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  <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
  <description><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></description>
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   <title>Bâle III : une facture de 460 milliards d'euros</title>
   <pubDate>Mon, 25 Jul 2011 10:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le chiffre de la semaine]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div>
      Bruxelles vient de publier le texte de directive transposant les accords de <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Bale-III-le-bal-des-promesses-perdues_a423.html">Bâle III.</a> Quelques 8 230 établissements, soit environ les trois quarts du financement de la zone Euro, seront soumis à cette nouvelle réglementation. L’objectif ? Limiter les risques de future crise financière. Pour cela, les banques devront atteindre un ratio minimum total de 10,5 % en 2019.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/3149698-4501865.jpg?v=1311331070" alt="Bâle III : une facture de 460 milliards d'euros" title="Bâle III : une facture de 460 milliards d'euros" />
     </div>
     <div>
      Selon l’Union européenne, la mise en œuvre des nouveaux ratios en capital allait coûter aux banques de la zone Euro quelques 460 milliards de fonds propres d’ici 2019, dont 84 milliards à dégager avant 2015. Si cette réforme était nécessaire, le prix à payer semble bien lourd. D’autant que Bâle III a été allégée de sa principale mesure. Ainsi, à cause de la santé fragile du système bancaire, les contraintes de liquidités sont repoussées à plus tard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Risque de concurrence déloyale</b></div>
     <div>
      &quot;<span style="font-style:italic">Cet effort sera compensé par le surcroît de confiance qui résultera de la solidité des banques</span>&quot;, tente de rassurer Michel Barnier, le Commissaire européen au marché intérieur. Pas très convaincant. Car il reste surtout à savoir si les autres pays vont jouer le jeu. Car sinon, la facture pourrait s’allonger. Les banques européennes ne joueraient pas à jeu égal face à leurs concurrentes internationales. La Commission européenne a envoyé, la semaine dernière, une lettre aux régulateurs américains, chinois, japonais, indien, pour s'assurer de la mise en œuvre de Bâle III dans les autres zones…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Bâle III : le bal des promesses perdues</title>
   <pubDate>Tue, 14 Sep 2010 12:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vincent Paes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Marchés et Finance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2345189-3281545.jpg?v=1289631009" alt="Bâle III : le bal des promesses perdues" title="Bâle III : le bal des promesses perdues" />
     </div>
     <div>
      Encore une fois, la finance s’autorégule. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le verdict du <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_de_B%C3%A2le" target="_blank">Comité de Bâle</a> n'ait pas suscité tout le remue-ménage que la presse espérait. Les marchés ont même accueilli avec soulagement l'annonce de la multiplication par plus de trois des exigences de fonds propres imposées aux banques.        <br />
              <br />
       Le comité de Bâle a retenu un ratio Tier 1 d'au moins 7%. Ce relèvement reste inférieur à ce qu'attendaient certains (entre 8 % voire jusqu'à 10%). Selon Dominique Strauss-Kahn, président du FMI, &quot;<span style="font-style:italic">Bâle III va dans la bonne direction. Il y avait un besoin absolu de remodeler les règles du secteur financier. Cela était&quot;plus important que les effets négatifs potentiels sur la croissance</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Selon Nout Wellink, président du comité de Bâle et membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, les banques auront besoin de plusieurs centaines de milliards d'euros de capitaux supplémentaires après l'accord dit de Bâle III sur le durcissement des règles concernant leurs fonds propres. Mais l’impact sur les résultats des banques devraient être limités. En effet, ces dernières ont eu le temps de voir venir cette réforme. Entre le début des discussions et la décision finale, il se sera écoulé pas moins de huit ans. La plupart d'entre elles pourront autofinancer leurs besoins de fonds propres supplémentaires. Pas d’augmentations de capital coûteuses en vue. Ouf ! Les meubles sont saufs.       <br />
              <br />
       Néanmoins, cette mesure impactera tout de même le secteur bancaire. En effet, qui dit plus de fonds propres dit rentabilité plus faible. Un véritable gros mot pour le secteur financier. Il est donc certain que les banques réorganiseront l’ensemble de leur activité afin d’améliorer leur rentabilité. Contrairement à celui du football, le mercato financier est loin d’être fini. Selon, François Vidal, éditorialiste aux <span style="font-style:italic">Echos</span>, cela aboutira &quot;<span style="font-style:italic">à plus long terme à un renchérissement du coût de crédit</span>&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des pièces d’un puzzle qui ne s’emboîtent pas</b></div>
     <div>
      Malheureusement, cette mesure ne suffira pas à prévenir, ni même à juguler, la prochaine crise.       <br />
       Néanmoins, avec cette réforme, qui vient s'ajouter à d'autres, le puzzle de la nouvelle régulation financière mondiale commence à prendre forme. Reste à savoir si les différentes pièces du puzzle sauront s’emboîter afin de créer un cadre réglementaire capable de réguler la finance mondiale. Pas sûr.       <br />
              <br />
       Le travail est loin d’être fini. Si rien n’est fait, Bâle III ne sera qu’une promesse perdue de plus. Pour que celle-ci devienne efficace, deux grands chantiers doivent encore être menés. Le premier concerne les règles comptables : sans valorisation crédible des actifs, pas de sécurité financière. Le second porte sur le risque systémique. En novembre prochain, le Comité de stabilité financière devrait imposer de nouvelles contraintes aux plus grandes banques.        <br />
              <br />
       Et il faut également espérer que le champ de ces règles ne se limitera pas au seul secteur bancaire. Car, en réduisant la liberté d'action des banques, il y a fort à parier que de nouveaux acteurs émergent. Ces nouvelles entités, peu ou pas régulées, prospéreront et spéculerons. Elles porteront en elles les germes de la prochaine crise systémique. Une supervision sévère et efficace est nécessaire dès aujourd’hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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