>
     <div>
      Si l’on en reste à ce rythme de progression sans inverser la tendance, en 2036, le « budget carbone » (la quantité maximale de carbone que l'on peut émettre sans dépasser la limite de +2 degrés) sera épuisé. Alors que les États s’apprêtent à discuter d’un relèvement de leurs objectifs nationaux lors de la conférence de Bonn sur les changements climatiques, la semaine prochaine, l’étude met en lumière le fait que l’Accord de Paris ne pourra être tenu que si tous les pays s’engagent à accélérer leurs actions. <br />  &nbsp; <br />  Sylvain Lambert conclut :&nbsp;&nbsp;« <em>Au regard des actions prises pour le climat et le respect de l’objectif des deux degrés, l’abîme qui sépare les États en tête de notre indice de ceux les moins bien classés ne fait que se creuser, ce qui est source de tensions pour l’économie au niveau mondial. Les entreprises sont encouragées, notamment par les investisseurs, à évaluer les risques associés au scénario des 2 degrés de réchauffement climatique. Mais rares sont encore les entreprises qui formulent leurs prévisions ou leur planification en fonction de cet objectif. Malgré la hausse de la tarification du carbone à travers le monde, le signal du prix reste souvent trop faible pour motiver un véritable investissement dans l’économie décarbonée. </em>» <br />  &nbsp;&nbsp; <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Le taux mondial de décarbonisation a atteint 2,7% en 2014</title>
   <pubDate>Wed, 14 Oct 2015 09:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Lepage</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le chiffre de la semaine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est près de la moitié du taux annuel moyen nécessaire pour limiter à 2°C le réchauffement climatique.     <div>
      L'année 2014 a marqué un tournant en matière de réduction des émissions de carbone dans les économies du G20. C’est ce que révèle le cabinet d’audit et de conseil PwC dans la septième édition de son étude annuelle « Low carbon Economy index », qui modélise l'intensité carbone des grandes économies – à savoir les émissions des gaz à effet de serre liées à la consommation d'énergie par million de dollars de PIB. En effet, l'intensité carbone a chuté de 2,7% en 2014, soit sa plus forte baisse depuis 2000. La France fait office d’exemple : elle a réduit son intensité carbone de plus de 9% en 2014, ce qui représente la 2ème plus forte réduction des pays du G20, juste derrière le Royaume-Uni (- 10,9%).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Intégrer les coûts dans les décisions stratégiques</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/8386416-13152683.jpg?v=1444811613" alt="Le taux mondial de décarbonisation a atteint 2,7% en 2014" title="Le taux mondial de décarbonisation a atteint 2,7% en 2014" />
     </div>
     <div>
      Mais l’étude souligne aussi que, malgré les objectifs ambitieux de réduction des émissions de carbone dans les différents pays du G20, les entreprises doivent intégrer les coûts du carbone et la réglementation carbone dans leurs décisions. Les secteurs de l'énergie, des transports et de la finance sont, à cet égard, les premiers concernés. PwC révèle que l'intensité carbone des économies du G20 a chuté de 2,7% en 2014, une diminution sans précédent depuis la première publication de l'étude il y a sept ans. <br />   <br />  Ainsi, l’économie mondiale a connu une croissance de 3,2% en 2014 moyennant une augmentation de seulement 0,5% des émissions de gaz à effet de serre liées à la production d’énergie. À moins de deux mois de la COP21, qui réunira à Paris les chefs d'État et de gouvernement, cette étude dévoile des signes positifs de « découplage ». Or, le « découplage » – la suppression du lien entre les émissions de carbone et la croissance économique, est essentiel pour éviter les pires effets du changement climatique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De nombreux pays ont réduit leur intensité carbone</b></div>
     <div>
      C'est la première année où plusieurs pays enregistrent un taux de décarbonisation au moins égal à 6,3% – taux requis au niveau mondial pour limiter à 2°C le réchauffement climatique. Le Royaume-Uni arrive en tête avec un taux remarquable de 10,9%, qui s'explique par une économie solide, une baisse de la consommation de carbone et un hiver plus doux. Il est talonné par la France (9,1%), dont la réduction des émissions de carbone est en fait légèrement supérieure, mais dont la croissance du PIB est plus faible. L'Italie et l'Allemagne enregistrent aussi des taux de décarbonisation très élevés, à respectivement 7,8% et 7,1%. La première voit ses émissions chuter rapidement, mais son économie se contracter légèrement. En Allemagne, en revanche, la réduction relativement rapide des émissions s'accompagne d'une croissance économique de 1,6%. <br />   <br />  La Chine, plus gros émetteur de CO2 au monde, apparaît comme le pays le plus performant hors UE, avec un taux de décarbonisation de 6%. L'Australie perd sa première place, mais affiche encore un taux de décarbonisation de 4,7%. L'intensité carbone a cependant augmenté dans cinq pays : l'Afrique du Sud, l'Inde, le Brésil, l'Arabie saoudite et la Turquie. Sylvain Lambert, associé en charge du Développement durable et du Changement climatique chez PwC, commente : « <em>Ces résultats témoignent d'un début de découplage entre la croissance et les émissions de carbone. La tendance en Chine montre que les choses évoluent et que les énergies renouvelables sont en progression. Mais il reste encore du chemin à parcourir et les engagements pris à l'approche du sommet de Paris ne sont pas suffisants. Nous franchirons véritablement un tournant lorsque les énergies renouvelables seront à parité de coût avec les énergies fossiles. </em>»
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des progrès pas suffisants</b></div>
     <div>
      Pourtant, les économies du G20 sont encore loin d’atteindre le taux de décarbonistation nécessaire pour limiter à 2°C le réchauffement climatique. Malgré les progrès réalisés dans certains pays, l’étude révèle que, globalement pour la 7ème année consécutive, l'objectif cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre par unité de PIB n'est toujours pas atteint. Une décarbonisation rapide et durable, d'environ 6,3% par an, est pourtant nécessaire, à l’échelle mondiale, pour limiter à 2°C la hausse moyenne des températures sur la planète. À l'approche de la COP21, les États ont soumis des objectifs et des plans de réduction des émissions. <br />   <br />  Connus sous le nom de INDC (contributions prévues déterminées au niveau national, ou « Intended Nationally Determined Contributions » en anglais), ces objectifs impliquent un taux moyen de décarbonisation de 3% au niveau mondial – soit plus du double de celui généralement constaté depuis 2000. Ces objectifs fixés à l’échelle nationale devraient inciter les secteurs de l'énergie, des transports et de la finance à prendre des mesures. Bon nombre de pays ont placé la réglementation sur le charbon au centre de leurs plans et défini des objectifs pour les énergies renouvelables et les véhicules à faibles émissions. Une réorientation en profondeur des investissements sera nécessaire pour atteindre de tels objectifs et développer les technologies du charbon propre, comme la capture et le stockage du charbon. <br />   <br />  Pour cela, le secteur de la finance devra mobiliser les investisseurs et concevoir de nouveaux produits afin de financer et d’assurer de tels projets. De même, dans le secteur automobile, l'État pourrait soutenir le développement des véhicules de prochaine génération à zéro ou faibles émissions dans les pays comme le Japon ou la Corée du Sud, ou imposer des objectifs de rendement énergétique plus stricts dans d'autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les entreprises doivent être plus impliquées</b></div>
     <div>
      Olivier Muller, directeur au sein du département Développement durable de PwC, explique : « L<em>'implication des chefs d'entreprise dans les débats en amont de la COP21 est mitigée, mais s'il est un point sur lequel ils doivent centrer leur attention, c'est bien les INDC proposés par les différents pays à l'approche de la conférence de Paris. Les objectifs proposés dans ces plans auront un impact important sur les réglementations nationales, les investissements et la politique industrielle. Une forte attention est portée sur les objectifs, mais très peu sur la réalisation des investissements nécessaires pour les atteindre. </em>» <br />   <br />  Quoique reconnus dans le rapport comme un pas positif vers la décarbonisation, les objectifs de la COP21, s'ils sont atteints, ne feront que stabiliser à 3°C le réchauffement climatique d'ici à la fin du siècle. Olivier Muller ajoute : « M<em>ême s'ils impliquent un changement décisif, les objectifs proposés pour la COP21 ne sont pas suffisants pour limiter le réchauffement à 2°C. C'est pourquoi l'accord qui sera conclu à Paris devra prévoir des mesures pour évaluer les progrès réalisés au niveau national et permettre ultérieurement de relever les ambitions. </em>»
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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