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 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-05T03:53:12+02:00</updated>
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   <title>Banques et subprimes : quand les poules reviennent couver au poulailler</title>
   <updated>2010-11-10T12:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Banques-et-subprimes-quand-les-poules-reviennent-couver-au-poulailler_a494.html</id>
   <category term="Marchés et Finance" />
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   <published>2010-11-10T12:05:00+01:00</published>
   <author><name>Morad El Hattab et Irving Silverschmidt</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2471674-3471510.jpg?v=1289387425" alt="Banques et subprimes : quand les poules reviennent couver au poulailler" title="Banques et subprimes : quand les poules reviennent couver au poulailler" />
     </div>
     <div>
      Les subprimes, à l’origine de la crise financière la plus grave depuis 1930, viennent de se rappeler au bon, ou plutôt au mauvais souvenir des banques et du système financier américain. Au regard même des caractéristiques des subprimes, prêts hypothécaires d’un montant égal à 125% de la valeur du bien immobilier, et à 5, voire 6 fois les revenus annuels des emprunteurs (revenus d’ailleurs inconnus), les banques se contentaient de demander au client de signer le formulaire fiscal 4506T mais trouvaient trop chers les 20 $ de la consultation de la déclaration d’impôts et trop long le délai de deux semaines pour la réponse : tout ceci est à l’origine d’un processus exceptionnel de saisies immobilières.       <br />
              <br />
       Sur les quelques 43 600 000 prêts hypothécaires réalisés fin 2007, 4 200 000 sont en cours de saisie immobilière, 6 300 000 ont été réalisées, 3 500 000 de plus sont prévues d’ici 2012. Mais le sérieux des dossiers de prêts hypothécaires est revenu hanter les processus de saisie. En effet, pour fonder les saisies immobilières, les banques présentent des attestations d’hypothèques mais la valeur réelle de ces hypothèques ne suit pas toujours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des « robot-signeurs »</b></div>
     <div>
      Au demeurant, ces attestations sont signées par des employés à un rythme tel qu’ils sont à présent surnommés « robot-signeurs », c'est dire qu’ils n’ont pas le temps de vérifier la réalité des documents qui justifient les attestations d’hypothèques. Les saisies deviennent alors illégales donc nulles de plein droit.       <br />
              <br />
       Lors de leur émission, ces prêts hypothécaires avaient été titrisés, c'est-à-dire réunis en paquets de titres souvent appelés « CDO », et revendus par les agences de notation avec la notation AAA ! Mais comme les prêts avaient été mal instruits, la transmission des hypothèques avec les titres de crédit hypothécaires semble avoir été aléatoire.       <br />
              <br />
       Alors qu’en France, tout prêt hypothécaire doit être enregistré sous peine de nullité par la conservation départementale des hypothèques qui lui donne alors le caractère d’écriture publique. Aux Etats-Unis, tout ceci est une affaire purement privée, ce qui correspond au caractère contractuel du droit américain et britannique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des irrégularités qui entraînent la nullité</b></div>
     <div>
      Les acquéreurs de ces titres hypothécaires s’inquiètent naturellement, et parmi eux il y a la Federal Reserve, or si les hypothèques ne suivent pas les titres, ceux-ci sont alors frappés d’irrégularité de nature à en entraîner la nullité.        <br />
              <br />
       Donc les acquéreurs réclament aux vendeurs de reprendre les titres et de rembourser. Selon une étude de FBR Capital Markets, le risque correspondant pour les banques américaines irait de 24 à 51 milliards $ mais les titres de crédit de la Bank of America remis en cause par les investisseurs atteignent déjà un montant de quelques 47 milliards $. Bref, les subprimes, comme le célèbre facteur du cinéma américain sont en train de frapper deux fois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un réveil douloureux</b></div>
     <div>
      Selon une analyse du FMI datant d’avril 2008, le montant des subprimes atteignait 1 500 milliards $, il a été depuis réévalué à 2500 milliards $. De fait, le total des prêts subprimes accordés de 2001 à 2007 atteint 2 660 milliards $, non compris les « Alt A » (variante atténuée des subprimes) évalués à plus de 600 milliards $. Cela donne la mesure de l’enjeu du réveil des subprimes…       <br />
              <br />
       Il est trop tôt pour évaluer l’ampleur du risque lié aux subprimes mais déjà les banques américaines sont pratiquement obligées de suspendre leurs saisies immobilières, et surtout font face à l’obligation de racheter des actifs toxiques qu’elles ont vendu. Les systèmes bancaires et financiers américains demeurent donc dans une situation de fragilité que le bonheur de la fin de la crise semble avoir bien légèrement fait oublier…       <br />
              <br />
       Les deux auteurs ont publié en août 2010,<span style="font-style:italic"> La vérité sur la crise</span>. Pour en savoir plus sur ce livre, <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/downloads/files/91397/" target="_blank">cliquez-ici.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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  <entry>
   <title>États -Unis : 347 000 saisies immobilières par mois</title>
   <updated>2010-10-25T15:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Etats-Unis-347-000-saisies-immobilieres-par-mois_a471.html</id>
   <category term="Le chiffre de la semaine" />
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   <published>2010-10-25T15:21:00+02:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2436014-3416203.jpg?v=1289631023" alt="États -Unis : 347 000 saisies immobilières par mois" title="États -Unis : 347 000 saisies immobilières par mois" />
     </div>
     <div>
      Le marché immobilier américain n’est pas prêt d’être remis de la crise. Après une légère baisse en fin d’année 2009, le nombre de saisies immobilières par mois repart à la hausse. En septembre, il y a 347 000 saisies. Un chiffre proche du record observé fin 2008. Pire encore, la situation pourrait empirer. Encore une fois, il faut regarder du côté des banques pour trouver le coupable.       <br />
              <br />
       Ces dernières sont soupçonnées de graves manquements à leurs obligations lors de l’émission des papiers justifie la saisie des biens immobiliers. Si ces accusations sont ¬avérées, il pourrait leur en coûter des dizaines de milliards de dollars. Les autorités fédérales et les procureurs de cinquante États enquêtent actuellement. Si cela s’avère exact, cela pourrait générer des pertes s’élevant à des milliards de dollars. En effet, le coût est estimé à 1000 dollars par mois et par maison. Dans cette hypothèse, trois mois de délai -le temps que les banques corrigent leurs erreurs portant sur un stock de deux millions de propriétés en instance de saisie- représentent 6 milliards de dollars. C'est peu car cette somme serait à partager par au moins une trentaine de banques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des titrisations frauduleuses ?</b></div>
     <div>
      Mais certains redoutent un scénario plus dramatique. Il concerne les fondements même du processus de «titrisation». Ce terme couvre la transformation en obligations négociables de milliers d'hypothèques regroupées en pools. La titrisation suppose que les institutions qui ont créé ces obligations détiennent effectivement les certificats d'hypothèques. Or si dans les prochaines semaines on venait à découvrir que ces certificats sont perdus et que les banques ne peuvent pas prouver devant la justice qu'elles ont vraiment le droit de saisir ces logements, les titrisations émises par les banques n’auraient plus aucune valeur.       <br />
              <br />
       Si cela était confirmé, les banques feront l'objet de multiples poursuites de la part des détenteurs d'obligations qui exigeront d’être rembourser de leurs investissements à leur valeur initiale. Pimco et ¬BlackRock, deux des plus grands fonds obligataires américains, exigent déjà que Bank of America leur rembourse 47 milliards de dollars d'obligations que Countrywide Financial (racheté en catastrophe par Bank of America en 2008) aurait frauduleusement structurés. Au total, la facture s’élèverait à 120 milliards de dollars. Sans compter le coup que cela portera au marché immobilier. Les acheteurs seraient dissuadés d’acquérir un logement saisi de peur que la transaction soit ensuite invalidée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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  <entry>
   <title>Banques : "Allo maman bobo"</title>
   <updated>2010-04-30T18:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Banques-Allo-maman-bobo_a297.html</id>
   <category term="Il y a deux ans..." />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/2066962-2867821.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-05-03T06:01:01+02:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Malgré de bons résultats, les banques demeurent fragiles. Alors que les États étaient venus, fin 2008, à leur rescousse pour éviter des faillites en cascade, ce sont eux qui sont en train de les déstabiliser un peu plus.     <div>
      D'après la Banques des règlements internationaux (BRI), les banques françaises sont en Europe les plus exposées à la Grèce avec une exposition estimée à 57 milliards d'euros. Viennent ensuite les banques allemandes avec 34 milliards d'euros. Le Crédit agricole a fait savoir jeudi soir que son exposition au risque souverain de la Grèce s'élevait à 850 millions d'euros, dont 600 millions pour sa filiale grecque Emporiki, en réaction aux inquiétudes du marché. Et cette fois-ci, les États ne seront pas en mesure de voler au secours des banques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2066962-2867821.jpg?v=1289630982" alt="Banques : "Allo maman bobo"" title="Banques : "Allo maman bobo"" />
     </div>
     <div>
      Article publié la première fois le 30/04/2008       <br />
              <br />
       Alors que les régulateurs internationaux engagent les banques à nettoyer au plus vite leur bilan, les principaux établissements américains ont encore publié des résultats en forte baisse, plombés par de nouvelles provisions. Cependant, les dirigeants des banques se veulent rassurants. Ils estiment que l’essentiel des dégâts liés à la crise des subprimes est enfin inscrit dans les comptes, limitant ainsi fortement les risques. Selon eux, le pire serait déjà passé : &quot;<span style="font-style:italic">Nous sommes plus proches de la fin que du début</span>&quot; affirme Richard Fuld, directeur de Lehman Brothers.       <br />
              <br />
       S’il est vrai que la clarification des comptes limitera les risques encourus par les banques, ce processus prendra du temps avant d’effacer les traces laissées par la crise des subprimes. Selon Tanya Azarchs, directrice de la notation des établissements financiers chez Standard et Poor’s, &quot;<span style="font-style:italic">il convient désormais de suivre attentivement les banques régionales, jusqu’ici largement épargnées par la crise mais néanmoins exposées au crédit immobilier </span>&quot;.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour Christopher Whalen, directeur général du cabinet Institutional Risk Analyties, c’est bien dans le secteur immobilier que réside la clé du problème : &quot;<span style="font-style:italic">Les banques ne commenceront à sortir de la crise que lorsque le marché de l’immobilier aura touché le fond. Et je n’anticipe pas ce point bas avant 2009 au moins.</span>&quot; En effet, si la crise immobilière perdure, les particuliers auront plus de mal à rembourser les crédits empruntés auprès des banques. Les pertes des banques liées au crédit aux particuliers risquent donc de continuer à augmenter. Autant dire que le retour à la normale n’est pas garanti pour les banques.        <br />
                <br />
       Mais pour les marchés toutes les banques n’en sont pas au même niveau. Ainsi, malgré une perte 5,1 milliards de dollars au premier trimestre, les investisseurs ont applaudi la volonté affichée par Citigroup de tailler dans ses coûts fixes. Au contraire, la Bank of America, deuxième banque des Etats-Unis, commence à faire peur. Et pour cause, elle vient d’inscrire dans son bilan 6,45 milliards de dollars de provisions sur des crédits aux particuliers et aux PME. Or, les marchés craignent désormais que, face à la crise économique que traversent les Etats-Unis, les consommateurs et les entreprises soient en défaut de paiement. Autrement dit, ce sont désormais les banques de détail qui se mettent à trembler.       <br />
              <br />
       Pour retrouver tout l'univers d'Ysope, l’illustrateur de cette rubrique, <a class="link" href="http://ysope.over-blog.net/" target="_blank">visitez son blog.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Crise financière : "les subprimes ne sont que la partie émergée de l’iceberg"</title>
   <updated>2009-12-31T16:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Crise-financiere-les-subprimes-ne-sont-que-la-partie-emergee-de-l-iceberg_a154.html</id>
   <category term="Marchés et Finance" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/1791742-2437788.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-09-22T15:57:00+02:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/1791742-2437788.jpg?v=1289630958" alt="Crise financière : "les subprimes ne sont que la partie émergée de l’iceberg"" title="Crise financière : "les subprimes ne sont que la partie émergée de l’iceberg"" />
     </div>
     <div>
      Il y a deux semaines, on pensait la crise endiguée. Aujourd’hui, la revoilà plus forte que jamais. Le lundi 21 janvier, déjà appelé le « lundi noir », aura été un mini- crack boursier : - 7% pour le CAC 40 et - 8,8% pour le Dow Jones pour ne citer qu’eux. Le milieu banquier n’a pas été non plus épargné : le cours des cinq principales banques françaises s’est effondré face à la crainte d’une répercussion de la crise des rehausseurs de crédit. Autant dire que la crise financière est au centre de toutes les discussions. Mais de quelle crise parlons-nous ? Entretien avec Guillermo Hillcoat, maître de conférence à l’Université Paris 1 et responsable de la Chaire des Amériques, pour  y voir un peu plus clair.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Economie et Société : Comment expliquez-vous la crise financière que l’on traverse depuis juillet 2007 ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/1791742-2437789.jpg?v=1289630959" alt="Crise financière : "les subprimes ne sont que la partie émergée de l’iceberg"" title="Crise financière : "les subprimes ne sont que la partie émergée de l’iceberg"" />
     </div>
     <div>
      Guillermo Hillcoat : Pour bien comprendre les mécanismes en jeu, il ne faut pas rester focalisé sur la crise des subprimes. Les subprimes ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Par exemple, la Société Générale n’était exposée qu’à hauteur de 2 milliards d’euros aux subprimes. Or, elle a dénoué des positions pour près de 50 milliards d’euros.       <br />
              <br />
       Nous sommes confrontés avant tout à une crise bancaire ; déclenchée par la crise immobilière des Etats-Unis en 2007. Depuis bientôt une dizaine d’années et en particulier après l’explosion de la bulle internet et la crise de 2001, la Fed, la Banque centrale américaine, a injecté beaucoup de liquidités. Les banques ont alors pris en charge le recyclage de ces liquidités en généralisant les  mécanismes de titrisation
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>E. S : Qu’est-ce que la titrisation ?</b></div>
     <div>
      G. H : La titrisation est une technique financière qui consiste à transformer des créances ou d’autres actifs en titres financiers, permettant ainsi aux banques de transférer  leurs risques sur le marché. En effet, les mécanismes de titrisation permettent aux prêteurs de dégager des commissions de leurs activités sans pour autant être exposés aux risques de crédit, de marché ou de liquidité puisqu’ils vendent les prêts qu’ils accordent.       <br />
              <br />
       Pour la plupart, ces activités n’apparaissent pas dans le bilan des banques. On a  donc du mal à situer leurs positions et à quelle hauteur elles sont engagées. Ainsi, une fois la crise des subprimes déclenchée, aucune banque n’était en mesure d’évaluer précisément son degré d’exposition. Après avoir été les protagonistes du recyclage des surliquidités, elles en sont devenues, in fine, les victimes. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>E. S : Pourquoi la crise de subprimes s’est-elle propagée à l’ensemble du système financier ?</b></div>
     <div>
       G. H : Elle s’est propagée à l’ensemble du système financier pour deux raisons : tout d’abord, à cause du phénomène de titrisation que nous venons d’aborder et enfin, à cause de la méfiance du marché interbancaire après l’annonce des pertes. Deux indicateurs  permettent d’appréhender l’ampleur de cette « contamination » : le volume des pertes et l’écart entre le Libor, taux interbancaire, et le rendement des bons du trésor américain.       <br />
              <br />
       Selon les bilans de janvier, le montant total des pertes assumées s’élèverait à 133 milliards de dollars, d’autres sources estiment que les  de pertes pourraient atteindre les 300 milliards de dollars. En janvier 2007, avant le début de la crise, l’écart entre le Libor et le rendement des bons du trésor américain n’était que de 0,24 point. Un an plus tard, il s’élève à 1,2% après avoir atteint 2 points en août 2007. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>E. S : Comment faire pour sortir les banques de cet engrenage ?</b></div>
     <div>
       G. H : Il faudrait perfectionner le dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les risques bancaires. Trois pistes doivent être développées. Tout d’abord, les exigences en fonds propres doivent être revues à la hausse. Ensuite, il faut mettre en place une surveillance beaucoup plus étroite des produits dérivés. Enfin, dernier point très important, les Agences de notation doivent mieux évaluer les engagements hors bilan des banques, tout en s’assurant de l’indépendance des Agences de notation vis-à-vis des banques. Un tel chantier demande une action conjointe de la BRI, du G7 et du Fonds monétaire international (FMI).       <br />
              <br />
       En attendant deux questions urgentes se posent : quelle est l’ampleur des pertes de chaque banque ? et comment procéder à la recapitalisation des banques ? Pour la première, il est clair que nous ne sommes pas encore parvenus à évaluer précisément le positionnement  de chaque banque. Pour la deuxième, puisque les contribuables des pays développés ne peuvent pas tout assumer, les fonds souverains sont devenus les prêteurs en dernier ressort afin d’éviter la faillite de grands groupes bancaires. Les exemples ne cessent se multiplier.        <br />
              <br />
       Parmi les plus importants, nous pouvons citer : le fonds Abu Dhabi Investment Authority, des Emirats Arabes Unis qui a acheté pour 7,5 milliards de dollars d’actions convertibles  de Citigroup, le gouvernement chinois, via le China Investment Corp qui a acheté 10% du capital du fonds Blackstone pour 3,3 milliards et 2,2 milliards pour la banque britannique Barclays et le gouvernement de Singapour qui a investi 4,4 milliards de dollars via le fonds Temasek pour devenir actionnaire de Merrill Lynch. Et si rien n’est fait, cette tendance ne s’arrêtera pas là.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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