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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-08T17:23:28+02:00</dc:date>
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   <title>Et si on mettait les startups à la campagne ?</title>
   <pubDate>Wed, 01 Feb 2023 10:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michel Fantin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises et Secteurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   « Il faudrait construire les villes à la campagne, l'air y est plus sain », disait Alphonse Allais, du moins lui attribue-t-on cette phrase célèbre. Et si on y mettait des startups ? Avec le numérique, la décentralisation de l’innovation dans les territoires, cette vieille lune, devient vraiment possible.     <div>
      <span style="font-size: 12.0pt;">Des usines en ruine, des zones entières d’activité dont il ne reste que quelques friches... Aux yeux des esthètes, les structures métalliques, les immeubles industriels, les entrepôts que l’on voit fréquemment rénovés en bureaux high-tech à Paris, à Francfort ou à Berlin s’apparentent à des œuvres d’art et à tout le moins font partie du patrimoine. Hors des grandes métropoles, ils parsèment nos territoires, et peuvent être le creuset de nouvelles activités, digitales en particulier. Quant aux zones rurales, souvent désertifiées, elles peuvent aussi accueillir des entreprises technologiques innovantes liées à l’agriculture ou l’environnement.</span> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En lien avec le cœur d’activité d’une région </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/70555209-49199733.jpg?v=1675417906" alt="Et si on mettait les startups à la campagne ?" title="Et si on mettait les startups à la campagne ?" />
     </div>
     <div>
      <p class="ox-0502786e18-MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt;">Car si de 1970 à 2020, la France a été le pays le plus désindustrialisé d’Europe (pas moins de 2,5 millions d'emplois industriels perdus depuis 1974), il n’y a plus de fatalité. Non seulement la réindustrialisation est à l’ordre du jour, mais nous sommes l’un des pays les plus dynamiques en matière de création d’entreprises et <a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/Pourquoi-les-banques-se-tournent-vers-les-fintechs_a3365.html">en particulier de startups</a>, la digitalisation des territoires apparait comme une priorité et la crise sanitaire a rebattu en grande partie les cartes de la territorialisation.</span> <br />    <p class="ox-0502786e18-MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt;">De là à installer de façon volontariste des startups à la campagne, des incubateurs et toutes sortes de mini-French Tech du cru en lien direct avec les activités légitimes ou historiques d’une région, il n’y a qu’un pas. Qui revient à créer des complexes consacrés aux technologies, applications et usages numériques en phase avec un cœur d’activité local (comme l’agro), ou sur l’emplacement d’une friche industrielle. Des initiatives existent, comme le Champ des Possibles, cette véritable couveuse et coopérative d’activités agricoles et alimentaires qui soutient des projets en régions et dans lesquelles sont embarquées des banques. </span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment procéder ?</b></div>
     <div>
      <span style="font-size: 12.0pt;">Quelques idées. L’initiative peut être portée par un acteur privé et soutenue par les collectivités concernées, constituant alors un outil de relance et de développement et un trait d’union entre par exemple passé industriel et futur digital. Un incubateur de startups peut être focalisé sur l’Agritech, la Foodtech ou la Greentech. Un campus numérique avec un pôle de formation, de stages, de séminaires et un coworking, sera un bon complément pour irriguer la création d’entreprises en local.</span>  <p class="ox-0502786e18-MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; color: black;">Il s’agit de faire un pont entre hier et demain, d’exploiter l’existant tout en créant du symbole, de participer à la redynamisation d’une zone en lançant des activités nouvelles insérées dans le tissu initial et en accord avec le territoire.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Il est possibel d'attirer les talents</b></div>
     <div>
      <span style="font-size: 12.0pt; color: black;">Certes ces activités (pépinières, incubateurs, campus numériques...) se trouvent en général dans des centres urbains importants. L’une des originalités de ce type de projet local tient à la décentralisation de l’innovation : l’émergence du travail hybride et du full remote, les technologies de communication collaborative, pallient l’enclavement relatif d’une aire territoriale. Par ailleurs, et plus encore depuis la crise sanitaire, de nombreuses études tendancielles montrent la volonté des </span><span style="font-size: 12.0pt;">jeunes entrant dans la vie professionnelle et d’autres déjà installés, d’accorder une part importante à la <span style="color: black;">qualité de vie, autant qu’aux perspectives professionnelles. Il est possible d’attirer les talents. </span></span>  <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; color: black;">Enfin, en rapport avec la décentralisation de l’innovation, une autre tendance montre l’importance, dans de nombreux domaines, du principe de «&nbsp;small grid&nbsp;», l’adaptation de la granularité des services, moyens et infrastructures à la territorialisation</span><span style="font-size: 12.0pt;">. Quant au maillage universitaire et technologique, il est dense et de qualité en régions.</span><span style="font-size: 12.0pt;"> La décentralisation de l’innovation en région, c’est donc plus que jamais possible. Grâce au numérique.</span> <br />   <br />  <span style="font-size: 12.0pt;">A propos de l'auteur : Michel Fantin est CEO de Blitzzz Media, start-up qu'il dirige depuis Fumel, Lot-et-Garonne.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>​Quand les noms partent en campagne</title>
   <pubDate>Wed, 25 Feb 2015 18:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bénédicte Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Certains villages sont davantage connus pour leur nom original que pour leur place de l’église. Comment ne pas sourire quand s’affichent les panneaux de Plurien, Nouillorc ou encore Vatan, qui a l’humour d’ajouter « tu reviendras ». Chaque nom de lieu, qu’il soit d’une place, d’une ville, mais aussi d’un département ou d’une région, révèle une histoire, des paysages et des stratégies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Transmettre des valeurs</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/7506144-11574651.jpg?v=1424885528" alt="​Quand les noms partent en campagne" title="​Quand les noms partent en campagne" />
     </div>
     <div>
      À l’heure des élections départementales et de la fusion des régions, au lendemain du changement de nom du parvis Georges Marchais pour Georges Mathé à Villejuif – douce transition sonore mais positionnement politique fort –, regardons de plus près ce qui se joue dans nos noms de campagnes géographiques, marketing et politiques. Nommer, c’est donner forme et existence aux êtres, aux choses mais aussi aux territoires, quels qu’ils soient. <br />   <br />  Choisir un nom relève donc d’un acte bien plus conséquent qu’il n’y paraît. Nommer un territoire permet de transférer et d’afficher ce que l’on souhaite investir comme valeurs. Le processus pour choisir le nom d’un nouvel espace qui vise à « réunir dans un même lieu » (écoles, places ou bâtiments d’une ville ; intercommunalités ou futures régions) doit être réfléchi et travaillé. Un nom de lieu, un toponyme, fonctionne comme un système complexe qui relie une notion de délimitation géographique, mais également administrative, institutionnelle, culturelle et se cristallise comme un blason sur un étendard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une action pour rendre hommage</b></div>
     <div>
      Pour les « toponymes urbains », le choix du nom est une action pour rendre hommage, asseoir sa vision politique, transmettre des valeurs universelles, apolitiques, ou pour se référer à des moments d’Histoire, mais c’est également un moyen d’accorder au mieux l’activité du lieu et ce que véhicule le nom. Aujourd’hui, nous voyons aussi l’essor d’une nouvelle tendance, qui conjugue économie et urbanisme, sous le nom – maladroit – de naming qui accole un nom commercial à un stade. Cette pratique de parrainage par le nom peine à s’installer en France, même si la pratique est grandissante dans les infrastructures sportives, ce serait principalement dû à la crise économique. <br />   <br />  On le voit encore aujourd'hui avec le futur stade de Lyon où le brainstorming se limite sûrement plus à des propositions financières qu'à une adéquation entre le nom et les valeurs que souhaite transmettre l'OL. Néanmoins, je ne pense pas que cette pratique aura le même succès que dans les pays anglo-saxons. Les Français restent « d’irréductibles gaulois » attachés à la tradition. Notre culture tend à allier Histoire, valeurs et lieux ; le marketing n’est pas encore reconnu comme élément légitime à figurer dans notre Patrimoine. <br />   <br />  Pour autant, une métamorphose s’opère actuellement et il faut dorénavant accorder ces nouvelles tendances et veiller à une harmonie. Il est fini le temps où cohabitaient seulement la place de la mairie, l’école Victor Hugo et la rue de la république. Les territoires évoluent, s’étendent et les cartes sont aujourd’hui composées d’école Pierre Perret, de place Bob Marley, de bâtiments aux noms plus variés que Séquoia, le Regency… Comment gérer ces flux de nouveaux noms et ne pas s’y perdre, au sens propre comme au figuré ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trouver un équilibre</b></div>
     <div>
      C’est aussi tout l’enjeu des futurs noms des nouveaux territoires régionaux : trouver l’équilibre pour que les nouvelles appellations soient le lieu de rendez-vous de plusieurs familles, aux cultures et à l’Histoire proches mais distinctes malgré tout. Il ne faut pas prendre cette démarche à la légère et j’espère que les responsables régionaux s’appliqueront à mettre en œuvre des étapes de choix et de transitions réfléchies et élaborées. Choisir un nom clôture un cheminement, il symbolise l’achèvement et l’installation, magnifié généralement par une inauguration où l’on dévoile justement le nom. <br />   <br />  Ce processus est souvent sous-estimé et insuffisamment préparé. Les méthodologies ne s’improvisent pas et les décisions – plus ou moins collégiales – ne suffisent pas toujours. Le nom est la mémoire de notre passé et la projection de notre futur. Le nom est le reflet d’un contexte géographique et socio-culturel, il doit s’intégrer autant dans l’existant que dans les projets futurs. Nommer les nouveaux territoires est aujourd’hui une formidable opportunité de fédérer les habitants, et c’est le soin accordé à la méthode qui sera gage de réussite, comme il l’est pour le choix d’un nom pour une nouvelle école, un nouveau square et toute autre entité territoriale. <br />   <br />  <strong>A propos de l’auteur : </strong>Bénédicte Laurent est docteur en linguistique et fondatrice de Namae Concept.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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