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 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-14T10:13:47+02:00</updated>
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   <title>Les industriels du made in France tirent la sonnette d’alarme</title>
   <updated>2022-10-06T17:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Les-industriels-du-made-in-France-tirent-la-sonnette-d-alarme_a3344.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
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   <published>2022-10-06T17:28:00+02:00</published>
   <author><name>Association Origine France Garanti</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La crise énergétique plonge l’industrie française dans l’instabilité.     <div>
      <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;">Les différents évènements de ces deux dernières années, et notamment&nbsp;la guerre en Ukraine pour la période la plus récente, ont fait prendre conscience aux Français de <strong>l<a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/%E2%80%8BLes-Francais-et-le-made-in-France_a2829.html">’importance d’une souveraineté industrielle forte</a>  </strong> pour sécuriser des approvisionnements stratégiques et se détacher de la dépendance alimentée par une forte mondialisation. Un mouvement de promotion de la réindustrialisation s’est alors engagé, avec comme point d’orgue l’allocution du Président de la République et la présentation de sa vision économico-industrielle « France 2030 ». Emmanuel Macron rappelait à cette occasion en octobre 2021 :&nbsp;<em>« Le premier sujet est la production d’énergie. Sur ce sujet, nous avons une chance, c’est notre modèle historique, le parc installé de nucléaire »</em>. Une électricité décarbonée, à un prix compétitif, fiable grâce à son réseau de distribution moderne, un véritable atout de compétitivité indispensable pour l’industrie française.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un réel risque de panne sèche</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/67836325-47872885.jpg?v=1665071632" alt="Les industriels du made in France tirent la sonnette d’alarme" title="Les industriels du made in France tirent la sonnette d’alarme" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-size: 14px;">Malheureusement, depuis plusieurs mois <strong>un réel risque de panne sèche plane sur cet élan de réindustrialisation du fait de l’explosion des prix de l’énergie</strong>. Une augmentation liée à plusieurs facteurs, et notamment l’arrêt de plusieurs de nos réacteurs nucléaires pour maintenance préventive ou curative (des soucis de corrosion ont été observés sur quelques réseaux de tuyauterie), l’augmentation du prix du gaz (en raison de la guerre en Ukraine) impacte le prix de l'électricité et provoque l’augmentation globale du coût de l’électricité sur le marché européen.&nbsp;</span>  <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;">&nbsp;</div>    <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;">Une situation qui devient&nbsp;<strong>extrêmement&nbsp;</strong>critique pour les acteurs industriels français qui font déjà face à un déficit de compétitivité lié au coût du travail, à une fiscalité importante ou encore à l’augmentation du coût des matières premières du fait de la forte reprise économique mondiale post Covid. Le prix avantageux de l’énergie permettait jusqu’à présent aux entreprises industrielles françaises de se maintenir dans la course à la compétitivité dans un marché économique mondial très concurrentiel.</span></div>    <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Baisser la production ? </b></div>
     <div>
      <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;"><strong>Une étude menée auprès des adhérents de la certification Origine France Garantie montre que les industriels observent une hausse moyenne de 65,5 % de leur facture énergétique depuis le début de l’année 2022</strong>. Une forte augmentation qui va imposer à court terme, aux entreprises de faire des choix pour maintenir leur activité.&nbsp;<strong>Baisser la production ? Répercuter le prix de l’énergie sur le consommateur final ?</strong>&nbsp;Les leviers d’action sont limités pour faire face à ce surcoût énergétique. Pour pallier à ces augmentations les entreprises sont obligées de s’engager auprès de leur fournisseur sur du long terme sur les prix négociés (parfois jusqu’en 2025),&nbsp;<strong>sinon les tarifs annoncés seraient équivalents à + 100 voir 150% par rapport à 2019/2020.</strong></span></div>    <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;">&nbsp;</div>    <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;">Alors que le Parlement européen à voté le 8 juin dernier le projet historique d’une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne applicable sur les importations en 2027, tout est mis en œuvre pour redéployer un tissu industriel local.<strong>&nbsp;Une réindustrialisation dépendante d’une stabilité des prix de l’énergie afin de construire un modèle économique performant et compétitif.</strong></span></div>    <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;"><strong>&nbsp;</strong></span></div>    <div style="font-size: 15px; text-align: right; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;"><strong>La certification Origine France Garantie en partenariat avec les Forces Françaises de l’Industrie&nbsp;</strong>tient à alerter les pouvoirs publics sur cette situation critique pour la réindustrialisation. Il est indispensable d’engager des solutions à court terme pour le maintien raisonné du prix de l’électricité au risque de voir les industriels et le consommateur final en pâtir avec une augmentation des prix des produits fabriqués en France et des faillites en cascade. Il est également urgent d’investir massivement dans la production énergétique de façon à maintenir notre appareil productif d’énergie à la pointe et d’être le plus indépendant possible en la matière. <br />   <br />  A propos de l'auteur : Association Origine France Garantie -</span></div>  <span style="font-size: 14px;">Club des Forces Françaises de l’Industrie</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Les produits agricoles en chiffres</title>
   <updated>2015-02-27T12:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Les-produits-agricoles-en-chiffres_a2035.html</id>
   <category term="Société" />
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   <published>2015-02-27T12:39:00+01:00</published>
   <author><name>Antoine Balduino</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <span style="color: rgb(68, 68, 68); font-family: arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15.6000003814697px;">A l'occasion du salon de l'agriculture, Bonial s'intéresse à la production annuelle des différentes catégories de produits de l'agriculture. Ce sont ces produits (bruts ou transformés) qui finiront sur nos listes de courses et dans nos assiettes !</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/7512957-11587122.jpg?v=1425037566" alt="Les produits agricoles en chiffres" title="Les produits agricoles en chiffres" />
     </div>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La reprise prend son temps</title>
   <updated>2014-02-11T07:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/La-reprise-prend-son-temps_a1752.html</id>
   <category term="Macroéconomie" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/6314621-9522777.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-02-11T06:57:00+01:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le climat des affaires se détend progressivement en France, même si l’indice PMI s’est à nouveau contracté en décembre. Les perspectives personnelles des chefs d’entreprise restent plutôt positives. Le taux d’utilisation des capacités de production a très légèrement progressé sur les derniers mois tandis que la production industrielle a augmenté sur octobre et novembre. L’activité industrielle devrait profiter du redémarrage attendu dans la zone euro, comme en témoignent les différents indicateurs macro-économiques, mais également des croissances aux USA et en Chine. Les prévisions 2014 des secteurs industriels français vont vers une amélioration, certes relative, sur leur activité. Quel sera l’impact de cette détente conjoncturelle sur l’investissement des entreprises françaises et européennes ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Baisse de l'investissement</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/6314621-9522777.jpg?v=1392098775" alt="La reprise prend son temps" title="La reprise prend son temps" />
     </div>
     <div>
      Sur le dernier trimestre 2013, les chiffres d’affaires des fournisseurs de biens d’équipements restent encore en retrait de 1% par rapport à ceux du t4 2012, pénalisés par la baisse de l’investissement sur un marché domestique à l’activité industrielle en dents de scie. Ils sont en légère croissance sur les marchés export. Ainsi, les chiffres d’affaires annuels enregistreraient une baisse moyenne de l’ordre de 5 %. Si les chiffres d’affaires du secteur des machines d’assemblage seront nettement en contraction, ceux du secteur de la mesure ou des machines d’emballage devraient plutôt progresser.       <br />
               <br />
       Le climat d’affaires plus favorable a permis de libérer des projets en attente. Les commandes se sont ainsi redressées sur la période, de + 6.7 % par rapport au trimestre précédent et de 5 % par rapport au dernier trimestre 2012, les évolutions par secteur restant hétérogènes. Le volume des carnets en fin de trimestre s’améliore par rapport au trimestre précédent. Il n’est jugé insuffisant que pour 26 % des répondants, et supérieur à la normale pour 21 %. Une large majorité d’industriels estiment que leur stocks sont &quot;normaux&quot; et le nombre des consultations et études sur projets sont « stables ou en hausse » (80 % des participants). Par contre, la concrétisation des offres reste lente avec de nombreux reports sur la première partie de l’année 2014. Les difficultés de financement sont toujours réelles, et conditionnent de nombreux projets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un début d'année encourageant</b></div>
     <div>
      Les secteurs clients qui tirent la demande restent les industries de l’aéronautique, de l’énergie, des matériels médicaux, ainsi que la mécanique pour une moindre mesure. La demande est bipartite s’orientant soit vers des machines d’entrée de gamme dans une logique de prix contraints, soit vers des machines automatisées à forte teneur technologique. Les industriels prévoient une très légère croissance de leur chiffre d’affaires (+ 0.4%) sur les premiers mois de l’année.       <br />
               <br />
       Selon l’INSEE dans sa note de conjoncture de décembre dernier, l’investissement productif des entreprises serait plus dynamique. Le redressement des entrées de commandes et du nombre de consultations, observé sur cette fin d’année, va plutôt dans ce sens. Si la visibilité conjoncturelle et fiscale s’améliore, et si une détente sur l’accès aux crédits est observée, la demande devrait se redresser plus sensiblement sur la deuxième partie de l’année. L’investissement pourrait davantage répondre à des contraintes de modernisation de l’appareil de production qu’à un besoin d’augmentation de capacités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Comment produire français ?</title>
   <updated>2013-02-26T11:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Comment-produire-francais_a1462.html</id>
   <category term="Macroéconomie" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/5266858-7859992.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-02-26T11:25:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Albert Chaigneau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Le-Made-in-France-un-concept-encore-mal-defini_a217.html">Produire français </a> consiste d’abord à ce que des biens et services actuellement produits à l’étranger puis importés soient désormais <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/78-des-Francais-favorables-a-la-creation-de-rayons-made-in-France_a1314.html">made France.</a> Pour parvenir à un tel résultat, encore faut-il comprendre comment le processus inverse s’est développé. Pourquoi, encore aujourd’hui, il se manifeste et apparaît à la Une de l’actualité, dans l’acier, avec Arcelor Mittal, dans l’automobile avec Peugeot et Renault et dans les projets de fermeture de Goodyear Pourquoi un vendeur, puisque c’est à ce niveau de la chaine qu’il faut se situer, (le fait qu’il intègre ou revende en l’état ne changeant pas le principe), décide-t-il d’importer plutôt que de produire, ou d’acheter des produits locaux ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une question de coût</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/5266858-7859992.jpg?v=1361874373" alt="Comment produire français ?" title="Comment produire français ?" />
     </div>
     <div>
      Il le fait pour deux raisons : le coût et le risque. Qui, au moins pour partie, se rejoignent dans la maîtrise du prix de revient. Le problème se situe principalement au niveau du prix de revient des produits. Selon qu’ils sont, ou non, importés. De la fiscalité et des charges qu’ils subissent dans l’un et l’autre cas. La fiscalité la plus importante est la TVA, taxe sur la valeur ajoutée, qui est improprement considérée comme une taxe sur le chiffre d’affaires, puisqu’elle ne le grève que partiellement. En fait, elle ne taxe que la différence entre les achats et les ventes. Elle a donc pour effet d’assurer une sorte de « neutralité » de la fiscalité directe entre les circuits courts, sans intermédiaires, et les circuits longs, qui les multiplient. Ce qui a été considéré, l’est encore par certaines personnes, comme favorable à la sous-traitance et à l’emploi. C’est un leurre, l’intervention d’entreprises étrangères appartenant à la CEE, notamment dans les domaines agricoles et du bâtiment, ayant montré que cela les favorisait au détriment des entreprises françaises, dont la fiscalité et les charges étaient beaucoup plus faibles dès lors que leurs sièges et le paiement de leurs charges se situent dans d’autres pays.       <br />
              <br />
       Si, pour le client final, ce qui est le cas pour le bâtiment, le choix ne s’opère qu’en fonction du prix, pour l’entreprise, qu’elle soit agricole, industrielle ou de distribution, le risque et la maîtrise des coûts entrent également en ligne de compte. Ceci relève donc des modes de gestion des entreprises, de l’arbitrage des gestionnaires et des choix des dirigeants, de chercher à assurer des équilibres entre des recettes et des dépenses, fixes ou variables, de la plus ou moins grande périodicité et longévité. Et chacun de ces choix a une certaine incidence sur l’emploi, les cotisations sociales, les recettes fiscales. Ils ne sont pas effectués, comme pourraient le laisser croire le discours d’hommes politiques et de journalistes, pour des raisons humanistes ou machiavéliques, mais simplement du fait que la finalité des entreprises est le profit. Que les règles qui servent à le définir sont des règles comptables.  Que celles qui déterminent les charges fiscales et sociales influencent très largement ces choix. En outre, dans les grandes et moyennes entreprises, la répartition des tâches, la division et subdivision du travail, réduisent drastiquement les possibilités de choix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Harmonisation fiscale</b></div>
     <div>
      La tâche des gestionnaires n’est pas simple. Et la complexité de la fiscalité la complique encore. L’absence d’harmonisation des fiscalités européennes, qui aboutit à la concurrence fiscale, favorise les grandes entreprises internationales, au détriment des petites qui ne peuvent transférer les coûts et les marges d’un pays à l’autre en fonctions des avantages ou inconvénients fiscaux qui en résultent. Il est évidemment souhaitable que les fiscalités européennes soient harmonisées. Mais comme nombre de membres de la CEE ne le souhaitent pas, déjà conscients des inconvénients à court terme pour leurs entreprises, leurs économies et leurs fiscalités, c’est un objectif à long, voire très long terme. Qui de ce fait n’est pas susceptibles de résoudre les problèmes actuels, ni ceux qui se poseront à court ou moyen terme. On peut le regretter, vouloir travailler à cette harmonisation, mais il faut trouver d’autres solutions pour les problèmes actuels.       <br />
              <br />
       La ou les solutions, pour avoir des chances d’être efficaces, doivent nécessairement tenir compte des comportements des acteurs, qu’ils soient clients finaux ou acheteurs intermédiaires. Le système social est le premier employeur public en France, il est en outre, avec les cliniques, centres de soins, maisons de retraites et organismes collecteurs de cotisations privés, sans doute le premier secteur d’activité. Son financement, qui est à la fois d’une grande diversité et d’une grande complexité, ne porte que sur une assiette très limitée. Les deux tiers, constitués des charges sociales (qu’elles soient patronales ou salariales n’étant à mes yeux que purement anecdotiques, les effets étant les mêmes) ne grèvent que les salaires, les autres CSG, CRDS principalement, n’étant payés principalement que par une faible partie de la population, à des taux élevés car grevant des bases faibles. Considérant que le PIB serait de l’ordre de 2 000 milliards d’euros, la somme des chiffres d’affaires, sans effet de cascade, devrait ne pouvoir être inférieure à 6.000 milliards d’euros. 1% représenterait 60 milliards d’euros. Ces estimations sont, bien sûr, très approximatives. Mais elles permettent néanmoins de se rendre compte que la voie envisagée présente des possibilités. Facile à mettre en œuvre : Sûrement pas. Mais le système actuel, véritable « usine à gaz », entassement de dispositions dépourvues de logique et de cohérence, dictées par des circonstances et des compromis montre que, dans ce domaine, le plus invraisemblable reste possible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Taxe sur le chiffre d'affaires</b></div>
     <div>
      La taxe sur le chiffre d’affaires est la meilleure solution pour de multiples raisons. En premier lieu, comme nous l’avons vu pour ne plus grever les salaires et les revenus, égaliser la charge entre les produits locaux et les produits importés pour cesser de favoriser ces derniers. Ceci ayant mécaniquement pour effet d’entrainer en même temps une augmentation des richesses à partager et une distribution de pouvoir d’achat supplémentaire. Les comptes tels qu’ils sont tenus ne rendent qu’imparfaitement compte de la réalité. Une marchandise achetée 10 à l’étranger et revendue 30 en France assure une distribution de pouvoir d’achat (inférieure à 20, puisque les produits financiers n’y contribuent qu’assez peu) mais sans aucune création de richesse en contrepartie. Ce qui détermine une tendance inflationniste et une paupérisation des populations.       <br />
              <br />
       Pour que « produire français » ait les effets espérés, il faut à la fois et concomitamment qu’il y ait création de richesse et distribution de pouvoir d’achat au sein de la population. Ce que certains appellent une « relance » qui, selon eux, ne saurait être portée que par une conjoncture favorable, notamment aux grandes entreprises. C’est manifestement inexact. La capacité de production de trois millions de chômeurs est largement suffisante pour accroitre le produit national. La distribution de pouvoir d’achat qui pourrait résulter de ces emplois susceptibles d’assurer la contrepartie nécessaire. Le seul problème à régler est la « compétitivité » des produits et services sur le marché français. Certains voudront qualifier ma démarche du « vilain mot » de « protectionnisme ». En fait, l’équilibre des comptes nationaux est devenu nécessaire pour assurer la pérennité des échanges internationaux. La situation actuelle de la finance mondiale montre qu’à défaut, les déséquilibres déterminent des tensions sur les monnaies qui s’avèrent et s’avèreront beaucoup plus nuisibles aux échanges. Que les états ne sont pas actuellement en mesure de résoudre ces problèmes et qu’ils débouchent sur des conflits, actuellement latents, mais qui ne demandent qu’à s’envenimer.        <br />
              <br />
       <b>À propos de l’auteur :</b> <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/La-BCE-et-la-souverainete_a1259.html">Marc Albert Chaigneau</a> a été conseil de sociétés et avocat d’affaires, puis responsable juridique pendant 35 ans. De 1974 à 1998, il procède ainsi à des centaines d’analyses de sociétés, les suivant depuis la création jusqu’à la liquidation, en passant par les fusions, cessions, restructurations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Pétrole : une flambée maitrisée</title>
   <updated>2012-11-09T15:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Petrole-une-flambee-maitrisee_a1332.html</id>
   <category term="Il y a deux ans..." />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/4903536-7316785.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-11-12T08:00:03+01:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Il y a deux ans, <span style="font-style:italic">Économie et société</span> mettait en garde contre la création d’<a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Petrole-alerte-noir-_a491.html">un nouveau choc pétrolier.</a> Force est de constater que cela n’est pas arrivé bien que les prix soient effectivement repartis à la hausse.. Cela s’explique en grande partie par le ralentissement de la croissance mondiale qui a tiré la consommation de pétrole. Néanmoins, les problèmes structurels que nous avions décris demeurent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Une pénurie aux conséquences dramatiques</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/4903536-7316785.jpg?v=1352471779" alt="Pétrole : une flambée maitrisée" title="Pétrole : une flambée maitrisée" />
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      Il est souvent fait allusion au pic de production du pétrole. Celui-ci fait référence au moment où la production annuelle de pétrole aura fini de croître, passera par un maximum, pour rester sur un plateau, avant de décroître. Il faut insister sur le fait que le maximum n’est pas la fin : C’est le moment où il ne sera plus possible d’augmenter la production pour suivre la hausse de la consommation. Il ne sera même plus possible de maintenir notre taux de consommation actuel. Les prix flamberont, d’autant plus que la production baissera et la demande augmentera. Les prix commencent déjà à monter, de manière plus ou moins chaotique, à cause de leur rétroaction négative sur la croissance et la consommation.       <br />
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       Il est donc plus que jamais urgent de trouver de nouvelles ressources pétrolières, sous peine d’une insuffisance de production mondiale en 2015 de 30 à 45 millions de barils par jour (soit 38 à 55 % de la production totale). Il y a de quoi être légitimement inquiet.  Les conséquences d’une pénurie de pétrole persistante seront probablement dévastatrices. La sensibilité de l’économie au prix du pétrole a certes diminué depuis le choc de 1972. Mais ce ne sera pas suffisant. Une mention particulière doit être faite de l’agriculture, dont les coûts dépendent à 45% du pétrole. Déjà, 2008 avait vu une forte hausse des prix agricoles. C’est un facteur important de baisse du pouvoir d’achat. Et les conséquences risquent d’être terribles pour les pays émergents très peuplés, avec une &quot;révolution verte&quot; à rebours, alors que les populations de ces pays ont beaucoup augmenté depuis.
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